02.09.2010

PERIPHERIE : POSITION COMMUNE DES CHEFS DE FILE BRUXELLOIS DES PARTIS DEMOCRATIQUES FRANCOPHONES…

 

Un rappel du communiqué de presse de fin mars 2007.

N'oublions pas au moment où il est question d'une "Nouvelle Belgique", selon l'expression de Nollet, Ecolo, ministre wallon :

"Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ainsi que leurs représentants au sein de l'Union des Francophones en périphérie bruxelloise se sont réunis ce jeudi 29 mars 2007.

Ils rappellent que la présence des Francophones dans la périphérie de Bruxelles est un fait qui se confirme davantage à chaque élection. Ainsi, les listes francophones ont remporté plus de 20 % des voix lors des élections européennes de 2004 sur Hal-Vilvorde. Dans les communes à facilités, ils constituent largement la majorité des électeurs.

Ils rappellent que les droits des Francophones découlent d'accords historiques, qui n'avaient rien de "provisoires". Ces droits sont assurés par le régime des facilités ainsi que par l'existence de l'arrondissement judiciaire et électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Ils refusent le démantèlement de ces droits.

Ils s'insurgent contre les atteintes constantes à l'exercice des droits des Francophones et mettront tout en œuvre pour les rétablir. Ils soutiennent les mandataires de la Périphérie décidés à faire respecter la correcte application des lois linguistiques.

Ils appellent, en outre, à la ratification de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales, à la suppression des circulaires linguistiques du Gouvernement flamand et au renforcement de la protection des droits des Francophones de la périphérie.

Ils refusent toute demande visant à rompre les liens entre les Francophones de Wallonie, de Bruxelles et de la Périphérie.

Remettre en cause l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde ne peut s'envisager, pour eux, qu'à condition d'élargir les frontières de la Région de Bruxelles-Capitale et d'obtenir des garanties équivalentes à l'intérêt que représente l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde pour les autres Francophones de la périphérie.

Les chefs de file bruxellois des partis démocratiques francophones ont décidé de rester en contact afin de travailler conjointement à la réalisation de ces objectifs communs."

 

(s) Joëlle Milquet pour le CDH, Christos Doulkeridis pour Ecolo, Olivier Maingain pour le FDF, Jacques Simonet pour le MR-LB, Philippe Moureaux pour le PS

NOTE : RAPPELEZ EN NOMBRE  AUX PRESIDENTS DES PARTIS FRANCIOPHONES CE COMMUNIQUE DE PRESSE QUI VAUT ENGAGEMENT

 

NE PLEURE PAS PETIT…

 

… demain tu parleras flamand ! A la question posée par le journaliste du quotidien Le Soir, Philippe Vande Weyer : "Les frères Borlée peuvent-ils reprendre le rôle de Kim Gevaert et Tia Hellebaut et devenir les porte-drapeaux de l'athlétisme belge ?", Wilfried Meert,  directeur du Mémorial Yvon Van Damme, répond sans ambages : "Je pense. Mais à l'instar de Philippe Gilbert,  il faudra qu'ils apprennent le néerlandais. Je leur ai dit. Ils seront plus vite reconnus dans tout le pays s'ils parlent les deux langues, surtout avec les médias."

Serait-ce aussi un handicap pour Elio Di Rupo, préformateur, candidat Premier ministre ? Sa connaissance du néerlandais est jugée "insuffisante" par les Flamands. Autrement dit : la Wallonie doit être "bilinguisée", flamand-français, dans … la prochaine décennie, et devra parler flamand dans la seconde décennie ! Car un fédéralisme à deux ou une confédération à deux ou à deux et demi, cela ne marche pas ! Il y aura toujours un dominant et un dominé ! Serait-ce la "Nouvelle Belgique de demain" dont parle Jean-Marc Nollet, Ecolo ?

LE LACHAGE ANNONCE DE LA PERIPHERIE...

 

La déclaration de Elio Di Rupo, préformateur, président du PS annonçant que "Le centre de gravité est déplacé vers les Régions" fait craindre fortement au lâchage des Francophones habitant dans des communes à facilités linguistiques, en particulier celles situées en périphérie bruxelloise. 

Au demeurant, pour la N-VA, c'est une question de fiabilité. La scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est un des points majeurs de son programme électoral. La N-VA a clairement annoncé vouloir avancer par étape dans la liquidation de la Belgique. Or, BHV est la première étape dans son processus de liquidation de la Belgique ; elle ne peut attendre.

Pour le PS, la scission de BHV est une possibilité de se débarrasser - comme il l'a fait pour les Fourons - des électeurs votant majoritairement MR et de larguer un arrondissement qui l'a empêché d'obtenir un siège supplémentaire.

Pour le CDH, la scission de BHV est aussi une possibilité de se séparer d'un arrondissement qui lui a provoqué le perte d'un siège.

Et l'on sait que l'arrondissement de BHV avait déjà permis en 1985 l'élection d'un membre de la Volksunie domicilié en Flandre.

De plus, les Wallons semblent se désintéresser des Francophones de la périphérie bruxelloise, ces Francophones "égarés" comme l'écrivait Jules Destrée en 1929 ! Ajoutons, la branche PRL du MR, personnifiée par De Decker, proche de la bourgeoisie flamande, qui ne s'opposerait pas à une intégration en Flandre de la partie Hal-Vilvorde de l'arrondissement dans laquelle se trouvent les communes à forte densité francophone : Crainhem, Wezembeek-Oppem, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Wemmel,  Beersel, Dilbeek, Zaventem…

LE FEDERALISME BELGE

Source : Analyse de Jean-Pierre Stroobants, publiée dans Wallonie//Bruxelles, W+B, juin 2010  -  Extraits.

 

[…] L'une des caractéristiques du système institutionnel belge est, en effet, qu'il permet, depuis les réformes de 1993, aux Régions et aux Communautés de jouer un rôle important au plan international. Elles ont le droit de régler, pour les compétences qu'elles gèrent, la coopération internationale - y compris la conclusion de traités. Depuis que l'Etat belge a abandonné son caractère unitaire, il a donc confié aux trois Communautés (française, flamande et germanophone) et aux trois Régions (Wallonie, Flandre, Bruxelles) des compétences dites exclusives - qu'elles sont les seules à pouvoir exercer.

L'Etat fédéral assume des "compétences résiduelles" - à savoir celles qui ne sont pas attribuées aux Communautés et aux Régions : des matières essentielles comme la sécurité sociale,  l'emploi, la justice, l'union économique et monétaire, l'immigration ou la politique étrangère. Il bénéficie aussi de compétences résultant d'exceptions aux compétences communautaires et régionales. Par exemple, les chemins de fer, l'organisation des communes, l'énergie nucléaire…

Les Communautés sont, elles, compétentes dans plusieurs grands domaines : l'enseignement, la recherche fondamentale, la culture, l'audiovisuel, l'emploi des langues, les matières dites "personnalisables" (secteur social, une partie de la santé, aide à la jeunesse, handicapés….).

Les Régions  gèrent, pour l'essentiel, l'économie, les fonds structurels, l'aménagement du territoire, les communes et provinces, les travaux publics et les transports, l'environnement, l'agriculture, etc.

Enfin, un certain nombre de domaines font l'objet de l'exercice de compétences conjointes entre l'Etat fédéral, les Régions et les Communautés.

[...] Il faut relever que l'Etat fédéral belge a tenu à introduire une déclaration additionnelle dans le Traité européen. Elle évoque le pouvoir des Communautés et des Régions comme "participant" de la puissance nationale, ce qui confirme bien leurs pouvoirs. Autre exemple : si la Belgique doit ratifier un traité "mixte" (touchant aux compétences de ses différents niveaux de pouvoir), c'est l'assemblée de chacun d'entre eux qui devra se prononcer et chaque gouvernement qui aura à le sanctionner.

Malgré certaines restrictions, les entités fédérées belges sont donc presque devenues des sujets de droit international à part entière et cela même si, stricto sensu, le droit international public ne reconnaît cette qualité qu'à des Etats. Et même si certains de ces Etats, souvent en raison de leur situation propre, manifestent encore des réticences face au statut renforcé des entités fédérées, ils sont bien forcés d'admettre l'originalité et la réalité de la configuration du pouvoir en Belgique.

[…] L'avenir ? Plus d'un responsable européen posera sans doute la question à ses interlocuteurs belges, l'hypothèse d'un dialogue devant déboucher sur de nouvelles réformes institutionnelles restant posée. Chacun constate que les compromis successifs entre les deux grandes Communautés nationales du "modèle belge" n'ont pas toujours réussi à garantir entièrement la stabilité de l'Etat, mais, en même temps, que le fédéralisme est la seule solution réaliste et pragmatique pour ce pays au cœur de l'Union européenne.

 

 

LA FIERTE, SOUVENEZ-VOUS …

 

* Ne pas baisser les bras ; ne pas se résigner ; la partie n'est pas perdue

 

*Chacun d'entre nous doit devenir un citoyen actif, un donateur de ses possibilités pour que la Wallonie soit une ruche pleine de vitalité.

 

* La Wallonie retrouve la fierté. Une terre d'avenir.

 

* Le 4 juin 1940, Winston Churchill déclarait à la Chambre des Communes : "Nous nous battrons sur les places, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines ; nous ne nous rendrons jamais.

 

* Faites connaitre le blog de la Ligue wallonne à toutes vos connaissances. Etablissez une chaine de solidarité en faveur de la défense et de la promotion de la langue française gravement menacée en Belgique.

FEDERALISME OU CONFEDERALISME : QUELLE BELGIQUE EN GESTATION ?

 

Qu'est-ce que Elio Di Rupo, président du PS, fédéraliste-unitariste, et Bart De Wever, président de la N.VA, nationaliste-séparatiste, nous concoctent-ils ?  Un fédéralisme qui ne peut être que de coopération, sinon ce n'est qu'un leurre, ou un confédéralisme de transition dans la poursuite des avancées flamandes vers la réalisation de la Flamenpolitik", arrêtée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand : une division de la Belgique en deux Etats, l'un, une Flandre indépendante, unilingue, avec Bruxelles comme capitale, et l'autre,  une Wallonie satellite, aux services administratifs bilingues, centrée sur Namur ( dans l'esprit de l'occupant allemand : en attendant une intégration de la Belgique dans l'Empire allemand) ?

La tendance penche vers l'étape intermédiaire du confédéralisme.

Depuis que Yves Leterme ait déclaré que "le fédéral a atteint ses limites" et ait laissé entendre qu'il fallait se tourner vers le confédéralisme, le gratin du monde politique tant flamandophone que francophone glisse ce mot dans ses conversations. Du confédéralisme à toutes les sauces…. Elio Di Rupo, préformateur, ne dit pas autre chose en déclarant que "le centre de gravité est déplacé de l'Etat fédéral aux Régions".

Du côté flamand, Herman Van Rompuy, CD&V, à l'époque président de la Chambre des Représentants a fait mention dans une déclaration à la RTBF : "Mon parti, le CD&V, est pour le confédéralisme". Le SP.A et l'Open VLD se sont prononcés "pour"; Groen penche vers le confédéralisme, sans vouloir le dire dans son alliance fraternelle avec Ecolo ; les autres partis flamands,  nationalistes, N-VA, Vlaams Belang, Lijst Dedecker, admettent un confédéralisme de durée transitoire, comme antichambre au séparatisme.

Du côté francophone,  il y a belle lurette que José Happart, PS ancien président du Parlement wallon, appelle le confédéralisme de tous ses vœux. Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, Didier Reynders, MR/PRL, président du MR, et Gérard Deprez MR/MCC, président du MCC, ont publiquement affirmé qu'il fallait "oser le confédéralisme". Olivier Maingain, MR/FDF, député-bourgmestre MR, président du FDF est partisan d'un fédéralisme de coopération ; Joëlle Milquet, CDH, députée, président du CDH, et Jean-Michel Javaux, Ecolo, député-bourgmestre, coprésident de Ecolo, ne se prononcent pas clairement pour l'un ou l'autre système tout en ne se disant pas opposé fermement au confédéralisme avancé par l'ensemble de la classe politique flamande. Un  souci les traverse : maintenir une solidarité nationale".

Qu'est-ce que le confédéralisme ? Au sens du droit international, "le confédéralisme est une association d'Etats indépendants". C'est la gestion en commun de certaines matières par des Etats souverains avec l'alternance de la présidence. Ce concept conditionne donc un éclatement - violent ou doux - de l'Etat Belgique en deux, trois ou quatre Etats, suivi d'une union des "moignons" dans une Confédération. On observera que, dans le monde, aucune confédération ne fonctionne ; celles qui se sont constituées se sont toutes dissoutes après quelques années seulement de fonctionnement et se sont transformées en fédération.

Pour les Flamands, "confédéralisme" signifie un transfert massif de compétences du fédéral aux Régions, l'antichambre au séparatisme.

Pour les Francophones, "confédéralisme" par défaut signifie la préservation de la solidarité nationale dans l'unité du pays.

Et le fédéralisme ? Les spécialistes en la matière disent qu'un fédéralisme à deux ou à trois ne peut être vivable! Il y aura toujours un dominant et un dominé.

Fédéralisme ou confédéralisme ? Un enjeu aux dés pipés !

COMMUNAUTE FRANCAISE : UN LABEL DE BONNE GOUVERNANCE ?

 

Juillet 2004. Marie Arena, PS, ministre-présidente de la Communauté française, en réponse aux critiques de mauvaise gestion venant particulièrement de Flandre, fait adopter un "code de bonne conduite". Les grandes lignes.

La gestion. Chaque ministre s'engage à respecter les principes de bonne gouvernance…: Collégialité ; cohésion gouvernementale ; transversalité de l'action ; concertation ; partenariat ; approche des dossiers au profit de tous les Francophones ; égalité des chances ; évaluation des politiques menées ; vision prospective de l'action politique et développement durable ; simplification administrative et rigueur budgétaire.

L'enseignement. L'objectif est de rationaliser et surtout d'optimaliser en faisant mieux avec la même chose : Elaboration d'un "contrat stratégique pour l'enseignement" ; recentrage sur les savoirs de base que sont l'écriture, la lecture et le calcul ; revalorisation  des apprentissages qualifiants ; optimalisation de l'offre  à l'égard  des apprentissages qualifiants ; stimulation des collaborations entre écoles de même réseau et entre réseaux.

La volonté. Une prise en main de son destin. Si la Flandre veut le repli sur soi, la Communauté française se dit prête à prendre son destin en main et à négocier son autonomie.

Au fil des ans, la Communauté française s'est restructurée. Et la COCOF, la Commission communautaire française, a changé de nom. Appelez-la désormais "Parlement francophone bruxellois", tel est le nom de baptême que lui a donné son président Christos Doulkeridis, Ecolo. Toutefois, officiellement,  elle reste "Commission communautaire française" dans les affaires administratives et est "Parlement francophone bruxellois" dans toutes les relations usuelles.