11.06.2008

FLANDRE, LA FEODALE...

La Flandre, l'orgueilleuse, la prétentieuse, aime à jouer à la donneuse de leçon. La Flandre arrogante, nouvelle riche, étalagiste, m'as-tu-vu, qui croit, qui veut que le monde soit à ses pieds. La leçon du savoir-vivre que lui a donnée Kinshasa, le président Kabila, n'a pas suffi à lui écarquiller les yeux. Le débat organisé le mardi 10 juin par Le Soir et De Morgen a été choquant dans le chef de la suffisance flamande. Il devrait faire ouvrir les yeux sur les intentions de la Flandre vis-à-vis de la communauté française.La Flandre a un objectif : la renéerlandisation (plutôt la flamandisation) des Pays-Bas méridionaux de 1815-1830, de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles pour constituer la Grande Flandre étendue au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie. Ensuite à la Flandre française ; le Nord-Pas-de-Calais se reflamandisera ; le Mouvement flamand s'y active. Lille s'effrite sous la pression des "bilinguistes".Voir les choses, la réalité bien en face. Pour les Flamands, la position est très claire : "… Nous sommes favorables au maintien de liens étroits entre la Flandre et Bruxelles… Notre vision est celle d'un fédéralisme à deux, avec un statut différent pour la capitale…". La position de la Flandre reste sa logique : intégration de Bruxelles en Flandre et mise sous tutelle de la Wallonie, sous-région. L'avenir qui attend les francophones est bien noir si la Flandre l'emporte dans le combat actuel.

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