17.11.2008
POURQUOI AVOIR PEUR DES MENACES DE SEPARATION PROFEREES PAR LA FLANDRE ? UN NON-SENS ! ...
… Effectivement. Que l’on se mette bien dans la tête : la Flandre ne veut pas la séparation ; elle veut la Belgique tout entière, morceau par morceau… + + Si elle se montre plus menaçante maintenant que par le passé où selon la fameuse déclaration de Théo Lefèvre, CVP, Premier ministre : « On entre dans les francophones comme dans du beurre ! » C’est parce que les francophones résistent à la pression flamande. Une résistance personnifiée, dans les tractations 2007 pour la formation d’un gouvernement préparatoire à une grande Réforme de l’Etat, par Joëlle Milquet, CDH, députée-échevine,présidente du CDH. C’est aussi parce que la Flandre, raine, continue à vouloir obtenir la Belgique à vil prix… Elle veut le beurre et l’argent du beurre, avec en prime le sourire de la fermière Wallonie… + + Si elle veut accélérer le processus de mainmise sur la Wallonie et d’absorption de Bruxelles., c’est parce qu’elle sait qu’en Wallonie le groupe Boerenbond, principal actionnaire de sa banque populaire KBC, éprouve quelques difficultés à étendre ses tentacules sur le marché agro-alimentaire. Or la Flandre a besoin d’espace et de bras… + +Les francophones (Wallons et Bruxellois) ne doivent pas avoir peur des menaces flamandes qui ne sont que des fanfaronnades de poujadistes mis en avant par les grands partis traditionnels flamands pour « chauffer » le public en attendant leur entrée en scène. La tactique est de faire une vie d’enfer aux francophones pour les amener à avaler l’imbuvable afin d’éviter l’éclatement du pays : une nouvelle avancée de la Flandre vers la mainmise sur la totalité de la Belgique de La Panne à Arlon en passant par Bruxelles. La constitution de la Republiek Vlaanderen ! + + La stratégie du Mouvement flamand : mettre sur la table un dossier sensible, dramatiser la situation, élaborer un compromis en trompe-l’œil, engranger des avancées indispensables à la marche du Mouvement. Dans sa stratégie, le Mouvement a introduit un nouvel acteur : Rudy Aernoudt. Son cheval de Troie. + +Pourquoi ne pas avoir peur des menaces séparatrices de la Flandre ? Pour les raisons suivantes : = =1. Bruxelles, à terme, est condamnée à être absorbée par la Flandre dès que la construction de la ville d’affaires adossée à l’aéroport de Zaventem sera fonctionnelle2. La Flandre ne serait qu’un pion insignifiant sur la scène internationale = =3. La Flandre a besoin de Bruxelles pour son rôle international et pour sa production de richesse (dans l’immédiat) = = 4. La Flandre, dans vingt ans, devra faire appel à la solidarité wallonne pour financer le vieillissement de sa population = = 5. La Flandre devra payer le prix de la séparation. On sait ce qu’a coûté et ce que coûte encore à l’Allemagne de l’Ouest, l’intégration de l’Allemagne de l’Est = = 6. La Flandre perdra le « poids » de la fonction de Premier ministre d’un pays qui, malgré sa petitesse, est respecté au Conseil de l’Europe. + + Ce dont les francophones (Wallons et Bruxellois) doivent avoir peur, très, très peur, c’est l’ego démesuré des leaders politiques actuels du M R et du PS pour la conquête du leadership en Wallonie. Une ambition destructrice allant jusqu’à accabler la Wallonie de tous les maux de mal gérance surenchérissant aux accusations flamandes. Les partis portent une lourde responsabilité sur la fragilité de la Communauté francophone. + + Certes, ils doivent l’un et l’autre camouflé l’échec de leur système économique. Le PS est en crise depuis un bon bout de temps. Le M R admet implicitement l’échec du néolibéralisme : « Il faut lutter contre un capitalisme absolu » ; il invite au changement : « Oser le changement ». + + Une crise de pensée mondiale. Un besoin de révision des systèmes économiques. + + Au G20, le président français Nicolas Sarkozy appelle au changement, à une évolution des pensées en invitant ses partenaires à une « refondation du capitalisme » et à un « nouveau Bretton Woods ». En France, les remous qui agitent actuellement le PS sont l’expression de la lutte entre les tenant de l’orthodoxie socialiste et les tenants d’une autre identité Deux conceptions du parti qui s’affrontent. Aux Etats-Unis, le président élu, Barak Obama, appelle aussi au changement en prônant un « new New Deal » néo-keynésien. Un retour de l’intervention de l’Etat dans la régulation des marchés. Un changement des mentalités. + + C’est le mal qui pourrit la vie wallonne. Les partis ne savent pas s’adapter à l’évolution de la société, laquelle demande plus de bien-être dans un marché régulé. + +Affaiblie par les luttes fratricides et les divisions internes, la Wallonie devient une proie facile à portée des griffes du Lion flamand. Faut-il se résigner ? Nous ne devons pas nous résigner, tout comme nous ne devons pas avoir peur. Des formules de défense existent. Claude Thayse, maître de conférences à l’ULB, en présente une dans son blogue-notes ; il invite les Wallons à la « re-création du Rassemblement Wallon » du temps où il était sous la houlette de François Perin. Un renouveau de la fierté wallonne. + + Dans le climat trouble dans lequel survit la Belgique, la Wallonie en se repliant sur elle-même commettrait une faute incommensurable en laissant la Flandre s’accaparer par un coup de force de Bruxelles. La quatrième ville francophone du monde. Vivre une solidarité » Wallonie-Bruxelles forte. Ne pas avoir peur.
16:20
Écrit par Raymond Watrice
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| Tags : bruxelles, belgique, peur, flandre, wallonie, sarkozy, separation, revision, orthodoxie, rassemblement wallon, boerenbond, obama |
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