30.01.2009

ORPHEUS INSTITUUT - CENTRE INTERNATIONAL POUR LA RECHERCHE ARTISTIQUE...

COMMUNIQUE DE PRESSE BELGA MEDIA SUPPORT + + Une premiere en Flandre et en Europe: centre international pour la recherche artistique + + C’est ce jeudi 12 février 2009 à 11h00 que sera inauguré officiellement "l’Orpheus Research Centre in Music" en présence de Madame Patricia Ceysens, Ministre flamande de l’Economie, de l’Entreprise, de la Politique scientifique, de l’Innovation et du Commerce extérieur. Ce nouveau centre de recherche jouera un rôle-clé dans le cadre de la mission de recherche de l’Institut Orpheus. + + Quand le musicien devient chercheur--------------------------------------------------Le monde artistique est le théâtre d’un intérêt sans cesse croissant pour la "recherche artistique". Celle-ci offre un cadre dans lequel les musiciens peuvent approfondir des questions artistiques spécifiques en s’appuyant sur leur propre expérience pratique. Réflexion et expériences artistiques constituent les pierres angulaires du développement de ce discours de recherche de qualité et propre à cette discipline. + + L’institut Orpheus joue depuis sa création un rôle de pionnier dans le développement de ce nouveau domaine de recherche, comme en témoigne notamment le programme de doctorat DocArtes, le premier programme de doctorat international pour interprètes et compositeurs. + + Orpheus Research Centre in Music [ORCiM]------------------------------------------------------------Avec la création de "l’Orpheus Research Centre in Music" [ORCiM], l’institut Orpheus crée une première dans le monde artistique. Le centre de recherche ORCiM représentera une communauté de recherche artistique unique au sein de laquelle l’artiste occupera une place centrale : "La recherche artistique est une forme de recherche où c’est l’artiste qui fait la différence", déclare Peter Dejans, directeur de l’institut Orpheus. + + Une équipe internationale de chercheurs-musiciens de premier plan a été constituée et forme aujourd’hui l’épine dorsale du centre. A travers une étroite collaboration avec d’autres centres de recherche spécialisés, l’ORCiM travaillera par ailleurs au-delà des frontières, dans différentes disciplines. + + Les autorités flamandes, en la personne de Madame Patricia Ceysens, Ministre de l’Economie, de l’Entreprise, de la Politique scientifique, de l’Innovation et du Commerce extérieur, soutiennent l’institut Orpheus dans sa mission de recherche à travers un financement structurel de l’Orpheus Research Center in Music. De par sa fonction faîtière en Flandre, l’Institut Orpheus est un important représentant de la Flandre dans le paysage international de la recherche et de l’enseignement. Mieux, avec tous les atouts dont il dispose, l’Institut Orpheus est en passe de devenir un authentique acteur de niveau mondial dans le développement de la recherche artistique.

L'OFFENSIVE FLAMANDE SUR BRUXELLES SE PRECISE : NE SOYONS PAS NAIFS...

… Exclamation de l’Echevin de la Ville de Bruxelles, Mohamed Ouriaghli, PS, à la lecture du livre-programme distribué par Pascal Smet, SP.A, ministre bruxellois flamand de la Mobilité et échevin empêché de la Mobilité et de l’Urbanisme à la Ville de Bruxelles. « Ne soyons pas naïfs ; la revendication de suppression des communes est une vieille revendication flamande qui vise à transférer des compétences vers un niveau de pouvoir où les Flamands sont surreprésentés », souligne l’échevin Mohamed Ouriaghli. + + Dans son livre-programme « Une ville, une ambition », Pascal Smet, SP.A, fusionnent les 19 communes pour former le Grand Bruxelles. Une revendication du Mouvement flamand qui a pris corps pendant l’occupation allemande de 1940-1945. Exit la Région bruxelloise, intégration pure et simple de Bruxelles en Flandre – au demeurant capitale de la Flandre – suivie d’une épuration du français. + + L’offensive flamande sur Bruxelles s’exprime par la projection de l’image d’une ville multiculturelle à fondement flamand. Un florilège de néologismes pour désigner les institutions culturelles se propage : « Palais des Beaux-Arts » devenu « Bozar », « Kiosque » devenu « Kiosk », « Boutique » devenue « Bootik », « Cinémathèque » rebaptisée « Cinematek »… Les trams, les bus, le métro, les taxis, les vélos de la ville sont repeints en gris, en noir et jaune(glissant vers l’orange)… La griffe du gentil, du souriant, du modéré, Pascal Smet. + + Ne souriez pas ! Demain, en Wallonie, « Tec » deviendra « Tek. Le temps des « K » ; la « Komedie ». Le tout-au-Flamand.

28.01.2009

QUEL REGARD PORTEZ-VOUS SUR L'AVENIR DE BRUXELLES ET DE LA WALLONIE ?...

Ce que je conseille : Comme Maître de conférences à l’Université de Liège en Droit internationale public, je ne peux que donner quelques conseils de bon sens à nos élus francophones. Il faut se préparer au pire et il faut donc éviter le vide juridique de l’après Belgique sur le plan international. Et le pire, ce serait notamment une sécession flamande avec une « petite Belgique » continuée qui ne serait pas automatiquement membre de l’Union européenne ni de la zone Euro ni des Nations Unies. Ce sera, en effet, sur le plan international la conséquence d’une sécession flamande. Les principes en matière de succession d’Etat, contenus dans la Convention des Nations Unies de 1978 sur la succession d’Etats en matière de traités internationaux et la Convention des Nations Unies sur la succession d’Etats en matière de bien, d’archives et des dettes de 1983, ne s’appliquent pas à la Belgique. En effet, la Belgique n’a pas ratifié la Convention de 1978 et a voté contre la Convention de 1983. Il en résulte que les garanties que ces deux conventions donneraient à une « petite Belgique » ne seront pas d’application et que l’appartenance de la « petite Belgique » à l’Union européenne, à la zone Euro ou aux Nations Unies ne serait pas automatique, mais serait soumise à l’approbation préalable des organisations concernées. Et pour l’appartenance à la Zone Euro, les conditions économiques et budgétaires fixées par le traité d’Amsterdam sont loin d’être remplies par cette éventuelle « petite Belgique ». En conclusion, sans jouer aux matamores, nos élus francophones doivent donner comme préalable à toute réforme de l’Etat : la ratification de la Convention de 1978 et la signature de la Convention de 1983. Cela permettra d’éviter un « vide juridique » en cas de sécession flamande et permettra de tester la « bonne foi » flamande. Si la Flandre n’a pas l’intention de faire sécession, elle n’a aucune raison de s’opposer à ces deux exigences. Et cela permettra à la Belgique de ne pas être dans ce domaine une « hors la loi internationale » et d’éviter les longues négociations qu’ont connues les Etats successeurs de la Yougoslavie qui n’ont signé un Accord de succession d’Etat que le 29 juin 2001, entré en vigueur le 1er juillet 2004, treize ans après les sécessions slovène et croate… = = Jean-Sébastien JAMART, Maître de conférences à l'Université de Liège

FOLIE RATTACHISTE ?

Question posée par Claude THAYSE sur son blogue. = = L'hebdo "Le Vif" signale sous ce titre la sortie du livre de Claude Demelenne, rédacteur en chef du Journal du Mardi appelant à son tour au rattachement : "Pour ou contre la Belgique française" aux éditions Le Cherche Midi. Faisant remarquer qu'il s'agit décidément là d'un thème devenu fort à la mode. = = Le même journal (qui vient de licencier quelques journalistes, excellentes mais jugées devenues trop attentives aux visées flamandes (*)) publie en double page une interview de Xavier Mabille et de Vincent de Coorebyter à l'occasion des 50 ans du CRISP : " Une Belgique divisée à l'avenir imprévisible". Cette interview se termine par ces propos de Vincent de Coorebyter : "Le rattachement à la France, s'il survient,ne sera sans doute pas le résultat d'une lente maturation. Il pourrait être rapide, accidentel, et pas nécessairement désiré par une majorité de citoyens..." = = Propos qui, s'ils montrent bien que l'idée rattachiste fait plus que progresser dans les esprits, même les mieux informés, indiquent surtout qu'il ne faut plus dire ou faire dire n'importe quoi à ce propos et qu'il est plus que temps d'être pédagogique et de sortir du lyrisme de tribune facile. = = (*) Mieux (ou plutôt pire !) Le Soir et La libre viennent de refuser une carte blanche sur le sujet...

L'IMPORTANCE DE L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE INNOVANTE...

COMMUNIQUE DE BELGA MEDIA SUPPORT+ + La majorité des Belges apprécie et reconnaît l’importance de l’industrie pharmaceutique innovante + + La plupart des Belges fait confiance et apprécie l’industrie pharmaceutique innovante et ses médicaments. Cela ressort entre autres d’une enquête nationale, réalisée par IPSOS Belgium pendant l’été 2008. 84% des Belges ont une image globalement positive de l’industrie pharmaceutique innovante, essentiellement parce que ce sont ses activités de recherche et de développement qui mènent à des médicaments innovants. 82% pensent que le secteur investit suffisamment dans la recherche de nouveaux médicaments. 89% affirment que les médicaments améliorent sensiblement la qualité de vie, desquels 56% ont une haute estime de la contribution de l’industrie pharmaceutique. Le Belge a également confiance dans le secteur des médicaments. Sur huit secteurs, l’industrie pharmaceutique se classe en deuxième position. + + Ces résultats correspondent à ceux de l’enquête de la Fédération européenne des industries chimiques (Cefic) de 2006 dans laquelle l’industrie pharmaceutique s’était classée troisième sur huit secteurs.+ + Cette perception positive confirme le rôle-clé du secteur pharma pour notre économie de la connaissance, source d’innovation, qui fournit la plus grosse contribution privée aux objectifs de Lisbonne (3% du PIB investis en R&D d’ici 2010). Le secteur pharma est en effet le plus gros investisseur en R&D, jusqu’à 20% en moyenne de son chiffre d’affaires, soit bien davantage que tout autre secteur industriel. + + Les résultats de cette enquête nationale sont corroborés par la dernière analyse de Covalence, le baromètre éthique international, qui a publié ce 20 janvier son étude finale pour la période 2002-2008. L’industrie pharmaceutique figure à la troisième place de ce classement international qui se concentre sur l’aspect éthique de dix secteurs. Ce ranking est publié depuis 2002 par le bureau d’étude genevois Covalence. Leur index ‘réputation’ est basé sur la préoccupation environnementale, l’intégrité politique, la politique sociale, les conditions d’emploi, et la politique des droits de l’homme. Cette notation est calculée à partir de l’évaluation d’informations positives et négatives provenant de différentes sources parmi lesquelles ‘les médias, internet et un réseau de correspondants’. + + Pour consulter les résultats de l’étude de Covalence : http://www.covalence.ch/docs/PressRelease_CovalencePharmaceuticalIndustryReport2008_09.09.2008.pdf + + Pour plus d’infos : Olivier Remels : 0477 20 26 65 – or@pharma.be = =Personal Contacts: = =Mr. Olivier Remels = =Phone: - = = Email: or@pharma.be l

27.01.2009

FRANCOPHONIE : LES COMBATS DU FRACAIS...

En Belgique, nous avons trois combats à mener pour la pérennité de la langue et de la culture françaises. + + Le premier combat est celui contre la domination de la Flandre. L’objectif de la Flandre est l’épuration de la langue française sur « son » territoire, la « gangrènisation » de la Communauté française par une forme de « bilinguisation » flamando-française, suivie dans la décennie d’une flamandisation certaine, et la diffusion de l’image d’une Belgique de langue néerlandaise (flamande) à l’étranger. La Flandre s’y emploie avec la « complicité » des partis francophones divisés, englués dans l’ego surdimensionné de leurs dirigeants. Tous les postes ministériels régaliens, les ministères de premier ordre, sont occupés par des Flamands, à l’exception du ministère des Finances dont les Flamands critiquent la grande faiblesse pour se réserver un droit de direction ; la Flandre se réserve au surplus l’occupation exclusive du poste de Premier ministre en se fondant sur la loi du plus grand nombre. + + Le deuxième combat, le combat le plus douloureux, est celui contre l’aveuglement de nos édiles politiques et des médias francophones qui s’inscrivent dans cette politique flamande d’épuration du français par une publicité bruyante en faveur de l’étude du néerlandais et de l’ouverture de classes d’immersion linguistique flamande. Là, c’est subtil. L’étude du néerlandais est vivement recommandée sous le prétexte d’une ouverture au marché de l’emploi. Ce qui est faux. Il faut bannir de son esprit ce « tout-au-flamand » réducteur prôné par tous les partis et par tous les médias, les « Bootik », les « Kiosk », les graphies telles que « Bozar »… + +Le troisième combat est celui contre l’hégémonie étouffante de l’empire anglo-saxon. Il faut sortir du « tout-à-l’anglais » ; il faut bannir tous ces mots qui s’inscrivent dans la vie courante : les « deadline », « soft », « Brussels Louise », « Brussels studies », « clash », « establishment », « assist », « coach », « punch », « jogging», « car jacking »…Tout jeune bruxellois ou wallon en âge de scolarisation, doit d’abord acquérir une solide maîtrise de la langue française. Ensuite, une autre ou plusieurs autres langues peuvent être apprises devraient être apprises – dans des institutions spécialisées. + +Distendre les liens avec la langue française, c’est s’éloigner des valeurs qu’elle véhicule, c’est éteindre peu à peu l’essence même de l’âme wallonne et de l’âme bruxelloise : leur histoire, leur langue, leur culture. + + Nous devons dire et redire à nos élites politiques qu’elles se fourvoient en « poussant » une politique de bilinguisation renforcée à Bruxelles et d’extension du bilinguisme en Wallonie. Nous devons dire et redire à nos élites que le français doit être installé, voire réinstallé, dans toutes les activités de la vie citoyenne dans notre espace francophone.

LA FLANDRE APPOSE SA GRIFFE SUR BRUXELLES...

…Encouragée par le Gouvernement bruxellois ! + + Pascal Smet ; SP.A, ministre bruxellois flamand des Travaux publics, a fait approuver par le Gouvernement bruxellois une « Agence territoriale de Développement » chargée d’assurer la qualité architecturale de la Ville. Idée merveilleuse, mais… Il y a un mais, un gros mais… ; dans la foulée, il a fait approuver un poste de « bouwmeester » (maître d’œuvre) sur le modèle flamand pour orchestrer la politique architecturale. Et le ministre bruxellois flamand de préciser : « C’est elle qui détermine la gueule de la ville ! » + + Or, on sait que l’ARAU – Atelier de Recherche et d’Action urbaine – a attiré l’attention des autorités publiques, depuis pas mal de mois, sur l’état de délabrement, de décrépitude, d’abandon dans lequel tombe l’Ilot sacré et les rues avoisinantes. Tout le centre mythique de la Ville doit être revu, restauré. + +Ne cherchez pas midi à quatorze heures où le souriant et gentil ministre bruxellois flamand, Pascal Smet, veut en venir avec son projet. Il suit tout simplement un plan bien précis, bien mûri : présenter une image flamande de Bruxelles, « sa » capitale, la capitale de « sa » Flandre. Suivez son trajet. Il a commencé par les trams et les bus dont il a fait remplacer les couleurs jaune et bleu – de Bruxelles - par les couleurs argent et or ; il a poursuivi par les taxis et les vélos bruxellois en les faisant repeindre aux couleurs de la Flandre en noir et jaune (tendant toutefois un peu vers l’orange) ; il a rebaptisé les enseignes de la STIB, la société des transports intercommunaux bruxellois en « Bootik », « Kiosk », « GO »… + + Mais diable, que font les ministres francophones au Gouvernement bruxellois ? Il est permis de se poser la question.

DOTATION DE LA POSTE : DECLARATIONS INQUIETANTES DU MINISTRE DE L'CONOMIE...

COMMUNIQUÉ GROUPE PS - 26 janvier 2009+ + Dotation de la Poste : les déclarations inquiétantes du Ministre de l’Economie pour les missions de service public … mais aussi pour le secteur de la presse écrite ! + + Alors que la Poste s’apprête à rencontrer la concurrence féroce d’un marché totalement libéralisé, le Ministre de l’Economie vient à nouveau de jeter le trouble en commission de l’Infrastructure cet après-midi. + + Interrogé par Karine Lalieux qui souhaitait des précisions quant aux conditions d’accès au marché postal décidé en décembre dernier par le Gouvernement, le Ministre VLD a une nouvelle fois répété sa volonté de revoir à la baisse la dotation de la Poste. Toujours sous le charme de ce fameux modèle suédois – pourtant bien défaillant -, Vincent Van Quickenborne réaffirme sa détermination à s’attaquer de manière frontale aux missions de service public de la Poste. L’exemple le plus explicite de ce qu’il convient d’appeler une obsession: la remise en question de la distribution des journaux par l’opérateur historique avant 7h30 du matin ! + + Le Ministre de l’Economie s’interroge : pourquoi ne faudrait-il pas faire payer davantage le consommateur pour ce produit : « Pourquoi les gens ne lisant pas le journal devrait-il payer pour ceux qui le lisent » ? Pour le Groupe PS de la Chambre, ces réflexions illustrent l’idéologie anti-missions de service public du Ministre Van Quickenborne. A le suivre, pourquoi ne pas fixer le prix du timbre à un tarif moins accessible puisque tous les Belges n’écrivent pas de lettres ? Pourquoi maintenir le rôle social du facteur puisque seules les personnes âgées et/ou isolées y trouvent une grande satisfaction? Et l’on pourrait ainsi multiplier les exemples…+ + De plus, le Ministre de l’Economie ne se rend pas compte que de telles déclarations risquent d’embarrasser fortement son collègue de l’Infrastructure qui doit encore conclure le futur contrat de gestion avec la Poste… + + Pour le Groupe PS de la Chambre, il faudrait que le Ministre de l’Economie comprenne enfin qu’une entreprise qui offre des missions de service public n’est pas une entreprise comme une autre ; qu’elle doit rencontrer l’intérêt général. Le tout au marché qui vient de faillir dans un autre secteur n’est pas d’application pour ce qui est du service public ! De plus, cette « réflexion » visant à supprimer un avantage accordé à une entreprise publique et qui se révèle positif pour tout un secteur déjà en difficulté révèle, si pas un mépris, une inconscience des effets d’une telle décision pour le secteur de la presse écrite. + + En conséquence, le Groupe PS va exiger la tenue d’un débat sur le secteur postal et les missions de service public de la poste en présence des deux ministres compétents. + + Plus d'info? + + Nicolas Gersdorff = = Attaché de Presse = = Groupe PS Chambre = = 0473 96 71 04

26.01.2009

DEBOUT LES FRANCOPHONES...

Un éditorial pertinent, éclairant, signé Michel LEGRAND, président du Gerfa, Groupe d’Etude et de Réforme de la Fonction administrative, et publié dans le mensuel « Diagnostic » n° 264, janvier 2009. Nous vous livrons quelques extraits. + + « Les responsables politiques et les éditorialistes francophones ont applaudi bruyamment l’arrivée de VAN ROMPUY, présenté comme le sauveur de la Belgique et de l’Etat. C’était assez affligeant de voir cet enthousiasme débordant pour celui qui représente l’autre Communauté et qui est loin d’être un modéré ! Certes, VAN ROMPUY affiche un profil plus fin, s’exprime mieux et de manière plus nuancée et essaie de se présenter comme un homme d’Etat ; cela ne veut pas dire qu’il doit être adoré ! En effet, au cours de sa carrière, il a toujours adopté un profil dur, voire flamingant ; il habite la commune « à facilités » de Rhode-Saint-Genèse où les droits, des Francophones sont constamment et injustement rognés ; son frère (Herman Van Rompuy, ndlr), souvent épinglé pour son extrémisme, qui est député régional et échevin à Zaventem, a pris toute une série de mesures contre les habitants francophones de sa commune. + +En ce qui concerne la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, l’homme a compris que le nord du pays devrait négocier s’il veut l’obtenir (1) ; n’allez pas croire cependant qu’il est prêt à l’élargissement de Bruxelles, qui constitue la seule option pour que la périphérie bruxelloise soit respectée dans son caractère bilingue ; non, on peut lui faire confiance pour bricoler un nouveau système au terme duquel l’arrondissement de B.H.V. serait scindé contre l’abandon de quelques droits aux Francophones qui seraient remis en question plus tard, à peine l’encre de la loi serait-elle sèche + + ! Bref, une fois de plus, les responsables francophones manquent de perspective et de réalisme. Ils oublient qu’au moment où ils s’accrochent à la Belgique, le nord du pays en a déjà fait son deuil et se préoccupe essentiellement de l’attribution la plus avantageuse de ses dépouilles ! Evidemment, la crise économique et financière occulte les enjeux et donne l’illusion que le pays a refait son unité ; ce n’est évidemment qu’un mirage qui s’estompera dès que les problèmes financiers se résoudront ou perdront de leur acuité. D’ailleurs, la crise financière a pour effet direct de rappeler aux dirigeants flamands que la Belgique est encore intéressante quand elle doit payer par exemple le chômage économique qui frappe certes les grandes entreprises wallonnes, mais également, et dans une plus grande proportion, les entreprises flamandes et en particulier les assembleurs automobiles. Une façon de rappeler à la Flandre que son avenir n’est pas assuré et que son tissu industriel risque d’en prendre un coup, d’autant que la relève démographique est insuffisante pour assurer un certain nombre d’emplois… + + Avec Bruxelles, les Francophones disposent d’un outil de rayonnement dont ils peuvent être fiers et qu’ils doivent mobiliser et rentabiliser. Avec la Wallonie, les Francophones disposent d’une Région industrielle importante où les nouvelles entreprises s’installent, mais aussi d’une Région riche en eau, en forêts, en espaces, toute une série d’atouts qui seront de plus en plus importants pour un développement harmonieux, durable et équilibré. De plus, les deux Régions bénéficient d’une démographie dynamique, gage d’une certaine confiance dans l’avenir et qui permettra de faire face aux charges du futur et à la demande d’emplois qui ne manquera pas de se faire sentir quand une partie importante de la population arrivera à l’âge de la retraite. Bref l’avenir des Régions francophones est loin d’être mauvais, sans compter que leur place au milieu de l’Europe et leurs infrastructures leu donnent un atout incomparable… + + Les Francophones – Bruxellois et Wallons réunis – doivent réaffirmer leur identité, revendiquer à tous les niveaux de l’Etat fédéral un rééquilibrage des forces, imposer une présence substantielle au niveau international, bref exister et refuser de se laisser acheter pour un plat de lentilles et pour le maintien d’un Etat que les Flamands ont de toute manière condamné à moyen terme. » + + (1) Il ne paraît toutefois pas avoir convaincu ses coreligionnaires : dix jours après son investiture, les illusions se dissipent et la situation paraît à nouveau complètement bloquée.

ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : SOLIDARITE, RESISTANCE...

Le front de la SolidaritéLa Flandre réclame avec force une grande réforme de l’Etat. Elle en a besoin. Elle sait que les jours de sa splendeur, de son arrogance, de son égoïsme sont comptés. Au vieillissement de son parc industriel et commercial se greffent le vieillissement de sa population et l’ensablement de ses ports maritimes. Elle doit engranger des moyens colossaux, au maximum, dans un laps de temps le plus court possible, pour faire face à son déclin annoncé si elle ne réalise pas une jonction directe avec le bassin rhénan. + + La Flandre doit donc impérativement faire sauter le « bouchon » BHV. Sa survie économique le lui commande. D’où son agressivité et les tentatives de percée en force en s’appuyant sur la loi du nombre : la majorité à la Chambre des Représentants. Jusqu’à présent les partis francophones résistent. Tiendront-ils jusqu’aux élections du 7 juin prochain ? Vraisemblablement. Mais après ? C’est la grande incertitude au regard de la fragilité du « front francophone », de l’ego démesuré des présidents des partis francophones. C’est la grande crainte d’une fulgurante percée de la Flandre. Beaucoup d’éléments sont déjà en place.Au niveau fédéral, les fonctions régaliennes, à l’exception des Finances – et encore, d’autant que le président de la Commission, un francophone par rotation, n’est toujours pas désigné – sont entre les mains flamandes, à savoir les Affaires étrangères, la Justice, l’Intérieur, la Défense, la Fonction publique, le Premier Ministre. + +Au niveau de Bruxelles, les grandes institutions flamandes se sont déployées en des lieux stratégiques au centre de Bruxelles ; le secteur culturel est noyauté, Flagey, Beaux-Arts… ; le secteur de la mobilité se teinte de gris, de noir et jaune. Les Flamands ne digèrent pas que leur « capitale » soit la troisième ville de langue française du monde ; ils font tout pour qu’elle présente une image flamande à l’étranger. + + Au niveau de la Wallonie, la Flandre fait miroiter les avantages de la connaissance du néerlandais pour l’octroi d’un emploi et pousse à l’éclosion de classes d’immersion en néerlandais (en flamand), s’assurant, par le jeu du plus grand nombre, la flamandisation de la Wallonie tout entière dans la décennie suivante ; le secteur de l’agriculture et de l’élevage est cadenassé par le Boerenbond ; le secteur du tourisme - l’hôtellerie, les camps de vacances - est infiltré ; le développement et l’entretien de ses réseaux routier, ferroviaire et fluvial sont freinés par défaut d'octroi de moyens financiers suffisants. + +Si les francophones par lassitude, par faux calcul électoral, par naïveté, acceptent la scission politique ou judiciaire de BHV, ils ouvriront les vannes de la déferlante flamande sur Bruxelles et sur la Wallonie. Ces deux Régions se trouveront dès lors en situation de Résistance. La seule arme dont elles peuvent disposer est la solidarité. + +Aussi, la culture de la solidarité est-elle vivement demandée par la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles à tous les édiles politiques. Car la solidarité, c’est l’essence même de l’âme wallonne et de l’âme bruxelloise. Elle véhicule leur histoire, leur langue, leur identité, leur passé. Cette valeur inspire notre détermination à construire un espace francophone solidaire. + +Tous ensemble, osons dire à notre Communauté française : Je t’aime ! Unis par l’engagement dans la liberté. Unis dans une pensée à ceux qui, au cours de la décennie 1960, ont ravivé la flamme de l’espoir, de l’Espérance.

16:57 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : espoir, solidarite, ame, esperance, ego, regalien |  Facebook |

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