28.02.2009

LA WALLONIE AU COEUR DE L'EUROPE ...

PHOTOGRAPHE + + La Wallonie est une région de petite taille à l’échelle européenne. Avec une superficie de 16 844 km2, elle représente un peu moins de 0,4 % du territoire de l’Europe des Vingt-sept. Sa population d’environ 3,4 millions d’habitants correspond à 0,7 % de la population de l’UE-27. La population active wallonne se compose de 1,425 million d’individus en 2006, soit 0,6 % de la population active de l’UE-27. En termes de densité de population, elle compte un peu plus de 200 habitants au km2. + + … L’objectif de croissance le plus connu que s’est fixé le Gouvernement wallon ces dernières années est sans contexte celui qui fut mentionné dans le Contrat d’Avenir pour la Wallonie, à savoir tout mettre en œuvre pour que le PIB wallon par habitant tende vers celui de la moyenne européenne à l’horizon 2010… En ces temps de ralentissement de l’activité économique, un tel objectif mérite d’être maintenu, même s’il doit désormais être davantage considéré comme un idéal à atteindre à moyen terme. + + LE PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) + + … La croissance économique wallonne en termes réels n’est pas systématiquement inférieure à celle de la Flandre ou à celle de la moyenne de l’Union européenne des 27 (UE-27) ; il faut toutefois admettre qu’entre 1996 et 2006, la croissance wallonne a été plus souvent inférieure que supérieure à la moyenne européenne… Le différentiel de la croissance économique en défaveur de la Wallonie par rapport à la moyenne des 27 pays européens atteint jusqu’à 1 % en termes réels ! Le produit intérieur brut par habitant en Wallonie, comparé à la moyenne de la zone euro, poursuit sa progression d’année en année depuis 2000 ; il s’établit à 81,0 % en 2006 contre 112,8 % pour la Belgique. + + LE TAUX DE L’EMPLOI + + Le taux d’emploi wallon a évolué en dents de scie entre 200 et 2004 pour ensuite se stabiliser autour de 56 % en 2005 et 2006 et faire un bond à 57 % en 2007. On notera que la Wallonie est la seule région du pays qui a vus son taux d’emploi des jeunes augmenter sensiblement entre 2006 et 2007. Par contre, le taux d’emploi des plus âgés (tranche d’âge 54-64 ans) est pour sa part plus faible en Wallonie (33,6 %) qu’en Flandre (34,2 %). + + LE TAUX DE CHOMAGE + + Le taux de chômage en Wallonie est structurellement supérieur à celui de la moyenne de l’Union européenne. Toutefois, en termes d’évolution, la Wallonie est entrée dans une phase de résorption du chômage, son taux de chômage passant de 12 à 10,5 % en 2007. On relèvera que le taux de chômage des jeunes Wallons a fortement régressé ces dernières années passant de 33,1 % en 2004 à 27,8 % en 2007.+ + Source : Rapport « Regards sur la Wallonie 2008 ». Conseil économique et social de la Région wallonne

PAS DE BOYCOT DES ELECTIONS EUROPEENES...

La pacification est en marche ! Le nord du pays et en particulier les communes flamandes autour de Bruxelles ne boycotteront pas l’organisation des élections européennes. Aussitôt, de beaux esprits ont constaté que la Flandre faisait un geste et que cela augurait peut-être une nouvelle approche dans le dossier sensible de Bruxelles-Hal-Vilvorde, d’autant que l’arrondissement de B.H.V. n’est pas scindé pour les élections européennes. = = Cela étant, ce revirement mérite une petite explication afin que les Francophones ne s’enfoncent dans un optimisme béat. = = D’abord, mais ce n’est pas l’essentiel, sur le plan juridique, l’arrêt de la Cour constitutionnelle –qui, rappelons-le, n’exige pas la scission- ne concerne que les élections législatives et pas les élections européennes. = = Ensuite et surtout, dans les faits, les électeurs francophones autour de Bruxelles ne comptent pas, car ils ne sont pas repris dans le calcul pour la répartition des sièges entre le collège francophone et le collège néerlandophone, ce qui est très avantageux pour les Flamands. = = Comment ? = = Le nombre de parlementaires européens a été réduit de 24 à 22 par un arrêté royal du 24 octobre 2008, publié dans le Moniteur belge du 27 novembre 2008, soit 13 Néerlandophones, 8 Francophones et 1 Germanophone. = = 1re étape : le diviseur électoral = = Ce diviseur s’obtient en divisant le chiffre de la population du Royaume (10.296.350, basé sur le dernier recensement de 2001), diminué de la population de langue allemande (71.304), par 21 (nombre de sièges à pourvoir). = = Ce diviseur s’établit à 486.907 (10.296.350 – 71.304 = 10.225.046 : 21 = 486.906,95 arrondis à 486.907). = = 2e étape : la répartition entre F et N = = Le nombre de Francophones comprend deux parties : = = 1. le nombre d’habitants dans la circonscription électorale wallonne ; = = 2. la partie de la population de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale (19 communes), qui se calcule sur la base des votes émis en faveur des listes francophones aux élections régionales de 2004. = = Le nombre des Néerlandophones comprend trois parties : = = 1. le nombre d’habitants de la circonscription électorale flamande ; = = 2. la population de l’arrondissement administratif de Hal-Vilvorde ; = = 3. la partie de la population de l’arrondissement de Bruxelles-Capitale (19 communes) sur la base des votes émis en faveur des listes néerlandophones. = = Compte tenu que, sur la base des votes émis, la répartition à Bruxelles est de 86,22% pour les Francophones et de 13,78% pour les Flamands, cela fait au niveau de la population 839.427 habitants pour les Francophones et 134.138 pour les Flamands. = = Cela fait = = Pour les Francophones, 4.122.834, soit 3.283.407 (Région wallonne – Germanophones) + 839.427 (Bruxelles - Néerlandophones) = = et pour les Flamands, 6.102.212, soit 5.405.571 + 562.503 (Hal-Vilvorde) + 134.138 (Bruxelles - Francophones). = = Il suffit alors de diviser le chiffre par 486.907 ; cela donne 8,47 pour les Francophones et 12,53 pour les Flamands arrondis à 13 pour les Flamands… et à 8 pour les Francophones, en vertu de la loi du 23 mars 1989 qui prévoit que le dernier siège est attribué au collège ayant le plus grand excédent de population non encore représenté, en l’espèce le collège néerlandophone (0,53). = = L’arnaque = = Tout cela est passé comme une lettre à La Poste. Mais il y a un fameux lézard, puisque la population de l’arrondissement de Hal-Vilvorde est comptée dans sa totalité dans le collège néerlandophone, alors qu’une partie significative vote pour les listes francophones, précisément pour l’élection des parlementaires européens. = = Il s’agit donc d’une véritable arnaque qui permet une fois de plus aux Flamands d’annexer la périphérie bruxelloise et de nier la présence francophone. = = Si l’on avait tenu compte des 78.518 francophones qui votent pour les listes francophones aux élections fédérales (2007) et qui représentent 23,22% des 338.166 votes exprimés, cela eût été différent ! Projeté sur la population totale, cela fait 130.613, soit 23,22% du total de l’arrondissement de Hal-Vilvorde qui est de 562.503 habitants. La répartition eût été alors différente, puisque dans ce cas la population flamande arrive à 5.971.599 et la population francophone à 4.253.447. = = En appliquant le diviseur électoral de 486.907, on obtenait 12,26 et 8,74, ce qui donnait 12 sièges pour les Flamands et 9 pour les Francophones ! Ce qui reflétait d’ailleurs mieux les proportions effectives. = = Conclusion = = Cela veut dire que les habitants francophones de la périphérie comptent pour du beurre puisqu’ils n’interviennent pas dans la répartition des sièges. Pire, comme ils votent pour le Collège francophone, ils réduisent en due proportion le poids de chaque électeur francophone. = = En effet, les huit sièges sont acquis sur la base d’une population de 4.253.447 habitants… alors que la répartition est faite sur la base d’une population de 4.122.834 habitants. = = En conclusion, non seulement les Flamands ont volé un siège mais ils neutralisent dans les faits et en droit les Francophones de la périphérie. Dans ces circonstances, on comprend mieux l’attitude des bourgmestres des communes flamandes qui dans leur quasi totalité (à l’exception de celui de Lennik qui n’a rien compris) ont abandonné l’idée de boycotter… en soulignant qu’ils se conformeront à l’Etat de droit. = = Du côté francophone, on avale la couleuvre et aucun responsable politique n’en a fait l’analyse. = = Une fois de plus, la vigilance francophone a été trompée et il ne sert à rien de prendre des positions de principe si c’est pour se faire rouler dans la farine à chaque fois. Soyons de bon compte, c’était en ’89 que l’erreur de base a été faite ! En 2008, compte tenu des problèmes de B.H.V., il ne fallait pas accepter ce calcul malhonnête et il fallait avoir le courage et la prudence de le remettre en question ! = = Michel LEGRAND

26.02.2009

UN REGARD SUR CEUX QUI NOUS GOUVERNENT ...

SP.A Le virus du changement de patronyme a atteint le SP, Socialist Partij, à la même époque que le CVP, Christelijk Vlaams Partij, en septembre 2001. Il a simplement ajouté « A », signifiant « Anders » (Autrement), à son sigle avec un point entre le « P » et le « A » pour le différencier de la boisson gazeuse. Désormais, il s’appelle SP.A. = = Les résultats des régionales du 13 juin 2004 ont été particulièrement décevantes pour le SP.A, Steve Stevaert, président du SP.A, a dû revoir ses prétentions à la baisse et se replier uniquement sur le Parlement flamand ainsi que de se donner un visage de « Flamand bon teint ». Un alignement des socialistes flamands sur le nationalisme flamand consécutivement à son rapprochement de Spirit. = = La piste avait été ouverte par Frank Vandenbroucke, SP.A, ministre régional flamand, qui, sous un air bon enfant, se profile un « bon » Flamand. A cette époque, une autre personnalité SP.A a ravivé les envies du passé de faire la « course » avec le nationalisme flamand : Renaat Landuyt, ministre fédéral de la Mobilité, ministre fédéral de la Mobilité poursuit la politique de Bert Anciaux, Spirit, dans la problématique du survol de Bruxelles par les avions. = = Le jeu du balancier constant de flatter tantôt la gauche, tantôt la droite auquel le SP.A s’adonne, n’enraie pas son déclin ; il dot céder la place de troisième parti flamand au Vlaams Blok. = = Les présidents qui se sont succédé ne sont pas parvenus à arrêter l’érosion de sa clientèle électorale. + + SPIRIT + + La problématique existentielle de Spirit se pose. Sous la présidence de Els Van Weert, Spirit adopté une attitude agressive dès que les questions d’ordre communautaires sont à l’ordre du jour. = =Né en novembre 2001 à la suite de l’éclatement de la Volksunie, Spirit faillit sombrer lorsque son père fondateur, Bert Anciaux, quitta brutalement le gouvernement flamand. Il dut sa survie à son alliance avec le SP.A en mal de reconnaissance sur le terrain politique. = = A ce moment, Bert Anciaux lui redonna un second souffle. Bruxellois de naissance, il n’a de cesse d’abord comme ministre fédéral de la Mobilité , auteur du plan de dispersion des vols au-dessus de Bruxelles, ensuite comme ministre des Sports, de la Culture, de la jeunesse et des affaires bruxelloise, d’avantager outrageusement les intérêts de la Communauté flamande et être un fervent partisan de la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV, du « respect intégral de la législation linguistique à Bruxelles et de l’abandon des bourgeois francophones de la périphérie à leur sort ». Un langage et une bonne bouille qui plaisent à la jeunesse flamande. = = Qu’adviendra-t-il de ce petit parti dépendant des humeurs versatiles de son père fondateur. Pour l'heure, il se fait muet !

LE BAZOOKA BRAQUE SUR LA BELGIQUE...

L’enterrement par Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande, du dialogue communautaire est le détonateur de la fin de la Belgique. Il ravivé le flambeau flamand « Plus d’autonomie, plus d’indépendance ». Une affirmation d’une Nation-Etat en construction. = = Frank Vandenbroucke, ministre de l’Emploi flamand, a bien inspiré l’odeur de la poudre. Il a fait armer, à l’unanimité des députés flamands, tous partis confondus, de la gauche à l’extrême-gauche, de la droite à l’extrême-droite, en passant par le centre, le bazooka du conflit d’intérêt contre le gouvernement fédéral pour obtenir la réduction des cotisations sociales pour les plus de 50 ans. = = Joëlle Milquet, ministre fédéral de l’Emploi, a canné. Elle a fait retirer les articles incriminés, les articles qui blessaient les intérêts de la Flandre. La voie de la régionalisation de l’emploi est ouverte… L’un des piliers de la Belgique fédérale se fissure ! Le « J’ai peur » résigné, soumis de Laurette Onkelinx, PS, vice Première-ministre, résonne comme le glas. = = Des voix venant de la Wallonie profonde refusent la résignation, la soumission à la Flandre ; elles s’élèvent pour la préparation à la séparation dans l’honneur, pour une reconstruction de notre Espace francophone. La Vie = = .Jules Gheude, essayiste politique, président du Comité d’Organisation des Etats généraux de Wallonie, énonce : « On ne dira jamais assez. Si le fédéralisme s’est soldé par un échec total, c’est parce que l’une des entités fédérées, en l’occurrence la Flandre, a fini par évoluer en un véritable Etat-Nation. Et rien ni personne ne pourra empêcher cet Etat-Nation de prendre son envol… Montrons à la Flandre que nous sommes prêts à affronter l’après-Belgique avec confiance et sans appréhension ». Il donne rendez-vous le samedi 9 mai à Liège aux Etats généraux de Wallonie. = = Paul-Henry Gendebien, autre figure de la Renaissance wallonne, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, déclare : « La seule capitale commune aux Wallons et aux Bruxellois, c’est Paris. Je veux croire à une grande communauté de destin « Wallonie-Bruxelles », mais celle-ci ne passera que par une adhésion commune à la France ».

FACONNER L'AVENIR DE BRUXELLES ET DE LA WALLONIE...

Votre opinion façonnera l’avenir de Bruxelles et de la Wallonie… = = Voulez-vous bien partager avec nous le goût du commentaire des déclarations des édiles qui nous gouvernent ? Tous les jours, les médias nous informent, détaillent leurs faits et gestes. Nous réagissons, nous exprimons nos réactions, nos indignations, nos satisfactions. = = La Ligue wallonne de Bruxelles vous ouvre son blogue, son périodique mensuel. Faites-lui connaître par courriel vos impressions en termes francs, fermes, courtois dans le respect de vos interpellateurs. + + Adresse courriel : info@liguewallonnebruxelles.be + + Le credo de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est la défense de la langue et de la culture françaises au sein de l’Espace Wallonie-Bruxelles. = = Cultivons ensemble ce credo en quête d’affirmation de notre identité francophone. Mobilisons-nous pour l’éveil de l’Espoir de vivre libres, en français, sur nos sols wallon et bruxellois. Le regard tourné vers l’avenir. = =Visitez notre blogue, accessible via : http://liguewallonnebruxelles.skynetblogs.beConsultez notre site , accessible via : www.liguewallonnebruxelles.be

25.02.2009

LES PARTIS QUI NOUS GOUVERNENT...

VLAAMS BELANG + + Le Vlaams Belang est né à la suite du rejet par la Cour de Cassation du pourvoi du Vlaams Blok contre sa condamnation pour racisme par la Cour d’appel de Gand du 21 avril 2004. En réalité, un simple changement de nom « parce que le conseil du parti ne pouvait pas faire autrement ». = = Filip Dewinter, l’homme fort du Vlaams Blok s’exclame : « Contrairement à ce qu’ont dit les médias, il ne s’agit pas d’une opération cosmétique. Mais bien d’opération de manucure : nous aiguisons nos griffes et nos dents pour sortir du coin plus puisant que jamais. Le parti n’est qu’un moyen pour réaliser notre programme. C’est le combat pour un Etat flamand indépendant ». Gerolf Annemans enchaîne : « Pendant vingt-cinq ans, le Vlaams Blok a défendu les intérêts flamands. Maintenant le Vlaams Belang continuera à défendre le Vlaams Blok. Personne ne pourra rien contre nous. Nous sommes le parti le plus fort, le plus important ». Le Vlaams Belang fait front aux cris de « België barst » (« Que la Belgique crève »), « Eigen volk eerst » (« Notre peuple d’abord »). = = La thèse de la victimisation le favorise. Le Vlaams Belang progresse dans la Flandre profonde. L’exemple sur les stades de football. Il flirte avec la deuxième place. A Anvers, il est de loin le premier parti de la métropole. Il trouve un allié en Hugo Coveliers, sénateur Open VLD (il quittera plus tard l’Open VLD) : « En Flandre, on a l’impression que le VB est poursuivi parce qu’il dit « België barst ». Moi je ne ferais rien pour empêcher la Belgique de crever . Je veux que les gens soient libres… On dit qu’un condamné doit se réinsérer dans la société. Pourquoi refuserait-on ce parti s’il change d’ici 2006 ? ». Hugo Coveliers martèle : « Avec tous les transferts financiers qui, selon tant d’études, coulent du Nord vers le Sud, va-t-on ôter la dotation d’un parti flamand ? Alors qu’une ministre wallonne se fait payer une douche à 300 000 euros ! ». = = La radicalisation des partis flamands dits traditionnels, qui sont « plus Flamand que moi, je meurs ! » aura raison du Vlaams Belang. La descente aux enfers est amorcée. La sortie de Filip Dewinter, fin septembre 2008, à l’adresse de ses anciens coreligionnaires, « N’ayez pas honte. Le terme « extrémisme » n’est pas une insulte. C’est un titre de gloire », ne peut plus changer l’irréversible. Mais le danger est plus grand. Le Vlaams Belang a accompli sa mission ; le relais est passé à l’ensemble de la classe politique flamande : CD&V, Open VLD, SP.A, LDD, N-VA.

24.02.2009

LA FLANDRE IMPOSE UN PLAN DE RELANCE....

... taillé par elle et à sa mesure. = = Le plan de relance est sauvé, s’exclame Joëlle Milquet, CDH, vice Première-ministre, ministre de l’Emploi, présidente du CDH. = = Que s’était-il passé pour justifier cette explosion de joie ? Un simple éternuement de Frank Vandenbroucke, SP.A, ministre régional flamand qui a convaincu le Parlement flamand d’invoquer un conflit d’intérêt contre une disposition de l’accord interprofessionnel, AIP. D’un claquement de doigt, la Flandre sortant d’un champ de mines communautaire, ouvre un front sur le terrain de l’économico-social. Une première. Le « feu » s’étend en Belgique. = = Le plan de relance fédéral est bloqué ! L’Open VLD et le CD&V, comme d’habitude, renient leur signature sous le fallacieux prétexte qu’ils n’avaient donné leur accord au fédéral « qu’à condition que le dialogue de communauté à communauté règle le problème des plans d’embauche ». Et la perche leur a été tendue par le ministre-président Kris Peeters, CD&V, qui venait justement de mettre fin au dialogue communautaire, jouant la carte régionale flamande à fond. Il veut s’assurer de la reconduction de coalition CD&V-SP.A-Open VLD après les élections régionales de juin 2009. = = La Flandre ainsi mène le bal ; elle s’accorde au plus long 120 jours de réflexion ; la relance du pays peut attendre. Elle tient la barre cap vers « tout ce qui est bon pour la Flandre et rien que ce qui est bon pour la Flandre ». Et, ce qui est bon pour la Flandre, c’est le retrait des articles relatifs aux plans d’embauchez qu’elle conteste : la suppression des dispositions frappant les aides ciblées sur les travailleurs âgés de plus de 50 ans. Car, la Flandre, du fait du vieillissement de sa population, compte un nombre impressionnant de travailleurs âgés ! = = Le coup de force du ministre de l’Emploi flamand, Frank Vandenbroucke, SP.A, a été payant. La Commission des Affaires sociales de la Chambre des Représentants a adopté un amendement retirant les articles contestés ! Il ne restait Joëlle Milquet, CDH, ministre de l’Emploi fédéral, qu’à obtenir de la Commission des Affaires sociales de la Chambre un vote de l’amendement. C’est chose faite. Il appartient, tout simplement, à la ministre de l’emploi de présenter le texte amendé au vote des parlementaires en séance plénière de la Chambre le 5 mars prochain. Madame Milquet pouvait lever les bras au ciel en s’écriant : Il est sauvé ! La Flandre avait gagné ! La régionalisation de l’emploi est engagée sur la voie que la Flandre lui a tracée. = = L’exigence de Frank Vandenbroucke s’inscrit dans la problématique de la Flandre : plus d’autonomie martelée à toutes occasions. « Si la Flandre avait bénéficié de compétences plus fortes, elle aurait pu réagir plus rapidement à la crise. Le fait de ne pas disposer de paquets homogènes freine les décisions et contraint à une multiplication de contacts avec une série de niveaux de pouvoirs. Cette crise souligne plus que jamais l’importance de discuter au plus vite d’une réforme de l’Etat, insiste Kris Peeters, CD&V, ministre-président de la Région flamande. = = Laurette Onkelinx, avec raison, se dit inquiète de la dérive du communautaire vers le socio-économique : « Parce qu’un ministre flamand a dit non, tous les autres se sont sentis obligés de faire la même chose. Cela me fait peur pour l’avenir ». = =C’est une leçon pour nos partis francophones ! Qu’ils prennent exemple sur les parlementaires flamands : « Tous unis ».

STADES DE FOOT : INSULTES A L'EGARD DES WALLONS...

COMMUNIQUE PS = = Insultes proférées à l’égard des Wallons dans les stades de foot : le PS demande à l’Union belge de football et au Ministre de l’Intérieur des sanctions fermes et dissuasives = = Après les insultes proférées contre les Wallons lors d’une rencontre de football à Tubize, les supporters de Virton ont cette fois dû subir de nouvelles insultes tout aussi insupportables. = = Cela suffit ! = = Pour le PS, les propos tenus à Tubize et à Virton suivent la même logique que les propos racistes. = = Elio Di Rupo, le président du PS, demande aux autorités compétentes, à savoir l’Union belge de football et le Ministre de l’Intérieur, de prendre des sanctions fermes et dissuasives afin d’éviter à l’avenir des propos aussi scandaleux. = = Le PS demande au Ministre de l’Intérieur d’appliquer la loi « football », qui interdit et sanctionne les personnes incitant « à la haine ou à l’emportement à l’égard d’une ou plusieurs personnes » (article 23bis). Le groupe PS à la Chambre interpellera la semaine prochaine le Ministre de l’Intérieur en ce sens. = = Le PS fustige par ailleurs la première réaction de l’Union belge (l’insulte « les Wallons c’est du caca » a un caractère « ludique » et « taquin »), qu’il estime totalement inappropriée. Cette décision laxiste de l’Union crée clairement dans le chef des supporters un sentiment d’impunité. = = Le PS demande à l’Union belge d’appliquer strictement le code disciplinaire de la FIFA et de sanctionner les clubs de Genk et d’Anvers. En effet, ce code prévoit des sanctions très claires tant à l’égard du supporter qui « en parole ou en action, rabaisse […] ou dénigre une personne ou un groupe de personnes d’une façon qui porte à la dignité humaine » qu’à l’égard de « l’association ou du club concerné […] et ce même en l’absence de comportement fautif ou manquement qui lui soit imputable » (article 58). = = La noblesse du sport est incompatible avec des comportements incitant à la haine d’autrui. Il est grand temps que l’Union belge et le Ministre de l’Intérieur prennent leurs responsabilités et appliquent les dispositifs légaux existants, sous peine de voir l’atmosphère dans les stades se dégrader davantage encore. = = Plus d'infos? Ermeline Gosselin 0478 57 18 67

23.02.2009

LE FDF ULCERE QUITTE LE M R ... LE FDF RETROUVE UNE AME...

Une dignité retrouvée ! Bruxelles français redevient Bruxelles français, le cri de 1965. = = Trop, c’est trop ! Après avoir avalé la couleuvre De Decker, un Flamand francophone, installé à la tête de la liste aux élections régionales du 7 juin 2009 en lieu et place de Didier Gosuin, le FDF devait avaler non plus une couleuvre mais un boa : Rudy Aernoudt et ses partisans à des places très favorables sur les listes régionales et européenne M R. = = Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre M R, président du FDF claque la porte du M R et repart au combat seul comme ses pères en 1965 : « Le M R avec Aernoudt, c’est sans nous… Je n’entends pas voir le FDF associé à un projet qui n’a plus rien à voir avec celui défendu par Antoinette Spaak et Jean Gol. Leur projet, c’était l’unité des francophones, avec une affirmation forte par rapport aux Flamands ». = = Didier Gosuin, FDF, député-bourgmestre FDF, ex-ministre régional bruxellois FDF, enchaîne : « … Quant au volet institutionnel on est avec Rudy Aernoudt dans l’ambiguïté la plus totale par rapport à la défense de la Région bruxelloise… Cela va nous honorer de ne pas souscrire à un projet politique au sein duquel nous risquons de perdre notre âme ». = = Le FDF a les moyens de quitter le M R. Il ne dépend plus, comme lors de son entrée dans la fédération PRL-FDF en 1998, d’un quota de parlementaires pour émarger aux subsides de l’Etat. Il a l’assise parlementaire suffisante pour vivre autonome ; il a au surplus un potentiel électoral.

POUR QUI MARCHE BRUXSEL FORUM ?...

Il est permis de se poser la question ? Serait-il un autre cheval de Troie du Mouvement flamand ? Une douceur insidieuse ? = = = Avec Aulna Magna et Manifesto, BruXsel Forum propose un « agrandissement de Bruxelles », par un rédécoupage des frontières communales pour le moins étrange, coiffé d’un chapeau aux couleurs chatoyantes : constitution d’une Région forte de 22 communes, dotée d’un mode de fonctionnement plus efficace ! = = = L’élargissement de la Région de Bruxelles de 19 à 22 communes consiste tout hypocritement à dégrossir la Ville de Bruxelles en lui retirant les communes de Haren, de Laeken et de Neder-over-Hembeek lesquelles redeviendraient des communes à part entière. Pourquoi pas détachés Watermael de Boitsfort, Stockel de Woluwe-St-Pierre, Saint Job de Uccle ? Cela ferait en tout 25 communes correspondant aux 19 actuelles plus les six communes à facilités ! Pas mal ! = = = Admettons le rattachement à Ixelles de la bande de territoire qui relie la Ville de Bruxelles au Bois de la Cambre ! Cela peut être logique. Mais delà à réduire Bruxelles à un simple « pentagone », c’est du délire qui ne peut que séduire la… Flandre qui y a déjà installé toutes ses institutions. = = = Bien joué ! Ne vous laissez pas berné par les chevaux de Troie aux belles allures et aux croupes séduisantes que la Flandre envoie à Bruxelles et en Wallonie ! = = = Tout est orchestré. BruXsel, en réduisant la Ville de Bruxelles à un « pentagone » de quelques km2 où sont concentrées les institutions flamandes exemptes de l’impôt foncier, la rend de plus en plus dépendante financièrement du Fédéral dominé par la Flandre. = = =Tout est orchestré. Sur le terrain politique, la Flandre envoie Rudy Aernoudt consolider son avantage dans l’agglomération bruxelloise et préparer la colonisation de la Wallonie en s’appuyant sur l’ego démesuré des élites du M R plongées dans le délire de la conquête du pouvoir en Wallonie et à Bruxelles. Car le programme de Rudy Aernoudt, qui vient s’installer sur les listes du M R en écartant, dans un premier temps, la branche la plus faible des trois bandes du Mouvement Réformateur, la branche de Gérard Deprez, le MCC, et en immergeant le FDF dans les ténèbres de la mort clinique, ne met pas à son programme l’élargissement de Bruxelles à sa périphérie francophone ni la nomination des trois bourgmestres francophones démocratiquement élus le 10 octobre 2006, ni la ratification de la Convention-cadre de protection des minorités nationales. = = = Tout est orchestré. « A son tour, le M R fait le choix de la Belgique flamande, titre Claude Thayse sur son blogue-notes. Après avoir annoncé que ce serait un Flamand francophone qui serait tête de liste aux élections régionales à Bruxelles, la presse nous informe que ce même parti réserve des places sur ses listes … en Wallonie !… au sous-marin populiste flamand Rudy Aernoudt… ». « Et ce n’est pas mieux dans les autres partis, hélas, ponctue Claude Thayse, maître de conférences à l’ULB. Autres partis où on assiste aujourd’hui au retour d’expressions vides de sens qui nous ont fait tant de mal comme ces appels à « prendre en compte les « vrais » problèmes de gens » qui cachent les vrais enjeux. Il ne faut pas perdre de vue que la Flandre va faire face à de très grandes difficultés économiques à très court terme. Ce sera l’occasion pour ceux qui n’ont jamais eu un fifrelin de sentiment wallon de ressortir les vieux oripeaux de cette Belgique qui nous a déjà tant coûté. Il est temps que les Wallons conscients, dans ou en dehors des partis, se ressaisissent. Allons-nous oublier ce que nous a coûté la Belgique dont la richesse et le développement de Bruxelles et de la Flandre se sont fait avec le sang, la sueur et le travail des Wallons ? Allons-nous oublier les trente dernières années de mépris que la Flandre nous a gratifié ? Avez-vous remarqué à ce propos que les Flamands ne parlent presque plus des transferts ? Allons-nous voler à leur secours, entraînés par les cœurs purs, atterrés par la dégradation galopante de l’économie en Flandre ?… ». = = =Tout est orchestré. Rudy Aernoudt vient préparer le terrain pour le sauvetage de la Flandre. Réfléchissons ! Interrogeons-nous ! Réaffirmons nos valeurs ! Choisissons l’Espoir que nous ont donné ceux de 1965 ! Revivons l’Histoire que les Lagasse, Outers, Defosset, Lengrand, Bourgeois et tant d’autres, connus et inconnus, ont écrite en 1965 ! Revivons la fierté de notre langue française !

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