20.05.2009
LE GOUT DU COMMENTAIRE EN PARTAGE...
OBJET : Lettre ouverte aux présidents et à des ministres francophones portant sur le devenir des francophones dans la Belgique de demain. + + + André TIRMARCHE et Agathe NASTORI, par courriel - En notre qualité de têtes de liste bruxelloises du RWF-RBF (Rassemblement Wallonie France – Bruxelles France), nous ne pouvons bien sûr qu’abonder dans le sens du cri d’alarme lancé par Monsieur Serge Moureaux dans « Perspectives francophones » de juin-juillet 2005 : « Plutôt le séparatisme que le confédéralisme » !+ + + A moins de 20 jours des élections régionales du 7 juin 2009, les propos de M. Moureaux, prononcés il y a déjà 4 ans, sont d’une importance fondamentale et d’une justesse cruciale.+ + + Mais son appel sera-t-il entendu ? Rien n’est moins sûr. + + + Il est évident aujourd’hui que le fédéralisme a sombré sous les coups de butoir du nationalisme flamand : les quatre partis habituels francophones persistent pourtant dans leur exécrable passivité pour se préparer à une énième série de concessions au détriment de la francophonie, dans l’unique but de conserver les avantages qu’ils retirent personnellement de leurs mandats, au nom d’un fallacieux « compromis à la belge » qui finira par offrir Bruxelles toute entière aux appétits flamands. Ils devraient plutôt informer leurs électeurs des échéances inéluctables – la fin de la Belgique avec la scission de BHV majorité flamande contre minorité francophone à la Chambre fin 2009 - et proposer une alternative crédible – et non un Wallobrux, petite Belgique ruinée qui perpétuerait les défauts de l’ancienne en étant toujours exposée aux appétits flamands. + + + C’est ce moment qu’attend la Flandre pour prendre son indépendance. Personne n’en est dupe. Mais cela n’empêche nullement nos mandataires francophones de se distinguer par leur immobilisme, voire leur aplatventrisme. + + + Aujourd’hui, la situation est devenue tellement insupportable qu’il ne reste plus qu’une seule solution honorable pour la minorité francophone : claquer la porte de l’état belgo-flamand et rejoindre un état digne de ce nom, qui partage nos valeurs de libertés. Cet état, c’est la France, avec laquelle nous avons en outre des liens culturels et historiques. La Belgique n’est pas une nation, mais une construction artificielle des grandes puissances du XIXème siècle : rejoindre la France c’est rejoindre nos racines romanes. Dans le conflit communautaire qui nous préoccupe, une réunion avec la France renverserait le rapport de forces avec la Flandre, et nous assurerait un cadre institutionnel stable et sûr une fois pour toutes. + + + André Tirmarche, Agathe Nastasi,1er candidat effectif du RWF-RBF 2ème candidate effective du RWF-RBF
09:25
Écrit par Raymond Watrice
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| Tags : france, flandre, separatisme, francophonie, confederalisme, butoir, federalisme, appetits, wallobrux |
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