05/08/2009

COMMUNAUTAIRE : DES PROPOS DE CIRCONSTANCES OU DES PROPOS DE SINCERITE

Au cours des fêtes de la Wallonie de septembre 2006, Elio Di Rupo, président du PS, à l’époque ministre-président de la Région wallonne, adressait une nette mise en garde à la Flandre : « Remettre en cause les facilités dans la périphérie bruxelloise, c’est accepter la renégociation de la frontière linguistique. C’est permettre aux Wallons des Fourons de regagner la Wallonie, et aux francophones de la périphérie d’intégrer la Région de Bruxelles. Et c’est créer un ensemble territorial continu entre la Wallonie et l’autre Région francophone du pays ».Elio Di Rupo levait l’étendard d’un Etat indépendant associant la Wallonie et Bruxelles ! Renégocier la frontière linguistique qui va de Comines à Fourons en zigzagant entre le Brabant wallon et le Brabant flamand tout en limitant Bruxelles à ses 19 communes. +++ Logique. Car avec le temps, les choses changent ; les centres de gravité se déplacent ; la périphérie bruxelloise se francise majoritairement ; les Fourons se sont renéerlandisés par l’arrivée massive de Néerlandais qui donnent des signes d’un penchant vers Liège, le française… + + + Mais, on connaît le cantique du Nord : « Nous ne céderons pas un centimètre de notre territoire ». + + + Alors, les propos de Elio Di Rupo sont-ils des propos de circonstances ? Peut-être ! Quoi qu’il en soit, Elio Di Rupo s’est tu depuis lors ; il n’a pas, apparemment, concrétisé ses propos par le dépôt d’une proposition de décret au Parlement wallon ni au Parlement bruxellois par l’intermédiaire de mandataires socialistes.

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