10/08/2009

LES FOURONNAIS, CES OUBKIES...

An 2000 – Le groupe flamand Voerbelangen conquiert, avec l’installation massive de Hollandais, la majorité au Conseil communal. + + An 2006 – Consolidation de la majorité flamande aux élections communales. + + Dans l’indifférence. La flamandisation fait son œuvre. Le français recule. + + Le bourgmestre Huub Broes, professeur de français de formation, sur les injonctions de la Communauté flamande ne répond plus aux interpellations formulées en français. Il justifie son mutisme : « On m’a fait remarquer que j’étais dans l’illégalité lorsque je répondais en néerlandais aux interpellations francophones et que si je persiste dans cette attitude, les décisions prises par le Conseil communal risquent d’être annulées par la tutelle ».+ +Conséquemment dans les Fourons : tolérance zéro avec pour objectif de flamandiser tout ce qui peut l’être et d’éjecter tout le reste de la commune. Résultat : vente des immeubles et des bois, volonté de casser tous les liens organiques avec la Wallonie, attaque planifiée sur les enfants (plaine de jeux), expulsion du S.I. des Trois Frontières... + +Voici le témoignage d’un citoyen, Michel Lixon : « ... « Aux Fourons, l’épuration ethnique est en cours et rien ne l’arrêtera : on vend des maisons louées par des francophones, on interdit à un artisan wallon son métier de menuisier car cela gêne un « étranger orangiste », on coupe les arbres plantés par les francophones... et, dernière invention de la majorité flamingante, les fonctionnaires de la maison communale ne peuvent plus se parler en français, ni même écouter la radio dans cette langue ; ils doivent désormais s’exprimer en flamand... ».+ + +José Happart, PS, fondateur de l’Action fouronnaise, dans une interview donnée au journal Le Soir, déclarait en février 2005 à propos des Fourons : « ... On travaille avec mon frère Jean-Marie au niveau de l’Action fouronnaise pour déposer, soit un projet de loi, soit des amendements de projet qui sortira des discussions au Fédéral à propos de la scission de Bruxelles-Hal-Vilvorde... Ramener Fourons dans le débat pour qu’on lui accorde le statut régional. C’est, me semble-t-il, une solution apaisante...». + + +Les Fourons retombent épisodiquement dans l’oubli. Au cours de la 31e fête du peuple fouronnais, qui s’est déroulée le dimanche 30 septembre 2007, au Centre culturel de Fouron-Saint-Martin, le drame des Fourons a été resoulevé . Elio Di Rupo, président du PS présent à la Fête du peuple fouronnais, s’est exclamé : « ... En cas de radicalisation des exigences flamandes, il faudra du côté francophone mettre sur la table une révision fondamentale du statut des Fourons... ». « Il faudra... ». Propos de circonstances ou propos de sincérité ? Serait-ce un véritable retour du statut des Fourons dans les discussions communautaires : un statut birégional et bicommunautaire ?

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