17/08/2009

L'INEXORABLE FLAMANDISATION...

L’INEXORABLE FLAMANDISATION...Un fait divers nous est rapporté par Paul-Henry Gendebien, président du Rassemblement Wallonie-France, RWF, dans une Carte blanche au quotidien Le Soir du 24 janvier 2007.+ + Remémorons-nous.+ + Cela se passe le 17 décembre 2006 lors d’une mission commerciale « belge » à Bucarest, capitale de la Roumanie, pays oµ la langue française est seconde langue parlée, pays membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, O.I.F. Au menu : séance de travail, discours.+ + Paul-Henry Gendebien rapporte : « Vient le tour du ministre roumain du Commerce. Il commence en français, mais avec une interrogation : « ... Si vous me permettez de parler dans cette langue... » Il se tourne alors vers un interlocuteur que nous ne connaissons pas, tandis que des « toussotements » plus ou moins vigoureux (et misérables) s’élèvent dans la salle, émis par des hommes d’affaires flamands. Le ministre reprend : « ... Je poursuivrai donc en anglais ». + + C’est ça la Belgique officielle qui ne reconnaît pas la langue française, sa langue officielle, dans ses relations commerciales à l’étranger. La Belgique officielle, surveillée par une Flandre jalouse et sourcilleuse, a toujours semblé gênée d’appartenir – même du bout des lèvres – l’O.I.F.+ + Paul-Henry Gendebien accuse : « J’accuse cette Belgique-là de faire beaucoup d’efforts pour éviter de recourir à la langue française lorsqu’elle doit s’exprimer dans les enceintes internationales. Elle viole ainsi les signatures qu’elle a données à des traités et à des conventions qui l’engageaient pourtant solennellement. J’accuse nos élites bruxelloises et wallonnes en voie de mondialisation et d’américanisation de laisser-faire et de laisser-aller. J’accuse nos chefs de parti, qui soupirent et transpirent pour « sauver l’unité du Pays » de ne pas protester contre les mauvaises manières qui sont faites à notre langue et à notre culture ». + + Paul-Henry Gendebien lance un appel : « Je demande que la Belgique cède le siège qu’elle détient encore à l’O.I.F. à la Communauté française. Aux objections juridiques éventuelles, on pourra répondre que l’ONU avait bien accueilli deux membres (l’Ukraine et la Biélorussie) qui étaient loin d’être des Etats à part entière. Ce qui est déjà certain de toute façon, c’est que l’Etat belge, lui, ne remplit pas ses obligations internationales en matière de promotion de la langue française... ».+ + Paul-Henry Gendebien s’adresse aux élites wallo-bruxelloises : « A l’intention de nos élites wallo-bruxelloises qui tolèrent les reculades de notre langue, on me permettra de citer Freud : « ... Celui qui cède sur les mots cède sur les choses ». J’ajoute : celui qui abaisse sa propre langue s’abaisse soi-même. Sans chauvinisme aucun, on peut penser qu’un peu de fierté vaut mieux qu’une culpabilité injustifiée ? Car tout peuple a besoin d’estime de soi, ce respect-là conduisant naturellement au respect des autres langues et des autres cultures du monde... ».+ + Paul-Henry Gendebien invite à une interrogation sur le devenir : « Méditons ce fait : le peuple flamand a dû se battre longtemps et durement pour sa langue. Les Wallons n’ont jamais eu vraiment besoin de livrer bataille pour protéger leur langue française (sauf : Malmedy sous l’ère prussienne entre 1815 et 1918). Ne serait-il pas temps qu’ils apprennent le prix de la diversité culturelle : ce prix, ce serait d’apprendre enfin à se battre ». + + A l’appui des paroles de Paul-Henry Gendebien, nous nous permettons de citer un passage de la déclaration de Winston Churchill le 4 juin 1940 à la Chambre des Communes : « Nous nous battrons sur les places, nous nous battrons sur les terrains de débarquement, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines : nous ne nous rendrons jamais ». Citons l’exhortation de Paul-Henri Spaak : « Ne vous résignez pas ».

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