17/08/2009

MICHEL DAERDEN FAIT PEUR A LA FLANDRE...

Alors, elle utilise l’arme du faible : le dénigrement. + + Certes, « l’image » que véhicule Michel Daerden, PS, de lui-même peut être controversée auprès des « puritains » de service, il n’en reste pas moins qu’il est un brillant gestionnaire, un fin connaisseur des dossiers. Ceci peut expliquer cela : l’attitude d’aucuns ego, hantant le milieu politique, jaloux de ses compétences et de son score électoral.+ + Les déclarations de Flamands et les ukases de Ecolo et du CDH sont une expression verbale de leurs craintes. + + Jan Jambon, chef de groupe de la N-VA à la Chambre des Représentants, s’exclamait : « ... Cet homme (Michel Daerden, ndlr),qui n’est pas jugé assez bon pour quatre millions de Wallons, serait comme par miracle jugé compétent pour le niveau fédéral pour prendre en charge, notamment, les pensions de six millions de Flamands. Ce gouvernement fédéral est en train de se transformer en équipe B. il accepte en son sein des personnalités qui ont été busées à un autre niveau de pouvoir ». Jean-Marie Dedecker, président de la Lijst Dedecker, LDD, martelait : « Cet homme ne pas être un bon ministre ». + + Paul Vanvelthoven, chef du groupe SP.A, socialiste flamand, embrayait en affirmant que « l’arrivée de Michel Daerden reléguait les ministres fédéraux au rang de ministres-figurants ». Des ministres de seconde zone ! + + Ces paroles désobligeantes balayées par les propos tenus par Yves Leterme, CD&V, à l’époque Premier ministre, à l’issue d’une négociation sur le financement des entités fédérées : « Il (Michel Daerden, ndlr) était mieux préparé et connaissait mieux les dossiers que tous les experts et négociateurs flamands réunis ». + + Le sérieux de Michel Daerden, dans la gestion de son ministère des Finances à la Région wallonne et à la Communauté française, est souligné par Rudy Demotte, PS, ministre-président de la Région wallonne et de la Communauté française, dans une interview à la radio : « Daerden est un homme de chiffres. Il avait sa place à la Région tant pour sa bonne humeur que pour ses compétences. Il n’y a eu aucune exigence d’Ecolo à ce sujet. Pendant les négociations, les Ecolo ont pu se rendre compte que les choses avaient été gérées au mieux ». + + Le défi de Michel Daerden : maintenir droits les piliers des Pensions et de la Politique des grandes Villes. En lançant Michel Daerden au Fédéral, un maître des chiffres, le PS sait qu’il peut compter sur ses compétences en matière de gestion financière pour le conseiller dans des décisions à pendre pour « gérer » au mieux un déficit estimé à quelque 20 milliards d’euros. Or, la sécurité sociale, le cheval de bataille du PS, est à la peine. Le PS doit obligatoirement tenir fermement les rênes pour éviter un dérapage mortel. + +Cela ne plait pas à la Flandre qui veut une scission de la sécurité sociale !

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