21/08/2009

L'AFFIRMATION DU CARACTERE FLAMAND DE BRUXELLES...

La Flandre tire tous azimuts. Certains d’entre vous s’étonnent et sourient de voir des groupes de Flamands en visites guidées de Bruxelles, en particulier dans le quartier Matonge, le Centre Ville et les communes de la grande ceinture. Ces visites ne sont pas innocentes. En fait, la Flandre cherche à encourager ses concitoyens à venir s’établir à Bruxelles, à reflamandiser Bruxelles, à démontrer le caractère multiculturel de Bruxelles. + + Il y a l’appel lancé aux étudiants de Flandre par Bert Anciaux, Spirit, ministre régional flamand, chargé des Affaires bruxelloises, les invitant à venir s’installer à Bruxelles : « J’entends par là promouvoir la capitale comme ville étudiante ». Astucieusement, il associe la STIB à son opération charme par l’ouverture par celle-ci d’une agence commerciale chargée de délivrer les abonnements à prix réduit. Une initiative du gouvernement flamand qui reçoit le soutien de Pascal Smet, SP.A, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois : « La Région bruxelloise n’est certes pas compétente en la matière, souligne-t-il. L’exécutif bruxellois a décidé certains tarifs préférentiels mais les étudiants du supérieur ne sont pas repris. Mais si la Communauté française décidait d’appliquer une mesure similaire, la STIB pourrait délivrer les mêmes services ». + + Autre astuce flamande : repeindre en gris les trams, les bus et le métro bruxellois, une couleur germanique. Fini le jaune, bien visible. Tout le charroi public sera progressivement gris ! Ainsi le veut, Pascal Smet, SP.A, socialiste flamand, ministre de la Mobilité du gouvernement régional bruxellois. Donner une autre image de Bruxelles est l’obsession des ministres régionaux flamands. Après la peinture grise, Pascal Smet se frotte à la plastique des mots ; il rebaptise les points de vente de la STIB selon leur grandeur : les grands, en « flamanglais » : « Bootik » ; les petits, en flamand : « Kiosk » ; les distributeurs de billets deviennent en anglais : « Go ». + + Brigitte Grouwels, CD&V, ministre régional bruxellois, refuse de lever les astreintes frappant le Fédéral en raison des violations des normes de bruit par les avions ; elle menace de quitter l’exécutif bruxellois entraînant avec elle le CD&V. Dès lors, le Vlaams Blok entrerait au gouvernement bruxellois ! Imbuvable pour les francophones. Conséquemment, on sait désormais et clairement que la Flandre mène Bruxelles par le bout du nez ! + + Si l’on ajoute l’essaimage par les médias flamands de l’idée que Bruxelles n’est pas aussi francophone qu’on le dit, mais est majoritairement d’identité étrangère et flamande, les portes de sa mise sous tutelle par la Flandre s’ouvrent. Bruxelles tombe sous l’empire d’un régime colonial. + + + Une voix dans notre cœur s’élève : Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante... Bruxelles française

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