21/08/2009

L'AVENIR DE BRUXELLES : VIABILITE FINANCIERE DE BRUXELLES...

La Flandre a condamné Bruxelles à terme. Elle compte sur l’irresponsabilité des politiciens francophones bruxellois et wallons, plus soucieux de satisfaire leur ego braqué davantage sur l’intérêt de leur parti que sur l’intérêt général des citoyens bruxellois, pour donner le coup de grâce et faire basculer Bruxelles dans son escarcelle. + + D’année en année, Bruxelles s’enfonce dans l’endettement. Et cela dès sa naissance en 1989. L’Etat fédéral lui a cependant donné un viatique en 1993 en lui apportant un accord de coopération pour exécuter des travaux indispensables à la tenue de son rang de capitale. Une enveloppe budgétaire de 51 millions. Nettement insuffisant. + + En 1999, le Fédéral promet une enveloppe de 102 millions d’euros étalés sur quatre ans. Promesse tenue en 2003. La réfection des abords de la gare du Midi et la rénovation de l’Atomium pouvaient être lancées. Mais la Région bruxelloise reste largement sous-financée. Une étude des Facultés universitaires Saint-Louis évalue à 490 millions d’euros le manque de la Région ! + +Comment expliquer le sous-financement ? = = Il s’explique par trois raisons : = = 1. Les charges résultant des infrastructures et du fonctionnement des différents modes de transport inhérents aux agglomérations = = 2. Le rôle de pluricapitale que Bruxelles assume : capitale de la Belgique, capitale éponyme, capitale des communautés française et néerlandophone, capitale de l’Union européenne, siège de l’Otan... Rôle qui engendre des surcroîts de coûts dans les secteurs de l’aménagement du territoire, de la sécurité... Et le non-paiement d’impôts des fonctionnaires européens ainsi que l’immunisation à l’impôt immobilier des ambassades... = = 3. La petitesse du territoire de la Région qui rend certaines dépenses de fonctionnement des structures politiques incompressibles.= = Y a-t-il un remède ? = = Les pistes d’un refinancement sont bien connues par tous les acteurs ; il suffit dune volonté politique positive. Ces pistes sont multiples, parmi elles, citons : l’imputation de l’IPP selon le lieu du travail, l’élargissement de Bruxelles, la réadaptation du mode d’indexation de la dotation spéciale versée par le Fédéral pour le rôle de capitale de l’Etat.Bruxelles est-elle viable financièrement ? = = Oui, proclame avec force Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région bruxelloise. Et il annonce des chiffres à l’appui de ses dires. Il s’est exprimé ainsi en mars 2006 : « Je veux couper la tête à certains canards. Il est temps de présenter la place économique et financière de Bruxelles de façon objective et non pas, comme certains politiques le font, dans l’unique souci de renforcer leurs arguments. Ce sont des discours qui ignorent l’importance économique de Bruxelles. La future négociation institutionnelle doit se faire dans la sérénité et sur base d’éléments chiffrés corrects... ». Et Charles Picqué de présenter des chiffres frappants : = = • Un produit intérieur brut bruxellois représentant 20 % du total belge alors que les Bruxellois ne représentent que 10 % de l’ensemble de la population belge = = • Un taux de croissance plus élevé à Bruxelles que dans les deux autres Régions = = • Un bassin d’emplois représentant 650 000 postes de travail dont 19 % sont occupés par des Wallons et 34 % par des Flamands = = • Bruxelles est la « la » place financière du pays = = • 52 % du chiffre d’affaires du secteur du tourisme sont réalisés par Bruxelles = =Chaque année, le Ministre-président de la Région bruxelloise, Charles Picqué, est contraint de lancer le même appel. Bruxelles a besoin d’argent pour assumer pleinement son rôle multifonctionnel comme ville internationale, comme ville-capitale, comme ville-région. Charles Picqué appelle au bon sens en rappelant que : « la dernière étude de l’UCL sur la métropolisation de l’économie a bien démontré que la capitale économique de la Flandre et de la Wallonie, c’est Bruxelles ». Charles Picqué poursuit dans son point de vue de dirigeant de la Région bruxelloise : « Si la Flandre et la Wallonie sont demanderesses que Bruxelles reste une grande capitale internationale dans leur intérêt, il faut la financer. Il ne faut pas se mettre dans une situation de mendiant et de demandeur, il faut se mettre dans la situation de quelqu’un qui en appelle au bon sens et démontre en plus qu’il ne jette pas l’argent par les fenêtres. + +Cet appel rappelle le cri lancé en 2005 par Denis Grimberghs, député CDH : « … Du cœur à l’ouvrage, Bruxelles en a. Elle peut : il suffit de lui donner politiquement les moyens dans le cadre d’un fédéralisme d’union et de coopération ». Bruxelles mature.Bruxelles humiliée... Mais Bruxelles renaissante ... Bruxelles française… Bruxelles debout

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