25/08/2009

BRUXELLES : ANNEXION PAR LA FLANDRE...

L’AVENIR DE BRUXELLES ANNEXION A LA FLANDRE...L’évolution vers le confédéralisme est le vouloir de la Flandre. Compréhensible dans le sens que, dans une configuration confédérale, Bruxelles, enclavée dans le territoire flamand, s’y fonderait. Tout naturellement. Bruxelles serait, à la fois, capitale du territoire flamand et capitale de la communauté flamande ; la communauté française serait indésirable et priée de déménager vers Mons, capitale culturelle de la Wallonie. <><>Dès lors, Bruxelles la française à 90 % serait flamandisée à 100 % à coup de décrets très légaux. L’affirmation flamande, selon laquelle il n’y a aucune minorité nationale en Flandre, serait confirmée. Tous les obstacles seraient écartés pour une annexion pure et simple de Bruxelles par la Flandre, en toute légalité. <><>Le scénario de l’annexion, de force ou larvée, de Bruxelles par la Flandre est-il plausible ? Pour Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp, c’est non ! « Je ne vois pas, dit-il, sur quelles bases juridiques la Flandre pourrait dire : « Ce territoire nous appartient ». Que je sache, dans la Constitution, la Flandre a pour territoire les cinq provinces flamandes. Il est vrai que Bruxelles n’est pas tout à fait une Région comme les autres puisque c’est la seule qui ne voit pas son territoire défini dans la Constitution ; on renvoie à une loi qui, elle-même, dit que le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale correspond à l’arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale, qui lui-même se compose de 19 communes... Même « en creux », Bruxelles, c’est ce qui n’est pas couvert par la Région flamande ou par la Région wallonne... Si un mouvement d’annexion de Bruxelles se dessinait, je crois que nombre de Bruxellois se mobiliseraient dans la rue ». <><>C’est aussi la pensée de Benoît Cerexhe, CDH, ministre bruxellois de l’Emploi qui lance une mise en garde à la Flandre : « La Flandre doit comprendre qu’elle ne partirait pas avec Bruxelles. Les Régions wallonne et bruxelloise feraient cause commune ». <><>La bataille de Bruxelles est lancée ! La population bruxelloise attend mieux que la passivité de ses dirigeants, si l’on excepte la position de Benoît Cerexhe. Elle est la garante de la pérennité de la langue française en Belgique. <><>Au demeurant, Véronique Lamquin, journaliste, dans un édito publié dans le quotidien Le Soir du lundi 17 septembre 2001, sous le titre « Bruxelles, mérite mieux qu’un long silence » exhortait les dirigeants bruxellois à ne pas se résigner ; elle s’exprimait ainsi : « Bruxelles vaut bien un projet ambitieux ? Qui lui permette d’assumer toutes les hypothèses, du fédéralisme renforcé à la partition de la Belgique. Surtout, un projet qui définisse l’avenir de la ville plutôt que de le laisser dicter de l’extérieur... Ce n’est que de cette manière que les Bruxellois susciteront désir et envie. Chez les Wallons comme chez les Flamands. Leur attentisme résigné ne leur vaudra que concupiscence et cupidité ».

Les commentaires sont fermés.