25/08/2009

L'AVENIR DE BRUXELLES : LA COGESTION...

L’AVENIR DE BRUXELLES... LA COGESTION...La Flandre a toujours visé à « reconquérir » Bruxelles en la phagocytant, en l’affamant, en l’affaiblissant. Elle veut accentuer et consolider les « avantages » acquis par les réformes de 1962 et de 1989 : isolement et sous-financement de Bruxelles, qui l’ont placée sous la dépendance toute particulière de la Flandre, et ce avec la bénédiction de tous les partis francophones, selon l’alternance des coalitions ! <><>Le concept « cogestion » est carrément rejeté par les partis francophones. Cela est régulièrement répété par leurs ténors. Parmi leurs déclarations, retenons celle de Benoît Cerexhe, CDH, ministre bruxellois de l’Emploi, et celle de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, formulées en 2007. <><>Benoît Cerexhe souhaite que « Bruxelles évite le piège de relations privilégiées avec la Flandre ou avec la Wallonie, sous peine de se laisser cannibaliser. Bruxelles ne peut représenter un apport alimentaire à l’une ou à l’autre de ces Régions, ni se laisser aller à une vision utilitariste ». Mais Bruxelles n’est-elle déjà pas « cannibalisée » par la Flandre et par la Wallonie en ne touchant pas l’impôt sur les salaires des navetteurs flamands et wallons ? <><>Charles Picqué s’élève contre la condescendance flamande, cultivant l’insulte et le mépris : « Les Bruxellois ne sont pas capables de gérer Bruxelles... Les Bruxellois sont qualifiés de « nains », d’inconscients... ». Et Charles Picqué ajoute : « La cogestion, c’est un vieux rêve de certains, au Nord du pays. Qui nous ressortent que, si on veut un refinancement, on doit renoncer à notre statut. Et si on refuse ça, alors on ne peut rien recevoir ».<><>La « cogestion » aux oubliettes.

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