31/08/2009

ET C'EST PARTI : TOUT EN VERT... CAP AU VERT...

Le Secrétaire d’Etat à la Fiscalité environnementale, Bernard Clerfayt, FDF, député-bourgmestre, annonce une augmentation de la fiscalité sur le carburant. Il faut changer nos comportements, nous dit-il, sérieusement, sans rire ! Du blanc, bleu, rouge, on passe au vert. Les petits hommes verts. <><>Les « bons » arguments pour que l’on se cloître chez nous et qu’on permette aux camions, aux grosses « cylindrées » de circuler sur les routes et autoroutes – que nous payons – en secteur dégagé des « encombrants ralentisseurs » lambda. <><> Augmentation de la productivité par gain sur la durée du transport. Le Secrétaire d’Etat nous convaincra d’une fiscalité blanche, sans conséquences sociales ! Le troc fiscal de Bernard Clerfayt, titre le journal Le Soir des samedi 29 et dimanche 30 août 2009. <><>Persuadé, le Secrétaire d’Etat argumente : « Un des objectifs du plan vise à orienter les ménages et les entreprises vers des comportements moins consommateurs d’énergie... Nous voulons donner un signal clair et fort que l’énergie à bas prix n’est pas compatible avec une politique climatique suffisamment ambitieuse... Le paquet climat-énergie de l’Union européenne ne nous laisse plus beaucoup le choix : soit nous augmentons les prix actuellement trop bas de l’énergie, soit nous risquons de passer à côté de nos engagements de réduction de gaz à effets de serre ».<><>Isabelle Durant, Ecolo, députée européenne, coprésidente de Ecolo, pontifie : « La grande idée novatrice aujourd’hui en politique, c’est celle du « green deal », ou deal vert, la nôtre, tous les partis tournent désormais autour de notre thématique, majeure, celle du siècle qui vient ». <><>Georges Hübner, professeur à l’Ulg, est optimiste ; il faut aller de l’avant : « ... tout ce qui renforce notre capacité à répondre aux défis environnementaux est une bonne chose. A moyen et à long terme, des opportunités vont de toute manière s’ouvrir. On se plaint toujours de la faiblesse du tissu entrepreneurial wallon par rapport à la qualité de la recherche. Un pôle (vert, ndlr) est de nature à offrir d’excellents débouchés. Chaque minute à hésiter est une minute perdue ». <><>Le « Green deal ». La donne verte.<><>Tous les économistes et tous les patrons ne sont pas convaincus. Loin de là. <><>Henri Capron, économiste à l’ULB, souligne le manque de base économique du secteur de l’environnement. <><>Jacques-François Thisse, professeur à l’UCL, met en garde : « ... quand la contrainte budgétaire est forte, il ne faut pas trop laisser d’espoir. Dans l’environnement, on a besoin de chercheurs de qualité, or, nous en manquons ».<><>Didier Paquot, directeur du Service Economie à l’UWE, Union wallonne des Entreprises, invite à la prudence : « Nous ne sommes pas a priori contre la création d’un sixième pôle. Mais sa création doit venir d’une initiative des industries. Il y a déjà beaucoup de développement durable dans le Plan Marshall. Il ne faut pas déstructurer ce que font les autres pôles... Il faut d’abord mettre de l’ordre dans les clusters d’environnement. Le bilan est très varié. Quant à créer un nouveau pôle vert, on ne développe pas des filières a nihilo. Si l’on est trop ambitieux, on risque de rater la cible et d’essaimer les moyens au lieu de les concentrer » <><>The « Wrong deal ».

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