02/09/2009

LA FLANDRE : TRES FRAGILE ...

L’arrogance de la Flandre, signe de faiblesse, de doute. La Flandre a peur de son vieillissement, de la perte de son bien-être actuel. Elle sait qu’après 2010 – et 2010, c’est demain – il y aura chez elle plus d’inactifs que d’actifs. Elle a besoin de sécurité. Elle pense trouver la sécurité dans l’autonomie de gestion en gérant elle-même son argent pour les pensions, la santé, la formation...D’où un réflexe d’une bête aux abois : faire de la musculation pour se rassurer. + + + La voie confédéraliste. <><>La Flandre veut assurer sa survie. Elle est bien décidée, éperonnée par le CD&V, à emprunter la voie du confédéralisme. Son credo sera : plus d’autonomie. Une Flandre en quête de nouvelles compétences inscrites dans la ligne tracée par Gaston Geens, CD&V, ministre-président du gouvernement flamand, qui déclarait, au milieu des années 80 : « Wat we zelf doen, doen we beter » ( Ce que nous faisons nous-mêmes, nous le faisons mieux ).<><>Une Flandre arrogante qui a les mains libres pour faire sa politique. Une Flandre qui s’exprime à travers les propos de sa nouvelle génération d'intellectuels, personnalisée par Matthias Storme, président du Verbond der Vlaamse Academici, l’association des universitaires flamands : Je n’aime pas l’appellation de Région flamande, parce que pour nous, les régions sont les régions de la Flandre. La Flandre n’est pas une Région, c’est un pays... Le minimum que nous exigeons pour Bruxelles, c’est que tous les Bruxellois qui le veulent soient des citoyens à part entière de la Flandre... ». <><>La Flandre, et c’est sa force, place l’intérêt général flamand au-dessus des intérêts partisans. Elle va s’appuyer sur les résolutions votées par le Vlaams Parlement, le Parlement flamand, en 1999. Les saintes résolutions, la bible de la Flandre.+ + + Les résolutions flamandes.Le leitmotiv : Les Communautés doivent devenir responsables de leurs dépenses. Etre responsable sur son territoire. Des pistes : = =- Octroi d’une Constitution = = - Renforcement de l’ancrage régional dans les secteurs de l’économie et de l’emploi ; régionalisation plus profonde de la politique socio-économique = = - Décentralisation de la mobilité ; régionalisation du rail et de l’aéroport national (Zaventem) = = - Régionalisation de la sécurité sociale = = - Renforcement de l’autonomie fiscale = = - Représentation de la Flandre à la Cour d’Arbitrage, au Conseil d’Etat, à la Cour de Cassation = = - Scission électorale de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde = = - Affirmation de la Flandre comme Région européenne autonome. Avoir son mot à dire dans la prise de décision européenne = = Dans cet état d’âme, la Flandre s’affiche indépendante. Les manifestations se multiplient. Le Comité pour la Flandre indépendante, créé en mai 2002, déclare à tout vent que : « la Flandre, séparée de la Wallonie mais en bonne entente de voisinage avec celle-ci, serait une plus-value pour l’Europe ». <><>Les patrons flamands, regroupés au sein de l’Unizo, ne sont pas à la traîne. Au contraire. Ils appuient ostensiblement les revendications des politiques. Ils insistent sur une régionalisation de la fiscalité. « La fiscalité des entreprises, affirment-ils, c’est l’instrument économique le plus efficace. La régionaliser a une raison philosophique : celui qui dépense doit aussi être celui qui engrange les recettes. C’est une question de responsabilité. On a déjà régionalisé une partie de l’impôt des personnes physiques. Celui des sociétés doit suivre... ».

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