04/09/2009

COMMUNIUE DE WALLONIE2015

Pour un débat franc et ouvert sur la "proposition Lenain" <><>Trois mois après les élections du 7 juin 2009 et l’absence de percée électorale du Rassemblement Wallonie France, dix ans après sa création, je pense que le moment est venu pour notre parti rattachiste de faire un travail approfondi de réflexion sur sa stratégie électorale, tant sur sa politique de communication que sur sa doctrine de l’intégration pleine et entière de la Wallonie et de Bruxelles à la France comme les autres régions françaises. <><> Nous avons deux ans avant les prochaines élections de 2011. Pour moi, ces deux années doivent être mises à profit pour participer au travail de réflexion qui a été initié par Jules Gheude avec les Etats généraux de Wallonie du 9 mai 2009 à Liège (Etats généraux de Wallonie ). Je dois l’avouer, le « boycott » plus ou moins organisé par mes amis et colistiers du Rassemblement Wallonie France des Etats généraux de Wallonie du 9 mai m’a peiné. Beaucoup n’ont pas compris que les Etats généraux de Wallonie étaient l’occasion rêvée d’élargir le clan des « francolâtres » (disent nos détracteurs) aux régionalistes wallons et aux Belges désappointés et inquiets de leur avenir. Cette occasion de discuter entre Wallons de notre avenir belge ou français n’a malheureusement pas été saisie par les responsables du parti. Dommage, car ce 9 mai 2009 fut l’occasion de débattre non seulement entre Wallons de toutes sensibilités politiques, mais aussi avec des Français, dont un fit une forte impression sur l’assemblée, Jacques Lenain, qui a beaucoup réfléchi sur la question depuis deux ans. <><>Jacques Lenain est haut fonctionnaire français. Il est l'auteur d’une étude extrêmement bien structurée sur les différentes modalités que pourrait prendre la réunion de la Wallonie et de Bruxelles à la France, une fois l'Etat belge disparu (étude disponible sur simple demande en versant 3 euros sur le compte de la Revue Wallonie France, compte 068-2271983-76 pour la Belgique, 4,50 € pour la France IBAN BE 91-0682-2719-8376, frais de port inclus bien entendu). <><>Jacques Lenain est partisan d’une association entre la Wallonie, Bruxelles et la France, qu’il appelle « union-intégration ». Dans ce type d’association sui generis, la Wallonie et Bruxelles deviendraient des régions françaises, en conservant (voire augmentant) l’autonomie qui leur est accordée actuellement dans l’Etat belge. Les institutions régionales actuelles ne changeraient pas, ni les provinces, ni les communes. Moi, j’appellerai cette proposition Lenain, « l’union de velours » entre la Wallonie, Bruxelles et la France. Cette « union de velours » permettrait aux « anciens Belges francophones » de garder les institutions wallonnes et bruxelloises existantes, ainsi que l’essentiel du droit belge applicable. Je renvoie à mon billet à ce sujet sur mon blog : 74 % pour la réunion de la Wallonie à la France <><>La proposition exprimée par Jacques Lenain a été analysée par les « puristes » du rattachisme, dont je suis au fond, à l'opposé du programme du RWF, qui prône une « union-assimilation » pleine et entière dans la République française de la Wallonie et de Bruxelles comme régions françaises, avec éventuellement quelques dispositions transitoires ou dérogatoires, comme celles prévues pour l’Alsace-Lorraine. Moi aussi, je suis assez « carré » sur la question. Je suis un doctrinaire. Certains y voient un défaut, d’autres y voient une qualité. J’avoue que l’assimilation pleine et entière de la Wallonie dans la République française me séduit plus, étant un républicain convaincu et, même plutôt jacobin. Je supporterais mal par exemple de voir le double réseau d’enseignement francophone subsister avec ses subventions une fois devenus Français. D’autant plus que l’on ne peut pas dire que ce compromis de la « paix scolaire » ait vraiment eu des résultats magnifiques quant au niveau d’éducation des Wallons et des Bruxellois. Un enfant de 10 ans éduqué en France paraîtra toujours plus instruit et plus éloquent qu’un enfant de 10 ans éduqué en Wallonie… Je ne supporte pas non plus la « pilarisation » de la société francophone (syndicat et mutualité chrétiens d’une part, syndicat et mutualité socialistes d’autre part). Cette pilarisation multiplie pour moi les coûts et aussi les coups tordus entre différentes « chapelles ». Dès la petite enfance, on l’a vu, les crèches ont leur couleur politique. Cela est détestable. <><> Mais bon, va-t-on nous les 2% de « républicains jacobins laïques », rattachistes depuis 15 ans comme moi, convaincre les 98% de Wallons qui n’ont pas voté pour nous, de le faire en 2011 sans rien changer de notre stratégie, sans adapter notre programme au terrain qui ne nous est pas favorable ? <><>Ainsi, début août 2009, Jacques Lenain a écrit une lettre à notre président Paul-Henry Gendebien pour débattre de son option. Cette lettre, que les membres des Etats généraux de Wallonie ont également reçue en copie, se veut une lettre ouverte aux rattachistes. Cette lettre est reproduite in extenso sur le site d'un des responsables des Etats généraux de Wallonie, Didier Mélin : http://didiermelin.over-blog.com/article-35589582.html. <><>J’espère que notre parti acceptera de relever le défi, qui est seulement celui de réfléchir aux diverses modalités de notre avenir français que nous souhaitons tous. Personnellement, je le redis, je crois que l’espace de réflexion le plus serein pour ce débat est celui des Etats généraux de Wallonie de Jules Gheude. J’espère que Paul-Henry Gendebien, Jacques Lenain et Jules Gheude organiseront bientôt un débat franc et ouvert entre eux, ouvert aux participants des Etats généraux de Wallonie. Ouvrir le débat sur le projet Lenain ne préjuge en rien de notre choix final. Mais refuser un tel débat serait pour moi condamner les rattachistes à « tourner en vase clos » et, à terme, se condamner à disparaître comme force de proposition crédible <><>Contact : wallonieenfrance.over-blog.com

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