21/09/2009

LA BELGIQUE EN ETAT DE FAILLITE ? VRAI OU FAUX ?

Vrai quand on mesure à l’aune de la bonne gouvernance. Le déficit du budget fédéral, c’est quelque 25 milliards d’euros ; l’affolement de la dette publique, c’est 321 milliards d’euros. Les entités fédérées, la Communauté française, c’est le trou noir ... <><>Faux quand on sait que la Belgique fait partie du système monétaire de l’Union européenne ; elle ne peut dévaluer l’euro.<><>Comment en est-on arrivé là ? Tout simplement à cause d’un laxisme de gestion : <><>- absence de gestion pendant la période de vaches grasses 2000-2007 = =- manipulation des budgets et recours à des opérations biscornues : vente de biens immobiliers et leur relocation à prix fort = = - absence de mesures pour faire face au vieillissement de la population = = - absence de mesures préventives à l’approche de sept années de vaches maigres : constitution de réserves = = - crise financière suivie de la crise économique = = - entrée dans la période des vaches maigres : chute des recettes fiscales, hausse du chômage- recours massif aux prépensions = =- ... <><>Que faire ? <><>Le simpliste et traditionnel remède : augmentation de la fiscalité ! Les partis nous préparent à devoir « casquer ».<><> Premier stade : la musculation . Pas touche à ceci, pas touche à cela, faire payer les banquiers, les gros bonnets <><>Second stade : les pleureuses. Dramatisation, pleurnicheries, cris de détresse. Du sang et des larmes.<><>Troisième stade : la moulinette, le moulinage. Augmentation de la fiscalité, remise en question de l’âge de la pension, réduction et libéralisation des services publics, étranglement des petites entreprises dans tous les secteurs socio-économiques... <><>Le ton est déjà donné dans le secteur de l’enseignement avec les mesures annoncées par Marie-Dominique Simonet, CDH, Ministre de l’éducation : augmentation des prestations, réduction des frais de fonctionnement, mise au frigo de la rénovation des bâtiments scolaires... <><>Le ministre-président Rudy Demotte, PS, annonce des mesures restrictives, en vrac : mise au régime sec de l’ONE, de la Société régionale des Transports et d’autres institutions, limitation du Prêt Tremplin, suspension de la dotation au Fonds wallon du Logement social, prolongement de la taxe-redevance régionale, instauration d’une vignette routière, et d’autres mesures de restriction et d’autres encore... Une panoplie. <><>« Ils » nous diront pour mieux nous faire avaler leurs mixtures, leurs cogitations taxatoires, que ce ne sont que de pistes de réflexion, qu’ils donnent l’exemple en rabotant leurs dotations, leurs indemnités... Ce n’est pas l’avis de tout le monde ; Willy Borsu, chef du groupe M R au Parlement wallon – dans l’opposition, il est vrai – critique vertement la contribution à l’effort d’austérité réclamé à tous : « C’est inadmissible au regard des sacrifices que doivent consentir nos concitoyens ».<><>Ceinture pour tout le monde, particulièrement pour les... « petits », au rancart la « chasse aux nantis », comme disait naguère le président du parti socialiste, les « nantis » sont épargnés au rencard des « gros »... <><>Les sacrifices sont là : renchérissement du cout de la vie (écologie oblige), transmission des activités au marché (libéralisme oblige), entretoisement du modèle social, (assistanat oblige).<><>La Belgique sociale en état de coma végétatif.

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