09/10/2009

CHOIX DU MOUVEMENT REFORMATEUR : VIVRE ENSEMBLE...

Deux options , deux modèles de société se présentaient au M R : le multiculturalisme et l’interculturalisme. Il a choisi l’interculturalisme.<><>Un groupe de mandataires M R, sous la direction de Daniel Bacquelaine, explique son choix dans une carte blanche publiée dans le quotidien Le Soir du jeudi 1er octobre. <><>Le pourquoi du rejet du modèle multiculturaliste ? Deux raisons principales : = = - Il ne rencontre pas notre projet d’une société conçu comme un ensemble cohérent : on y revendique sa différence avant d’y revendiquer sa participation à un modèle commun. Il s’ensuit une accentuation des différences identitaires menant , in fine, au communautarisme, à une forme de « babélisation » du vivre ensemble, ainsi qu’à l’émergence de castes légales. = = - La parcellisation de la société et le « relativisme » culturel conduisent à des dérives qui sont la négation même des principes d’égalité et de libre choix.= =Le pourquoi du choix du modèle interculturaliste ? Trois raisons principales : <><>- Il fait prévaloir l’individu sur ses attaches culturelles, philosophiques ou religieuses : les droits et les devoirs du citoyen ne sont pas fonction de ses affinités ni de ses origines ethniques.= = - Il postule qu’une société ne peut se construire et favoriser au mieux l’intégration de tous que si les citoyens partagent un patrimoine commun de valeurs fondamentales, telles que le droit à la vie, la liberté de conscience, la démocratie, l’égalité de l’homme et de la femme ou encore la séparation des Eglises et de l’Etat. = =- La diversité des cultures sera valorisée par l’Etat pour autant que ces cultures s’inscrivent dans le respect des valeurs fondamentales. = = Le vouloir du M R est d’opter pour un pacte citoyen en vue de réussir l’intégration des cultures : un véritable « Vivre ensemble ». « C’est à l’aune de ce cadre normatif que nous prendrons une part active aux Assises de l’interculturalité, déclarent les signataires de la carte blanche. Nous y rappelleront que les politiques d’intégration ne peuvent s’accommoder de la négation des droits fondamentaux : l’application différenciée de ces droits n’est pas tolérable pour le M R. Nous défendrons nos propositions d’intégration par le travail, le logement ou l’éducation. Nous continuerons à promouvoir des politiques volontaristes afin de lutter contre toutes discriminations reposant sur des motifs raciaux ou sexuels ».

Les commentaires sont fermés.