12/10/2009

L'EXTENSION DE BRUXELLES... UNE UTOPIE ENTRETENUE ? ...

L’EXTENSION DE BRUXELLES … UNE UTOPIE ENTRETENUE ?...Une ville vit et grandit. S’opposer à son développement est contre nature. Une observation naturelle. <><>Une étude réalisée par les professeurs de l’UCL, Claire Dujardin, Isabelle Thomas et Henry Tulkens, fondée sur la base du recensement de 1991, actualisée sur la base des chiffres 2001, certifie que la Région bruxelloise, en toute logique économique, devrait s’étendre sur 31 communes, à savoir : outre les 19 communes actuelles, Beersel, Dilbeek, Grimbergen, Leeuw-St-Pierre, Zaventem, Drogenbos, Crainhem, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel, Wezembeek-Oppem et Waterloo. <><>L’objectif de l’étude portait sur la détermination par des critères impartiaux quelles sont les communes susceptibles de faire partie d’une entité bruxelloise « homogène ». <><>Dans les discussions communautaires, puisqu’il faut passer par là, par la volonté flamande d’imposer ses objectifs, les politiques francophones devraient avoir constamment ces chiffres en mémoire et cesser de reculer, de reculer toujours. Ne le constatons-nous pas avec BHV ? Au départ, ils juraient, tous, leurs grands dieux : « Pas de scission de BHV sans élargissement de Bruxelles », puis leur fermeté décroit : « Une scission de BHV est possible s’il y a un couloir ouvert vers la Wallonie », et mollit encore : « une scission judiciaire est admissible », et encore, et encore : « une scission contre la remise sur la table de la signature de convention-cadre de protection des minorités nationales ». La mollesse devient naïveté dans la prise en considération du troc flamand : « la scission contre l’instauration d’une circonscription électorale fédérale et la création d’une communauté urbaine autour de Bruxelles ». Des concessions réversibles, rediscutables… <><>L’aboutissement de ces concessions « subtiles » est la scission sans élargissement de la Région bruxelloise, sans la signature de la convention-cadre de protection des minorités nationales puisque la Flandre ne reconnaît pas de minorité linguistique sur son territoire. Une nouvelle trahison à la mode fouronnaise ! Le fruit mûrit, le fruit est mûr. <><>L’identité culturelle de 300 000 francophones de Flandre est ignorée, le français est abandonné sur l’autel de la lâcheté. <><>Bruxelles, ville flamande. Le drapeau flamand, seul, flottera au mat de l’Hôtel de Ville.

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