16/11/2009

LA "BONNE" GOUVERNANCE FLAMANDE...

LA « BONNE » GOUVERNANCE FLAMANDE…… s’effondre en lambeaux… Un chômage incontrôlé… Les suppressions d’emplois se multiplient par milliers dans le Nord du pays. Les pertes d’emplois tombent dans les secteurs de l’automobile - les syndicats évoquent le nombre de dix mille emplois directs et indirects perdus en cas de fermeture d’Opel-Anvers -, du textile, des transports - plus de mille emplois perdus chez DHL -, de la sidérurgie, de l’électronique. <><>Kris Peeters, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, ancien patron des patrons flamands, est moins arrogant ; il admet que la Flandre seule ne peut pas faire grand chose : « Ne soyons pas naïfs, le gouvernement ne peut pas faire grand chose pour influencer la décision de la direction de General Motors de fermer une de ses entreprises en Europe. Mais nous avons d’autres leviers d’action …». Mais la plate-forme d’innovation baptisée orgueilleusement « Flanders Drive », qui a pour objectif de renforcer la compétitivité du secteur de la construction automobile, ne décolle pas ! Elle fait long feu ! Et, Kris Peeters, dans une interview au journal économique De Tijd annonce que « le pire est à venir ». <><>Car la crise coûte et coûtera cher tout particulièrement à la Flandre. « Rien d’étonnant à cela…, analyse Etienne de Callatay, économiste, la désindustrialisation a été plus forte en Wallonie et s’est opérée dès la fin des années septante car les outils étaient moins compétitives dans le sud du pays. Le problème apparaît plus tard en Flandre à la faveur de cette crise… Mais la Flandre souffre du même syndrome que la Wallonie : tenter de préserver des activités déclinantes comme l’assemblage économique. Cette industrie est condamnée car elle est en surproduction en Europe occidentale et pâtit des coûts salariaux élevés ; on va assister à un glissement vers l’Europe de l’Est… ».<><>C’est ça la Flandre de la fin des années 2000, c’est la Wallonie de la fin des années septante. Elle ne peut rien : sa population est vieillissante ; son outil est obsolète ; son espace est restreint… Il n’y a pas de bonne ni de mauvaise gouvernance : il y a le fait économique, la loi du marché dans une économie libérale débridée. La Flandre n’a pas à nous donner des leçons…

14:52 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : syndicats, chomage, crise, flandre, etienne de callatay |  Facebook |

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