16/11/2009

LA WALLONIE A-T-ELLE INTERET A SEMAINTENIR DANS LE BENELUX ? ...

La réponse est catégoriquement « Non ». Le « non » est d’autant plus justifié que l’adossement du Benelux au Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie est un objectif du Mouvement flamand affiné pendant l’occupation allemande au cours des guerres mondiales de 1914-1918 et de 1939-1945 : une liaison directe de l’Allemagne avec le port d’Anvers, porte d’accès vers les hautes mers. Par ailleurs, la Wallonie, de langue française, sera « minorisée » dans un monde germanophone composé de la Flandre, des Pays-Bas et du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. <><>Un adossement à la France ? La réponse est « Oui ». La Wallonie, par son sillon Sambre et Meuse, peut être l’épine dorsale d’une zone économique florissante composée de la Région du Nord-Pas-de-Calais, du sillon Sambre et Meuse et du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avec sa puissante zone industrielle de la Ruhr, zone au sein de laquelle la langue française serait sur un pied d’égalité avec la langue allemande. <><>Il suffit à la Wallonie de renforcer ses dorsales ferroviaire, fluviale et autoroutière aux points de contact avec la zone industrielle rhénane et la zone fluviale à eaux profondes du Nord-Pas-de-Calais. Ses richesses et ses forêts apportent le complément. <><>Rappelons-nous, en 2006, Elio Di Rupo, à l’époque ministre-président de la Région wallonne disait : « La France est de très loin notre premier client avec quasi 35 % du total des exportations wallonnes. Notre intégration est du point de vue économique très avancée. On ne le dit pas assez ». <><>Nous sommes en 2009. Pourquoi Elio Di Rupo ne fait-il pas le point de l’intégration ? Prône-t-il et pourquoi l’intégration ? Questions que nous posons.

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