11/01/2010

LE SOCIALISME : UN IDEAL PHILOSOPHIQUE DESUET...

Elio Di Rupo, président du PS, réfute la caricature d’un socialisme bancal, accroché au passé, sans flamme, sans ardeur créative des années 30 à 60. Un socialisme embourgeoisé. + + En cette année du 125e anniversaire du Parti socialiste, Elio Di Rupo entend, dans une interview au quotidien Le Soir des 9 et 10 janvier 2010, lui redonner force et vigueur. Lui redonner foi. Et il invite les militants à se tourner vers l’avenir, à se forger une mentalité de combattants du futur + + Il fixe trois combats fondamentaux : = =1. Le social. Le combat numéro 1. « Nous serons toujours la formation politique qui reste aux côtés des plus vulnérables pour les aider à mener une existence la plus digne possible ». = =2. Le changement du mode de consommation. Consommer moins, mais consommer autrement. « Nous avons la capacité de contribuer à ce changement ». = = 3. La conquête de libertés : celles de s’éduquer, d’avoir accès à la culture, aux sciences, de voyager… « A un moment où les égoïsmes et le rejet de l’autre sont de plus en plus prononcés, c’est fondamental ». = =Une profession de foi renouvelée. Elio Di Rupo incite les citoyens « à retrouver le chemin de la coopération, de la solidarité. Je veux qu’on travaille sur les coopératives, l’économie sociale. Il n’y a aucune raison de laisser le système capitaliste se développer sans apporter une alternative… Dans le domaine de l’éthique, on doit travailler sur la douleur ; on n’imagine pas à quel point des gens souffrent, notamment après des actes chirurgicaux importants. Et puis, on est le parti de l’économie réelle ; là il faut changer les indicateurs : le produit intérieur brut ne suffit pas, il faut un indicateur du développement humain. On doit réfléchir sur la création et la répartition des richesses ». + +Et de stimuler les énergies : « Il faut redonner espoir aux jeunes. Il faut combattre ce pseudo-fatalisme qu’on veut nous imposer… Dans toutes les civilisations, après les difficultés, il y a toujours une relance. Il n’y a pas de fatalité. Le monde se construit en fonction de notre propre action… ». + + Dans une envolée idéaliste, Elio Di Rupo s’exclame : « Le socialisme, c’est un idéal philosophique et économique mais aussi un comportement. C’est de l’ardeur du cœur, une volonté d’agir… ».

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