25/01/2010

LA CRISE FINANCIERE SAUVERA-T-ELLE LA BELGIQUE ?

C’est la question que se pose André Libert, président du Rassemblement Wallon dans l’éditorial du périodique Wallon. André Libert y dénonce l’agressivité flamande à l’égard de la Communauté française et réaffirme la détermination du Rassemblement Wallon « à poursuivre le rassemblement des mouvances wallonnes pour aboutir en 2010, à partir de l’Union pour la Wallonie, à un parti « Wallons » unique afin d’assumer une meilleure défense des intérêts wallons et une solidarité efficace avec Bruxelles ». <><>Pour André Libert, « seuls des esprits égarés par leur belgitude peuvent croire au sauvetage de la Belgique ». Il se base sur la position flamande de désigner comme coupables de la Flandre : les Francophones, les Wallons, l’Etat belge quand il n’est pas dominé. Ecoutons André Libert, président du Rassemblement Wallon : = = = « Rappelons que la N-VA participe au gouvernement flamand, que Dehaene a refusé l’organisation des élections européennes dans sa commune (Vilvoorde, ndlr) où il bénéficie d’un appui bienveillant du Vlaams Belang, que la Flandre met en place l’inspection linguistique flamande des écoles francophones de la périphérie afin d’intégrer, c’est-à-dire d’assimiler, la jeunesse francophone. BHV n’est pas une querelle de village, de bac à sable, c’est le symbole de la liberté de 130 000 francophones que la Flandre veut phagocyter en amputant l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles et en établissant une frontière flamande. Rappelons qu’il ne demeure plus que 8 % de locuteurs flamands à Bruxelles et que la Flandre y a perdu 10 000 voix en 2009. Signalons aussi que l’aéroport de Bruxelles dit National, l’est en néerlandais. Les bourgmestres francophones de la périphérie ne sont toujours pas nommés (plus de trois ans après les élections d’octobre 2006, ndlr). Les Francophones s’y voient niés, bafoués : interdiction d’afficher en français, de vendre son bien à des Francophones ou Wallons ; interdiction de subventions, d’infrastructures culturelles et sportives. A Renaix (Ronse), les accords de bilinguisme sont honteusement rompus. Rappelons encore les ministères importants aux mains de la Flandre ainsi que notre représentation européenne sensée garantir les droits des minorités francophones. N’oublions pas la non-application de la convention sur le respect des minorités. La Flandre présente sans hésitation et régulièrement une cartographie avec Bruxelles intégrée, proche d’Anvers et la disparition de la Wallonie fondue dans la France. <><>En absorbant les Fourons, systématiquement flamandisés, la Flandre veut aussi contrôler la voie rhénane. Avec 60 % de citoyens, elle entend occuper le pouvoir ; ainsi, on note à l’armée une nomination d’un général francophone sur sept. Une flamande, Edmée De Groeve, avait été nommée par le PS à la tête de l’aéroport de Charleroi… ».

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