26/01/2010

FORUM DE DISCUSSION DE LA LIGUE WALLONNE DE LA REGION DE BRUXELLES...

OBJET : LE JARDIN BOTANIQUE NATIONAL A MEISE + + + Christian QUINET, par courriel - Si tu es loup, on te loue, si tu es mouton on te tond. Pour se calfeutrer volontiers entre leurs œillères, les Wallons ont les politiques qu’ils méritent, à savoir des élus soucieux de leur propre intérêt plutôt que du bien-être du citoyen. Quand Monsieur Grunchard écrit : « En conclusion, le dossier du Jardin botanique est exemplaire de l’inquiétante faiblesse ― ou du manque de vision, de courage, ou désintérêt ? ― des politiques francophones dans certains pans des négociations communautaires à faible enjeu électoral. », il a tout résumé le mal francophone en ayant évidemment – et hélas – raison. Face aux appétits flamands, les gestionnaires du sud se comportent trop souvent comme des marionnettes singeant la Commedia dell Arte et trop rarement comme les négociateurs fermes qu’ils devraient être. Cet état d’esprit n’est pas près de changer. <><> Pour un provincial wallon : « Bruxelles, c’est loin… » Comment réagit-on devant le récit de telles ignominies ?… 8 fois sur 10 en haussant les épaules parce que, individualisme et donc égoïsme aidant, on est bien peinard en province et c’est si facile de trouver « ces querelles linguistiques ridicules… » quand on n’en est pas au cœur et… en voulant ignorer que les répercutions nous atteignent de toute façon !... Il est vrai que, globalement, en dehors de la périphérie bruxelloise, le commun des mortels a de bonnes raisons d’affirmer qu’entre Flamands et Wallons, l’entente n’est pas si mauvaise. Mais justement, il y a Bruxelles et, dans un petit pays comme le nôtre, il est clair que les belgicains, dans leur aveuglement mystique, éprouvent une peur animale de voir l’Etat se diluer.<><> Quel Etat ?... Pas question de vaste enquête sociologique pour voir que, à leur insu parfois, pour beaucoup de francophones, la Belgique unitaire dont ils sont soucieux de préserver l’unité de papa – qui, concrètement, est déjà morte depuis longtemps – se résume à la Wallonie + Bruxelles, point. La capitale, c’est le gâteau que les deux communautés veulent manger, l’une – flamande – avec gourmandise – l’autre, francophone, avec trop de frugalité. Les Wallons se comportent comme les juifs de l’Allemagne des années trente : ils font le dos rond, se disent que « tout ça va passer, ils n’iront pas plus loin » alors que ça ne va pas passer comme ça et qu’ils iront aussi loin qu’on leur ouvrira la voie royale. Bien sûr, Dieu merci, nous ne risquons pas Dachau mais, devant une telle politique chamberlinoise, je puis comprendre que la Flandre, parfois, nous méprise et, c’est déshonorant pour celui qu’il vise : le mépris. <><> C’est la loi des animaux dominants et il est assez déconcertant de constater que, alors que nos ancêtres, dans une période moins évoluée, ont souvent traité le peuple flamand avec ledit mépris, aujourd’hui, dans une époque dite civilisée, dans une société dite émancipée, prétendument libérée de ses inhibitions, nos politiciens ont peur des Flamands ! C’est l’agneau de La Fontaine qui craint le loup qui va, d’autant plus volontiers, le bouffer.<><> Le Wallon est toujours en retard d’une guerre : il ne s’intéresse pas à la politique – c’est mal vu, m ’ pètit ! - mais si vous ne vous intéressez pas à la politique, celle-ci s’intéresse drôlement à vous car elle a besoin de vous pour goûter à l’assiette au beurre. […[Au risque de choquer certains, j’estime qu’il faut avoir le courage du confédéralisme qui permettrait à chaque communauté de s’affirmer librement dans toute sa plénitude et son identité, quitte à ce que les Wallons se serrent un peu plus la ceinture mais récupèrent ce qui est plus important que le bien-être pantouflard : leur fierté. Churchill a dû promettre pis que ça aux Anglais : du sang et des larmes pour mieux renaître ensuite dans toute leur dignité <><> Quant à Bruxelles, cette ville cosmopolite, centre de l’Europe et mondialement appréciée, elle ne peut que décider elle-même de sa destinée tout en restant la capitale de tous les Belges. Si elle doit être le symbole de l’union européenne, il serait assez grotesque qu’elle soit en même temps celui de la désunion de deux petites communautés. Que la loi autorise donc un référendum pour rendre aux Bruxellois le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et il est indubitable que les frustrations de la majorité francophone finiront. Mon option est radicale ? Sans doute mais sans crever l’abcès une bonne fois pour toutes, dans cent ans, nos descendants discuteront toujours des mêmes problèmes. Mon option est simple ? Oui, trop simple pour la classe politique, assurément, car, l’enjeu bruxellois, comme dit De Funès dans « La Folie des grandeurs » : « Mm… mais ça peut rapporter beaucoup de sous, tout ça !... » + + + P.S. : Participez au Forum de discussion de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles. Vos réflexions sont publiées dans son périodique mensuel (10 numéros par an) La Ligue Wallonne. Adhésion à la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles : 10 euros pour la Belgique, 25 euros pour l’étranger à verser au compte IBAN BE62 1450 5390 3161 – BIC GEBABEBB

16:24 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : de funes, churchill, enjeu, la fontaine, loup, agneau, mepris, mouton |  Facebook |

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