16/02/2010

LA CRISE 2008 : UNE CRISE SOCIALE...

Une « remise en ordre », une adaptation du capitalisme à l’évolution de la technologie ? Il est permis de s’interroger et d’interpeller ceux qui nous gouvernent. <><>« La Belgique va mieux, mais il n’y aura pas de création d’emplois avant 2011 », titre Le Soir à la une de son quotidien du week-end des 13 et 14 février 2010. <><>Le Bureau du Plan le dit : la crise frappe de plein fouet l’emploi. « Il faut s’attendre, annonce-t-il, à une réduction d’emploi de 46 100 unités pour 2010 ». Si on y ajoute la perte de 23 200 emplois en 2009, le monde du travail a été amputé de 69 300 emplois en deux ans. Des emplois humains définitivement perdus, remplacés par des emplois virtuels.<><>Au demeurant, l’indice Le Soir/Itinera de janvier 2010 poursuit sa plongée dans les abysses pour le quatrième mois de suite. Il s’affiche à – 11 points en janvier 2010 contre – 9 fin décembre 2009, par rapport à l’indice-référence au printemps 2007. La dégringolade est commentée par Ivan Van de Cloot, économiste en chef d’Itinera : « La situation sur le marché de travail reste très négative : l’indicateur subjectif concernant le chômage attendu reste à un niveau très critique. Cette situation pèse aussi sur la perception générale de la situation économique ». Non seulement les espérances d’une reprise de l’emploi s’éloignent, mais le pouvoir d’achat des gens s’érode. <><>« Un des effets de tout ceci est que les ménages belges ont tendance à reporter davantage les achats importants », souligne Ivan Van de Cloot, économiste de Itinera. Un des effets marquants de l’économie « libéralisée », de l’économie livrée au capitalisme ultralibéral. Le débridement des marchés ! <><>Au lieu du « Il faut un grand pacte social et de croissance », de Laurette Onkelinx, ministre des Affaires sociales, au lieu des « Il faut » des parlementaires de tous les partis politiques, qui ne sont que des effets de voix, de paroles d’illusionnistes, les citoyens d’en bas veulent du concret, un respect de leur personne, un partage 50/50 des fruits du travail, un retour et une extension de l’économie mixte, une alliance entre le privé et le public ! Utopie ! Car le drame, la grande misère, c’est la démesure des ego des politiciens qui a pour effet de neutraliser ceux-ci au niveau des réformettes. <><>Dans l’entretien que Laurette Onkelinx a eu avec le journaliste David Coppi du quotidien Le Soir, publié dans Le Soir des 13 et 14 février 2010, j’ai relevé 8 « il faut, il faudra » : « Il faudra que l’Europe tienne son rang » ; « Il faut agir plus fort » ; « Il faut attendre ces appels » ; « Faut-il essayer de le rencontrer ? » ; « Il faudra trouver des recettes » ; « Il faut oser cet élan » ; « Il faudra mettre un grand coup » ; « Il faut une grande stratégie »… La symbolique du « Il faut, il faut »… <><>Concluons par un double « Il faut » : Il faut du concret immédiatement au lieu du lancement d’un mirage ; il faut prendre la démarche de Laurette Onkelinx comme l’Etoile du Berger.

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