24/03/2010

PHARMA.BE : DE LA CLARTE POUR LES PATIENTS

COMMUNIQUE TRANSMIS PAR BELGA MEDIA SUPPORT + + +De la clarté pour les patients + + +Afin de contrôler les dépenses de l’assurance-maladie pour les médicaments, le gouvernement exige des médecins la réalisation d’un pourcentage minimum de « prescriptions moins chères ». Parmi celles-ci sont également reprises les prescriptions sous le nom de la substance active, en dénomination commune internationale (DCI). La prescription en DCI permet au médecin de confier « au pharmacien l’exécution de sa prescription, tout en tenant compte des besoins des patients en matière de continuité du traitement, de prix et de disponibilité ». (Site de l’INAMI consulté le 19 mars 2010). + + +Jusqu’ici, la prescription en DCI est restée faible en pratique (3,8% du nombre des boîtes). Par contre, la politique de la prescription moins chère a pu progresser grâce à la contribution des firmes pharmaceutiques de recherche qui ont diminué le prix de leurs médicaments originaux arrivés à l’échéance du brevet, ce qui permet aux médecins et aux patients de continuer le traitement avec le médicament connu, tout en garantissant les économies voulues pour l’assurance-maladie. + + + L’Agence Fédérale des Médicaments et des produits de Santé (AFMPS) a communiqué ce jour un document concernant le futur de la prescription électronique en DCI. Il s’agit ni plus ni moins d’utiliser les logiciels informatiques pour guider la prescription médicale. + + + Ce document, à l’étude depuis 2007, n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les médecins ni avec les industriels de la recherche pharmaceutique. Or, ceux-ci devraient être les premières personnes concernées étant donné qu’il s’agit de leurs prescriptions et de leurs produits. + + +Un système de prescription en DCI renforcé va évidemment jouer un rôle essentiel dans la confiance des malades vis -à-vis des médecins et des pharmaciens qu’ils verront à l’œuvre derrière leurs écrans. Comment sauront-ils qui est leur premier interlocuteur pour le traitement, leur premier conseiller en cas de problème ? Alors que dans tous les domaines les citoyens demandent plus de transparence et de clarté sur qui fait quoi, la prescription en DCI risque de brouiller les rôles respectifs du pharmacien et du médecin aux yeux du patient et donc de nuire à l’observance thérapeutique. Un patient qui commence à douter de son traitement n’y adhère plus, avec toutes les conséquences pour la santé publique et les dépenses de l’assurance maladie. Il ne faudrait pas que le souci, légitime, de la prescription moins chère, se fasse au prix d’une moindre transparence sur le rôle du fabricant du médicament d’une part, particulièrement de l’innovateur, et sur les rôles respectifs du médecin et du pharmacien d’autre part. + + +De plus, la dissociation entre la substance active et le médicament supprime toute transparence sur un processus particulièrement délicat engageant la responsabilité du fabricant et de la marque associée à son nom. Or, la marque d’une firme pharmaceutique la désigne clairement comme responsable de la transformation d’une substance active en médicament utile, avec la qualité, la fiabilité et le respect des règles de production que cette tâche implique. En outre, la marque s’attache à l’excellence en matière d’innovation et de créativité pour répondre aux besoins des malades. Enfin, la marque signe aussi la reconnaissance du sérieux du fabricant dans la manière dont il remplit sa mission dans la société, exprime sa réputation et participe ainsi à la construction de la confiance des malades, ce qui renforce l’adhérence au traitement. + + +On nous dit que la note proposée aujourd’hui a été préparée pendant 3 ans. Quelle est l’explication du manque total de consultation de la profession médicale et de l’industrie pharmaceutique ? + + +pharma.be ne cesse de se profiler comme partenaire des autres acteurs de l’assurance-maladie, e.a. le gouvernement, la Ministre et les mutuelles. Est-ce que ces responsables sont certains qu’ils annoncent aujourd’hui un système qui marquera un progrès pour la santé publique, et qui renforcera la collaboration – dans les circonstances difficiles que nous traversons – de tous les partenaires des soins de santé ? Nous avons besoin d’un fédéralisme de coopération dans l ‘assurance maladie, et le fait accompli n’est pas une attitude qui inspire confiance.+ + +Ce manque de concertation marque une rupture désolante avec une politique de respect mutuel amorcée depuis 2001 entre les ministres de tutelle de l’assurance-maladie et l’industrie pharmaceutique de recherche. Tout en le regrettant, pharma.be reste disponible pour que le dialogue soit renoué entre TOUS les partenaires de notre assurance-maladie pour que les malades puissent continuer à bénéficier des prescriptions dont ils ont besoin.

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