08/04/2010

PEUT-ON DOUTER DE L'IMPARTIALITE DE JEAN-LUC DEHAENE ?

PEUT-ON DOUTER DE L’IMPARTIALITE DE JEAN-LUC DEHAENE ?« Au cours de l’émission de la VRT, télévision flamande, du dimanche 4 avril 2010, rapporte le quotidien Le Soir du 7 avril, il a été révélé que des communes flamandes bordant la capitale (Vilvorde, Gooik, Overijse…) engageaient (en douce, verbalement) les entrepreneurs à vendre leurs logements à des néerlandophones ». <><>On devait s’en douter. Mais, plus ahurissante est la déclaration faite le mardi 6 avril 2010 par l’échevin de Vilvorde, Hans Bonte, député SP.A, affirmant que ces pratiques existaient à Vilvorde depuis longtemps. « Je n’ai jamais connu autre chose et je suis échevin depuis dix ans déjà ». C’est-à-dire à l’époque où Jean-Luc Dehaene était bourgmestre de Vilvorde ! <><>Tout le monde politique devait le savoir. Et tout le monde s’est tu. Tout le monde complice de l’application de pratiques illégales informelles. Cela se pratiquait oralement. Ce que nous ne pouvons comprendre, c’est la désignation de Jean-Luc Dehaene par le Palais royal « à une fonction de neutralisation du terrain communautaire », un champ qu’il a lui-même miné ! <><>Alors, serait-il permis de se poser la question : Quel crédit peut-on avoir en Jean-Luc Dehaene pour l’élaboration d’une « vraie et équitable solution » au dossier BHV ? « On trouvera bien quelque chose », affirme un parlementaire CD&Vlaams ». Evidemment, on fait tout avaler aux Francophones en échange de promesses (jamais tenues) ! Le coup de la réforme de 1988, négociée par Jean-Luc Dehaene (CD&Vlaams) et Philippe Moureaux (PS), pourrait bien se répéter : « Un refinancement (pas de trop) de Bruxelles et l’entrée du PS au gouvernement fédéral contre le transfert du Fédéral aux Régions de compétences touchant à la vie communale ». Pour ce coup-ci, ce serait le maintien du PS au gouvernement fédéral.<><>La Périphérie, pour le PS, ne compte pas ! Electoralement, elle ne lui rapporte presque rien, comme les Fourons dans le passé ! Alors, il adopte une position qui flatte : « Verser de l’huile sur le feu communautaire n’est pas notre marque de fabrique, répète Rudy Demotte, mais notre détermination reste forte ». Et l’on charge Olivier Maingain à qui on prête une comparaison indécente avec l’occupation nazie dans ses propos face au refus flamand de nommer trois bourgmestres francophones légalement élus.<><>Entendez-vous une voix PS qui réclame une sanction contre les bourgmestres de Overijse, Gooik et Vilvorde qui ont déclaré avoir conclu des accords (informels) avec des promoteurs immobiliers pour que les nouveaux logements soient exclusivement vendus à des Flamands ? Pourtant, Marino Keulen, Open VLD, l’ancien ministre flamand de l’Intérieur, qui a refusé de nommer les trois bourgmestres francophones de Craainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, a reconnu le caractère illégal de ces accords (oraux). <><>La FGTB bruxelloise prépare déjà le terrain du lâchage de la périphérie et de la scission de BHV ; elle demande un (re)refinancement (moins que juste) de Bruxelles en brandissant le spectre de la faillite de la Région de Bruxelles-Capitale ! Joëlle Milquet, CDH, ministre fédéral de l’Emploi, au nom du gouvernement fédéral, lui emboite le pas ; elle demande que les financements dévolus aux chômeurs à Bruxelles soient structurels « car il y a problème » souligne-t-elle. <><>La résignation s’installe.

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