28/04/2010

FORUM - SUJET DE REFLEXION : LE FRONT FRANCOPHONE

Robert FRANCKSON, par courriel - Il n'est jamais inutile de rappeler l'Histoire aux citoyens, dont la mémoire est souvent courte ... Il serait encore plus utile de montrer le chemin parcouru par les Flamands depuis le tracé de la frontière linguistique, et dont le présent épisode constitue la dernière touche, afin de dévoiler cette stratégie de flamandisation, invariable depuis le premier jour.Ce qui me préoccupe le plus actuellement, c'est le ton général des médias francophones. J'avais déjà eu l'occasion d'écrire ce qui suit sur un forum : <><>En fait, la plupart des journalistes et de la classe politique francophones sont toujours prêts à tout pour "sauver" la/leur Belgique. Logique ! En cas d'éclatement, coté flamand, pas grand chose ne change : les mêmes politiciens sont élus et les mêmes journaux gardent les mêmes lecteurs. Par contre, pour les (contribuables) Wallons, le rattachement à la France parait la meilleure (la seule ?) option, notamment sur le plan économique. MAIS, pauvres journalistes et politiciens, quelle rude compétition. Combien de journaux rachetés avec compressions de personnel ? Et la RTBF, deviendrait-elle une simple antenne locale style Nord-Pas de Calais ? Sans compter les petits copains casés dans ces innombrables "fromages" contre productifs ! Quel sort pour ces fidèles affidés ? <><>Il faut bien le reconnaitre, la recherche et la défense de son steak constitue la motivation première de l'être humain (nonobstant les protestations indignées de certains patriotes larmoyants).<><>Ces médias constituent une véritable 5e colonne, persuadant les citoyens francophones qu'il faudrait plutôt s'occuper des "vrais" problèmes et rediffusant les interviews conformes de ceux-ci en créant un effet "boule de neige". Ce faisant, ils fragilisent encore plus les politiciens francophones (qui ont peur d'un désaveu de leur électorat) dans les négociations, et, in fine, contribuent ainsi involontairement à la dislocation de la Belgique et à la paupérisation de la Belgique francophone. Pour un peu, ça en deviendrait drôle ... <><>Ce qui précède illustre le fait que quand une structure étatique se crée, il y a ceux qui Y vivent et ceux qui EN vivent. Et leurs intérêts ne sont pas forcément les mêmes. Encore faut-il le faire comprendre aux premiers ++++* Roger MOREAU, par courriel - Le rappel de l'évolution du front francophone montre bien que nous avons de quoi être inquiets : chaque fois, les Flamands ont réussi à avancer en tout ou en partie dans leurs revendications... Les politiciens francophones cédant pour du fric ou des "trucs déjà acquis et bétonnés" devant être bétonnés dans la Constitution avant d'être à nouveau remis en question, l'encre des accords n'étant pas encore séchée... ++ La seule solution : élargissement de Bruxelles et divorce... ++++* Brigitte TOUT, par courriel - J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rappel des positions francophones sur le sujet de l'arrondissement BHV. L'actualité nous renvoie à ce douloureux sujet malheureusement. Vous comprendrez, qu'étant Française, je sois réservée. La politique belge ne relève que des Belges eux-mêmes. Vivant à Bruxelles depuis presque 25 ans, je m'intéresse naturellement beaucoup à la crise qui oppose de plus en plus ouvertement Flamands et Francophones. La solution de ce problème ne m'apparaît pas évident et les différents scénarios lus dans la presse ou entendus et vus à la radio ou à la TV ne m'ont pas vraiment convaincue. = = Je suis donc bien embêtée pour vous répondre. = = Je suis toutefois très intéressée à continuer de recevoir vos informations.

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