28/04/2010

LA MAISON BELGIQUE...

… s’écroule ! L’assaut final à la Maison Belgique a été donné en 2005. Les partis démocratiques flamands se sont positionnés. A cette époque, Yves Leterme, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, a relancé le brulot communautaire de la Sécurité sociale. La Flandre, unanime, l’a suivi.<><>La position des Flamands est sans concession. C’est : = = - scinder BHV, point final = = - non à des compensations = = - non à l’élargissement de Bruxelles = = - non à un couloir entre Bruxelles et la Wallonie = =- non à la nomination des maïeurs de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem = = - non à une extension des pouvoirs de la Communauté française en périphérie = = - oui à la reflamandisation de Bruxelles = = - oui à une Belgique plus flamande = =Le CD&Vlaams, en cartel avec la N-VA à l’époque, prend une position très tranchée en matière constitutionnelle ; il exige que les revendications flamandes soient rencontrées. Et veut une Constitution confédérale. <><>L’Open VLD propose, toutefois, le dialogue ouvert et suggère le renforcement de la Maison Belgique par une refédéralisation de certaines compétences et une transformation d’une partie de sénateurs en élus d’une circonscription belge unique. Guy Verhofstadt, Open VLD, Premier ministre, suggère une révision des mécanismes de financement, une mise à contribution des entités fédérées et une analyse de la dette publique. L’Open VLD paiera très cher cet assouplissement de la position flamande aux élections de 2007 ; il reviendra à une ligne dure.<><>Le SP.A revendique la régionalisation de l’emploi ; il se met un peu en retrait sur le plan communautaire. Il se radicalisera, par la suite, en s’alliant à Spirit. Mais il ne pourra éviter la débâcle en 2007.<><>Au fil des jours, nous visiterons les partis flamands : leurs visées, leur territorialisme, leur nationalisme, dans la continuité de la « pensée flamande » cadrée pendant l’occupation allemande de 1914-1918, avec l’appui de la Chancellerie allemande, connue sous le nom de « Flamen politik », nom d’un cercle gantois qui lui donne une structure. Nous alternerons avec les partis francophones. Nous visiterons leur ambigüité, leur individualisme.

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