30.04.2010

L'HISTOIRE DE LA BELGIQUE : UNE INCROYABLE MANIPULATION MENTALE...

Les Flamands sont dans leur logique teutonne têtue et butée ...<><>Mais la perversion mentale des Frunkeupheunes colonisés, trudalisés est plus aberrante encore !<><>C'est la "logique" des Wallons TSF ("Tout Sauf Français") ... dont un, José Fontaine, sévit sur Vigile !<><>Son dernier article, toujours plus à côté de la plaque, est tellement "compréhensif" vis-à-vis des Flamands qu'il leur abandonne la région de Bruxelles ... sans exiger de référendum pour connaître la volonté des populations ! Il y a tout de même un "léger" problème ...<><>Note pour les Québécois : on ne peut comparer Bruxelles et Montréal sans connaître l'arrière-plan historique.<><>L'anglais gagne du terrain à Montréal dans un contexte de rapport de force écrasant en faveur des Anglophones sur le continent nord-américain.Mais le plus fort est qu'en "Belgique", les Bas-Allemands (Flamands) sont également "majoritaires" ... simplement à cause du découpage archi-artificiel du pays par la Sainte-Alliance, et d'abord par l'Angleterre, après Waterloo. <><>Les Wallons ne sont que des Français empêchés (voir articles joints). Quant à Bruxelles, c'est une ville qui ne s'est développée que dans la perspective d'une "Bourgogne" anti-française, alliée à l'Angleterre comme au temps de Jeanne d'Arc ! Cette ville a toujours, sauf à de rares moments (Louis XIV, Révolution, Napoléon) été aux mains de dynasties anti-françaises ! Elle s'est nourrie d'apports divers, mais n'a rien à voir, directement, avec la Flandre ni avec la Wallonie ! Ni la France, ni la Wallonie, ne sont en aucune manière "responsables" (sic !!! ) d'une "francisation" que les Flamands reprochent aujourd'hui aux Frunkeupheunes de Belgique avec une hargne incroyable ! <><>Il faut comprendre que l'histoire de la "Belgique" est celle d'une incroyable manipulation mentale ... <><>Comme le dit P.-R.-Mélon, si l'Angleterre avait gardé l'Armagnac, de son empire colonial médiéval en France, on trouverait aujourd'hui toutes sortes de sycophantes pour expliquer que "l'Armagnac, ce n'est pas tout à fait la France" ... et peut-être trouveraient-ils à s'exprimer jusque dans "Vigile" ! ...<><>Le problème de fond est que, depuis le Traité de Paris de 1763 et Waterloo (1815), ce sont les Saxons (Anglo- et Continentaux - Allemands et Bas-Allemands, Flamands) qui se partagent le monde, et qui décrètent la "vérité" historique. Et qu'il est grand temps, pour les Français et Francophones, alors que d'autres acteurs relèvent la tête (Chine, Inde, Brésil ...) de reprendre possession de leur propre Histoire ...

FORUM : LE TON GENERAL DES MEDIAS FRANCOPHONES...

Le patriotisme est un concept développé par la classe dirigeante pour que le peuple se tienne tranquille pendant qu’elle le baise. Illustration : le ton général des médias francophones. En fait, la plupart des journalistes et de la classe politique francophones sont toujours prêts à tout pour "sauver" la/leur Belgique. Logique! En cas d'éclatement, coté flamand, pas grand chose ne change : les mêmes politiciens sont élus et les mêmes journaux gardent les mêmes lecteurs. Par contre, pour les (contribuables) Wallons, le rattachement à la France parait à terme la meilleure (la seule?) option, notamment sur le plan économique. MAIS, pauvres journalistes et politiciens, quelle rude compétition. Combien de journaux rachetés avec compressions de personnel ? Et la RTBF, deviendrait-elle une simple antenne locale style Nord-Pas de Calais ? Sans compter les petits copains casés dans ces innombrables "fromages" contre productifs ! Quel sort pour ces fidèles affidés? Il faut bien le reconnaitre, la recherche et la défense de son steak constitue la préoccupation première de l'être humain (nonobstant les protestations indignées de certains patriotes larmoyants). Ces média, persuadant les citoyens francophones qu'il faudrait plutôt s'occuper des "vrais" problèmes et rediffusant les interviews conformes de ceux-ci en créant un effet "boule de neige". Ce faisant, ils fragilisent encore plus les politiciens francophones (qui ont peur d'un désaveu de leur électorat) dans les négociations, et, in fine, contribuent ainsi involontairement à la dislocation de la Belgique et à la paupérisation de la Belgique francophone. Pour un peu, ça en deviendrait drôle .... Quand une structure étatique se crée, il y a ceux qui Y vivent et ceux qui EN vivent. Et leurs intérêts ne sont pas forcément les mêmes. Encore faut-il le faire comprendre aux premiers ...Robert FRANCKSON, par courriel

28.04.2010

FORUM - SUJET DE REFLEXION : LE FRONT FRANCOPHONE

Robert FRANCKSON, par courriel - Il n'est jamais inutile de rappeler l'Histoire aux citoyens, dont la mémoire est souvent courte ... Il serait encore plus utile de montrer le chemin parcouru par les Flamands depuis le tracé de la frontière linguistique, et dont le présent épisode constitue la dernière touche, afin de dévoiler cette stratégie de flamandisation, invariable depuis le premier jour.Ce qui me préoccupe le plus actuellement, c'est le ton général des médias francophones. J'avais déjà eu l'occasion d'écrire ce qui suit sur un forum : <><>En fait, la plupart des journalistes et de la classe politique francophones sont toujours prêts à tout pour "sauver" la/leur Belgique. Logique ! En cas d'éclatement, coté flamand, pas grand chose ne change : les mêmes politiciens sont élus et les mêmes journaux gardent les mêmes lecteurs. Par contre, pour les (contribuables) Wallons, le rattachement à la France parait la meilleure (la seule ?) option, notamment sur le plan économique. MAIS, pauvres journalistes et politiciens, quelle rude compétition. Combien de journaux rachetés avec compressions de personnel ? Et la RTBF, deviendrait-elle une simple antenne locale style Nord-Pas de Calais ? Sans compter les petits copains casés dans ces innombrables "fromages" contre productifs ! Quel sort pour ces fidèles affidés ? <><>Il faut bien le reconnaitre, la recherche et la défense de son steak constitue la motivation première de l'être humain (nonobstant les protestations indignées de certains patriotes larmoyants).<><>Ces médias constituent une véritable 5e colonne, persuadant les citoyens francophones qu'il faudrait plutôt s'occuper des "vrais" problèmes et rediffusant les interviews conformes de ceux-ci en créant un effet "boule de neige". Ce faisant, ils fragilisent encore plus les politiciens francophones (qui ont peur d'un désaveu de leur électorat) dans les négociations, et, in fine, contribuent ainsi involontairement à la dislocation de la Belgique et à la paupérisation de la Belgique francophone. Pour un peu, ça en deviendrait drôle ... <><>Ce qui précède illustre le fait que quand une structure étatique se crée, il y a ceux qui Y vivent et ceux qui EN vivent. Et leurs intérêts ne sont pas forcément les mêmes. Encore faut-il le faire comprendre aux premiers ++++* Roger MOREAU, par courriel - Le rappel de l'évolution du front francophone montre bien que nous avons de quoi être inquiets : chaque fois, les Flamands ont réussi à avancer en tout ou en partie dans leurs revendications... Les politiciens francophones cédant pour du fric ou des "trucs déjà acquis et bétonnés" devant être bétonnés dans la Constitution avant d'être à nouveau remis en question, l'encre des accords n'étant pas encore séchée... ++ La seule solution : élargissement de Bruxelles et divorce... ++++* Brigitte TOUT, par courriel - J'ai lu avec beaucoup d'intérêt le rappel des positions francophones sur le sujet de l'arrondissement BHV. L'actualité nous renvoie à ce douloureux sujet malheureusement. Vous comprendrez, qu'étant Française, je sois réservée. La politique belge ne relève que des Belges eux-mêmes. Vivant à Bruxelles depuis presque 25 ans, je m'intéresse naturellement beaucoup à la crise qui oppose de plus en plus ouvertement Flamands et Francophones. La solution de ce problème ne m'apparaît pas évident et les différents scénarios lus dans la presse ou entendus et vus à la radio ou à la TV ne m'ont pas vraiment convaincue. = = Je suis donc bien embêtée pour vous répondre. = = Je suis toutefois très intéressée à continuer de recevoir vos informations.

LE PRIX GOOD DESIGN AWARD

COMMUNIQUE DE PRESSE TRANSMIS PAR BELGA MEDIA SUPPORT + + +Le prix « Good Design Award » décerné à un scarificateur VIKING + +Alors que la saison du jardinage n'a pas encore commencé, le fabricant d'outils de jardin VIKING de Langkampfen/Kufstein, en Autriche, peut dès aujourd’hui se féliciter d’avoir remporté un prix. Avec son scarificateur électrique LE 540 , VIKING a remporté le plus ancien prix de design de renom international : le « Good Design Award ». + + Ce prix de design est décerné chaque année depuis 1950 par le « Chicago Athenaeum » qui se compose du musée de l’architecture et du design et du centre européen d’architecture, de design d’art et d’urbanisme.+ + Un scarificateur permet d’éliminer durablement la mousse, le feutre du gazon et les mauvaises herbes et veille à la bonne aération du sol. L’eau, l’air et les nutriments peuvent à nouveau atteindre facilement les racines, le gazon devient plus résistant et également plus beau.+ + Environ 3000 candidatures issues de près de 40 pays sont reçues chaque année pour les Good Design Awards. 70 experts en design renommés désignent les gagnants dans le cadre d’une évaluation standardisée, en plusieurs étapes. L’innovation, la forme, le fonctionnement, le matériau, la construction, le concept, la fonctionnalité et l’aspect des produits sont les principaux critères pris en compte. Le scarificateur de VIKING a su taper dans le mille. + +En plus d’avoir gagné le prix international du design parmi des concurrents comptant des entreprises comme la NASA, Apple ou BMW, VIKING peut aussi se féliciter du succès du lancement sur le marché du scarificateur 2009.

LETTRE OUVERTE DE L'UNION DES FRANCOPHONES, UF

Monsieur le Ministre d’Etat et Médiateur royal,= = =Depuis de nombreuses années, notre cartel, l’Union des Francophones (UF) a déposé des listes électorales dans les communes de la large Périphérie bruxelloise, à la Province du Brabant flamand et à la Région flamande. = =Un député flamand, six conseillers provinciaux et quelque 130 conseillers communaux et de CPAS relaient donc les attentes et défendent les intérêts des quelque 166.000 francophones de la Périphérie dans les assemblées correspondant à ces 3 niveaux et, dans certaines communes, aussi dans les Collèges des bourgmestre et échevins. = =Le Bureau de l’UF regroupe des membres du MR-LB ; du MR-FDF ; du PS et du CDH, ainsi que quelques indépendants. Nous sommes donc bien représentatifs d’une frange importante et significative de la population qui vit dans l’arrondissement de BHV et c’est à ce titre que nous vous adressons le courrier joint dont copie a été adressée aux présidents régionaux et fédéraux de nos partis respectifs. = =Vous noterez nos deux principales revendications : = = = l’élargissement de la région centrale à une large Périphérie de Bruxelles et la ratification de la Convention-cadre européenne qui organise la protection des minorités nationales = = = revendications qui sont celles des premiers concernés. A ce titre nous sommes donc à votre disposition pour vous rencontrer dans le cadre de votre mission et à votre meilleure convenance.= = =Vous souhaitant bonnes réception et lecture de ce dossier, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Médiateur royal, l’expression de nos salutations distinguées. +++Pour le Bureau UF = = Michel Dandoy ==Pour tout contact : 0475/351 598

AUX URNES CITOYENNES, CITOYENS...

La Flandre le veut ! Les Francophones ne peuvent que s’incliner devant le poids de la majorité parlementaire flamande : 88 députés flamands contre 62 députés francophones, majorité figée par la suppression du recensement linguistique de la population belge exigée par la Flandre. Et la Flandre impose maintenant la loi du nombre dans la gouvernance de la Belgique .+ + Quelle Belgique sortira-t-elle des urnes ? Une Belgique aux couleurs confédérales : un « fédéralisme responsable » initié par Yves Leterme, CD&Vlaams, au cours de sa présidence de la Région flamande de 2004 à 2007. C’est-à-dire plus de compétences aux Régions, particulièrement la régionalisation de la Sécurité sociale, la fixation définitive des frontières linguistiques, la cogestion flamando-wallonne de Bruxelles, la sujétion de la Wallonie...+ +La sonnette d’alarme brandie par les Francophones ne changera en rien la volonté flamande expansionniste… Le rouleur compresseur flamand est mis en route. + +C’est trop tard que les votes de rattachement de Linkebeek et de Crainhem à Bruxelles surviennent ! + + L’indignation d’Albert Frère, homme d’affaires, dans les colonnes du quotidien Le Soir du mercredi 28 avril 2010, n’influencera en rien la détermination flamande ; car pour les Flamands, l’unité de la Belgique, c’est une Belgique unilingue flamande ! + +Le CD&Vlaams le proclame « sans pudeur ». Tony Van Parijs, CD&Vlaams, ex-ministre de la Justice le dit tout net : « Le modèle fédéral ne fonctionne plus… IL FAUT s’arranger pour que, sous la prochaine législature, il y ait un nouveau modèle de gestion du pays… ». Eric Van Rompuy, CD&Vlaams, député flamand, frère de Herman Van Rompuy, ancien Premier ministre, président du Conseil de l’Europe, est clair ; il appuie la déclaration du sénateur Tony Van Parijs et menace : « La structure belge ne fonctionne plus. Il n’y a plus de dialogue. IL FAUT une plus grande autonomie des entités fédérales. Vous ne réalisez pas la volonté des Flamands de réformer cet Etat ? Si vous ne voulez pas, vous n’aurez plus d’Etat ! Et il en est proche… ». Michel Doomst, CD&Vlaams, bourgmestre de Gooik, est catégorique : « Les deux Communautés ne s’entendent plus. Nous avions une maison à deux chambres, avec une porte communicante. Mais la porte ne s’ouvre plus… ». Hendrik Bogaert, CD&Vlaams, bourgmestre de Vilvoorde (Vilvorde), commune de Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, ancien bourgmestre de Vilvorde, ancien Premier ministre, ex-médiateur/démineur, député européen, dit carrément : Nous ne voulons plus être sympa ! ». Une claque bien nette ! + + Demain, nous nous réveillerons Flamands ! + + Que nous reste-t-il à exprimer dans les urnes ? Le « pouvoir des sans pouvoirs ». Le pouvoir du respect ! Notre pouvoir. + + + +NOTRE MESSAGE : Soyez un ambassadeur, une ambassadrice de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles ! Invitez vos connaissances à visiter régulièrement son blogue, à la soutenir dans son combat pour le respect de la langue et de la culture françaises, à lui apporter un soutien financier (participation annuelle : 10 euros) à verser à son compte BE62 1450 5390 3161 – GEBABEBB, avenue Victor Gilsoul 70, 1200 Bruxelles.

LA MAISON BELGIQUE...

… s’écroule ! L’assaut final à la Maison Belgique a été donné en 2005. Les partis démocratiques flamands se sont positionnés. A cette époque, Yves Leterme, CD&Vlaams, ministre-président de la Région flamande, a relancé le brulot communautaire de la Sécurité sociale. La Flandre, unanime, l’a suivi.<><>La position des Flamands est sans concession. C’est : = = - scinder BHV, point final = = - non à des compensations = = - non à l’élargissement de Bruxelles = = - non à un couloir entre Bruxelles et la Wallonie = =- non à la nomination des maïeurs de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem = = - non à une extension des pouvoirs de la Communauté française en périphérie = = - oui à la reflamandisation de Bruxelles = = - oui à une Belgique plus flamande = =Le CD&Vlaams, en cartel avec la N-VA à l’époque, prend une position très tranchée en matière constitutionnelle ; il exige que les revendications flamandes soient rencontrées. Et veut une Constitution confédérale. <><>L’Open VLD propose, toutefois, le dialogue ouvert et suggère le renforcement de la Maison Belgique par une refédéralisation de certaines compétences et une transformation d’une partie de sénateurs en élus d’une circonscription belge unique. Guy Verhofstadt, Open VLD, Premier ministre, suggère une révision des mécanismes de financement, une mise à contribution des entités fédérées et une analyse de la dette publique. L’Open VLD paiera très cher cet assouplissement de la position flamande aux élections de 2007 ; il reviendra à une ligne dure.<><>Le SP.A revendique la régionalisation de l’emploi ; il se met un peu en retrait sur le plan communautaire. Il se radicalisera, par la suite, en s’alliant à Spirit. Mais il ne pourra éviter la débâcle en 2007.<><>Au fil des jours, nous visiterons les partis flamands : leurs visées, leur territorialisme, leur nationalisme, dans la continuité de la « pensée flamande » cadrée pendant l’occupation allemande de 1914-1918, avec l’appui de la Chancellerie allemande, connue sous le nom de « Flamen politik », nom d’un cercle gantois qui lui donne une structure. Nous alternerons avec les partis francophones. Nous visiterons leur ambigüité, leur individualisme.

27.04.2010

DECLARATIONS D'APRES LA DEMISSION DU GOUVERNEMENT : LE CULTE DU "IL FAUT"

Elio DI RUPO, président du PS, sévère : « Inacceptable ! Franchement le calcul des libéraux flamands est purement électoral… On détériore le climat économique. C’est inimaginable ! … IL FAUT faire le « maximum maximorum » pour éviter des élections anticipées… ». <><>Didier REYNDERS, président du MR, dubitatif : « Je suis préoccupé par la volonté, du côté flamand de sans arrêt prendre des décisions unilatérales. Pour notre part, nous ne voulons plus être constamment menacés…Selon moi, un moment va venir où se posera la question de savoir comment on peut travailler ensemble mais aussi comment on peut se faire respecter. Nous sommes ouverts mais IL FAUT une ouverture de l’autre côté… ». <><>Joëlle MILQUET, présidente du CDH, furibonde : « Je suis folle furieuse ! Les libéraux flamands ont posé un choix purement particratique, électoraliste et de marketing. L’objectif était de se poser comme le meilleur flamand… Mais je dois insister sur ceci : les quatre présidents de partis francophones autour de la table ont été constructifs et avaient, tous, la volonté de négocier… Nous voulons un projet fédéral, une Belgique basée sur la coordination et pas la compétition. Voilà notre projet. IL FAUT effectivement voir si l’autre a une volonté similaire… ». <><>Michel JAVAUX, coprésident de Ecolo, inquiet : « J’ai un terrible sentiment de gâchis… Le problème, c’est que je ne vois pas où est le plan B et mon inquiétude est grande… Le communautaire, ce n’est pas notre terrain mais on a tout de même est qu’il FALLAIT aller à la table des négociations… Je pense que les gens peuvent comprendre que nous avons des sensibilités différentes mais que nous sommes aussi le dernier parti à garder des contacts entre nous ( avec Groen, les Verts flamands, ndlr). IL FAUT pouvoir se mettre dans la peau de son interlocuteur et essayer de comprendre son point de vue… ».Avec Sarah TURINE, co-présidente de Ecolo, affirmatifs : « IL FAUT désormais tout faire pour arrêter de nous ridiculiser en Belgique, en Europe et sur la scène internationale… ». <><>Bart DE WEVER , président de la N-VA, pontife : IL FAUT « réaliser cette révolution copernicienne qui doit conduire les Flamands à miser le maximum sur les entités fédérées…Mon parti ne suivra pas le CD&V dans la vallée de la honte ». <><>Jean-Marie DE DECKER, président de la LDD, menaçant : IL FAUT « donner le signal aux Francophones dont la stratégie ne consiste qu’à maintenir les transferts de milliards d’euros du Nord vers le Sud du pays chaque année… La scission de l’arrondissement de BHV n’est qu’une première étape à réaliser sans compensation, avant une autonomie accrue pour la Flandre… ».<><>Caroline GENNEZ, présidente du SP.A, socialistes flamands, déterminée : « Nous pensons depuis longtemps déjà que ce gouvernement est en perte totale, et une voiture en sinistre total est impossible à dépanner ». IL FAUT « se refaire une santé dans l’opposition au Fédéral ».<><>Wouter VAN BESIEN, président de Groen, Verts flamands, hésitant : « Un gouvernement à affaires courantes n’a de sens que s’il a assez de forces pour résoudre la question de BHV. Sinon, IL FAUT aller aux urnes… Nous sommes des Flamands sans complexes… ». <><>Alexander DE CROO, président de l’Open VLD, vertueux : « Je n’ai pas provoqué l’échec, mais je ne voulais pas d’un nouveau carrousel sur BHV. Il n’y avait pas de volonté politique d’aller vers un accord… Je vous assure que nous avons tout fait, au VLD, pour aller vers une solution négociée… « . IL FAUT des élections. « Avec des élections maintenant, il n’y aura plus d’échéance électorale avant 2013… ». <><>Marianne THYSSEN, présidente du CD&Vlaams, est muette. Le CD&Vlaams est sur la défensive. « Que pouvons-nous dire aux électeurs ? Que le gouvernement a bien travaillé sur la crise financière. Pour le reste, il n’y a que des projets : réforme de la justice, des pensions… Que pouvons-nous promettre ? De scinder BHV ? Qui nous croira ? Nous risquons de perdre des voix ». <><>Rudy DEMOTTE , PS, ministre-président de la Région wallonne : IL FAUT dès à présent travailler activement à la mise en place d’un gouvernement fédéral dans les plus brefs délais… » <><>Charles PICQUE, PS, ministre-président de la Région bruxelloise : « Pour la Région bruxelloise, c’est une nouvelle préoccupante (démission du gouvernement, ndlr) car on était dans un processus de collaboration avec le Fédéral… ». IL FAUT, juge, Charles Picqué « que le gouvernement bruxellois continue à fonctionner normalement sans importer les tensions communautaires en son sein ». <><>Olivier MAINGAIN, président du FDF, semble se tenir un peu en retrait. Pour le FDF : « IL FAUT briser le carcan bruxellois. C’est vital pour l’avenir de la Belgique et des Francophones. Le maintien de Bruxelles du « mauvais côté » de la frontière linguistique, c’est le début de la fin de Bruxelles comme Région à part entière… Toutes les solutions qui consisteraient à aller en deçà de ces garanties (maintien des facilités linguistiques, ndlr) pour les Francophones signifieraient un début de scission et impliqueraient immédiatement l’élargissement de Bruxelles ». <><>Toute cette énergie. Pourquoi ? Le chaos ? Quel choix ? Quelle Belgique ? Quel avenir ?Béatrice DELVAUX, rédactrice en chef du quotidien Le Soir, en éditorial du 27 avril 2010, écrit : « La peste ou le choléra. Deux logiques, deux camps, des milliers de jours. Et au bout du compte, un chaos… indescriptible, irresponsable, ravageur… car soyons lucides : toute réforme de l’Etat devra faire que la Belgique devienne « un non-pays qui ne dit pas son nom » si l’on veut éviter l’hypothèse séparatiste… ».

14:56 Écrit par Raymond Watrice dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bruxelles, declarations, bhv, il faut |  Facebook |

26.04.2010

B.H.V. : UNE CAPITULATION ANNONCEE...

* Les prémices : = =- l’interdiction d’antenne à Olivier Maingain, président du FDF, par Didier Reynders, président du MR, sur injonction des Flamands = =- les critiques acerbes de Philippe Moureaux, PS, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, à l’égard du MR et du FDF = =- la mollesse de Ecolo = =- le silence du CDH = =- les « peanuts », les cacahouètes en amendements francophones à la note « flamande » de Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, médiateur = =* Au panier des extravagances, les déclarations de résistance des Francophones : ondrinkbaar (imbuvable), onverteerbaar (indigeste), onrechtvaardig (injuste), onbeduidend (insignifiant), onstichtelijk (scandaleux) … = =* A la poubelle : = =- La loi de 1921 qui établit la langue néerlandaise comme langue officielle dans les provinces flamandes, et la langue française comme langue officielle dans les provinces wallonnes, et Bruxelles comme région bilingue. Des facilités administratives sont accordées aux habitants des communes comptant une minorité linguistique de 20 %. Tous les dix ans, un recensement linguistique offre, aux communes situées le long de la « frontière linguistique… (souple) », une possibilité de changer de régime linguistique. = =- La loi de 1932 qui confirme l’unilinguisme de chaque région, le bilinguisme à Bruxelles et la possibilité aux communes de changer de statut linguistique. Une première entorse toutefois est portée à la loi de 1921 en relevant la base des facilités administratives à 30 %. = = Le premier recensement de l’après-guerre en 1947 indique une extension de la francisation des alentours de Bruxelles : trois communes flamandes – Berchem Ste Agathe, Evere, Ganshoren – passent à Bruxelles et quatre autres communes flamandes – Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Wemmel – obtiennent des facilités. La Flandre prend peur. Trop, c’est trop pour le Mouvement flamand. Il pousse la Flandre à la radicalisation. = = 1961. Premier coup de griffes à la loi de 1921, remaniée en 1932. Le recensement de la population est amputé du volet linguistique. = = 1962. Coup de massue mortel à la loi de 1921/1932, le ministre de l’Intérieur, Arthur Gilson, PSC, trace une nouvelle « frontière linguistique… (figée) », supprime le recensement linguistique décennal, dresse une liste non évolutive d’une trentaine de communes « bénéficiant » de facilités administratives. = = Dès après la signature des accords, la Flandre conteste le caractère définitif des facilités administratives ; elle ne leur reconnaît qu’un caractère temporaire : le temps de s’intégrer. = = L’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, BHV, est entrainé dans le conflit communautaire. Le brûlot BHV est ouvert. Le nationalisme flamand est « déifié ».= =* Résultat de la présente crise institutionnelle : = =- BHV sera scindé = = - Bruxelles sera enclavée en Flandre = =- Les droits des Francophones seront limités dans le temps = =- La bilinguisation des services administratifs wallons est mise en œuvre = =* Adieu l’élargissement de Bruxelles, bonjour le vasselage de la Wallonie.= =La Belgique française de 1830 est morte. Leve België 2010. = =La « Flamen politik », définie dans un cercle gantois pendant la Grande Guerre 1914-1918 avec la collaboration de la Chancellerie allemande, se réalise à grandes avancées..

LE BOUCHON DE LANAYE, 65 ANS PLUS TARD...

… Il fait toujours parler de lui ! Je l’ai découvert au cours de géographie économique que dispensait un professeur d’histoire et de géographie à l’Athénée royal de Dinant . Il en parlait avec conviction, avec une pointe acerbe à l’égard de la politique hollandaise qui bloquait l’accès au Rhin aux péniches d’un certain gabarit en refusant d’entamer les travaux d’aménagement des écluses. Un lourd handicap pour le trafic mosan de l’axe Sambre et Meuse. <><>Quelque 65 ans plus tard, c’est un Belge, cette fois, qui porte un mauvais coup à la Wallonie : le ministre wallon de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire, Philippe Henry, Ecolo, en annulant le permis d’aménagement de la quatrième écluse de Lanaye permettant le passage de grandes péniches et de convois poussés jusqu’à 9 000 tonnes. Les actuelles écluses de Lanaye sont sous-dimensionnées pour répondre aux nouvelles exigences économiques du trafic fluvial. <><>On ne comprend pas. Pourquoi donc l’annulation du permis ? Tout bêtement pour cause de dépassement du délai de délivrance du permis ! Incroyable ! Simple bourde ou incompétence, le mal est fait. Un retard d’au moins un an dans l’ouverture de la nouvelle écluse aux gros bateaux. Ce qui nous amènerait à l’été 2016 ! Vous direz : Ce n’est qu’un an ! Pas bien grave ! Ouais, si une partie importante des fonds pour la construction de l’écluse ne provenait pas de l’Europe. Or, pour l’Europe, il faut obligatoirement que les fonds soient utilisés en 2015 ; à défaut, ils retourneront à l’Europe ! Pas question de report ! <><>Selon un expert, il ne faudrait pas que les travaux trainent : « Compte tenu des quatre ans de travaux, si cela traine, cela nous laisse peu de temps. Il faudra mettre les bouchées doubles. Heureusement, il ne faudra pas refaire tout le travail ». Optimiste, l’expert ! Il est rare que des travaux de cette ampleur - une écluse de 225 m de long sur 25 m de large – n’entraine pas des retards d’une certaine durée ! <><>L’excuse invoquée par le Cabinet du ministre Ecolo est mince : « L’erreur (le dépassement de délai) était flagrante ? Or, nous voulons assurer un maximum de sécurité juridique ». <><>Pas du tout content le ministre wallon de tutelle sur les voies hydrauliques, Benoît Lutgen, CDH. Son Cabinet le fait savoir sèchement : « Pour un projet comme celui-là, on a du ml à comprendre ce qui s’est passé. Ce n’est pas deux jours avant l’échéance qu’on se réveille ». <><>Le Ministre Ecolo doit cependant savoir – c’est le journal Le Soir du vendredi 16 avril 2010 qui l’annonce – : « Un convoi fluvial de 4 400 tonnes transporte autant de marchandises que 220 camions ou 4 trains ; une péniche émet 4 fois moins de gaz à effet de serre et consomme 3,7 fois moins de pétrole que le transport routier. Une tonne de marchandises transportée par voie d’eau (fluvial grand gabarit) coute 12 euros contre 21 par la route et 22 par le rail ». <><>Pour la Wallonie, maltraitée par la Flandre, une amélioration et une extension de ses voies navigables vers les Pays-Bas et vers la France sont vitales pour éviter d’être dépendante du bon vouloir de la Flandre dans le transport par le rail et par la voie fluviale de ses marchandises transitant par le port d’Anvers.

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