27/09/2010

BRUXELLES, CAPITALE DE LA FLANDRE, DE QUEL DROIT HISTORIQUE ?

 

De quel droit les Flamands font-ils d'autorité Bruxelles, capitale de leur Région ? Bruxelles n'a jamais été la capitale du Comté de Flandre, ni celle du Brabant. Elle a été fondée au XIe siècle, dans les marais inhabités de la Senne,  par des marchands venant de France et d'ailleurs y faisant une halte de repos dans leurs déplacements vers les marchés de l'Europe centrale. Ce point d'arrêt s'est développé dans la sphère du duché de Bourgogne comprenant les territoires de l'Est de la France, du Luxembourg, du Hainaut, du Brabant…Historiquement donc, la Flandre n'a donc aucun droit sur Bruxelles. Ce serait par un coup d'autorité que la Flandre a installé Bruxelles comme sa capitale administrative et politique . Illégitimité ?  Ce coup d'autorité ne serait-il pas une projection d'avenir d'un regroupement des nations germaniques ?

 

Est-il permis de penser qu'au revers des cartes géopolitiques se trouve la figure de l'Allemagne ? Celle-ci  - l'Empire allemand - ne s'est jamais accommodée de certaines frontières qui lui ont été imposées à la suite de terribles guerres. Les frontières occidentales, qui lui auraient donné un accès aux océans, lui ont toujours été inaccessibles par les manœuvres de l'Empire britannique. La géopolitique anglaise maintenait tant les Français que les Allemands à bonne distance des ports trop proches de l'Angleterre. C'est pourquoi, il ne nous étonnerait pas que le "foyer" belge soit activé par l'Allemagne. L'invariant stratégique de l'Empire allemand.

La tragédie est "l'évaporation" de la Pensée française par la montée en puissance de la particratie et de la parcellisation de l'instinct grégaire dès qu'un avantage en nature se développe sur un point du "territoire". La Flandre utilise cette évolution de la société.

Entendons-nous bien, ! La Flandre ne veut pas d'une scission de la Belgique. Cela ne lui rapporterait rien ! Elle serait toujours isolée du monde germanique. Ce que veut la Flandre, c'est la mainmise sur l'ensemble du territoire belge.  Du reste, le mouvement, qui prend corps dans la Région germanophone par un vouloir exprimé d'une autonomie pleine et entière, peut s'inscrire dans cette logique. Il est la suite normale de l'abandon, par les socialistes, par intérêt particratique, des communes des Fourons à un jet d'un point d'attache avec l'Allemagne.

Quelle est la stratégie de la Flandre ? Sa stratégie est tout simplement l'appauvrissement des régions francophones accentuant leur dépendance à son bon vouloir. La grosse pression est actuellement sur Bruxelles.

Bruxelles est au bord de l'asphyxie financière, en position de basculement,  fragilisée par la distillation pernicieuse de prétendues intentions wallonnes, la Wallonie "socialiste",  de profiter de la richesse bruxelloise. Les pressions, les "mesquineries" sont de plus en plus soutenues dans tous les domaines de la vie quotidienne en région bruxelloise et en sa zone périphérique : les restrictions routières sur les accès à Bruxelles, les interdictions de parler français sur les marchés, les terrains de sport, dans les salles de spectacles, dans les cours de récréation, la flamandisation et l'anglicisation des services publics, des secteurs de l'énergie, des télécommunications,  de la publicité, le spectre de la Wallonie "rouge" profiteuse…

C'est pourquoi, il est naïf de penser que la Flandre lâchera Bruxelles au cours des négociations entre partis politiques pour la formation d'un gouvernement ; elle continuera avec persévérance et par tous les moyens de circonvenir le fait français à Bruxelles jusqu'à la débandade francophone. Bart De Wever,  président de la N-VA, le meneur actuel de la Flandre, l'a clairement dit : " Nous procéderons étape par étape". Historien,  il s'appuie sur l'Histoire.

Les politiciens francophones connaissent la stratégie flamande. Pourquoi, dès lors, se réfugient-ils sur une position défensive à reculons, dépourvue de fondement ? Pour gagner du temps ? Mais, quel temps ? Pourquoi ? Nous ne voulons pas croire que c'est pour des carrières personnelles  et des ambitions particratiques. Alors, pourquoi les Wallons et les Bruxellois ne demandent-ils pas à l'Europe d'organiser une consultation populaire dans l'agglomération bruxelloise, dans les Fourons et dans les diverses communes de la frontière linguistique sur le choix de la région ? Le respect de la souveraineté populaire.

Cela nous amène, au moment où le PS amorce un repli à reculons sur la Wallonie,  à ressortir des bibliothèques la péroraison du discours prononcé par Charles Plisnier au Congrès national wallon tenu à Liège le 21 octobre 1945 : " Lorsque nous aurons fait cette expérience ultime (*) et si, comme je le crains, cette expérience avorte - j'entends le dire aujourd'hui  - nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience,  nous la ferons en toute loyauté et sans arrière-pensée d'aucune sorte". (*) le fédéralisme. Nous enchainons sur trois questions.

Comment pouvoir vivre encore dans un pays où la communauté majoritaire, la majorité flamande, veut sa fin ? "België barst", "Que la Belgique crève !". Son cri.

Comment pouvoir vivre encore dans un pays où la communauté majoritaire, la communauté flamande, veut remplacer le français par l'anglais comme deuxième langue dans son enseignement ? "Walen buiten ", "Wallons dehors !". Son slogan.

Comment pouvoir vivre encore dans un pays où la communauté majoritaire, la communauté flamande, veut imposer la loi du nombre comme règle fondamentale de gestion du pays en déposant une nouvelle proposition de loi sur la scission unilatérale de BHV ?  "Ce que fait la Flandre,  elle le fait mieux". Son leitmotiv.

 

Raymond WATRICE

Commentaires

De quoi souffrons-nous en Europe aujourd’hui ?
C’est une impasse pour toute politique qui se donne un peu la peine de regarder au-dedans :
Des selles avec Bruxelles comme Capitale !!!

Peut-on mettre un terme à cette fuite en avant de tout un continent qui s’appauvrit, qui voit creuser ses déficits et fondre ses acquis ?
Après de longues études, nos chercheurs ont fini par mettre le doigt sur l’origine de cette anomalie : il s’agit de la connerie.
Ce sont désormais les cons qui seront visés et atteints. Leur façon de penser, leur façon de dépenser ont fait plus de mal que n’importe quelle épidémie.
Pour mettre fin à cette hémorragie, nos gouvernants ont ouvert un vaste chantier qui va obliger les cons à changer de métier.
Tcon est le mot d’ordre de cette opération de grande envergure, qui va bouleverser notre façon de boire et de manger, puisque les cons ne seront plus remboursés, ni assistés ni retraités.

http://www.tueursnet.com/index.php?journal=Balle%20de%20Bruxelles

Écrit par : tueursnet | 28/09/2010

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