27.09.2010
BRUXELLES, CAPITALE DE LA FLANDRE, DE QUEL DROIT HISTORIQUE ?
De quel droit les Flamands font-ils d'autorité Bruxelles, capitale de leur Région ? Bruxelles n'a jamais été la capitale du Comté de Flandre, ni celle du Brabant. Elle a été fondée au XIe siècle, dans les marais inhabités de la Senne, par des marchands venant de France et d'ailleurs y faisant une halte de repos dans leurs déplacements vers les marchés de l'Europe centrale. Ce point d'arrêt s'est développé dans la sphère du duché de Bourgogne comprenant les territoires de l'Est de la France, du Luxembourg, du Hainaut, du Brabant…Historiquement donc, la Flandre n'a donc aucun droit sur Bruxelles. Ce serait par un coup d'autorité que la Flandre a installé Bruxelles comme sa capitale administrative et politique . Illégitimité ? Ce coup d'autorité ne serait-il pas une projection d'avenir d'un regroupement des nations germaniques ?
Est-il permis de penser qu'au revers des cartes géopolitiques se trouve la figure de l'Allemagne ? Celle-ci - l'Empire allemand - ne s'est jamais accommodée de certaines frontières qui lui ont été imposées à la suite de terribles guerres. Les frontières occidentales, qui lui auraient donné un accès aux océans, lui ont toujours été inaccessibles par les manœuvres de l'Empire britannique. La géopolitique anglaise maintenait tant les Français que les Allemands à bonne distance des ports trop proches de l'Angleterre. C'est pourquoi, il ne nous étonnerait pas que le "foyer" belge soit activé par l'Allemagne. L'invariant stratégique de l'Empire allemand.
La tragédie est "l'évaporation" de la Pensée française par la montée en puissance de la particratie et de la parcellisation de l'instinct grégaire dès qu'un avantage en nature se développe sur un point du "territoire". La Flandre utilise cette évolution de la société.
Entendons-nous bien, ! La Flandre ne veut pas d'une scission de la Belgique. Cela ne lui rapporterait rien ! Elle serait toujours isolée du monde germanique. Ce que veut la Flandre, c'est la mainmise sur l'ensemble du territoire belge. Du reste, le mouvement, qui prend corps dans la Région germanophone par un vouloir exprimé d'une autonomie pleine et entière, peut s'inscrire dans cette logique. Il est la suite normale de l'abandon, par les socialistes, par intérêt particratique, des communes des Fourons à un jet d'un point d'attache avec l'Allemagne.
Quelle est la stratégie de la Flandre ? Sa stratégie est tout simplement l'appauvrissement des régions francophones accentuant leur dépendance à son bon vouloir. La grosse pression est actuellement sur Bruxelles.
Bruxelles est au bord de l'asphyxie financière, en position de basculement, fragilisée par la distillation pernicieuse de prétendues intentions wallonnes, la Wallonie "socialiste", de profiter de la richesse bruxelloise. Les pressions, les "mesquineries" sont de plus en plus soutenues dans tous les domaines de la vie quotidienne en région bruxelloise et en sa zone périphérique : les restrictions routières sur les accès à Bruxelles, les interdictions de parler français sur les marchés, les terrains de sport, dans les salles de spectacles, dans les cours de récréation, la flamandisation et l'anglicisation des services publics, des secteurs de l'énergie, des télécommunications, de la publicité, le spectre de la Wallonie "rouge" profiteuse…
C'est pourquoi, il est naïf de penser que la Flandre lâchera Bruxelles au cours des négociations entre partis politiques pour la formation d'un gouvernement ; elle continuera avec persévérance et par tous les moyens de circonvenir le fait français à Bruxelles jusqu'à la débandade francophone. Bart De Wever, président de la N-VA, le meneur actuel de la Flandre, l'a clairement dit : " Nous procéderons étape par étape". Historien, il s'appuie sur l'Histoire.
Les politiciens francophones connaissent la stratégie flamande. Pourquoi, dès lors, se réfugient-ils sur une position défensive à reculons, dépourvue de fondement ? Pour gagner du temps ? Mais, quel temps ? Pourquoi ? Nous ne voulons pas croire que c'est pour des carrières personnelles et des ambitions particratiques. Alors, pourquoi les Wallons et les Bruxellois ne demandent-ils pas à l'Europe d'organiser une consultation populaire dans l'agglomération bruxelloise, dans les Fourons et dans les diverses communes de la frontière linguistique sur le choix de la région ? Le respect de la souveraineté populaire.
Cela nous amène, au moment où le PS amorce un repli à reculons sur la Wallonie, à ressortir des bibliothèques la péroraison du discours prononcé par Charles Plisnier au Congrès national wallon tenu à Liège le 21 octobre 1945 : " Lorsque nous aurons fait cette expérience ultime (*) et si, comme je le crains, cette expérience avorte - j'entends le dire aujourd'hui - nous serions justifiés à nous tourner vers la France et aucun reproche ne pourrait nous être adressé, car cette expérience, nous la ferons en toute loyauté et sans arrière-pensée d'aucune sorte". (*) le fédéralisme. Nous enchainons sur trois questions.
Comment pouvoir vivre encore dans un pays où la communauté majoritaire, la majorité flamande, veut sa fin ? "België barst", "Que la Belgique crève !". Son cri.
Comment pouvoir vivre encore dans un pays où la communauté majoritaire, la communauté flamande, veut remplacer le français par l'anglais comme deuxième langue dans son enseignement ? "Walen buiten ", "Wallons dehors !". Son slogan.
Comment pouvoir vivre encore dans un pays où la communauté majoritaire, la communauté flamande, veut imposer la loi du nombre comme règle fondamentale de gestion du pays en déposant une nouvelle proposition de loi sur la scission unilatérale de BHV ? "Ce que fait la Flandre, elle le fait mieux". Son leitmotiv.
Raymond WATRICE
15:04
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SOLIDARITE
Chère Madame, cher Monsieur,
Permettez-nous de vous inviter à faire circuler nos messages parmi vos connaissances.
Nous devons nous serrer les coudes dans la défense de notre langue et de notre culture françaises.
Chez nous, en Flandre belge, le ministre régional flamand de l'enseignement, Pascal Smet, a déposé une proposition de loi visant à inscrire l'anglais comme deuxième langue à enseigner aux élèves en remplacement du français.
Ensemble.
Bien à vous
14:53
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BHV : UNE PISTE POUR UN "COMPROMIS A LA BELGE" ?
BHV : UNE PISTE POUR UN "COMPROMIS A LA BELGE " ?
C'est la piste que le professeur émérite de l'ULB, Marcel Bolle de Bal, a proposée il y a un certain temps. Une solution intermédiaire entre les positions flamande et francophone. A-t-elle été examinée par les experts des partis politiques ? Ne peut-on pas y revenir ? Permettons-nous de la représenter à votre attention !
Les positions flamande et francophone
Position flamande : Scission pure et simple de BHV en deux arrondissements : l'arrondissement Hal-Vilvorde et l'arrondissement Bruxelles
Position francophone : Scission de BHV accouplée à un élargissement de Bruxelles en y intégrant les six communes à facilités : Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Wemmel, Wezembeek-Oppem
Proposition du professeur émérite Marcel Bolle de Bal : Une solution médiane
Faire des communes à facilités "une région de contact", "un arrondissement communautaire", bénéficiant d'un régime bilingue (une tutelle fédérale, bi-régionale, bi-communautaire ?) au sein duquel l'égalité entre les deux communautés serait garantie par la loi ?
Pour le professeur Marcel Bolle de Bal, cet arrondissement serait, symboliquement et concrètement, le lieu de rencontre, de dialogue, d'échanges entre nos deux cultures, la consolation du "chagrin des Belges", le fondement d'un nouveau "pacte des Belges".
Il pose la question : Une telle solution ne pourrait-elle constituer un bel exemple de "compromis à la belge" : pas d'élargissement de Bruxelles (demande flamande), une tutelle bilingue (demande francophone) ? Pouvons-nous rêver à une "paix des braves" de cet ordre ?
La voie que je viens d'esquisser ne pourrait-elle être utilement explorée par tous ceux qui ont à cœur le devenir de nos concitoyens au sein d'un pays pacifié, s'interroge-t-il ? Tel est mon vœu le plus cher.
14:43
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COTISATION DE SOLIDARITE
Monsieur le Président Didier Reynders,
Voulez vous signaler à Mme la Députée Carine Lecomte que dans sa question parlementaire n°19565 y relative posée au Ministre Michel Daerden dont vous m'avez transmis une copie, que le choix d'un capital, par rapport à une rente d'assurance vie, impliquait une taxe libératoire de 21,57 % sur le capital brut reçu qui m'a été appliquée, et qui est bien expliqué dans mes plaintes dont vous avez copies, ce qui est donc bien une double taxation dont ni Mme la Députée Carine Lecomte ni le Ministre Michel Daerden ne font état. C'est un argument essentiel qu'il ne faut surtout pas négliger dans votre projet de loi y relatif justifiant la suppression de cette taxation et que le Ministre garde sous silence. C'est vraiment inexcusable de la part du Ministre.
A noter qu'à ce jour et malgré le dépassement en rente fictive du capital reçu et après 16 ans, je paie toujours cette taxation à 2% sur ma pension légale.
Espérant la réussite de votre projet de loi, je vous prie d'agréer, Monsieur Didier Reynders,l'assurance de mes meilleurs sentiments
J'envois copie de la présente pour information à mes amis du FDF et de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles
E.Messemaekers
14:31
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24.09.2010
COMMISSION EUROPEENNE ET JOURNEE EUROPEENNE DES LANGUES, DE QUI SE MOQUE-T-ON ?
Je vous livre cette dépêche de l’AFP.
La Commission européenne a célébré jeudi « la Journée européenne des langues »... essentiellement en anglais, même si l'UE compte 23 langues officielles et plus de 40 langues régionales.
« Je voudrais attirer votre attention sur le fait que ce dimanche 26 septembre sera la Journée européenne des langues », a annoncé, en anglais, le porte-parole de la commissaire européenne chargée du multilinguisme, Androulla Vassiliou.
« Une multitude d'événements seront célébrés partout en Europe à cette occasion », a-t-il poursuivi, toujours en anglais, devant des journalistes originaires de toute l'Europe.
Quand les soupirs des non-anglophones sont devenus un peu bruyants, le porte-parole s'est essayé brièvement à l'allemand, au français, à l'espagnol, à l'italien et au polonais, recueillant des applaudissements pour louer ses efforts et des rires bienveillants pour sa prononciation approximative.
Interrogé, en français, pour savoir si la Commission reconnaissait le romani, la langue parlée des Roms, comme une des langues minoritaires de l'UE, le porte-parole a montré combien il était parfois difficile pour les Européens de se comprendre entre eux.
« Le romani n'est pas une langue minoritaire, mais une langue officielle de l'UE », a dit, visiblement surpris par la question, le porte-parole qui a confondu romani et roumain.
A l'issue de l'exercice, la porte-parole de la Commission Pia Ahrenkilde Hansen a chaudement remercié les interprètes de la Commission mis à rude épreuve pour aider à une meilleure compréhension mutuelle.
Mais des efforts sont encore nécessaires. Le communiqué de presse annonçant la Journée européenne des langues a été publié sur le site officiel de la Commission dans toutes les langues officielles de l'Union, mais le programme des festivités n'est disponible qu'en anglais. On apprend ainsi que le 30 septembre, la Maison de l'Europe à Paris va organiser une « round table on multilingualism and enterprise » sous l'égide de « l'European Commission ».
En conséquence, le ridicule finit, heureusement, par être perçu par pas mal de monde. Les Français d'Europe ne doivent rien attendre des Anglais sinon leur volonté de faire de l'Europe un continent de langue anglaise, ce dont ils ont toujours rêvé de faire en Amérique du nord où seule la résistance du peuple Canadien-français , du Québec surtout, a permis que ce rêve ne se soit pas encore réalisé.
L’AFP rejoindrait-elle le camp des défenseurs du français ?
En courrier réexpédié avec l'aimable autorisation de Monsieur Claude Thayse, Maitre de conférences à l'ULB. Texte publié sur son blogue-note.
15:41
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21.09.2010
DEFENDRE LA LIBERTE, DEFENDRE NOTRE FIERTE...
DEFENDRE NOTRE HONNEUR, DEFENDRE NOTRE EMPLOI, DEFENDRE LA LANGUE FRANCAISE, …
La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à faire savoir, ensemble, à nos édiles politiques qu'ils doivent tenir bon et qu'ils ne doivent pas accepter de nouveaux compromis qui ne seront que de nouvelles avancées flamandes vers la flamandisation généralisée de la Belgique, objectif numéro un de la Flandre
La flamandisation de la Flandre, de Bruxelles et de la Wallonie a été arrêtée pendant la première guerre mondiale 1914-1918 avec la collaboration de l'occupant allemand et mise en œuvre par la Flamenpolitik.
La Belgique est divisée en deux Régions : la Flandre (Vlaanderen) avec Bruxelles comme capitale, la langue administrative est uniquement le flamand ; la Wallonie avec Namur comme centre administratif, la langue administrative est le bilinguisme flamand-français.
La Flandre impose, pas à pas, cette politique germanique ; le bilinguisme néerlandais-français est obligatoire à Bruxelles ; il s'étend en Wallonie avec la complicité des partis politiques wallons, notamment par l'introduction des classes d'immersion linguistique en néerlandais dans l'enseignement scolaire dès la maternelle. Une politique incitée par Marie Arena, PS, lors de son mandat de ministre-présidente de la Communauté française, et poursuivie par ses successeurs.
Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, dans une interview publiée dans le quotidien Le Soir des 8 et 9 mai 2010 a bien centré le problème. Il a eu ces mots justes : "Les francophones qui s'imagineraient sauver le pays en cédant aux exigences flamandes non seulement mettraient en péril leur propre intérêt mais conduiraient le pays à de nouveaux conflits…Il ne faut rien faire qui coupe définitivement le lien entre Bruxelles et son hinterland et ne rien céder qui affaiblisse financièrement Bruxelles…". Mais est-il écouté par ses pairs ?
La Ligue wallonne de Bruxelles vous invite à vouloir ensemble : un véritable fédéralisme de coopération ; une Région de Bruxelles à part entière ; une union étroite entre Bruxelles et la Wallonie ; le meilleur pour la Wallonie et pour Bruxelles. Elle vous invite à les tirer vers le haut.
Ensemble, vous et la Ligue wallonne de Bruxelles.
17:08
Écrit par Raymond Watrice
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LA RESISTANCE FRANCOPHONE…
1961. Bruxelles s'éveille. Des cris, des huées, des milliers de gens brandissant des calicots aux slogans agressifs sur le boulevard central. Bruxelles ne comprend pas, stupéfaite devant la brutalité du ton s'élevant sur le boulevard. La rumeur se répand : les Flamands marchent sur Bruxelles ! Bruxelles se mobilise, réagit immédiatement. La population bruxelloise a le pressentiment du vouloir flamand de l'enfermer, sous l'autorité de la Flandre, dans un carcan de 19 communes soumises à un bilinguisme flamand-français rigide.
La Résistance francophone à Bruxelles se forge. La Ligue wallonne d'Etterbeek-Ixelles dénonce l'agression de la Flandre dans son périodique L'Alliance Wallonne ; Lucien Outers, secrétaire général de Rénovation wallonne, fait entendre sa voix et avertit les Francophones ; il leur dit : " … Par le biais d'un bilinguisme qui, semble-t-il, est à la portée des seuls Flamands, les derniers postes de commande aux mains des Francophones changeront de main… En outre, la plupart des fonctionnaires francophones reconnus bilingues seront des Francophones de Flandre dont la sollicitude à l'égard de la Wallonie reste à démontrer".
Début 1963. Une première tentative de créer un parti politique de défense des libertés bruxelloises avorte. La Résistance ne faiblit pas, cependant ; elle continue à s'organiser.
Fin 1963. Trois cents professeurs des universités de Bruxelles, de Louvain et de Liège se coalisent et fondent le Rassemblement pour le Droit et la Liberté, le RDL. Son credo : "Défendre les libertés fondamentales contre l'intolérance et le fanatisme en matière culturelle et linguistique".
Début 1964. La Résistance bruxelloise s'affermit. Des professeurs d'université du RDL se joignent aux diverses associations wallonnes, les militants du Mouvement populaire wallon, MPW, avec Léon Defosset, de Rénovation wallonne avec Lucien Outers, du Mouvement libéral wallon avec René Bourgeois, de l'Association wallonne du Personnel des Services publics avec Eugène Pauly, de la Ligue wallonne d'Etterbeek-Ixelles (actuellement Ligue wallonne de la Région de Bruxelles), ses 4 000 adhérents et son périodique mensuel, avec Marcel Lengrand, du Bloc de la Liberté linguistique avec Victor Laloux, auxquels viennent se joindre des professeurs d'université, Paul Brien, Jean Hoffmann et Léopold Bolle de l'ULB, André Lagasse de l'UCL, Marcel Thiry, Secrétaire perpétuel de l'Académie de Langue et de Littérature françaises…
Ces personnalités portent le problème bruxellois sur le terrain politique. Elles fondent un parti : le Front démocratique des Bruxellois de Langue française "pour frapper du poing sur la table" s'exclamera René Bourgeois au cours d'un rassemblement des militants au siège de la Ligue wallonne d'Etterbeek-Ixelles, au café Lion Belge, rue de l'Etang à Etterbeek.
Les meetings en la salle de La Madeleine à Bruxelles se succèdent. Les élections législatives annoncées pour mai 1965 accélèrent la structure politique du Mouvement bruxellois, qui mute la dénomination de son aile politique en "Front démocratique des Francophones - FDF". D'emblée, le FDF décroche trois sièges de député et un siège de sénateur, André Lagasse. Aux élections communales d'octobre 1970, c'est la grande percée. Bruxelles-Est bascule dans le camp FDF ; Auderghem, Etterbeek, Schaerbeek, Watermael-Boitsfort, Woluwe-St-Lambert, Woluwe-St-Pierre. Le FDF entre en nombre dans les conseils communaux.
1971. Paul-Henri Spaak apporte son soutien au RDL et au FDF ; il appelle à ne pas voter pour les partis traditionnels dans Le Soir du 16 octobre 1971 : "Quand je songe, dit-il, à ce qui est arrivé aux minorités francophones de Flandre, à celles des communes de la périphérie, quand je songe au "Walen buiten" de Louvain, j'en viens à me demander ce qui arrivera aux Francophones de Bruxelles…". Il invite les Bruxellois à ne pas se résigner.
Le FDF devient le premier parti bruxellois. Son passage dans les gouvernements Tindemans et Wilfried Martens de 1977 au début 1980 passe mal. Le FDF interpelle les partis unitaires francophones. A la Chambre des Représentants, Léon Defosset, député FDF, exige une consultation populaire dans l'arrondissement électoral de BHV. Au Sénat, André Lagasse, sénateur FDF, propose de transformer l'Agglomération bruxelloise en un district bruxellois et européen pour sortir l'Agglomération bruxelloise de son carcan. Ces propositions législatives et bien d'autres sont rejetées. Le FDF dérange le lanterneau politique. Le Mouvement francophone se tient fermement à son credo : "Bruxelles, Région à part entière". En réaction à l'agressivité du Mouvement flamand cherchant à contrôler Bruxelles, il répond par "l'élargissement de la Région de Bruxelles" ; il se fait éjecter du gouvernement à la suite d'un désaccord sur la réforme de l'Etat
Le 16 janvier 1980, Wilfried Martens, CVP, Premier ministre, le boute du gouvernement avec, selon Wilfried Martens, l'assentiment du Roi Baudouin !
La belle activité du FDF, transcendant les vieux clivages, craque. Des mésententes minent le FDF en interne. Il conserve toutefois un bon encrage communal, surtout dans les communes de Bruxelles-Est. Il continue fermement, sous la direction actuelle de Olivier Maingain, à opposer aux exigences de la Flandre une défense sans faille de la francité. Dans la communauté francophone de Bruxelles, nonobstant son intégration dans une fédération avec le PRL, il reste le flambeau de la défense et de la promotion du français sous leurs aspects politiques ou culturels ainsi que le flambeau de la résistance à la flamandisation généralisée de la Belgique.
Raymond WATRICE
15:38
Écrit par Raymond Watrice
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LE CARROUSEL GOUVERNEMENTAL REPART POUR… CENT TOURS…
Les médias de ce mardi 21 septembre 2010, titrent à la Une : CA REPART !…
Pour aller où ? Vers où ? Vers quoi ? Pour quoi faire ?
La Flandre sait "vers où", "vers quoi". Elle le sait depuis 1917 ; après avoir réalisé son unité identitaire, son unité culturelle par la reconnaissance de l'égalité du flamand avec le français, elle a édifié, au cours de la Grand Guerre 1914-1918, une Flamenpolitik économique étendant son autorité sur l'ensemble du territoire belge. . Elle dicte le tempo , "pas à pas", étape par étape", selon l'expression de Bart De Wever, président de la N-VA. Et l'étape actuelle, c'est Bruxelles. Et ça craque du côté francophone. Comme d'habitude.
La rupture entre Elio Di Rupo et Bart DE Wever, c'était donc quoi ? Portait sur quoi? Quel était l'enjeu ? Pourquoi le rabibochage ? Pourquoi relancer les négociations ? Pendant combien de temps ? … Des questions à l'infini !
Une certitude : les Francophones, le PS en particulier, lâcheront tout aux Flamands. Car ne nous illusionnons pas , si Bart De Wever a repris les "négociations", c'est parce qu'il a obtenu ce qu'il voulait non seulement une discussion à deux, par personnes interposées comme paravent, Flahaut, PS, et Danny Pieters, N-VA, mais également le bradage de Bruxelles à travers un refinancement mesuré. Au demeurant, Charles Picqué, un Bruxellois de cœur, un vrai Bruxellois, a parfaitement compris la manœuvre de la Flandre : "parachever les concessions de PS à la N-VA sur de nombreux chapitres", ce que Charles Picqué traduit par "faire du shopping dans un magasin Belgique qu'on va fermer".
15:30
Écrit par Raymond Watrice
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LA PERIPHERIE VENDUE AUX FLAMANDS CONTRE DE L'ARGENT ?
Ce serait scandaleux ! Une trahison ? Un accord n'a-t-il pas été signé le 29 mars 2007 par tous les chefs de file bruxellois des partis francophones, Olivier Maingain, MR/FDF, Jacques Simonet, MR/PRL, Joëlle Milquet, CDH, Philippe Moureaux, PS, Christos Doulkeridis, Ecolo ? Par cet accord, ne se sont-ils pas engagés à ce que la scission de BHV ne s'envisage qu' "à la condition d'un élargissement de la Région bruxelloise aux communes à facilités linguistiques, à l'obtention de garanties équivalentes à l'intérêt que représente BHV pour les autres francophones de la périphérie , c'est-à-dire ceux dont la commune ne serait pas intégrée à la Région bruxelloise" ?
Les bourgmestres, non nommés depuis octobre 2006, de Crainhem, Linkebeek et Wezembeek-Oppem, sont amers. " On nous vend contre de l'argent pour Bruxelles, dit Arnold d'Oreye de Lantremange, bourgmestre non nommé de Crainhem. Déjà que les négociateurs francophones ont laissé tomber l'élargissement de Bruxelles et la ratification de la convention-cadre pour la protection des minorités nationales". "Le drame, enchaine Damien Thiery, bourgmestre non nommé de Linkebeek, c'est que personne du côté francophone n'ose s'opposer réellement à la N-VA qui fonce sur un véritable boulevard. On fait sans cesse des concessions qui sont défavorables à la périphérie ".
L'accord de mars 2007, signé par les chefs de file bruxellois francophones, n'aurait-il été que du vent, du bluff soufflé à la veille des élections de juin 2007 et que l'on représente à la veille d'autres occasions ?
Un doute se lève sur la fiabilité de la parole des partis politiques qui nous représentent. Qui trompe qui ? Nous demandons la vérité !
15:18
Écrit par Raymond Watrice
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BRUXELLES LIVREE A LA FLANDRE ?
Un sursaut bruxellois ? "Mon choix est fait" s'exclame Olivier Maingain, président du FDF : "Moi, je lutte pour la dignité". Est-il soutenu au sein de la fédération MR par ses coassociés, le PRL de Didier Reynders et le MCC de Gérard Deprez ? Nous doutons à l'écoute des déclarations de Armand De Decker, PRL, et de Gérard Deprez, MCC ! Et nous avons peur d'être lâchés, d'être livrés à la Flandre !
Olivier Maingain nous rend force et courage lorsqu'il dit :"Le drame c'est que les négociateurs francophones sont entrés dans une logique de concession en concession, de chantage en chantage sans avoir eu la volonté de répondre avec des arguments solides comme ceux que nous avons mis sur la table des négociations en 2007. Je pourrais ressortir, précise-t-il, à Madame Milquet le document commun CDH-MR lorsque nous avons tenu tête à Bart De Wever. Y figuraient l'élargissement de Bruxelles, le pleine compétence de la Communauté française en périphérie, la convention-cadre de protection des minorités nationales, le changement radical des lois linguistiques à Bruxelles où, selon certaines études, à peine un peu plus de 5 % de Flamands y vivent encore. Aujourd'hui tout ça a été oublié ! Cette résistance pendant des années a servi à quoi en définitive ?"
Eh oui ! A quoi a servi le cri "Liberté - Bruxelles français" lancé par des milliers et des milliers de Bruxelloises et de Bruxellois sur les marches de la Bourse en 1964 ? Nous n'osons pas prononcer le mot "Rien". 46 ans ont passé ! Le doute et l'amertume font pleurer notre vieux cœur. Est-ce possible ? Pourquoi nous ont-ils abandonné ? Pourquoi nous abandonnent-ils ?
L'appel à la raison de Olivier Maingain aux partis francophones, aux partis du "Front des Francophones" n'est-il encore, ne sera-t-il que des paroles qui s'en vont vers l'oubli; emportées par le vent ?… Mais que rappelle Olivier Maingain au PS, au CDH, à Ecolo ? Il leur demande de revenir aux fondamentaux, à l'exigence d'un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles car, souligne-t-il "en cas de scission de BHV sans élargissement, la Région bruxelloise risque de devenir un territoire isolé comme le fut jadis Berlin-Ouest. La menace sur Bruxelles est très lourde".
Ce sera un non-retour ! Selon la presse flamande, les partis francophones négociateurs, PS, CDH, ECOLO, ont renoncé à une régionalisation de Bruxelles ; ils ont opté pour une communautarisation. Autrement dit, ils ont opté pour Bruxelles ville de Flandre ! Appelez dorénavant les Bruxellois de langue et de culture françaises, "Francophones de Flandre" aux libertés jugulées !
La Fédération MR, formée par le PRL, le FDF et le MCC, existe-t-elle encore ? Bruxelles a-t-elle encore le courage d'aller sur les marches de la Bourse ? Bruxelles a-t-elle encore la force de vivre ? Amertume !
Adieu, ma Bruxelles !
15:12
Écrit par Raymond Watrice
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