14/10/2010

LES GLANURES : CA VA, CA VA ! ENFIN CA VA...

 

 

 

Etat des finances

Yves LETERME, CD&V, Premier Ministre en affaires courantes : "Les Belges peuvent être rassurés. Et çà deux ans jour pour jour après la crise bancaire… Nous atteignons sans problème notre objectif…".

Philippe LEDENT, économiste, ING Belgique : "Dans une période de relance, les entreprises essaient d'abord d'obtenir des gains de productivité, gains qui n'ont pas encore été observés aujourd'hui… ".

Vincent BODART, Ires, Institut de Louvain-la-Neuve : "Nous n'avons jamais réussi à dégager des marges budgétaires par le passé…".

Didier REYNDERS, MR, Vice-Premier ministre, ministre des Finances : "Nous avons bouclé le remboursement 2010 ; nous entamons dès à présent les paiements 2011. Nous sommes donc en avance sur notre programme ! Et nous n'éprouvons aucune difficulté à nous financer sur les marchés…".

 

Formation d'un gouvernement

Le  MR n'est pas tendre à l'égard des négociateurs CDH, ECOLO, PS : "La méthode de ces trois partis francophones est mauvaise. Il faut d'abord se demander ce qu'on veut encore faire ensemble et comment le financer. Après il n'y a aucun problème à parler de responsabilisation et d'autonomie fiscale. Il est sain que chacun assume le financement de ses dépenses…".

D'accord. Mais quelle méthode le MR préconise-t-il ? Bizarrement, le MR est muet ! Il tire le paravent !

 

La crise

Olivier MAINGAIN, député-bourgmestre FDF, président du FDF : "Les moments que nous vivons sont tellement graves, chargés d'incertitudes, que le jeu partisan me semble dérisoire. Aujourd'hui les Francophones doivent se poser les questions essentielles et non pas s'enfermer dans une logique d'affrontement… Les heures que l'on vit sont à ce point essentielles pour l'avenir de tous les Francophones que l'on devrait avoir la capacité et l'intelligence, tous, de dépasser les jeux de positionnement, les rancoeurs personnelles…Les quatre partis francophones devraient à tous le moins se concerter pour aborder les différentes hypothèses qui se présentent à eux… Et si les Francophones parlent à l'unisson, disent ensemble ce qu'ils exigeront pour une réforme de l'Etat, on ne sera plus dans une logique de compensation mais d'affirmation… Il faut quitter la posture défensive pour une posture où l'on se fait respecter… L'élargissement de Bruxelles, la reconnaissance de Bruxelles comme Région à part entière, la nomination des bourgmestres de la périphérie, le changement radical des régimes à Bruxelles, le rééquilibrage dans la fonction publique pour les Francophones… Un pacte à quatre… Nous ne gagnerons pas en efficacité si l'on ne structure pas la Fédération Wallonie-Bruxelles…"

Une voix de la sagesse. Mais la sagesse est peu écoutée dans le monde des egos.

Le pays s'enfonce de plus en plus dans la crise. Après Elio Di Rupo, c'est le groupe des hauts négociateurs qui jette le gant. La N-VA impose son chef de file, Bart De Wever, comme négociateur-chef ; les Francophones acceptent à condition que Bart De Wever soit "cadré" : prendre langue avec les sept partis, N-VA, CD&V, SP.A, Groen, PS, CDH, Ecolo, maintenir les accords engrangés, fixer un délai de mission. Sur ces bases, le Palais royal charge Bart De Wever d'une mission de "clarificateur".

Joëlle MILQUET, Vice-Première ministre, président du CDH : "Nous attendons un changement d'attitude radical, fondamental dans le chef d la N-VA. Le Far West, c'est fini ! Croire que l'on peut tout se permettre, c'est fini! Les ukases, les décisions unilatérales, tout cela doit appartenir au passé. Sans cela, rien ne sera possible… M. De Wever a dit qu'il voulait un changement de méthode dans les négociations… Je dis qu'il faut un changement de comportement. A lui de nous montrer s'il est prêt à cela".

ARNO, chanteur, "Sans Bruxelles ni la Flandre, ni la Wallonie n'existent. Tous les jours 350 000 flamands et 100 000 Wallons viennent y travailler, sans y payer leurs impôts. Ici, on fait tout un bazar alors que le pays compte dix millions d'habitants ; il y en a plus à Paris et trente millions à Los Angeles. Mais ici, on pense trop local".

 

L'Europe

Jean-Paul GAUZES, eurodéputé français UMP : "… Ce que j'approuve dans la présidence belge, c'est qu'on a une remontée sur les délicates au niveau du ministre Reynders, qui s'implique dans le dossier. Ce qu'on n'avait pas vu dans la présidence espagnole…" .

Pervenche BERES, eurodéputée française PS : "… Que ce soit Laurette Onkelinx ou Joëlle Milquet, je les sens tout à fait convaincues et pas du tout prêtes à lâcher le morceau (rééquilibrage de l'usine à gaz européenne, NDLR). C'est un combat qui est devant nous, de longue haleine, que je mène tous les jours, parce que c'est stratégique. Nous avons une fenêtre d'opportunité historique pour traiter de la gouvernance économique, qui ne peut pas se résumer à une analyse des soldes. La question de la dépense utile n'est jamais posée…".

Herman VAN ROMPUY, CD&V, président du Conseil de l'Europe, invite la Chine à faire des progrès sur les droits de l'homme et à réévaluer le yuan.

 

La Côte belge

Selon une enquête de l'Office de Tourisme de Flandre occidentale, huit pour cent des Wallons estiment que l'accueil est désagréable à la Côte belge.

Les commentaires sont fermés.