29.10.2010

MANIFESTE DU MOUGVEMENT D'ACTION SOCIALE ET CIVIQUE

 

Réveillons-nous ! Dormir, c'est se soumettre.

Depuis trop longtemps, nous avons accepté toutes les humiliations, avec l'espoir "qu'un jour ça s'arrange". Nous avons acquis l'état d'esprit d'un conjoint maltraité…

Trop souvent nos parents, nos professeurs, l'ensemble des autorités morales et politiques, nous ont présenté la soumission comme une vertu. Dans ce pays, baisser la tête est devenu une marque de sagesse ! Nous, leurs fils et leurs filles, avons été effrayés depuis l'enfance quant aux catastrophes que provoquerait le moindre sursaut de fierté…

Résultat ? Nos droits fondamentaux de citoyens sont désormais bafoués ! Des législations discriminatoires ont été adoptées ! Des comportements indignes s'affichent sans honte !

L'intangibilité de la "frontière" linguistique ? Sa légitimité historique ? La nécessité d'un "compromis" supplémentaire, dans "l'intérêt supérieur de la nation" ? La sympathique bonhomie qui nous caractérise, et notre solide bon sens, qui au final viendront à bout de toutes les difficultés ? Mensonges ! Mensonges !

Nous n'éprouvons aucune d'espèce d'animosité à l'égard des Flamands : ce sont nos voisins, à l'échelle du pays comme de nos quartiers. Voisins, ils le resteront : nous défendons une vision tolérante et ouverte.

Nous exigeons l'ouverture de discussions sur l'élargissement de la Région bruxelloise à toutes les communes ou parties de communes majoritairement francophones de la périphérie. Dans les territoires concernés, un référendum devra être organisé sur cette question. A nos yeux, il s'agit également de créer une continuité territoriale - la plus large possible -, avec la Région wallonne, le cas échéant grâce à des zones cultivées ou boisées.

Le M.A.S.C. regroupe des citoyens de toutes tendances politiques, syndicales ou associatives, autour de revendications et d'actions communes.

Ceci n'est, qu'un début. Rien n'est écrit d'avance : l'Histoire n'est pas terminée ! Nous sommes le grain de sable dans l'engrenage… Que la rébellion commence !

 

M.A.S.C. , le 25 avril 2010

LES MEDIAS ONT TITRE : APRES 100 JOURS, ON REPART ...

 ON REPART ENCORE ET ENCORE…

On en est maintenant au conciliateur…

Mais pour aller où ? Vers où ? Vers quoi ? Pour quoi faire ?

Une certitude : la Flandre sait "vers où", "vers quoi". Elle le sait depuis 1917, après avoir réalisé son unité identitaire, son unité culturelle ! Elle a édifié une Flamenpolitik économique de conquête. Elle dicte le tempo : "pas à pas", "étape par étape", selon l'expression de Bart De Wever, historien. Et l'étape actuelle, c'est Bruxelles. Serait-ce se tromper en disant que, de toute façon, après un certain temps, les Francophones, le PS en particulier, lâcheront tout aux Flamands de Bart De Wever ? Et ça  craquera, et ça craque du côté francophone ! Comme d'habitude.

Au fait, la rupture entre Elio Di Rupo et Bart De Wever, c'était quoi ? Portait sur quoi ? Pourquoi un "rabibochage" ? Pourquoi une relance des négociations ? … Des questions à l'infini ! Replaçons-nous un instant dans le passé !

Ne nous réjouissons pas du "rabibochage". Si Bart De Wever a repris les "négociations", c'est parce qu'il a obtenu ce qu'il voulait non seulement une négociation à deux, N-VA/PS, par personnes interposées comme paravent, Flahaut, PS, et Danny Pieters, N-VA., mais également le bradage de Bruxelles à travers un refinancement mesuré.

Au demeurant, Charles Picqué, un Bruxellois de cœur, a parfaitement compris la manœuvre de la Flandre : "Parachever les concessions du PS à la N-VA sur de nombreux chapitres", ce que Charles Picqué traduit par "faire du shopping dans un magasin Belgique qu'on va fermer".

Le dialogue à deux, PS/N-VA, s'est bel et bien installé. Cela s'est mesuré à la montée en aigreur de l'ire des partenaires CDH et Ecolo;  les critiques arrivent sur la place publique… L'éjection  et le remplacement du CDH et de Ecolo dans les "négociations" par le MR sont-ils en gestation dans les bunkers du PS et de la N-VA ? Le lancement sur le plateau politique des "tirailleurs" du PS et du MR est significatif. Les mots "enchanteurs", "berceurs", "flatteurs"… refleurissent : maintien de la solidarité, promotion de la responsabilisation financière, durabilité de la réforme, consolidation de l'équilibre financier global, autonomie fiscale élargie des Régions, progressivité de l'impôt, réforme équilibrée de la loi de financement, assurance du financement de l'Etat fédéral pour l'exécution de tâches spécifiques… le tout enveloppé dans un emballage "transparent"… En fait, la mutation en douceur du système fédéral vers le système confédéral assurant la domination flamande sur l'ensemble du territoire belge. Le produit de l'égotisme particratique démesuré qui visite le PS et le MR dans l'occupation du pouvoir en Wallonie ! "Après cinq ans, nous sommes revenus le premier parti en Wallonie", s'exclame Elio Di Rupo ! … Marc Eyskens, CD&V, ancien Premier ministre, présente un plan de réforme fondamentale de la Belgique en huit points. Les Flamands repassent la rengaine : "Les Francophones doivent comprendre le message du Nord". Dans le même temps, ils refusent de comprendre le message du Sud portant sur une révision territoriale des Régions.

Le rêve s'évanouit ! Les nuages remoutonnent le ciel politique. La N-VA se cabre !

 

CAUSEZ COME ON VOS A APRIS MI P'TIT...

 

Où parle-t-on wallon ?

Les Cahiers Wallons n° 10, octobre 2000 - que nous relisons - présentent à ses lecteurs une carte des langues régionales romanes en Wallonie. Quelques brefs commentaires.

1. Quatre langues régionales romanes sont en usage en Wallonie : le wallon, le picard, le champenois et le gaumais (aussi appelé lorrain).

2. Le domaine wallon est constitué :

a) de l'Est wallon (aire du liégeois). Villes principales : Huy, Waremme, Liège, Verviers, Malmédy ;

b) du Centre wallon (aire du Namurois). Villes principales : Dinant, Namur, Wavre ;

c) des deux zones plus hétérogènes : l'Ouest wallon (entre wallon et picard). Villes principales : Philippeville, Thuin, Charleroi, Nivelles; et le Sud wallon (entre wallon et gaumais). Villes principales : Marche, Bastogne, Neufchâteau. A noter que ce domaine wallon déborde légèrement sur la France : 18 localités de la région de Givet-Fumay.

3.

a) Le picard. Villes principales : Mons, Tournai.

b) le champenois, qui concerne les seuls localités de Sugny, Pussemange, Bagimont et Membre-Bohan.

c) le gaumais. Ville : Virton.

A noter que ces trois langues régionales sont les prolongements d'aires linguistiques partagées avec la France.

4. Les parlers germaniques dans le Pays de l'Est le long de la frontière allemande et une zone du Sud wallon et du gaumais, le long de la frontière avec le Grand-Duché de Luxembourg

 

Source : Michel Foucard, les langues d'oïl en Wallonie, Mic Romania, Charleroi-Liège 2000.

CARTE REDESSINANT LA BELGIQUE

Communiqué de presse :

 

Avis: Région Bruxelles-Capitale recherche défenseur contre illustrateur géographique sans scrupule

 

 

Lors d’une Commission parlementaire au Parlement bruxellois, Monsieur de Patoul, député MR-FDF, a interpellé le Ministre-Président Charles Picqué, concernant la défense de l'image et des intérêts de Bruxelles et des Bruxellois. Cette interpellation fait suite aux cartes redessinant la Belgique élaborée par l'Office du tourisme flamand. Son dernier « bricolage » géographique remonte au mois d'aôut. La Flandre s'y retrouve ceinturée par la France, les Pays-Bas et la Belgique (couvrant la Wallonie). Bruxelles est représentée comme une ville flamande, au même titre qu'Anvers, Gand ou Bruges. Devant, ces multiples attaques incessantes, Monsieur de Patoul a demandé au gouvernement bruxellois de prendre des actions concrètes en vue de stopper et d'empêcher de telles « erreurs ». Le ministre-Président dit partager ce mécontentement et rester songeur quant à la volonté du ministre Bourgeois (NV-A) de réellement résoudre ces problèmes. Pourtant, la réponse du gouvernement bruxellois, en terme d'actions concrètes, reste bien insipide, pour ne pas dire inexistante. Il faut croire que l'Office flamand du tourisme pourra continuer à fantasmer son territoire, ce n'est apparemment pas le gouvernement bruxellois qui mettra en place des « garde-fous » estima Serge de Patoul.

INITIATIVE CITOYENNE : UNE PETITION A FAIRE CIRCULER...

 

 

 

INITIATIVE CITOYENNE

 

 

Une pétition à faire circuler

 

 

Des citoyens ont lancé il y a peu sur Internet une pétition appelant à défendre Bruxelles face aux revendications flamandes de mise sous tutelle de la Région bruxelloise. Son titre : « BRUXELLES... Touche pas à ma Région ! ». Rendez-vous sur http://8517.lapetition.be/. Nous vous invitons à la faire circuler auprès de vos amis et connaissances.

 

16:49 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pétition, bruxelles |  Facebook |

INSPECTION PEDAGOGIQUE : ANNULATION DU DECRET PAR LA COUR INSTITUTIONNELLE

 

COMMUNIQUE DU FDF

 

 

Inspection pédagogique : annulation du décret par la Cour constitutionnelle

 

 

Olivier Maingain, président des FDF, prend acte avec satisfaction de l’arrêt de la Cour constitutionnelle annulant le décret flamand imposant aux écoles francophones de la périphérie bruxelloise l’inspection pédagogique flamande.

Cet arrêt doit inviter les partis francophones associés à la négociation institutionnelle à être plus déterminés en faveur du renforcement des droits des 150.000 francophones de la périphérie bruxelloise qui sont aujourd’hui garantis, pour partie, par l’existence de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

La remise en cause de cet arrondissement et du régime des facilités par les autorités flamandes ne peut avoir pour seule compensation que l’indispensable élargissement de la Région bruxelloise, qui permettra d’apporter un apaisement communautaire définitif à Bruxelles et en périphérie.

Le président des FDF remercie les parents, les enseignants et les directions d’école qui ont accepté d’introduire les recours devant la Cour constitutionnelle, malgré tous les freins mis par certains partis francophones qui n’osaient pas affronter le gouvernement flamand.

Une nouvelle fois, la preuve est faite que seule la volonté politique permettra de faire respecter les droits des 150.000 francophones de la périphérie bruxelloise.

 

 

 

Halloween" au Domaine des Grottes de Han

COMMUNIQUE DE PRESSE DE BELGA MEDIA SUPPORT
Les 30, 31 octobre et 1 er novembre, la fantasmagorie d’Halloween s’installe au Domaine des Grottes de Han.
Pour les petits monstres qui n’ont jamais peur, qui aiment parler avec les vampires, qui raffolent de bave de crapaud, pour qui les sorcières n’ont aucun secret et dont Halloween est la soirée préférée…

Le Domaine des Grottes de Han propose les 30, 31 octobre et 1er  novembre une balade de l’horreur dans la Réserve d’Animaux Sauvages.

Le safari-car emmènera petits et grands à destination d’Halloweenville où là débutera un périple à la rencontre des plus terribles sorcières, fantômes, vampires, loups-garous et autres squelettes ! Durant cette longue traversée, les sorcières de la Forêt de Boine proposeront à ces hôtes d’un jour une halte dans leur funeste demeure afin de leur offrir un bol de leur terrible potion magique. Ce voyage au pays de l’épouvante entraînera également les visiteurs dans les entrailles de la terre pour un final des plus sombre. Une balade « sang pour sang » de l’horreur !

« Hanlloween » au Domaine des Grottes de Han, c’est aussi l’occasion de découvrir, au fil de la visite, sous le maquillage de Jack l’Eventreur, un Chauffeur-guide de la Réserve d’Animaux Sauvages, dans le rôle d’un druide, le Directeur Général, sous le masque d’une sorcière, une Commerciale ou encore dans le personnage de la mort, un Mécanicien et bien d’autres encore….
En effet, au-delà d’une animation, il s’agit pour les membres du personnel de participer ensemble à un projet différent des activités habituelles du Domaine…tous services confondus et sans hiérarchie. Une expérience enrichissante pour terminer en beauté la saison touristique.

Renseignements pratiques :

Heures : balades à 16h30, 17h10, 17h50 et 18h30
Durée de la visite : 1h30 à 1h45
Rendez-vous sur le site de la Sortie de la Grotte de Han
Prix (incluant la visite + un potage au potiron ou un chocolat chaud) : 12€ par adulte et
8€ par enfant.
Se munir de chaussures de marche et de vêtements chauds.
Uniquement sur réservation au 084/37.72.13.

Personal Contacts:

Mrs. Magali Nicolai
Phone: 084377213
Email: MNicolai@grotte-de-han.be

25.10.2010

NE VOUS LAISSEZ PAS DICTER PAR LA FLANDRE LE DIVORCE BELGE...

Le 16 octobre 2010, Charles DARLOT a écrit :

 

FRANCOPHONES, NE VOUS LAISSEZ PAS DICTER PAR LA FLANDRE LES CONDITIONS DU DIVORCE BELGE !

 

Nul ne pense plus que la Belgique puisse durer, et malgré la mélancolie compréhensible que peuvent ressentir quelques Belgicains, la séparation de ses deux composantes n'est pas une raison de tristesse mais de joie.

En effet, la Belgique n'a fonctionné que tant que son régime politique était celui d'une république censitaire personnifiée par un doge héréditaire. C'est le suffrage universel qui a peu à peu révélé que deux peuples différents étaient placés côte à côte dans une construction politique artificielle. Après leur séparation, ces deux peuples resteront évidemment voisins, et s'entendront mieux lorsqu'ils ne se heurteront plus. Mais cette séparation, qui résulte d'une prise de conscience rendue possible par l'approfondissement de la démocratie, se produit à un moment historique d'attaque contre la démocratie.

En Europe, la démocratie a provisoirement disparu. Le pouvoir a été confisqué par les classes sociales dominantes, soumises à l'oligarchie mondiale dont les centres de décision sont localisés dans les pays anglo-saxons. Les formes républicaines sont réduites à de simples apparences, comme sous le principat romain, et les décisions sont prises par la bureaucratie de l'Union européenne, au service des entreprises supranationales. L'Union européenne, survivance d'une époque révolue, n'est que la structure de la vassalisation de l'Europe à la phynance.

A vue humaine,  et pour encore plusieurs générations, l'Etat national est le seul lieu politique où peuvent s'exercer la démocratie politique et la solidarité sociale. La démocratie est à reconstruire, et elle ne le sera que par les Nations. Aussi faut-il faire bénéficier l'Europe de cet acte de libération pour deux peuples que sera la fin de la Belgique. il faut saisir l'occasion de redonner toute son importance politique au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le droit fondamental d'un ordre international juste, dès lors qu'il est complété par la protection des droits des minorités.

Fort heureusement, dans le cas belge, une seule nationalité existe à présent et les limites internes sont purement administratives. La possibilité se présente donc de tracer une frontière entre Etats en pleine conformité au droit, en demandant aux citoyens de choisir collectivement leur avenir par un référendum à l'échelle de la fraction de commune (anciennes communes fusionnées récemment), puis en laissant chaque citoyen libre d'opter pour la nationalité de son choix.

Cette occasion historique ne doit pas être perdue. Pour la paix du monde, il importe de répudier les arrangements bancals et de refuser les absurdes précédents que l'Union européenne a naguère entérinés pour masquer les désaccords. Les Etats voisins de la Belgique, directement concernés par son évolution, doivent apporter leur concours à une solution démocratique.

Exiger un référendum doit être le mot d'ordre de tous les démocrates.

 

Christian DARLOT

 

TABLE DE DISCUSSION : LES WALLONS DE BRUXELLES ONT-ILS RENIE LEURS RACINES WALLONNES ?

A. DECHEF, 1360 La Hulpe - Je me fais un devoir de répondre,  point par point, au courriel de M Fabrice MEURANT-PAILHE dont question dans le Forum de votre périodique du mois d'octobre 2010.

 

Je ne sais pas si des dizaines de milliers de Bruxellois, comme l'écrit l'intéressé, ont oublié ou renié leurs "racines" wallonnes. Je ne le crois pas mais pour certains, peut-être, la chose ne les intéresse pas ou plus. Sont-ils devenus amnésiques ? Je n'en sais rien ; je ne suis ni médecin, ni psychiatre. Ce que je constate, par contre, c'est que la prose de ce Monsieur est partisane, outrageante voire mensongère quand il parle de "condescendance" dans le chef de ces Bruxellois, quand il prétend, notamment, que la presse bruxelloise, tant écrite et radiophonique que télévisuelle se "moquerait" des spécificités et des revendications wallonnes, tout en se gardant bien de citer des exemples. Et d'apporter son appui à ces régionalistes que l'on pourrait, dit-il, appeler nationalistes (là, il est dans le vrai) que je qualifierais, moi, d'adeptes d'un repli frileux sur leurs terres. Il nous invite, par surcroît, à méditer quelques lignes écrites jadis par Jules Destrée, certes un Wallon des plus remarquables de son époque dans bien des domaines mais qui fut aussi, dans certaines circonstances, il faut le reconnaître, le champion du "dérapage" et le mot est faible.

En effet, lecteurs de "4 millions 7", lisez très attentivement, relisez-les même, ces lignes reprises entre guillemets, depuis "une seconde espèce de Belges" jusqu'à "agglomérat de métis", propos immondes s'il en est, proféré par cet illustre personnage et qui s'apparentent presque à du racisme du plus mauvais aloi qui, de nos jours, serait sanctionné par les Tribunaux. Il n'est d'ailleurs qu'à parcourir la lettre qu'il adressa au roi sur la séparation des Wallons et des Flamands, dans laquelle on pouvait lire : "Sire, il n'y a pas de Belges" qui démonte, si besoin en était, que des séparatistes sévissaient aussi au sud du pays, déjà à cette époque. Quel duo de choc il aurait fait avec Bart De Wever pour disloquer notre territoire s'ils eussent été contemporains !

Et M Meurant-Pailhe de, quand même, nous inviter à constater la "dureté" des termes utilisés par le Grand Jules. Moi, je parlerais plutôt de l'ignominie qui transpire dans tout ce texte qu'il nous invite à méditer ! Je ne puis décrire la honte que je ressens à la lecture de ce pamphlet raciste, nationaliste, séparatiste et pour tout dire écoeurant.

D'autre part, vous écrivez, M Meurant-Pailhe, que "pour certains Wallons, les Bruxellois… ont accepté la domination flamande" ! Vraiment, quand on prend connaissance des déclarations de la plupart des responsables politiques bruxellois ? Il n'est pour s'en convaincre qu'à s'en référer à leurs propos, qu'ils s'agisse de MM Olivier Maingain ou Didier Gosuin, en toute première ligne quant à la défense des Francophones, de M Charles Picqué, de Mme "Non" et de bien d'autres. Quant à la population bruxelloise, presque quotidiennement victime de tracasseries flamandes en tout genre, je la vois mal accepter la domination flamande ou une quelconque domination d'ailleurs. Il suffit d'écouter ce qui se dit en rue pour se rendre compte que les Bruxellois sont bien conscients des menaces de cogestion qui pèsent sur leur ville, voire de la remise en question du statut de celle-ci comme troisième Région à part entière.

Quant à votre "preuve" d'acceptation dune domination flamande, elle ne tient absolument pas la route. Le nombre d'enfants francophones inscrits dans des écoles flamandes - et croyez que je déplore vivement ce fait - n'est pas du tout à attribuer, comme vous l'écrivez à ce que leurs parents auraient "renoncé à leurs origines" ou exprimeraient la volonté d'assurer à leur progéniture un "idéal confortable…médiocre" (ce verbiage-là, à relents méprisants, il faudra que vous nous l'expliquiez !). Non, ces parents sont simplement bernés ; ils sont victimes d'arguments fallacieux, tant de la part de journalistes que de politiciens ou simples citoyens qui leur débitent que seules les écoles flamandes sont à même de former de vrais bilingues, la connaissance du français étant de toute façon acquise au foyer et par la rue ; c'est simpliste et faux, bien évidemment, mais c'est ce qu'on a réussi à leur faire croire après les avoir convaincus que l'avenir professionnel de leurs enfants était conditionné par la connaissance des deux langues nationales du fait que la plupart des employeurs ne recrutaient plus que des éléments bilingues, ce dernier argument n'étant pas tout à fait dépourvu de pertinence ; toutefois, pour ce faire, il y a bien d'autres techniques à envisager que de les confier aux écoles flamandes mais ce n'est pas l'objet de la présente controverse. Ce que je voulais simplement vous dire, c'est que ces parents agissent de bonne foi, soucieux seulement de ce qu'ils croient, bien à tort certes mais très sincèrement toutefois, être de l'intérêt de leurs enfants, loin de toute considération de racines…

Vous vous posez, en outre, la question de savoir qui pourrait vous indiquer pourquoi le sentiment wallon, naguère répandu chez les Wallons qui se sont installés à Bruxelles, s'est progressivement étiolé à ce point. Vous pouvez vous-même y répondre en regardant dans le rétroviseur de l'Histoire ; vous constateriez que le temps a fait son oeuvre en ce sens que les enfants, les petits-enfants et les arrière-petits-enfants de ces Wallons venus habiter à Bruxelles sont devenus des Bruxellois. Il en va ainsi partout de par le monde ; on s'intègre peu à peu là où l'on vit et les racines finissent parfois par disparaître. En outre, tous ces descendants sont-ils encore de purs Wallons ? Il faut bien reconnaître qu'à Bruxelles, avec l'extraordinaire foisonnement de populations, de plus en plus prononcé chaque jour, entrainant un brassage des populations tel qu'il n'est plus possible aujourd'hui d'encore s'identifier en fonctions de racines ancestrales.

Bruxellois d'origine, Wallons d'origine, Flamands d'origine et immigrés venus pratiquement de tous les coins de la planète se sont à ce point mélangés que finalement un troisième peuple a vu le jour au fil des ans, le peuple bruxellois. Jadis, on ne parlait que de Wallons et de Flamands en Belgique. Ce peuple bruxellois n'a fatalement plus le mode de vie, de pensée, de comportement que le peuple wallon ou le peuple flamand. C'est un constat, ni plus, ni moins. Il a toutefois largement donné priorité à la langue française, langue de la clarté, de la pureté, de l'élégance et qui, par sa grande précision, apparaît comme la langue de communication par excellence, le phare dans la formulation de la pensée. Puisse cette belle langue française jouer le rôle de ciment entre la Wallonie et Bruxelles.

Pour terminer, je dirai que si, effectivement, il n'y a plus de sentiment wallon à Bruxelles, à quelques exceptions près, il y a lieu cependant de mentionner quelques cercles et associations de caractère wallon bien présents et actifs dans la Capitale  (Cercle royal borain de Bruxelles, Association royale des Ecrivains et Artistes de Wallonie, Cercle couvinois de Bruxelles, Cercle royal gaumais de Bruxelles, etc…). Rassurez-vous, Monsieur, il n'y a pas davantage de "sentiment" flamand, ou espagnol, ou africain, ou tout ce que vous voulez. Seule, semble se dessiner une prise de conscience bruxelloise (ce n'est pas vraiment un "sentiment" bruxellois), fonction des préoccupations multiples du moment.

En effet, les Bruxellois sont présentement très préoccupés, tant par leurs problèmes d'ordre socio-économique (taux de chômage de plus en plus élevé, d'où un état de pauvreté qui gagne du terrain, manque de terrains industriels qui pourraient accueillir de nouvelles entreprises, etc…) que par les agressions flamandes permanentes dont ils font l'objet. Ils sont particulièrement inquiets du sort que voudraient leur réserver les gens du Nord, du style Bart De Wever et autres extrémistes (il n'en manque pas). Ils ont vraiment l'impression d'EXPIER ils ne savent trop quelle faute, de par le joug de lois liberticides imposées par une majorité parlementaire flamande qui use et abuse déjà  et abuserait bien davantage encore, à l'avenir, de cette force numérique pour les soumettre à leurs vues ; cette inquiétude est ressentie aussi bien par les Bruxellois intra-muros (les assiégés confinés et encerclés dans leurs 19 communes) que par les Bruxellois extra-muros (les laissés pour compte de la périphérie bruxelloise, nonobstant le fait qu'une véritable Région bruxelloise viable se devrait de correspondre à son aire socio-économico-culturelle, grosso modo l'étendue de la zone téléphonique 02, c'est-à-dire à ce quelle est dans les faits à défaut de l'être de droit).

Je ne peux que me réjouir de cette prise de conscience bruxelloise laquelle, au demeurant, n'implique nullement, cher Monsieur, d'avoir à renier ou … conserver ses racines ou même, tout compte fait, à y être indifférent. Ce devrait être finalement comme chacun le ressent, non ?

 

DECHEF A.

22.10.2010

BOUGE LA VOIX CITOYENNE : FRANCOPHONES NE VOUS LAISSEZ PAS DICTER PAR LA FLANDRE...

... LES CONDITIONS DU DIVORCE BELGE!

 

Nul ne pense plus que la Belgique puisse durer, et malgré la mélancolie

compréhensible que peuvent ressentir quelques Belgicains, la séparation

de ses deux composantes n'est pas une raison de tristesse mais de joie.

En effet, la Belgique n'a fonctionné que tant que son régime politique

était celui d'une république censitaire personnifiée par un doge

héréditaire.

 

C'est le suffrage universel qui a peu à peu révélé que deux peuples

différents étaient placés côte à côte dans une construction politique

artificielle. Après leur séparation ces deux peuples resteront

évidemment voisins, et s'entendront mieux lorsqu'ils ne se heurteront plus.

 

Mais cette séparation, qui résulte d'une prise de conscience rendue

possible par l'approfondissement de la démocratie, se produit à un

moment historique d'attaque contre la démocratie. En Europe, la

démocratie a provisoirement disparu. Le pouvoir a été confisqué par les

classes sociales dominantes, soumises à l'oligarchie mondiale dont les

centres de décision sont localisés dans les pays anglo-saxons. Les

formes républicaines sont réduites à de simples apparences, comme sous

le principat romain, et les décisions sont prises par la bureaucratie de

l'Union européenne, au service des entreprises supra-nationales. L'Union

européenne, survivance d'une époque révolue, n'est que la structure de

vassalisation de l'Europe à la phynance.

 

A vue humaine, et pour encore plusieurs générations, l'État national est

le seul lieu politique où peuvent s'exercer la démocratie politique et

la solidarité sociale. La démocratie est à reconstruire, et elle ne le

sera que par les Nations.

 

Aussi faut-il faire bénéficier l'Europe de cet acte de libération pour

deux peuples que sera la fin de la Belgique. Il faut saisir l'occasion

de redonner toute son importance politique au droit des peuples à

disposer d'eux-mêmes, le droit fondamental d'un ordre international

juste, dès lors qu'il est complété par la protection des droits des

minorités.

 

Fort heureusement, dans le cas belge, une seule nationalité existe à

présent et les limites internes sont purement administratives. La

possibilité se présente donc de tracer une frontière entre États en

pleine conformité au droit, en demandant aux citoyens de choisir

collectivement leur avenir par un référendum à l'échelle de la fraction

de commune (anciennes communes fusionnées récemment), puis en laissant

chaque citoyen libre d'opter pour la nationalité de son choix.

 

Cette occasion historique ne doit pas être perdue. Pour la paix du

monde, il importe de répudier les arrangements bancals et de refuser les

absurdes précédents que l'Union européenne a naguère entérinés pour

masquer les désaccords. Les États voisins de la Belgique, directement

concernés par son évolution, doivent apporter leur concours à une

solution démocratique.

 

Exiger un référendum doit être le mot d'ordre de tous les démocrates.

 

 

Christian Darlot

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