19/11/2010

PROBLEME DE GOUVERNEMENT : QUE SE PASSE-T-IL ?

 

Amis, voyez-vous s'élever une fumée blanche ?

 

13 juin 2007, Wallons et Bruxellois se relaient au haut de la Tour Belgique ; ils scrutent l'horizon. La relève transmet chaque jour le même message : "Rien à signaler".

10 juin 2010, trois ans plus tard, au haut de la Tour Belgique, Wallons et Bruxellois se repassent le même message "Rien à signaler". Aucune fumée blanche ne s'élève dans le ciel en surcharge d'électricité.

Dans le monde politique, les responsables se réunissent en catimini dans des lieux super secrets ; les entrées et les sorties se font par des portes secrètes… "Discrétion" ; "Aucun commentaire" ; "Aucune communication"… Le jeu du "Tout va très bien Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…"

Le Roi fait appel à des législateurs, spécialistes des fonctions en "eur" : informateur, clarificateur, préformateur, médiateur, conciliateur... qui font appel à des experts officiels (Banque Nationale, Bureau du Plan) pour assister les experts des centres d'études des partis politiques… Et les sentinelles, wallonnes et bruxelloises, du haut de la Tour Belgique, ne voient désespérément rien venir, pas de fumée blanche à l'horizon. Elles se relaient, jour après jour, avec la mine des jours de deuil ; elles se passent et repassent les mêmes lettres "R.A.S.".

Le front francophone est aux abonnés absents ; une brève rencontre furtive sur une stratégie à développer en cas d'un coup de force flamand, à la Chambre des Représentants, scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Le black-out complet. Tout ce que le citoyen reçoit, le mandant cependant, ce sont les éclats des invectives que les responsables politiques lancent à la tête de l'un et de l'autre. La N-VA est catégorique : "Pour nous, tout est fini si le PS ne change pas de position… Le vrai problème est que le PS a peur de l'autonomie fiscale pour les entités fédérées. Pour le PS, la réforme ne peut rien couter à la Wallonie, il faut un refinancement de Bruxelles et du fédéral. Il est clair que c'est la Flandre qui recevra la note." Le PS, un zeste de mépris, pontifie : "Pour ce qui concerne la N-VA, adressez-vous à la N-VA…"

Ces responsables politiques ne doivent-ils pas rendre des comptes aux citoyens ? S'ils sont dans une logique de "séparation", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique de "nation ethnique", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique de "nation citoyenne", qu'ils le disent. S'ils sont dans logique d'une "Belgique féodale", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique d'une "Belgique évanescente", qu'ils le disent. Qu'ils aient le courage politique de poser la question aux citoyens dans une consultation populaire !

C'est l'appel de Olivier Maingain, président du FDF : "Il n'y a aucune raison que les francophones renoncent à une demande constante et unanime : l'élargissement de Bruxelles. Une consultation permettrait d'expliquer à la population l'enjeu et de lui demander son avis… Si affirmer ses positions dans une proposition de loi est une provocation, autant mettre la démocratie entre parenthèses".

C'est l'appel d'un collectif des jeunes venant de différents horizons politiques ; il évoque la primauté du principe de solidarité "pour permettre de surmonter les difficultés qui touchent la Belgique, mais également pour restaurer la confiance aujourd'hui  malmenée des citoyens envers leurs élus". Un participant appel à "l'actuelle redéfinition du paysage institutionnel belge".

C'est l'appel du citoyen : savoir ce qui se négocie.

C'est l'appel pressant de nos adhérents à travers leur soutien actif au credo de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles.

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