29/11/2010

DE FAUTES HISTORIQUES GRAVES DES PARTIS FRANCOPHONES

DE FAUTES HISTORIQUES GRAVES DES PARTIS FRANCOPHONES …

 

Texte de Nézia MAHIEU, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste/ex Parti Féministe Unifié.

 

1. Bruxelles, capitale de la Flandre

En continuant aujourd’hui à tolérer que la Région/Communauté flamande utilise Bruxelles comme sa capitale, les partis francophones se font complices de la négation de Bruxelles comme Région à part entière, et ils continuent à offrir à la Flandre sur un plateau d’argent – ou plutôt en or massif – « la légitimité » de l’utilisation de la capitale du pays comme capitale flamande.

 

2. De la communautarisation de compétences

La communautarisation de compétences permet la division des Bruxellois selon qu’ils s’adressent à des institutions relevant soit de la communauté française, soit de la Communauté flamande. Et depuis les élections fédérales de juin dernier, l’information, la préformation, la clarification et la conciliation en cours, ont successivement prévu la communautarisation de compétences supplémentaires.

La communautarisation prévue des allocations familiales et des soins de santé notamment diviserait davantage encore les Bruxellois entre eux.

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En outre, il s’agit d’un moyen efficace de flamandisation car, d’une part, ¼ de la population bruxelloise est précarisée – il y a notamment plus de 100 000 chômeurs bruxellois, soit approximativement 1/10ème de la population - et, d’autre part, les Bruxellois – Belges d’origine étrangère – ne sont pas nécessairement plus attachés à une Communauté fédérale belge plutôt qu’à une autre.

Dès lors, vu que les avantages sociaux offerts par la Communauté française ne peuvent atteindre ceux de la Communauté flamande, le choix communautaire d’une partie importante de la population bruxelloise sera vite fait.

Face à cette situation, les partis francophones sont-ils prêts, une fois de plus, à s’incliner et à satisfaire la volonté flamande de communautarisation accrue de compétences contre de l’argent accordé sous tutelle à Bruxelles ?

Il est vraiment à souhaiter ardemment qu’un sursaut de responsabilité et de dignité amène les partis francophones à enfin se mettre debout et à résister fermement face à la volonté d’un confédéralisme à la flamande ne garantissant pas les droits et les intérêts des Francophones bruxellois et wallons.

 

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