30.11.2010
LES PARTIS FRANCOPHONES NEGOCIATEURS : AVANCEE DANS LE… RECUL
Selon Laurette Onkelinx, PS, peu importe le nom « spit rate » ou autre nom, en matière d’autonomie fiscale, ce qui est important c’est que « chaque entité puisse avoir les moyens d’exercer sa politique ».
Serait-ce un virage à 270° du PS ? Certes ! Rappelons-nous les fermes déclarations de Elio Di Rupo, président du PS : « Nous ne sommes demandeurs de rien ». Mais alors, pourquoi donne-t-il tout aux Flamands, tout ce qu’ils demandent : autonomie des Régions et leurs compétences, notamment en matière de santé, de justice avec la scission de l’arrondissement judiciaire de BHV, en matière d’emploi, l’autonomie fiscale… Bruxelles reste cadenassée dans un enclos de 19 communes sous tutelle de la Flandre qui en fait SA capitale ! Dans la bouche de nos responsables politiques francophones, cela s’appelle une « réforme équilibrée ». Pourquoi dès lors accepte-t-il les miettes que la Flandre lui présente ? Un recul francophone humiliant. Une nette et triomphante avancée flamande.
Est-ce la raison pour laquelle le Voka, l’organisation patronale flamande, invite les responsables politiques et particulièrement les politiques de la N-VA à faire une pause, à conclure les négociations et à passer à la formation d’un gouvernement ? Le Voka estime l’avancée flamande suffisante, dans un premier temps. Engrangement de l’étape remportée, tout en préparant l’étape suivante dans l’objectif de la mainmise totale sur la Belgique. Le Voka sera écouté par le monde politique flamand. Bart De Wever n’a-t-il pas dit un jour : « le Voka est mon patron » ?
Au demeurant, la tactique de Bart De Wever est d’aller le plus loin possible dans les exigences, puis de lâcher du lest, si la résistance de l’adversaire se raidit. Donner l’illusion d’un choix cornélien ; en réalité un arrêt naturel dans sa tactique de procéder étape par étape !
Ce que nous voulons, c’est connaître la vérité, c’est d’être correctement informés, ce n’est pas devoir entendre, écouter, lire un tas de mystifications de nos responsables politiques sur notre avenir.
15:35 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : voka, bart de wever, elio di rupo, spit rate, autonomie fiscale |
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29.11.2010
DE FAUTES HISTORIQUES GRAVES DES PARTIS FRANCOPHONES
DE FAUTES HISTORIQUES GRAVES DES PARTIS FRANCOPHONES …
Texte de Nézia MAHIEU, ancienne responsable du Parti Féministe Humaniste/ex Parti Féministe Unifié.
1. Bruxelles, capitale de la Flandre
En continuant aujourd’hui à tolérer que la Région/Communauté flamande utilise Bruxelles comme sa capitale, les partis francophones se font complices de la négation de Bruxelles comme Région à part entière, et ils continuent à offrir à la Flandre sur un plateau d’argent – ou plutôt en or massif – « la légitimité » de l’utilisation de la capitale du pays comme capitale flamande.
2. De la communautarisation de compétences
La communautarisation de compétences permet la division des Bruxellois selon qu’ils s’adressent à des institutions relevant soit de la communauté française, soit de la Communauté flamande. Et depuis les élections fédérales de juin dernier, l’information, la préformation, la clarification et la conciliation en cours, ont successivement prévu la communautarisation de compétences supplémentaires.
La communautarisation prévue des allocations familiales et des soins de santé notamment diviserait davantage encore les Bruxellois entre eux.
…/…
En outre, il s’agit d’un moyen efficace de flamandisation car, d’une part, ¼ de la population bruxelloise est précarisée – il y a notamment plus de 100 000 chômeurs bruxellois, soit approximativement 1/10ème de la population - et, d’autre part, les Bruxellois – Belges d’origine étrangère – ne sont pas nécessairement plus attachés à une Communauté fédérale belge plutôt qu’à une autre.
Dès lors, vu que les avantages sociaux offerts par la Communauté française ne peuvent atteindre ceux de la Communauté flamande, le choix communautaire d’une partie importante de la population bruxelloise sera vite fait.
Face à cette situation, les partis francophones sont-ils prêts, une fois de plus, à s’incliner et à satisfaire la volonté flamande de communautarisation accrue de compétences contre de l’argent accordé sous tutelle à Bruxelles ?
Il est vraiment à souhaiter ardemment qu’un sursaut de responsabilité et de dignité amène les partis francophones à enfin se mettre debout et à résister fermement face à la volonté d’un confédéralisme à la flamande ne garantissant pas les droits et les intérêts des Francophones bruxellois et wallons.
15:31 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : information, préformation, clarification, concilialiton, communautarisation, négation, confédéralisme |
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BRUXELLES FRANCAISE DE FRANCE ?
C'est le message que nous envoie un de nos correspondants ; il puise sa source dans l'ouvrage de Lein Van Neck. Selon l'auteur, Bruxelles a éé fondée par l'Evêque de Cambrai St Géry venu de France en 580 ; il s'est installé aux bords de la Senne parmi une peuplade formant l'ilot de St Géry. Plus tard est venue la princesse Gudule, qui donna un grand essor à ce hameau. J'en déduis, nous dit notre correspondant, que Bruxelles est bien françaisde de France.
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26.11.2010
LES CONVICTIONS DE NOS CONSULTANTS...
* Michel CORCELLES, Carrefour des Acteurs sociaux, Paris, par courriel - Motion qui sera présentée au prochain comité directeur du carrefour des Acteurs Sociaux
1/ Une Belgique résiduelle se dessine, dont les Flamands, au moins pour l’instant, s’accommoderont. Elles conserve ses prérogatives internationales (ONU, acteur de l’UE, présence dans les instances internationales plus quelques autres compétences). Elle sera associée le mieux possible aux politiques française en Afrique.
Les Francophones étant l’élément volontariste de cette Belgique résiduelle, ils devraient y peser d’un poids au moins égal à celui qui est le leur dans la Belgique d’aujourd’hui.
2/ La Communauté Française de Belgique (CFB) est érigée en acteur culturel de l’espace francophone et de l’Union Européenne sur la base de ses compétences actuelles
3/ La Wallonie affirme sa singularité régionale et joue un rôle privilégié - et distinct - au sein de l’Association des Région de France. Elle redéfini sa position vis-à-vis de la communauté allemande de Belgique et s’efforce de définir des politiques communes avec le Luxembourg.
4/ le région Bruxelles Capitale, pilier de la CFB, tend au statut de « district européen » développant son rôle de « fournisseur » de personnels francophones aux institutions européennes et accentue une politique d’offre culturelle française aux fonctionnaires des institutions européennes implantées à Bruxelles.
5/ Dissociée de la problématique wallonne, la communauté « fransquillonne » devient un acteur à part entière de la Belgique résiduelle avec un statut bien défini de « minorité ». La communauté allemande de Belgique peut revendiquer un même statut.
*Jacques GOYENS, par courriel - Après le coup de théâtre de Bart De Wever, qui prétend incarner toute la Flandre (en réalité 30%), prenons-le au mot et repartons à zéro. Comme le fait remarquer Christian Darlot, un des principes fondamentaux de l'Europe occidentale est de faire prévaloir le droit des gens sur tout autre droit. Opposons donc ce droit à toute revendication flamande. Avec l'appui de l'Union européenne, ils seront obligés de l'accepter sous peine d'être mis au ban de l'Europe. Le président actuel de l'Europe est bien un Flamand. Un comble! Tout le reste en découle. A partir de là, on pourra fixer de nouvelles frontières et scinder la dette, les impôts et tout ce que l'on voudra. Un divorce est toujours préférable à un mauvais compromis qui sera tôt ou tard remis en question.
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Si la Flandre veut à ce point exister "seule", montrez-lui votre mécontentement. Ne serait-il pas temps de réagir au " 't is de moment ! " des séparatistes nationalistes flamingants en reprenant le mot de Jean Gol "Het is gedaan !" Et dites-vous bien que si on ne trouvait plus un seul francophone sur les plages flamandes, ils se mettraient vite à pleurer et à revoir leur position !
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* Jacques LAINET, Association Hainaut Avenir Environnement, par courriel - ... La solution devant être l'autonomie et la même loi pour tous les BELGES à l'intérieur des Frontières de la Belgique.
Si la région Flamande veut la scission : elle doit en supporter les conséquences et TROUVER les solutions qui seraient alors dues à son intransigeance ; son désir de suprématie vis-à-vis des autres régions.
En clair à l'intérieur de frontières établies les droits,les devoirs et les lois doivent s'appliquer partout.
* Serge Libert, par courriel - …Les Etats généraux de Wallonie et de Bruxelles pour une procédure de divorce pourraient peut-être réveiller les électeurs flamands qui ne partagent pas les vues des stratèges de la NVA ? Oui, c'est possible. Un risque...au niveau des jeunes, qui pourraient réagir brutalement.
Ne perdons pas de vue que depuis des décennies, la jeunesse flamande a subi un endoctrinement nationaliste par les enseignants flamands cléricaux et autres qui les conduit à des prises de positions extrêmes. Plus on attendra, plus ils se renforceront et plus diminuera l'influence des anciens plus pragmatiques pouvant tempérer la montée du nationalisme flamand.
Il n'est pas trop tard, mais il est temps, pensons-y. Le drame pour l'Europe, c'est que ce problème risque de faire des émules dans de nombreux pays.
* Anna-Maria CAMPOGRANDE, par courriel - …En fait, dans toute cette affaire de la Belgique, personnellement, j’y vois la mainmise d’intérêts étrangers, par le biais des lobbies infiltrés partout auprès des Gouvernements, des Ministres, de la diplomatie, des Organisations Internationales, au coeur même des institutions européennes. Ces intérêts qui visent l’Europe des Régions pour ne plus avoir en face des interlocuteurs de taille comme peuvent l’être des Etats centralisés et tout particulièrement les Etats nationaux : France, Allemagne, Italie, etcetera. Il est surprenant de constater que personne ne s’offusque de l’action toujours plus percutante des lobbies qui fausse le jeu démocratique.
Ces interférences sont possible parce que l’Europe institutionnelle de nos jours n’a pas une vraie identité, une identité forte, partagée par tous les citoyens, bien au contraire, elle est décidément engagée à démanteler les identités nationales, sous prétexte du danger des nationalismes, sans pour autant se soucier de définir et construire une nouvelle identité européenne avec une « forma mentis » emblématique, enracinée dans sa culture, ses traditions, ses valeurs, son modèle économique et social.
Toute une problématique qui mériterait réflexion et action…
* Denis GRIESMAR, réponse à Madame Anna-Maria Campogrande, par courriel - Oui, mais je crois qu'il ne faut pas se tromper de diagnostic : la "Belgique" n'est pas le maillon faible d'une chaîne de Nations menacée par l' "Europe", mais bien le nom que portait l' "Europe" au XIXème siècle. En ce sens, la situation y est entièrement différente de ce qu'elle est en Italie, où, malgré les tenants de la "Padanie", les gens se sentent tous italiens : l'Italie est une Nation. La "Belgique" n'en a jamais été une. La "Belgique" est une machi-nation, un "machin" créé de l'extérieur par l'Angleterre contre la France. Jamais considérée par elle-même comme un principal, mais comme un accessoire, par rapport à la France. Il faut méditer cette phrase extraordinaire que répétaient (répètent encore ? ) les instituteurs dans ce pays surréaliste : "La Belgique est le rempart de l'Europe contre la France". Tout est dit. Il s'agit d'un collage, d'un bricolage, assemblant tant bien que mal deux Nations, ou fractions de Nations. Le député Jules Destrée le disait bien au "Roi des Belges", il y a un siècle : "Sire, il n'y a pas de Belges !". Encore une fois, la situation est toute différente dans les autres pays, même fragilisés par des décentralisations excessives, sous la pression des Anglo-Saxons, des lobbies, des multinationales, qui préfèrent évidemment ne pas avoir de Nations fortes en face d'elles. L'Espagne résulte d'une alliance entre la Maison de Castille et celle d'Aragon. Il revient aux Catalans de dire s'ils veulent poursuivre cette alliance, qui n'a pas été imposée de l'extérieur. De même, la Suisse, avec son système original de Cantons, s'est créée sui generis : on peut dire qu'il s'agit d'une alliance entre Nations.
La fin de la Belgique ne sera pas une catastrophe si les "rattachistes" ou "réunionnistes", des deux côtés de cette frontière particulièrement artificielle, expliquent bien qu'il ne s'agit pas de céder à un atavisme ethnique, mais de se conformer à la volonté des populations, exprimée par référendum. On ne voit d'ailleurs pas bien pourquoi une telle manifestation d'amour envers la France, et de confiance en la République, donnerait le signal de la débandade. Ce serait tout le contraire. ... Le fait que le gouvernement français actuel soit loin d'être idéal (litote ... ) est d'un autre ordre, et ne se situe pas dans la même échelle de temps.
Il reste que de puissants intérêts locaux, notamment politiciens (songeons à l'invraisemblable enchevêtrement, en "Belgique", des "régions" et des "communautés" (sic ! )) s'opposent à la solution la plus raisonnable, qui rééquilibrerait les rapports entre la France et l'Allemagne ... Mais ici, la comparaison avec l'Allemagne de l'Est est éclairante : le peuple, le moment venu, balayera toutes ces réticences ... Il reste que la Belgique aura servi à l'Angleterre d'empêcher la France de tirer normalement parti de sa situation géopolitique, de faire jeu égal au XIXème siècle avec l'Angleterre et l'Allemagne, à la faire vivre en permanence sous le chantage d'un Trafalgar doublé d'un Sedan ... et ce jusqu'à l'avènement de l'arme atomique et de De Gaulle. La France aura été, depuis Waterloo et jusqu'au Général, à la remorque, diplomatiquement, de l'Angleterre, laquelle pouvait tranquillement mettre la main sur les richesses du monde (tout en laissant l'hégémonie sur le continent à une Allemagne qui ne se sentait plus ...) . Fachoda était inclus dans Waterloo ... La France aura souffert, incroyablement, dans sa chair, d'une frontière indéfendable ... "grâce" à l'existence de la "Belgique", construction anti-française par excellence (même si ses habitants, surtout au sud de la frontière linguistique, sont personnellement charmants). Au total, qu'est-ce que la "Belgique" ? Une plaisanterie qui a assez duré ...
17:04 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, cfb, ue, compromis |
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24.11.2010
LA LETTRE DE LEOSTENE 24 novembre 2010 n° 623/2010
Cinquième année. Bihebdomadaire. Abonnement 350 euros.
http://www.leosthene.com/
OTAN : leurres et mouvements de fond
“ Il est assez évident pour moi que les Etats Unis et la Russie, comme auparavant, les US et l'Union Soviétique, ne veulent pas d'une vraie Europe, et les positions géopolitiques du début du XXe siècle ont bougé dans ce sens. Dénucléariser l'Europe est une de ces conditions du repositionnement, mais les Etats-Unis craignent aussi de voir l'Europe, de ce fait, tomber dans l'escarcelle de la Russie, d'où tous ces atermoiements ”. Voilà ce que nous écrit un lecteur qui, en termes géopolitiques, pose les termes d’une réflexion sur ce qui s’est joué à Lisbonne, les 19 et 20 novembre derniers, lors du sommet de l’OTAN auquel le président russe, Dimitri Medvedev était convié et avait accepté de participer dans le cadre d’une réunion OTAN Russie, samedi.
Ou plutôt de ce qui va se jouer, comme le précise le général français Stéphane Abrial, commandant à Norfolk (Etats-Unis) de “ l’Allied Command Transformation ” (ACT) depuis septembre 2009 et la réintégration de la France dans le commandement militaire intégré de l’Organisation : « les discussions (les vraies discussions) commencent maintenant et vont durer jusqu’à l’été 2011 ». Discussions entre qui et qui ? Entre des alliés européens en discorde, subordonnés de fait au commandement américain, des Etats-Unis qui tentent de maintenir l’Europe dans une position de dépendance pays par pays et au travers de l’UE, et une Russie extrêmement prudente qui n’a pas oublié qu’elle propose à l’Europe un autre pacte de sécurité, définit par Vladimir Poutine et repris sans ambiguïté sur le fond par Dimitri Medvedev (1).
Ni qu’elle a en discussion avec Washington la ratification du traité bilatéral START II sur la réduction des armes nucléaires, lequel traité, signé par Barack Obama, attend une ratification incertaine du Sénat américain. A quoi pense chacun ? Pour Barack Obama, le théâtre névralgique du monde s’est déplacé en Asie, autour de la Chine. Il aurait pu dans ce cadre accéder aux demandes de retrait de ses armes nucléaires de leur sol formulées par l’Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique. Il ne le fera pas – selon le communiqué final de l’OTAN (2), au grand dam des anti-nucléaires (3). “ « Tout était lié – le paquet nucléaire et les relations avec les Russes » a déclaré Stevens Clemons, analyste politique à la New American Foundation ” selon le Guardian. Or rien n’est sûr avec Moscou.
Il est vrai, nous dit un politologue militaire russe, le lieutenant colonel Alexandre Perendjiev pour Ria Novosti (4) que “ la coopération militaro-politique entre la Russie et l’OTAN se poursuit (...). Depuis 2001 un travail conjoint et méthodique est mené dans la lutte contre le terrorisme. Une nouvelle filière est également prévue à savoir la lutte contre les pirates. Toutefois, à l’heure actuelle, il n’existe aucun axe global commun (...). Le développement des relations entre les parties est très effectivement très lent malgré l’existence d’une institution aussi sérieuse que le Conseil Russie OTAN dont la mission consiste à échanger des avis et des informations sur un large éventail de problèmes, il existe trop de différences, en particulier dans les mentalités (...)”.
Bien sûr, nécessité fait loi, et concernant l’Afghanistan, le pays “ constitue aujourd’hui le théâtre principal des opérations militaires pour l’OTAN et la proximité entre l’Afghanistan et les frontières russes et l’histoire de notre implication dans ce pays rend la situation très importante pour la Russie. (...) ”. Si la Russie voit bien ses intérêts et ne souhaite pas d’expansion du chaos à travers ses anciennes Républiques, Moscou et ses militaires connaissent la situation réelle de l’OTAN en Afghanistan et ils peuvent choisir d’aider, ou non, les troupes alliées : l’autorisation de passage d’armes non offensives au travers de la Russie et de l’Asie centrale est donc élargie, une opportunité bienvenue quand la traversée du Pakistan se fait difficile – une permission réversible.
Avec leurs alliés européens, les Etats-Unis parlaient d’ailleurs de retrait d’Afghanistan, en langage officiel de “transition” vers un retrait de l’essentiel des troupes étrangères du pays d’ici à la fin de 2014. “ Mais la vraie question est de savoir combien l’Europe pèse dans les décisions prises à Kaboul ou à Bruxelles au siège de l’OTAN. Et surtout, si les pays membres de l’UE ne sont pas contraints de sacrifier prochainement l’indépendance à laquelle ils continuent d’aspirer vis-à-vis de Washington sur l’autel du nouveau concept stratégique adopté à Lisbonne ”, s’interroge Richard Werly pour Le Temps (5). “ La réponse est pessimiste. A l’image de l’impression donnée, samedi soir, par le sommet Etats-Unis-UE organisé en catimini dans la foulée de celui de l’OTAN, avec un Barack Obama fatigué ”.
La lassitude devait marquer aussi les Européens.
En effet, puisque l’expérience montre que le “tout militaire” ne répond pas aux situations actuelles, le “nouveau concept” en discussion dote l’OTAN de structures civilo-militaires destinées à la “stabilisation et à la reconstruction”. Une idée très américaine qui fait écrire à Nicolas Gros-Verheyde, journaliste qui tient un blog dédié à la diplomatie et à l’UE : “ On peut se demander si l’OTAN ne se trompe pas de rôle. A savoir celui de l’ONU ou de l’OSCE, voire de l’Union européenne. Et se pose immédiatement un problème : sur quelle légitimité se fonde l’Alliance atlantique pour s’octroyer ainsi certains rôles qui sortent de la sphère purement militaire et entrent dans la sphère purement civile ? ”. Tout en notant par ailleurs : “ D’un point de vue opérationnel, la plupart des outils nouvellement créés sont une simple reproduction des outils déjà en place ou en phase d’être mis en place au niveau de l’Union européenne ” (6).
Très favorable à une Union aboutie, Nicolas Gros Verheyde minimise les dissensions intra-européennes – en particulier entre la France et l’Allemagne sur le nucléaire. “ Victoire pour la France, qui s’est employée à éviter la dilution de la dissuasion nucléaire dans la doctrine de l’OTAN, la rédaction du concept stratégique maintient que les armes nucléaires (américaines ?) seraient retirées seulement dans une réciprocité avec Moscou ” reconnaît Julian Borger dans le très britannique Guardian. Mais confusion en Europe, quels que soient les communiqués grandiloquents traditionnels après chaque sommet transatlantique. Ainsi notre lecteur a-t-il raison : la prudente Russie – qui préfère comme Washington traiter séparément avec les pays européens – et les Etats-Unis ont-ils poussé les pions et leur agenda au détriment d’une Europe qui ne s’est pas trouvée.
Les “discussions” entreprises avec le général Abrial seront ardues, perspectives budgétaires comprises. Pour l’heure, les objectifs officiels sont ceux de Barack Obama, si tant est qu’il soit suivi dans son propre pays. Mais restons prudents, attention aux leurres (dans ce contexte l’Iran et le bouclier anti-missiles par exemple), si un mouvement de fond est en gestation, une réorganisation du monde en marche, elle est encore dans les limbes.
Rien n’est joué.
Hélène Nouaille
Notes :
(1) Voir Léosthène n° 416/2008 Sécurité européenne : la Russie à l’ouverture (accès libre)
http://www.leosthene.fr/spip.php?article854
(2) Déclaration du sommet de Lisbonne
publiée par les chefs d’État et de gouvernement participant à la réunion du Conseil de l’Atlantique Nord tenue à Lisbonne le 20 novembre 2010
(communiqué de presse, en français) :
http://www.armees.com/Declaration-du-sommet-de-Lisbonne,3...
(3) Arms Control Association, le 19 novembre 2010, Experts Call NATO Strategic Concept 'Missed Opportunity to Reduce Role of Obsolete Tactical Nukes from Europe'
http://www.armscontrol.org/pressroom/NATOMissedOp
(4) Ria Novosti, le 23 novembre 2010, (vidéo, 5’, en français) La Russie, l’OTAN et le problème Afghan
Interview accordée à RIA Novosti par l'expert militaire russe Alexandre Perendjiev
http://fr.rian.ru/video/20100824/187290627.html
(5) Le Temps, le 22 novembre 2010, Richard Werly, L’OTAN fait la leçon aux européens
http://www.letemps.ch/Page/Uuid/439d6ab0-f5b9-11df-9c6f-8...
(6) Bruxelles2, le 22 novembre 2010, Nicolas Gros Verheyde, Quand l’OTAN duplique l’UE
http://www.bruxelles2.eu/europe-de-la-defense/defense-ue-...
Léosthène, Siret 453 066 961 00013 FRANCE APE 221E ISSN 1768-3289.
Directeur de la publication : Gérald Loreau (gerald.loreau@neuf.fr)
Directrice de la rédaction : Hélène Nouaille (helene.nouaille@free.fr)
Copyright©2010. La Lettre de Léosthène. Tous droits réservés.
15:04 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : léosthène, start ii, otan, poutine, guardian |
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LES MUSEES DE LIEGE - EXPOSITION : JARDIN D'HIVER
Sélection d’oeuvres contemporaines du Musée Bonnefanten Maastricht
MAMAC, Parc de la Boverie, 3, 4020 Liège
Horaires : du mardi au samedi : 13h>18h. Dimanche : 11h>16h30
Fermé : le lundi, le 25/12/10 et le 1/1/2011.
Mesdames,
Messieurs,
L’exposition « Jardin d’hiver » propose de découvrir au MAMAC une sélection d’oeuvres
contemporaines du Bonnefantenmuseum de Maastricht du 26 novembre 2010 au 27 février 2011.
A côté de la série de photographies de Marcel Broodthaers sur le Limbourg du Sud, on retrouvera
entre autres le travail de Hugo Debaere, Paul Chan, Sol LeWitt, Mario Merz, Michael Krebber,
Roman Signer, Pawel Althamer & Artur Zmiejewski ou encore Bas de Wit. Le plus grand ensemble
d’igloos de Mario Merz, issu d’une collection privée anglaise et à disposition du
Bonnefantenmuseum pour un prêt de longue durée, sera aussi exposé spécialement pour
l’occasion.
A suivre au printemps 2011, « Wintertuin » : une présentation d’une sélection de pièces
maîtresses des collections liégeoises au Bonnefantenmuseum du 18 mars au 19 juin 2011 (Hans
Arp, Jan Brusselmans, Marc Chagall, James Ensor, Henri Evenepoel, Jean Fautrier, Paul
Gauguin, Oskar Kokoschka, Le Corbusier, Fernand Léger, Max Liebermann, René Magritte, Franz
Marc, Claude Monet, Pablo Picasso, Camille Pissaro, Paul Signac, Jacob Smits, Alfred Stevens,
Théo Van Rysselberghe, Antoine-Joseph Wiertz, Rik Wouters.)
Tout renseignement complémentaire relatif à l’exposition peut être obtenu à l’Asbl « Les Musées
de Liège » : téléphone 04/221.93.25 ou info@lesmuseesdeliege.be.
Jean Pierre HUPKENS,
Président.
Nicole Debatisse - asbl "Les Musées de Liège"
92, Féronstrée - 4000 Liège
Tél. : 04/221.93.25 Fax : 04/221.26.16
14:54 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jardin d'hiver, musée, exposition |
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LES SCRIVEUS DU CENTE : CABARET WALLON
INVITATION
Les Scriveûs du Cente vous invitent à assister à leur prochain spectacle qui aura lieu à Ecaussinnes, salle du Sacré-Coeur, rue Legrand, le dimanche 28 novembre prochain dès 15 heures.
En première partie : cabaret wallon (chansons, sketches, monologues)
En seconde partie : l'orchestre Woûrs dès Rayes interprétera ses propres créations qui lui ont valu le Prix du public l'an dernier à Mons lors du Festival de la chanson wallonne en langue régionale.
Pour tout renseignement complémentaire, s'adresser à Sébastien Deschamps sebdesch@hotmail.com 0496 / 87 62 87
Entrée libre
Bien amicalement !
Christian Quinet
14:25 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les scriveus du cente, cabaret wallon |
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22.11.2010
COMMUNAUTAIRE : UN PAL B FLAMAND... ?
En théorie, c'est oui. En pratique, c'est non, titre avec pertinence Le Soir du lundi 22 novembre 2010.
Entendons-nous bien. Pour la Flandre, il n'y a pas de Plan A ni de Plan B, il y a un Plan flamand élaboré en 1917 avec la bénédiction du général allemand Moritz von Bissing pendant l'occupation allemande de la Belgique au cours de la Grande Guerre 1914-1918. Pour la Flandre, il y la Flamenpolitik qui lui fixe comme objectif la constitution d'un Etat flamand unilingue avec Bruxelles comme capitale, et un Etat wallon bilingue français/flamand avec Namur comme centre administratif et Liège comme centre culturel. Un Etat wallon plombé par l'arrière-pensée de l'Empire allemand d'intégrer à terme la Wallonie pour former un axe routier Aachen (Aix-la-Chapelle), Liège, Bruxelles, Antwerpen (Anvers), permettant à l'Empire allemand d'avoir un accès direct aux Océans par le port d'Anvers. Cet axe Ruhr-Anvers se réalisera en 2011-2012 par l'adoubement du Land allemand de Rhénanie-du-Nord-Wesphalie au Benelux. Punt aan de lijn. Point à la ligne. Tout le reste n'est que littérature captieuse.
Au demeurant, les déclarations des partis flamands énumérées dans le quotidien Le Soir du lundi 22 novembre 2010 confirment notre point de vue : Bruxelles, ville flamande, capitale de la Flandre à part entière.
Voyons les choses avec lucidité ! En Belgique :
- les Affaires générales, c'est avant tout une affaire flamande
- les Affaires étrangères, c'est avant tout une Belgique flamande
- l'Union européenne, c'est avant tout une Belgique flamande
- la Défense, c'est une affaire flamande
- l'Intérieur, c'est une affaire flamande
- la Justice, c'est une affaire flamande
- les responsabilités majeures sont pour les Flamands
- les responsabilités mineures, c'est pour les Francophones.
"Un vieux réflexe de l'Etat-CVP qu’on a connu avant l'arrivée de Verhofstadt (OpenVLD, ndlr). On nomme des siens et on nomme des Flamands" tempête Daniel Ducarme, député MR. C'est la Belgique d'Oostend (Ostende) à Arlon ! Une Belgique flamande !
Serait-ce cette Belgique que les négociateurs francophones préparent dans une Réforme copernicienne ?
Les négociateurs francophones doivent savoir que, nous attendons, nous les citoyens d’en bas, un véritable front francophone, soucieux AVANT TOUT de l’intérêt général de la Communauté française, de l’intérêt de tous les citoyens francophones et non de l’intérêt particratique. Un véritable front francophone porteur de choix positifs pour l’avenir de Bruxelles, de la Wallonie et de la langue française.
17:16 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : négociateurs, front francophone, daniel ducarme |
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19.11.2010
PROBLEME DE GOUVERNEMENT : QUE SE PASSE-T-IL ?
Amis, voyez-vous s'élever une fumée blanche ?
13 juin 2007, Wallons et Bruxellois se relaient au haut de la Tour Belgique ; ils scrutent l'horizon. La relève transmet chaque jour le même message : "Rien à signaler".
10 juin 2010, trois ans plus tard, au haut de la Tour Belgique, Wallons et Bruxellois se repassent le même message "Rien à signaler". Aucune fumée blanche ne s'élève dans le ciel en surcharge d'électricité.
Dans le monde politique, les responsables se réunissent en catimini dans des lieux super secrets ; les entrées et les sorties se font par des portes secrètes… "Discrétion" ; "Aucun commentaire" ; "Aucune communication"… Le jeu du "Tout va très bien Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bien…"
Le Roi fait appel à des législateurs, spécialistes des fonctions en "eur" : informateur, clarificateur, préformateur, médiateur, conciliateur... qui font appel à des experts officiels (Banque Nationale, Bureau du Plan) pour assister les experts des centres d'études des partis politiques… Et les sentinelles, wallonnes et bruxelloises, du haut de la Tour Belgique, ne voient désespérément rien venir, pas de fumée blanche à l'horizon. Elles se relaient, jour après jour, avec la mine des jours de deuil ; elles se passent et repassent les mêmes lettres "R.A.S.".
Le front francophone est aux abonnés absents ; une brève rencontre furtive sur une stratégie à développer en cas d'un coup de force flamand, à la Chambre des Représentants, scindant l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde.
Le black-out complet. Tout ce que le citoyen reçoit, le mandant cependant, ce sont les éclats des invectives que les responsables politiques lancent à la tête de l'un et de l'autre. La N-VA est catégorique : "Pour nous, tout est fini si le PS ne change pas de position… Le vrai problème est que le PS a peur de l'autonomie fiscale pour les entités fédérées. Pour le PS, la réforme ne peut rien couter à la Wallonie, il faut un refinancement de Bruxelles et du fédéral. Il est clair que c'est la Flandre qui recevra la note." Le PS, un zeste de mépris, pontifie : "Pour ce qui concerne la N-VA, adressez-vous à la N-VA…"
Ces responsables politiques ne doivent-ils pas rendre des comptes aux citoyens ? S'ils sont dans une logique de "séparation", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique de "nation ethnique", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique de "nation citoyenne", qu'ils le disent. S'ils sont dans logique d'une "Belgique féodale", qu'ils le disent. S'ils sont dans une logique d'une "Belgique évanescente", qu'ils le disent. Qu'ils aient le courage politique de poser la question aux citoyens dans une consultation populaire !
C'est l'appel de Olivier Maingain, président du FDF : "Il n'y a aucune raison que les francophones renoncent à une demande constante et unanime : l'élargissement de Bruxelles. Une consultation permettrait d'expliquer à la population l'enjeu et de lui demander son avis… Si affirmer ses positions dans une proposition de loi est une provocation, autant mettre la démocratie entre parenthèses".
C'est l'appel d'un collectif des jeunes venant de différents horizons politiques ; il évoque la primauté du principe de solidarité "pour permettre de surmonter les difficultés qui touchent la Belgique, mais également pour restaurer la confiance aujourd'hui malmenée des citoyens envers leurs élus". Un participant appel à "l'actuelle redéfinition du paysage institutionnel belge".
C'est l'appel du citoyen : savoir ce qui se négocie.
C'est l'appel pressant de nos adhérents à travers leur soutien actif au credo de la Ligue wallonne de la Région de Bruxelles.
16:59 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : appel, olivier maingain, bart de wever, belgique féodale, belgique évanescente, nation citoyenne, nation ethnique |
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FORUM : PROBLEME COMMUNAUTAIRE BELGE
Thierry PRIESTLEY, par courriel - …Citoyen français, ayant habité la Ville de Mons durant mon adolescence, à l'époque déjà lointaine où mon père y fut consul général de France, je savais seulement que la Belgique était un pays compliqué dont j'ai toujours cru que les problèmes n'étaient pas les miens, les nôtres, et qu'il valait mieux en rire tant ils paraissaient folkloriques, exotiques même.
Je commence à prendre conscience qu'il n'en est rien et que peut-être même ces problèmes sont autant, sinon plus, les nôtres et probablement ceux de tous les Européens. Que de surcroît ce sont des problèmes graves qui font écho en les amplifiant à un profond bouleversement de l'histoire européenne, c'est-à-dire de notre histoire à tous, dont nous n'avons pas encore une idée exacte, mais qui va probablement au-delà question d'un simple éventuel réajustement de frontières pour séparer deux peuples qui ne s'entendent plus. Quelque chose qui touche à l'affrontement que l'on retrouve ailleurs de valeurs ou d'idéologies sous-jacentes qui ne disent pas clairement leur nom, en tous les cas de représentations de ce que doivent être les rapports des peuples d'Europe entre eux, ou que sais-je encore… ?
Je ne sais comment fixer ma pensée à ce sujet, je suis réellement troublé. Continuez donc à m'adresser les contributions : je finirai bien par en tirer des convictions personnelles…
16:43 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adolescence, belgiue, pensée, peuples |
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