01/03/2011

LA MEMOIRE : ELECTIONS REGIONALES DE JUIN 2004

 

Une Flandre nationaliste radicalisée, marquée de la griffe Yves Leterme, CD&V, sortie des urnes.

Une volonté d’indépendance clairement exprimée dans un accord gouvernemental scellé entre cinq partis pour diriger la Région flamande, CD&V, Open VLD, SP.A, Spirit, Nieuw-Vlaamse Alliantie (N-VA), sous la houlette de Yves Leterme. Son credo, aux accents nationalistes, est de donner de l’espace aux atouts et aux chances des Flamands. Une Flandre plus indépendante, plus flamande. La cohabitation multiculturelle, « inburgering », passera par une meilleure connaissance du néerlandais tant pour les nouveaux venus que pour les anciens en quête de travail. Le caractère flamand de la périphérie bruxelloise sera renforcé ; il marquera la volonté de la Flandre de scinder, sans atermoiements ni tergiversations, « onverwijld », tant l’arrondissement électoral que judiciaire de BHV, ainsi que la volonté de ne pas ratifier la convention-cadre sur la protection des minorités.

La Flandre entend user librement de sa puissance pour réaliser les résolutions de mars 1999 - une mise à jour actualisée de la Flamenpolitik, la marche en avant de la Flandre, élaborée en 1917 sous l’occupation allemande - du Parlement régional flamand, à savoir : 1. L’autonomie complète en matière de soins de santé, de politique familiale, de coopération au développement, de télécommunications et de politique scientifique. 2. Une autonomie fiscale et financière accrue. 3. Une autonomie constitutive complète. 4. La régionalisation de l’infrastructure ferroviaire et de son exploitation. 5. Une solidarité objective et transparente à l’égard des autres entités fédérées du pays. 6. Des paquets homogènes de compétence menant à plus d’autonomie en matière de politique de l’emploi, de l’énergie, de circulation routière, y compris le fonds des amendes, la législation en matière de loyer, les compétences en matière de sécurité et de justice…

La Flandre n’hésite pas à étaler sa toute puissance du nombre et son arrogance en applaudissant les menaces de Geert Bourgeois, président de la N-VA, à l’égard des Francophones s’ils continuaient à s’opposer à la scission de BHV . Il pourrait y avoir, disait-il, des mesures de rétorsion comme le blocage du comité de concertation voire des remises en questions du pacte de stabilité ou de la coopération actuelle…

Pas moins. La loi colonialiste ! L’humiliation !

 

17:14 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : yves leterme, flamenpolitik, parlement, autonomie |  Facebook |

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