22.03.2011

LA NOTE VANDE LANOTTE, CONCILIATEUR SOCIAL : BHV ET COMMUNES A FACILITES

 

Trois choses paraissent acquises : BHV sera scindé, les trois bourgmestres élus le 10 octobre 2006 ne seront pas nommés, les circulaires Peeters, Martens, Van den Brande et Keulen resteront d’application. Les partis francophones, PS en tête, CDH et Ecolo, ont approuvés les revendications flamandes contre des cacahuètes ; apparemment, nonobstant les déclarations tonitruantes de Olivier Maingain, président du FDF, le M R s’alignera sur les trois partis francophones associés aux négociations.

1. La scission de BHV s’applique à toutes les élections, Chambre, Sénat, Parlement européen ; les électeurs des communes à facilités pourraient avoir la faculté de voter pour des listes déposées dans la circonscription électorale de Bruxelles.

2. L’élection des bourgmestres des six communes est soumise à un régime particulier : le candidat-bourgmestre « doit s’engager à respecter la législation linguistique » ; le gouvernement régional est tenu de se prononcer dans les 30 jours. En cas d’absence de recours contre le refus ou en cas de rejet du recours, le candidat-bourgmestre refusé ne peut plus être présenté « durant la même législature et la législature suivante ».

3. Les Francophones habitant les six communes à facilités auront la possibilité de recevoir les correspondances et les actes administratifs en français pour autant qu’ils en aient fait la demande et qu’ils la renouvellent tous les trois ans.

L’étau se resserre sur Bruxelles. Le quotidien Le Soir prépare-t-il les Francophones de la périphérie bruxelloise à leur abandon volontaire par les partis francophones ? Il est permis de se poser la question et de se demander ce qui se cache derrière le projet attentionné « de les accompagner et de continuer à leur offrir un contenu éditorial qui les concerne… De plus en plus de décisions flamandes concerneront les 120 000 Francophones qui résident en périphérie… » déclare Didier Hartmann, directeur général du journal Le Soir. Et d’ajouter : « … Le Soir s’ouvre à la Flandre et ça énerve les fâcheux qui voudraient que chacun reste chez soi ».

Que penser de la déclaration ambiguë de Joëlle Milquet, présidente du CDH, parti négociateur : « On ne peut négocier sans espoir de solution. Il faut, un moment, décider de conclure une discussion. Sinon, il faudra la conclure avec ceux qui le veulent. Et cette volonté existe dans certains partis, au Nord comme au Sud du pays… Le momentum, aujourd’hui, c’est celui-là. Le courage institutionnel d’abord, parce qu’il faudra nouer des compromis… si l’on souhaite la mise en place d’un gouvernement et la survie du pays… Wouter Beke, (président du CD&V, ndlr) doit prendre le temps qu’il faudra. Si, après lui, on n’entre pas dans la phase de formation, on va vers un vrai problème ». Et ce temps qu’il faudra , serait-il « les 500 jours » de Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, actuel député européen qui susurre au Roi : « Sire, donnez-leur 500 jours, si nécessaire » ?…Il se chuchote que Joëlle Milquet soutient le CD&V dans les discussions entre négociateurs ! La reconstitution de la famille catholique unie du temps de l’Etat-CVP ? Le temps des Gaston Eyskens, Leo Tindemans, Wilfried Maertens, Jean-Luc Dehaene qui, par touches successives, ont flamandisé l’Administration !

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