27/04/2011

PREVENIR LES TROUBLES DES CONDUITES...

COMMUNIQUE DE PRESSE BELGA MEDIA SUPPORT

PREVENIR LES TROUBLES DES CONDUITES: EST-CE POSSIBLE?

Des études internationales montrent qu’environ 2% des enfants et 3 à 9% des adolescents souffrent de troubles des conduites. Mais quels facteurs sont donc à l’origine de ces troubles? Comment les traiter et les prévenir? De plus en plus de parents sont confrontés à cette problématique dans le cadre de l’éducation de leurs enfants. Le CSS a, dès lors, estimé utile d’offrir une réponse à ces questions en élaborant un avis.
Les classifications internationales décrivent les troubles des conduites comme un « ensemble de conduites répétitives et persistantes dans lesquelles sont bafoués les droits fondamentaux d’autrui ou les normes et règles sociales correspondant à l’âge du sujet ». Ces troubles représentent souvent les signes extérieurs visibles de problèmes sous-jacents qui le sont beaucoup moins. Des facteurs à la fois biologiques (génétiques, hormonaux,…),  psychologiques (image de soi,…) et environnementaux (culture de rue,…) peuvent constituer le fondement de ces problèmes. Dans son avis, le CSS donne une description détaillée de tous ces facteurs et consacre en outre une attention particulière à l’environnement familial et scolaire étant donné que c’est précisément dans ce contexte que les troubles des conduites se manifestent le plus souvent.
Par ailleurs, le CSS propose une série de mesure visant à prévenir les troubles des conduites et à les prendre en charge. Le Conseil souligne à cet égard que la prévention doit intervenir à un âge le plus précoce possible. Pour ce faire, il faut accorder, dès le plus jeune âge, de l’attention au bien-être de l’enfant et de sa famille et suivre de près les enfants et adolescents susceptibles de développer des troubles des conduites. L’école joue un rôle essentiel dans ce contexte. La fréquentation scolaire des enfants dès l’âge de 2 ½ à 3 ans permet de déceler de manière précoce les difficultés et de prévenir les problèmes à l’école.
Une autre suggestion importante du CSS consiste à renforcer l’offre d’aide en première ligne afin que le seuil d’accès soit le plus bas possible pour tous. Ensuite, il peut être fait appel à une aide plus spécialisée (deuxième ligne) si cela s’avère nécessaire. Les traitements résidentiels (p. ex. placement d’un enfant) ne peuvent être envisagés que lorsque toutes les autres possibilités ont été épuisées.
Le CSS conclut que la problématique des troubles des conduites est liée à une série de facteurs et que les actions à entreprendre relèvent de domaines très disparates (santé publique, justice, enseignement, etc.). C’est la raison pour laquelle le Conseil considère qu’il est essentiel que les autorités publiques se concertent et s’associent pour, ensemble, faire face de manière optimale à cette problématique.

Ce sujet sera également abordé lors de l’assemblée générale du CSS, qui a cette année pour thème « le bien-être » et qui aura lieu le 11 mai.

Informations utiles:
- Site internet du Conseil Supérieur de la Santé: www.hgr-css-be
- Lien internet vers le rapport complet du CSS: http://www.health.belgium.be/internet2Prd/groups/public/@public/@shc/documents/ie2divers/19068444_fr.pdf
- Coordonnées des experts:    Isidore Pelc (FR)
           Tél : 047/ 542-9264
        02/ 648 31 70
            Courriel : ipelc@ulb.ac.be

14:00 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : troubles, css, enfants, conduites, famille, école |  Facebook |

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