15/07/2011

L'ELARGISSEMENT DE BRUXELLES ? C'EST QUOI AU JUSTE...

 

Pour les Flamands, c’est simple, c’est clair, c’est net : « Pas d’élargissement de Bruxelles ». Bruxelles, capitale de la Flandre, fait partie intégrante de la Flandre, avec un statut administratif bilingue ; il n’est aucunement question d’étendre ce statut administratif à une autre commune flamande, y compris aux communes « à facilités linguistiques » !

Pour les Francophones, c’est flou, c’est plus obscur. Olivier Maingain, président du FDF, dans une déclaration publiée dans Le Soir du 8 janvier 2010, affirmait que la scission de BHV devait se faire contre un élargissement de Bruxelles et, péremptoirement, il ajoutait « de toute façon, ce sera tabou contre tabou ». Les autres partis francophones disent la même chose : « Pas de scission de BHV, sans élargissement de Bruxelles »

La question, c’est qu’il y a « élargissement territorial » et « élargissement administratif ». De quel élargissement les Francophones parlent-ils ?

L’accord communautaire 2005, avorté par la faute du petit parti flamand Spirit, portait sur un « élargissement administratif », à savoir : retrait des circulaires Peeters et autres circulaires du gouvernement flamand, compétences étendues de la Communauté française en périphérie, refinancement de Bruxelles.

L’extension des compétences de la Communauté française était de trop pour Spirit ! Il dit NIET. Au non-rattachement des six communes « à facilités linguistiques », Spirit voulait y ajouter la non-inspection des écoles francophones par la Communauté française. L’accord, dit « équilibré » par les partis francophones, tombait à l’eau ! En fait, c’était un  accord de dupe accepté par tous les partis francophones, y compris le FDF : ils acceptaient le non-élargissement territorial ! L’accord avorté de 2005 consacrait une nette avancée flamande ; il reconnaissait l’appartenance définitive des six communes à facilités en Flandre, la mutation de la frontière linguistique en une frontière d’Etat ; il offrait Bruxelles à la Flandre… Cet accord, même avorté, scelle définitivement le sort de Bruxelles et de sa périphérie.

Les Francophones sont abandonnés par leurs politiques ! Il devient évident que les exigences flamandes sur la périphérie francophone sont renforcées ; toute demande d’une liaison directe de Bruxelles avec la Wallonie n’a plus de sens !. Ce non-sens, d’ailleurs, se retrouve dans le projet d’accord communautaire « équilibré » du formateur Elio Di Rupo, président du PS,  présenté en ce début de juillet 2011 aux neuf partis pressentis à former un gouvernement : « Pas de trace d’un élargissement territorial de Bruxelles » ! Confirmation de l’enclavement définitif de la « Région » de Bruxelles en Flandre.

Amertume et révolte au regard de la distance qu’il y a entre les dires et les actes des politiciens francophones. Au demeurant, la déclaration de Steven Vanackere, CD&V, ministre des Affaires étrangères à la suite de l’examen du traditionnel rapport du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, est significative de cette distance entre les paroles et les actes de leurs auteurs. Le Ministre a déclaré : « Mes services n’ont jamais reçu de contribution écrite des entités francophones insistant sur l’intégration, dans le rapport national, d’un point relatif à la ratification de la Convention-cadre ». Les politiques francophones ont laissé passer. Omission ? Désintérêt ? Résignation ?

Nous nous interrogeons !

  Raymond WATRICE

15:51 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : elio di rupo, flandre, bruxellessteven vanackere |  Facebook |

11/07/2011

L'HISTOIRE DE BELGIQUE : DEUX LECTURES DIFFERENTES

 

Nord-Sud : Deux lectures différentes de l’Histoire de la Belgique

La Flandre retient les faits historiques qui valorisent, glorifient son image entre autres : la bataille des Eperons d’Or, les soldats flamands de la Première Guerre mondiale, le mouvement émancipateur flamand, la grandeur de la Flandre…

La Wallonie reste scotchée à la vision de Henri Pirenne, un Verviétois, qui a professé à l’Université de Gand, d’une Belgique une et unie, puisant ses racines dans la plaine marécageuse de Courtrai où les milices flamandes, épaulées par des contingents namurois et frisons, ont écrasé les troupes françaises en 1302.

L’enseignement flamand est axé sur l’identité flamande. L’Histoire de la Belgique y est effleurée et édulcorée. Un esprit patriotique ne le visite pas. Le petit flamandophone est initié, dès son entrée au primaire et au secondaire, à l’histoire et à la culture de la Flandre. Il est familiarisé à l’activisme flamingant. L’accent est mis sur le désamour et sur la maltraitance des Flamands au sein d’une Belgique francophone, une Flandre exploitée par les francophones.

L’enseignement francophone est axé sur l’identité belge. L’Histoire de Belgique, une et entière, tient une place très importante dans l’éducation scolaire, du primaire au secondaire. L’histoire du mouvement wallon est camouflée ; le petit francophone baigne dans une culture belgicaine. La fibre patriotique est exaltée.

La communautarisation de l’enseignement en 1989 a accentué le distanciement des programmes d’enseignement entre les deux Communautés. Du côté francophone, la sensibilité wallonne reste ignorée

15:51 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : histoire, belgique, flandre, wallonie, courtrai |  Facebook |

EXISTER OU DISPARAITRE

 

Le dilemme posé à la Communauté française de Belgique.

Pendant que la Communauté flamande renforce sa puissance économique, occupe les postes ministériels importants, élargit son espace territorial, trace son infrastructure routière, fluviale et ferroviaire tournée vers l’axe économique Gent, Bruxelles, Antwerpen, Amsterdam, Cologne pour capter le trafic à petit tonnage de la Ruhr, la Communauté française devrait être attentive aux potentialités de développement que véhiculent les décrets français ouvrant les ports français aux géants des mers.

Le trafic maritime de demain ouvre, en particulier, à la Wallonie des possibilités de retrouver la grandeur d’antan sur l’axe économique Ruhr, Liège, Charleroi, Lille, Dunkerque. Seuls les ports français seront accessibles aux navires de haut tonnage. Les ports d’estuaire au tirant d’eau trop faible que sont Antwerpen et Rotterdam ne pourront accueillir ces gros navires marchands. Une opportunité à saisir.

Dans cette perspective, La Wallonie et Bruxelles devraient se rencontrer pour mettre au point un projet de développement de zones conurbation, plus ou moins égales en population, susceptibles de gérer ces ensembles, faisant sens à un rapprochement avec la France en alternative à la poussée flamande de reconstitution de la Grande Néerlande englobant la Wallonie. Exister ou disparaître.

04/07/2011

LA FLANDRE S'AFFICHE IMPUNEMENT COMME ETAT...

 

Qui peut encore en douter, après la déclaration - la proclamation, pourrait-on dire - de Kris Peeters, ministre-président du gouvernement de la Région flamande ? Qu’a-t-il dit de si ahurissant ? Devant un parterre de journalistes flamands, réunis pour la circonstance,  en marge de la mission économique belge à New York menée par le Prince Philippe, il a fait part de son souhait de rencontrer des chefs d’Etat  en sa fonction de ministre-président de la Flandre. Or, on sait que cette prérogative est réservée au Premier ministre, ainsi le veut l’étiquette diplomatique.

La Flandre présomptueuse n’a que faire de cette étiquette diplomatique. Cette volonté de partager la préséance au haut niveau, il l’a confirmée dans un entretien avec Bernard Demoulin, journaliste du quotidien Le Soir : « … Je trouve tout à fait normal que, dans mes compétences, je puisse rencontrer qui je veux… Il faut concevoir ces compétences de manière adulte. Vous savez, je peux signer des traités avec des Etats, avec l’Unesco. Cela me paraît logique de pouvoir rencontrer des chefs d’Etat… Rien ne s’y oppose dans la Constitution. »

Pourquoi ce besoin - on pourrait dire cette « obsession » - d’affirmer la Flandre comme Etat devant un parterre de journalistes ? L’entité « Belgique » serait-elle abstraite du langage flamand ? Kris Peeters s’en défend. Mais alors, pourquoi ? Ambigüité.

Interrogé par Eric Defet, journaliste du quotidien Le Soir, Rudy Demotte, ministre-président de la Région wallonne estime la « sortie » de Kris Peeters « incompréhensible » d’autant, précise-t-il, « qu’on ne m’a jamais rien interdit… Et je n’ai jamais demandé d’autorisation… Il suffit chaque fois d’informer le Fédéral par loyauté et par courtoisie ». A moins que Kris Peeters, dans son ego démesuré, estime que le Fédéral n’existe plus ! On ne sait…

Mais, voilà, « c’est plus fort qu’elle (la Flandre, ndlr) et elle roule pour elle-même » commente un homme d’affaires flamand. La poussée confédérale en  Flandre explique-t-elle ce type de déclaration surprenante ? Ce serait dès lors naturel !

Mais l’on sait que les représentants de la Flandre ne s’expriment pas pour la galerie. Ils s’expriment dans le sens d’un objectif mûrement réfléchi. Dès lors, la déclaration de Kris Peeters, faite dans un cadre médiatique choisi, anticiperait-elle l’installation transitoire de la « Nouvelle Belgique » de type confédéral, composée de deux Etats-Régions, avant une séparation pure et simple dès le règlement des litiges inhérents à toute séparation ?

Dans ce contexte, les déclarations répétées de l’annexion de Bruxelles à la Flandre ne sont pas innocentes : imposer insidieusement aux instances internationales une image du futur Etat flamand indépendant avec Bruxelles comme capitale administrative ! Le moment venu de la séparation, la Flandre pourra revendiquer devant les instances internationales, sans aucun problème majeur, l’intégration de Bruxelles dans un territoire dont elle aura défini les contours au préalable.

14:45 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : kris peeters, unesco, philippe |  Facebook |

01/07/2011

VERS LA DIVISION DU PAYS...

VERS LA DIVISION DU PAYS

 par Philippe Duvieusart

 

Dans cette perspective, la seule question à impact durable est celle des limites, des frontières - et donc de l’élargissement de Bruxelles au moins aux six communes à facilités, en échange de la « scission » de l’arrondissement  électoral de BHV pour les (29) autres communes. A défaut Bruxelles, encerclée, serait mise en position d’être étouffée et absorbée à terme par la Flandre. La récente déclaration du patron de Voka, l’organe patronal flamand, est claire   « Quelle est l’identité de Bruxelles pour vous ? Bruxelles se situe en Région flamande, il suffit de regarder la carte de Belgique. Parfois, on l’oublie et c’est pour ça qu’on demande le corridor, etc. » Cette position flamande explique l’insistance flamande pour la scission de BHV, scission qui compléterait l’encerclement de Bruxelles. Elle est une des raisons fondamentales pour lesquelles l’acceptation de cette scission sans élargissement serait une capitulation et une trahison que l’Histoire ne pardonnerait pas à leurs auteurs.

 

Elio Di Rupo semble l’avoir bien compris : « A travers la Wallonie, Di Rupo est souvent interpellé par des militants, déconcertés de voir leur parti se battre « pour quelques bourgeois de la périphérie ». Sa réponse est invariable : pour ne pas hypothéquer le sort du pays. La règle coutumière en droit international veut, en effet, qu’en cas d’éclatement d’un pays, les frontières administratives deviennent les frontières des nouveaux Etats indépendants.

D’où l’intérêt de conserver une zone floue, avec un arrondissement transrégional et des communes à facilités. En cas de scission du pays, il y aurait alors des discussions, si pas des consultations populaires, sur l’avenir de ces communes où vivent de nombreux Francophones. Cet argument fut longtemps purement théorique. Il prend toute sa raison d’être maintenant que l’interlocuteur est un parti ouvertement nationaliste et que les indépendantistes représentent ensemble 40 % du corps électoral flamand. Dans ces conditions, les Francophones peuvent-ils sérieusement admettre des concessions qui se retourneront contre eux dans 5, 10 ou 15 ans, au moment du partage de l’Etat belge ? » (L’Echo - 15.06.2010).

 

Les autres questions, notamment sur le plan financier, sont transitoires : elles consistent essentiellement :

- à donner à Bruxelles les moyens financiers dont elle a besoin jusqu’au moment où,  par l’autonomie constitutive, elle imposera les revenus professionnels sur le lieu de l’emploi, et résoudra ainsi plus qu’amplement tous ses problèmes financiers ;

- pour la Wallonie, à maintenir de manière dégressive, les transferts financiers pendant une période inéluctablement limitée, et, pendant cette période, en association avec Bruxelles, à prendre avec réalisme, rigueur, bonne gouvernance et loin d’un clientélisme déprimant, les mesures lui permettant d’assumer avec dignité son destin. Mais le moment viendra inéluctablement où cesseront les transferts financiers venant de Flandre. L’objectif fondamental doit être de s’y préparer. Et que Dieu protège nos responsables politiques de la tentation du « Après nous le déluge ».

 

En bref, il faut faire simple et appétissant :

- Scinder BHV sans élargissement démocratique de Bruxelles, c’est enterrer lâchement la Belgique aux frais des seuls Francophones et c’est enterrer la Fédération Wallonie-Bruxelles.

- En contrepartie d’une solution démocratique de cet élargissement, et moyennant des mesures transitoires, la Flandre peut décider et réaliser démocratiquement le degré d’autonomie ou d’indépendance qu’elle souhait.

- Aucune autre voie ni solution ne sont discutables par Bruxelles et la Wallonie. POINT.

 

Philippe DUVIEUSART

15:40 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bhv, voka, l'echo |  Facebook |

DES ELECTIONS EN AUTOMNE ? ...

 

Plus que certain ! Les signes.

Côté flamand : La N-VA le veut

Côté francophone : Le M R Le veut

Objectif de la N-VA : Faire sauter la Belgique.  Création de la Grande Flandre, une Belgique à visage flamand.

Objectif du M R : Torpiller la mission du formateur PS. Mesquinerie politicienne.

Technique de la N-VA : Pourrissement interne par des ultimatums variables successifs. Le 13e avertissement est lancé.

Technique du M R : Se définir plus social que le socialisme. Le programme est vaste : autoriser les retraités à travailler plus longtemps s’ils le veulent, supprimer le plafond des revenus des retraités pour ceux et celles qui le souhaitent, réduire les impôts pour les bas et moyens salaires, réforme du chômage, réforme des retraites…

 

La Flandre entame la procédure du dépeçage du territoire belge. Tous les partis flamands, sans exception, y compris le Vlaams Belang (le cordon sanitaire écartant le Vlaams Belang est dénoué, ndlr), ont signé une proposition de résolution au Parlement flamand demandant l’établissement d’un calendrier de négociations avec l’Allemagne et les Pays-Bas sur le lancement du projet « Rhin de fer » assurant une liaison Bruxelles-Anvers-Amsterdam-Ruhr sans passer par la Wallonie.

         

Et notre avis ? Mais que voulons-nous ? Que sommes-nous ?

Sommes-nous encore de gauche ? de droite ? du centre ? de l’extrême gauche ? de l’extrême droite ? du centre gauche ? du centre droite ? Nous nous cherchons ! Nous entrons dans la Résistance au régime flamand. La fierté exprimée de notre appartenance à la culture française.

« Ma patrie est ma langue », écrivait Albert Camus.

« Sur les sentiers éveillés, sur les routes déployées, sur les places qui débordent. J’écris ton nom. Liberté, Paul Eluard.

15:31 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : n_va, m r, vlaams belang, albert camus, paul eluard |  Facebook |

VACANCES GACHEES ? L'EUROPE VOUS AIDE

COMMMUNIQUE DE PRESSE TRANSMIS PAR BELGA MEDIA SUPPORT

Sender:

COMMISSION EUROPEENNE
 

Vacances gâchées? L'Europe vous aide!

Avion en retard? Vol annulé? Bagages perdus? Oui, cela peut arriver. Que faire? En 2010, les Centres Européens des Consommateurs (CEC) ont été contactés par plus de 71.000 consommateurs et 33.2 % des plaintes reçues concernaient les droits des passagers. En Belgique, le CEC a aidé 4648 consommateurs,  21 % des demandes se rapportaient au transport aérien.
Or, en vertu de règles européennes, les citoyens ont des droits et les Centres Européens des Consommateurs peuvent les aider gratuitement à les faire respecter.
Un exemple ?
Une famille belge de 5 personnes qui se rendait à Barcelone a dû descendre de l'avion en raison d'un problème technique. Après 14 heures d'attente sans information, ils prennent la décision de rentrer chez eux. Le lendemain, ils demandent par courrier le remboursement des billets d’avion et des nuits d’hôtel perdues. Ne recevant pas de réponse, ils transmettent leur plainte au CEC Belgique. L’intervention du CEC Belgique et du CEC Espagne a permis d’obtenir le remboursement des cinq billets d’avion ainsi qu’une compensation de 250€ par passager, soit un peu plus de 2.200€.

La Commission européenne avec le CEC Belgique organisent le 7 JUILLET PROCHAIN A 11H  dans le hall de départ de l'AEROPORT DE BRUXELLES-NATIONAL UNE CONFERENCE DE PRESSE et une action "grand public" pour informer les citoyens de leurs droits.

Des personnes ayant bénéficié de l'aide du CEC Belgique témoigneront de leur expérience et pourront être interviewées.

Monsieur Vincent Van Quickenborne Ministre pour l’Entreprise et la Simplification, Madame Paola Testori Coggi, Directeur Général de la Santé et des Consommateurs, Commission européenne, et Madame Edith Appelmans, Directrice du CEC Belgique, participeront à l'événement.

Personne de contact:
Mary Heneghan
Responsable médias – Consommateurs (langues de travail: français, néerlandais, anglais)
Commission européenne
Téléphone: 02 295 71 52
Email: mary.heneghan@ec.europa.eu

15:23 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cec, consommateurs, van quickenborne, appelmans, testori |  Facebook |