11/08/2011

CORNES DE RHINOCEROS, LA PROIE DES VOLEURS...

Sender: FOD VOLKSGEZONDHEID / SPF SANTE PUBLIQUE
 
 
Communiqué de presse  de BELGA MEDIA SUPPORT
 

Cornes de rhinocéros, la proie des voleurs aussi dans notre pays

Le service CITES du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement met la population en garde contre les vols de cornes de rhinocéros dans les musées, chez les taxidermistes et les particuliers.
Ces derniers mois, une trentaine de cornes de rhinocéros ont été dérobées dans différents musées et cabinets de vente aux enchères réputés d'Europe. En Belgique, deux vols ont été commis, l'un à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et l’autre à Namur, dans une asbl d’anciens coloniaux.  Des tentatives de vol au Musée royal d'Afrique centrale, à  l'Aquarium-Muséum de Liège et auprès d’un collectionneur privé à Chaudfontaine ont pu être évitées de justesse.

Les cornes de rhinocéros sont toujours utilisées dans les pays asiatiques pour être réduites en poudre, dont il est supposé qu'elle a des vertus curatives. Une corne de rhinocéros est toutefois simplement constituée de kératine, la substance dont sont également composés les cheveux et les ongles. La valeur d'une corne sur le marché noir peut néanmoins facilement atteindre les 30.000 euros par kilo.

Les statistiques d'Interpol montrent clairement une augmentation notable du nombre de délits. Ces chiffres couvrent uniquement des vols en Europe, dans 18 musées et une salle de ventes. Le  braconnage de rhinocéros sauvages est par ailleurs aussi en forte augmentation. A ce jour en Afrique du Sud, 218 rhinocéros ont déjà été victimes de braconniers en 2011, contre 333 pour toute l'année 2010. Cette tendance à la hausse se manifeste aussi par le nombre de saisies. Autrefois, dans toute l'Union européenne, on ne dénombrait qu'une ou deux saisies de cornes par an, alors qu'en 2010, sept saisies ont été enregistrées. Deux d'entre elles ont eu lieu en Belgique, à l'aéroport de Zaventem, lors desquelles 13 cornes ont été confisquées.

La Convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) existe depuis 1975 pour éviter que le commerce de certaines espèces ne vienne compromettre la pérennité de ces animaux et de ces végétaux dans la nature. Pour certaines espèces, le commerce est totalement interdit, pour d'autres, il est autorisé sous certaines conditions.

13:59 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rhinocéros, voleurs, braconnage, musée royal |  Facebook |

Commentaires

La parade à ces vols ? Remplacer les cornes d'origine, prétendument aphrodisiaques, par des fac-similés réalisés en poudre laxative compactée !

Depuis le temps que les trafiquants et les acheteurs font ch... les rhinocéros, ce serait l'occasion de renverser les rôles...

Écrit par : aphrodisiaque | 21/08/2011

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