11/08/2011

L.W.R.B. - TABLE DE REFLEXION

TABLE DE REFLEXION  -   JUILLET 2011

 

En complément à une analyse de l'avenir du français en Belgique, nous avons posé les questions suivantes à nos locuteurs :

La fin de la francophonie se dessine-t-elle ?

La Flandre veut-elle la scission de BHV ?

Ne fait-elle pas monter les enchères pour étendre sa tutelle sur l'ensemble du territoire belge ?

Faites-nous connaitre votre opinion sur notre courriel : info@liguewallonnebruxelles.be

Nous vous remercions de votre participation. Bien à vous.

 

* TIRMARCHE André, par courriel - Nous vivons des moments historiques mais paraissons bien seuls à nous en rendre compte. Même les médias tiennent encore et toujours un langage belgicain, empreint de la plus grande mauvaise foi, qui m'est particulièrement insupportable dans cette dernière ligne droite.
Car nous y sommes, en effet !
Comment encore douter de ce que la Flandre exige la scission de BHV, sans compensation territoriale pour Bruxelles ? Or, BHV est la dernière citadelle protégeant la francophonie belge de la colonisation flamande intégrale de ce "pays" !
Bien que le joug flamand soit dénoncé par le Gerfa, le Colonel Luc Gennart, par la Ligue wallonne et de multiples autres organisations, nos mandataires font la sourde oreille à ces appels de détresse, pour préférer laisser pourrir la situation et s'accrocher à leurs prébendes, en faisant "oeuvre" de soumission totale.
Cette attitude est invraisemblable et inqualifiable !
Le jour est sans doute proche qui verra la loi de la rue se substituer à la rue de la Loi ! Car les Bruxellois et les Wallons ne passeront JAMAIS sous les fourches caudines flamandes !

  •  

* SALON Albert, par courriel  -  Sur le fond, en ce qui concerne le devenir de la langue française en Belgique, je crois qu’elle mérite d’être défendue activement, vigoureusement, jusque dans la rue, par tous vos compatriotes. Je vais vous envoyer dans quelques instants un aperçu de ce que nous envisageons d’organiser au printemps 2012 dans divers pays francophones.

En attendant, veuillez prendre connaissance du compte rendu - joint au présent message - de notre récente marche internationale du 18 juin 2011 dans le Quartier latin, pour le français, la Francophonie et la diversité linguistique et culturelle en Europe et dans la monde. Environ 80 de vos compatriotes venus spécialement de  Wallonie et de Bruxelles y ont participé.

 

Veuillez me dire ce que vous pensez de la résistance, et s’il vous paraît souhaitable et possible d’associer votre mouvement aux manifestations qui pourraient être envisagées au printemps 2012 en Wallonie et à Bruxelles.

 

* DARLOT Christian, par courriel  -  C'est toujours avec grand intérêt que je lis vos billets éclairants. Comme je vous l'ai déjà écrit, je suis de famille franco-belge mais français de nationalité, de coeur et d'esprit. Je ne diffuse donc mon avis qu'à titre indicatif, sans prétendre avoir voix au chapitre.

L'avenir de la Belgique est clair pour quiconque observe son évolution du dehors. Il n'y a plus de peuple belge, s'il y en eut jamais, mais deux peuples différents dont les destins se séparent. Certes, il y a encore des Belgicains, nombreux de part et d'autre de la limite des langues, peut-être même majoritaires, mais la question principale n'est pas sentimentale. Elle est politique.

La question est : un Etat belge fonctionnel peut-il être reconstruit ? A l'évidence, la réponse est négative.
En effet, même si les limites des régions étaient redessinées en tenant compte des voeux des habitants -ce que le parti majoritaire refuse-, la prépondérance numérique et le sentiment national des Flamands ne permettraient pas de retrouver un équilibre entre les régions.
Ce n'est pas tragique ; la violence peut être facilement évitée. Les Flamands, les Wallons et les Bruxellois resteront voisins quoiqu'il arrive, et garderont de leur passé commun des coutumes semblables, comme on en observe dans les pays qui furent jadis parties de l'empire d'Autriche-Hongrie.

Mais puisqu'un Etat commun ne peut plus fonctionner, il faut séparer calmement les parties. Pour cela, il faut avant tout clarifier la discussion, engluée dans un faux juridisme. Le plus nocif des faux principes est énoncé dans un des commentaires de votre site :  "La règle coutumière en droit international est qu’en cas d’éclatement d’un pays, les frontières administratives deviennent les frontières des nouveaux Etats indépendants."


Un énoncé aussi péremptoire mériterait d'être nuancé : cette règle est récente ; elle a été choisie lors des décolonisations afin d'éviter les contestations, puis lors de la dissolution de l'URSS par les dirigeants mêmes des Etats fédérés. Elle a ensuite été appliquée à la Yougoslavie à l'initiative de l'Allemagne, contre la volonté des Serbes et des Bosniaques, et avec les résultats les plus funestes. Elle a été malheureusement avalisée par la commission Badinter et reconnue par les pays d'Europe, mais ce n'est pas pour autant qu'elle soit devenue un principe supérieur de droit international, universellement reconnu et intangible.

Une règle plus ancienne existe, et elle est plus raisonnable lorsque des populations ne sont pas mêlées mais réparties de part et d'autre d'une limite presque continue.
L'attribution de territoires à un Etat a résulté souvent, aux XIXe et XXe siècles, de négociations ratifiées par référendum (on disait "plébiscite" à ces époques). C'est ainsi que fut tracée la frontière en Haute Silésie et en Poméranie (cas anciens, annulés par les conséquences de la deuxième guerre mondiale). Plus récemment, les habitants de Tende et de Brigue se prononcèrent commune par commune pour le rattachement à la France en 1945. Ceux de Vintimille ne participèrent pas à cette votation, le caractère italien de cette ville n'étant pas contesté. Quant aux habitants du Val d'Aoste, ils ne durent de rester Italiens qu'à la volonté des gouvernements anglo-saxons, qui refusèrent un référendum. Selon l'opinion unanime des observateurs, dans les circonstances de l'époque, les habitants, s'ils eussent été consultés, se seraient prononcés à une très large majorité pour le rattachement à la France.

Le cas de la Belgique est simple, contrairement à ce qu'affirment ceux qui ont intérêt à l'embrouiller. En effet :
- Une seule nationalité existe. Se sentir Flamand, Bruxellois, Wallon, Germanophone ou Schtroumpf n'est qu'un sentiment personnel.
- Une seule souveraineté existe. Ce fait est incontestable, puisque la souveraineté s'incarne en la personne du roi.
- La volonté librement exprimée des citoyens est le fondement de toute légalité, et le droit des personnes prime sur celui des entités administratives, comme il est de règle dans les démocraties fondées sur la souveraineté populaire.

Les limites internes à la Belgique, modèles de complication, valent certes en politique intérieure belge, mais n'ont pas de pertinence en politique internationale. Elles ne sauraient prévaloir sur la volonté des citoyens. Par conséquent la situation est limpide, pourvu que la hiérarchie des règles de droit soit respectée.  


- Tant que les Belges gardent l'espoir de reconstruire un Etat fonctionnel, leurs bisbilles ne regardent qu'eux seuls. Il leur est parfaitement loisible de perdre autant de temps qu'ils veulent, et de se faire toutes les chausses-trappes possibles et imaginables, ce qui met de l'animation dans le plat pays.
- Lorsque l'évidence s'imposera, lorsque reconstruire un Etat fonctionnel paraîtra une chimère à tous, les Belges devront bien se résoudre à partager le pays. Et les pays voisins auront un intérêt légitime à vérifier le bien-fondé des règles de partage.

La seule procédure valable sera celle de la décision collective des habitants. Commune par commune, voire par anciennes communes lorsque des communes ont été fusionnées, les habitants décideront de l'appartenance de leur commune à une région ou une autre : Flandre, Bruxelles, Wallonie, région allemande, qui choisiront ensuite leur destin. Quant aux personnes, elles choisiront leur nationalité indépendamment de leur lieu de résidence, où elles auront la garantie de pouvoir demeurer. Et des droits linguistiques seront accordés aux minorités, de part et d'autre de la nouvelle frontière qui aura été démocratiquement tracée.

Cette solution, évidemment seule conforme au droit des gens, pourrait être mise en oeuvre dès maintenant afin de fixer les limites des régions. Mais selon le sentiment de nombreux observateurs, elle ne sera pas mise en oeuvre avant que la Belgique n'éclate.
 
Conforme au droit et au bon sens, cette solution est évidemment l'intérêt des gens de raison, et celui des Francophones. C'est pourquoi les Belges soucieux de régler au mieux les affaires de leur pays -qu'il dure ou non- devraient sans tarder abandonner tout projet de découpage barguigné et se rallier au seul mot d'ordre logique et équitable : référendum.

* BAUDOUX Francis , par courriel  - 
1 Le MR va t il violer l'accord ....

Non, tous les partis signataires vont se déculotter ensemble et jetteront cet accord aux oubliettes, tant ils ont peur de perdre leurs prébendes quand la scission arrivera - ce qui est inéluctable, à ceci près que plus longtemps la Belgique tient, plus leur pension d'homme d'etat sera élevée.

2 Nouvelle avancée flamande

Il y a longtemps que les tambours marquent la mort de notre pays. L'ennui c'est qu'il n'y avait pour les entendre que ceux que les sourds ne voyaient que comme des excités-rouges-wallons- .... Je dois reconnaître que j'ai été parmi les sourds jusqu'il y a trop peu de temps !

3 Exister ou disparaître

Je suis d'accord quant au fait que la Wallonie a trop longtemps compté sur Anvers, qu'elle a même financé le canal Albert dans ce but.

Mais je ne vois pas ce que la communauté Française a à voir dans la liaison Dunkerke Liège Ruhr, c'est un problème qui regarde essentiellement la région wallonne.

 

La communauté Française même si on l'appelle Wallonie Bruxelles est un substitut à des traités entre deux régions (Wallonie et région Bruxelloise). Et puisque c'est un ersatz elle doit disparaître si on veut que la région Bruxelloise ait sa propre autonomie.

Confondre ainsi les capacités politiques de la population d'un territoire avec la langue principale que parle la population est une aberration dont nous devrions laisser le monopole aux flamands. Pensez vous qu'au Canada (ou en Suisse) il y ait besoin une fédération des états anglophones (cantons germanophones) ?

 

Il s'agit donc d'exister (région brux) ET disparaître (l'ersatz qui, par ailleurs bouffe la Wallonie: p ex pourquoi est elle installée à Bruxelles alors que ....

  • 1 million de personnes contre 3.5 millions en Walonnie,
  • trop d'emploi à bruxelles alors qu'il y en a trop peu p ex à Charleroi
  • des centaines de km de bouchon chaque jour en direction de Bruxelles
  • l'atteindre de Wallonie suppose passer par la région flamande qui entretient des goulots sur tous les accès autoroutiers venant de Wallonie - il n'y a pas si longtemps que le seul feu rouge entre Copenhague et Naples était situé entre le carrefour Léonard et le pont de Groenendael.

4 Fête nationale flamande : tout à fait d'accord avec ce texte - qui oublie pourtant de rappeller

  • que le programme d'histoire pour les petits flamands précise qu'il faut étudier les luttes sociales consécutives à l'exploitation de la Flandre par les francophones (on ne précise pas francophones de Flandre !)
  • que les soldats wallons sur l'Yser étaient commandés par des officiers qui ne parlaient pas plus le wallon qu'ils ne parlaient le flamand

* LES ANNONCIADES DE LOUVAIN-LA-NEUVE, Pionnières de l’école du Biéreau et du Lycée Martin V, par courriel  -   Nous qui avons vécu le "wallen buiten"  nous sommes entièrement d'accord avec vous.

Nous ne savons que trop bien et nous avons retenu les slogans flamingants: " Na Leuven- Brussel" -"Waalse ratten buiten", enz...

 Nous comptons sur chacun de nos politiciens et politiciennes pour sauver Bruxelles et notre cher pays wallon.

 Que la langue française vive et soit respectée.

 Que le vrai patriotisme soit encore inculqué dans nos écoles et que les enfants estiment et comprennent le rôle important joué par la famille royale.

Nos jeunes connaissent-ils encore l'hymne national ? Arborent-ils fièrement notre drapeau ?  

 

 

 Elu français de longue date,

ancien député européen,

* CAUDRON G, Maire de Villeneuve d'Ascq , ville jumelée à Tournai, par courriel  -

Amis de toujours des Wallons. Je crois en la force, aux potentiels et à l'avenir de la Wallonie picarde.

* GENOT Jacques, par courriel  -   Tout se passe comme si les flamingants voulaient mettre la main sur Bruxelles (avec la complicité de certains "démocrates flamands") et y installer leur dictature. Et ils osent parler de démocratie.

 

 

17:10 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bhv, avenir du français, flandre |  Facebook |

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