13/08/2011

LWRB - TABLE DE REFLEXION PORTANT SUR L'AVENIR DU FRANCAIS (suite n° 2)

En complément d’une analyse de l’avenir du français en Belgique, nous avons posé les questions suivantes  à nos locuteurs :

-         La fin de la francophonie belge se dessine-t-elle ?

-         La Flandre veut-elle la scission de BHV ?

-         Ne fait-elle pas monter les enchères pour étendre sa tutelle sur l’ensemble du territoire belge ?

Nous vous présentons, ci-dessous, la suite n°2 des réflexions de nos lecteurs.

Le but de notre Table de réflexion est de développer entre les locuteurs un échange d’idées sur le devenir de la Belgique et de la francophonie belge

 

TABLE DE REFLEXION. L’AVENIR DU FRANÇAIS EN Belgique, suite n° 2

 

* BOULARD J.G., par courriel  -  Je reçois régulièrement vos courriers et donc les informations diverses relatives au combat que vous menez à Bruxelles pour la défense des droits francophones. Je vous en remercie et vous félicite pour cette constance dans l’idéal.

Vous sollicitez mon opinion ainsi que, je le présume, mon appui. C’est peut-être accorder beaucoup d’importance à quelqu’un qui, bien certainement se sent interpellé par une situation inquiétante, mais se trouve fort en peine d’exprimer un avis très lucide sur la question.

Évidemment, de manière un peu viscérale et sentimentale, je rejoins votre cause. En effet, je me sens philosophiquement chatouilleux sur la question des droits humains d’une part, et d’autre part je reste attaché à l’idée d’une Belgique unie, aux symboles qui la représentent comme telle pour en avoir prêté le serment de fidélité comme enseignant et, jadis, comme officier de la Réserve.

Ceci dit. Il est assez remarquable que notre pays, qui n’a jamais constitué, à proprement parler une « nation », n’ait jamais été un État que par la volonté des puissants États voisins. Les succès « historiques » remportés contre Guillaume d’Orange (plus que contre les Pays-Bas) ne doivent être perçus et compris qu’en tant qu’expression de causes communes momentanées, à l’instar des multiples révoltes locales précédentes contre les occupants successifs.

Cet État politiquement artificiel approche son bicentenaire grâce à des alchimies diverses et imposées (économique, militaire, politique, religieuse) qui ont contribué à la mise au point d’une méthode de gouvernement fondée sur le « consensualisme », et aussi grâce à la présence, à la tête de l’État, du symbole monarchique imposé lui aussi, et de premiers ministres assez visionnaires qui avaient l’ambition de forger l’unité nationale, ayant une carrure d’hommes d’État de niveau européen nonobstant certaines faiblesses.

Ce n’était pas une « Nation » à proprement parler car il n’y a jamais eu de profond sentiment d’appartenance socio-historique qu’au niveau des provinces ( malencontreusement remises en cause), qu’au niveau de la religion (en déliquescence), et sur un plan nuancé, au niveau socio-économique lors des grandes luttes ouvrières (totalement anesthésiées). Tout cela sans compter le travail de sape qui, avec une lente et sournoise efficacité, a vu disparaître l’un après l’autre les grands organismes et institutions publiques ou privées de l’État (douanes, Société Générale, industries, communications, etc.) auxquels le personnel était assez fier d’appartenir, ce qui pouvait favoriser un sentiment de « citoyenneté ». De tout cela il ne reste que des bribes éparpillées entre Régions et Communautés…

Pour le reste, il a failli y avoir une « cause » wallonne, mais on la chercherait en vain aujourd’hui. Il y a autant de distance sociale entre les Lorrains d’Arlon et les Hainuyers de Mons et Charleroi qu’entre les Borains du Centre et les Liégeois principautaires. La distance entre les Ostendais et les Bastognards n’est pas plus grande…

Cela est vrai aussi pour les Flandres et autres provinces flamandes. À cette différence près que la « cause » linguistique néerlandophone se révèle être beaucoup plus sensible là-bas que la sensibilité francophone ici.

Ce fut une énorme erreur politique de matérialiser cette notion-là en l’identifiant à une Région. Nous en payons lourdement les conséquences aujourd’hui. Qui plus est, cette question est vectrice d’unité au nord, elle ne l’est pas au sud.

La langue est une cause particulièrement sensible au niveau individuel comme au niveau social : elle est un ciment culturel séculaire, elle est un lien psychologique essentiel de l’expression de soi et du partage des joies, des peines et des révoltes. Cette force est très vive au Nord. Ce n’est pas le cas au Sud puisque les dialectes wallons appartiennent à un folklore tombé en désuétude dont la survie n’est qu’artificielle puisqu’ils ne sont plus intégrés dans le quotidien. Quant à la langue française, sa gloire, comme l’attractivité de Paris et de la France, nous dépassent si largement, que sa sensibilité (avec tout ce que cela représente de filiation et de projet) n’est plus que l’affaire de quelques intellectuels et quelques spécialistes.

Dans une thèse que j’ai eu l’occasion de rédiger, il m’a bien fallu constater que les grandes idées révolutionnaires et libertaires véhiculées par la langue française, même si de grandes individualités wallonnes y sont  allées participer, ces grandes idées donc restent affaires « de France »… Elles ne seraient nôtres, pensent certains, que si nous devenions nous-mêmes Français…

La relation Bruxelles-Wallonie n’a pas non plus la solidité qu’on voudrait lui voir afficher…

Il faut relire le très important ouvrage sur l’identité wallonne, publié par l’Institut Jules Destrée, sous la signature de Philippe Destatte, pour comprendre combien la suspicion, l’amertume, l’incompréhension sont grandes entre la Wallonie et Bruxelles – et donc la distance – et se rendre compte ainsi qu’une cause commune est quasi illusoire.

Dès avant la guerre 14/18, la capitale (par son centralisme administratif, financier et celui des affaires) a vidé la Wallonie de toutes ses forces, de ses ressources aussi, ne laissant sur place qu’un gisant décharné. D’une part, ce qui restait a été dépecé par des rapacités de tous bords et de toutes nationalités (Luxembourg, France, Hollande, etc.), et d’autre part, ce pillage a offert au « nationalisme » flamand l’ennemi idéal, faible et désorganisé, comme adversaire, responsable de tous les maux, en cause commune. Et cela sur tous les plans : historique, social, politique… et même fiscal (ce qui est encore plus sensible !).

S’il y a eu, voici un siècle, le début d’une conscience wallonne (plus que francophone), mise à mal par le charisme du roi Albert Ier après la « Grande Guerre », mise à mal par le centralisme bruxellois et, de même, par la montée en puissance de la « flamandisation », il faut reconnaître qu’elle n’a pu renaître qu’épisodiquement avec A. Renard lors de la résurgence de luttes ouvrières, dont elle était d’ailleurs issue. À part Destrée en son temps, il n’y a jamais eu une intelligentsia francophone qui ne soit en grande partie bruxelloise et donc plutôt indifférente à ce qui touchait le malheur économique wallon.

Il ne faut donc pas trop espérer, aujourd’hui, voir la naissance d’une approbation inconditionnelle wallonne à la cause bruxelloise, et moins encore d’une vraie fraternité. Jadis, pour prendre un exemple dans l’histoire récente, seuls les Polonais eux-mêmes étaient prêts à « mourir pour Dantzig ». Je ne crois pas que les Namurois, les Liégeois, les Carolos et autres Wallons francophones ou germanophones soient prêts à « mourir » pour Bruxelles…

 

Enfin, on pourrait encore disserter longtemps sur les multiples aspects de ce problème… et additionner les raisons de désaccord. .. au point d’en arriver à la conclusion que la seule chose qui rapproche encore aujourd’hui la Flandre et la Wallonie, c’est un sujet… de discorde : Bruxelles.

Je ne peux entrevoir pour cela qu’un avenir très sombre.

À court terme, des compromis aléatoires pour prolonger l’agonie.

On utilise largement le vocabulaire de la scénographie pour parler de la situation belge : drame, tragédie, scène, pitrerie, histrion, etc. Restons dans ce type de langage pour imaginer la suite. Au théâtre l’action n’avance que par rebondissements ou coups de théâtre. Il faut constater que les rebondissements (par la volonté des personnages) n’aboutissent guère, malgré l’imagination royale…

Alors il faut un coup de théâtre (Deus ex machina) venu de l’extérieur : par exemple que M. Sarkozi et Mme Merckel réclamant le titre et les moyens de capitale de l’Europe pour Strasbourg ou Bonn ; ou alors que les instances financières mondiales déclarent une banqueroute totale de l’État belge… On verrait, à ce moment-là, les choses avancer, tant au Nord qu’au Sud… dans une certaine panique…

On peut également imaginer un sursis dans une adaptation des possibilités électorales : l’extension du FDF à toute la Wallonie, une circonscription électorale nationale… Mais il faudrait y arriver par un coup de force qui n’aurait jamais l’assentiment flamand… Et je crains que tôt ou tard, on ne se retrouve au même point.

À long terme, l’éclatement du pays et, y compris, l’éclatement de la Wallonie, en départements différents, rattachés à diverses « Grandes Régions » existantes de France, d’Allemagne et même du GD de Luxembourg. Ce qui existe déjà de façon embryonnaire. Encore une fois, il y a plus d’affinités entre Arlon, Luxembourg et Metz, entre Tournai et Lille, qu’entre Bruxelles et Namur.

Et Bruxelles alors, dans tout cela ? Progressivement annexée, dévorée de l’intérieur par une zizanie interne qui donne le champ libre aux rongeurs, la vieille grande ville flamande, peu à peu désertée, se vide de toute substance. Une défroque qui deviendra un chancre d’immigration en « Terre de Flandre » !

Les exemples millénaires ne manquent pas.

Et même, il y a eu « Bruges-la-morte »…

Bien sûr qu’il faut lutter contre cet apocalypse. Vous le faites assurément. Mais avec quelle vision ambitieuse ? Quels moyens ? Quelles grandes pointures susceptibles de mobiliser une population de plus en plus hétéroclite, socialement et culturellement ?

Le Bruxelles d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la ville de 1940 qui aurait été capable de prendre les armes contre l’occupant… Et même, à supposer que par la seule force des lois, on puisse faire refluer la marée flamande, il n’y a rien d’assez « grand », d’assez ambitieux, d’assez séduisant à mettre à la place.

Hélas !

Maintenant, en ce qui concerne la langue française, c’est une autre question. J’ai pu, lors de plusieurs voyages, constater sa bonne santé. Il faut un langage élémentaire pour qu’il y ait une compréhension minimale entre les peuples ; l’anglo-américain abâtardi semble faire l’affaire, mais cela reste une coquille vide qui ne détrônera jamais les grands langages de cultures.

 

 

14:49 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bhv, français, bruxelles |  Facebook |

LE SORT DU FRANCAIS EN BELGIQUE ENTRE LES MAINS DU MR..

C’est bien le sort de la langue et de la culture françaises qui se joue dans la sphère politique. Ce n’est pas le sort de la Belgique en tant qu’Etat souverain qui est en péril ; la Flandre, nonobstant des déclarations d’ultranationalistes et d’autres dits démocrates, l’a dit et répété : « Nous  ne voulons pas la fin de la Belgique, nous voulons une Belgique flamande, confédérale sous notre vasselage ».

Le PS de Elio Di Rupo, le CDH de Joëlle Milquet, Ecolo de Jean-Michel Javaux, ont marqué leur accord pour qu’il en soit ainsi.

Il reste le MR de Charles Michel, formation politique groupant diverses tendances parmi lesquelles le PRL, le FDF, le MCC, qui se tait ; la méfiance et la défiance sont dans ses rangs.

L’intérêt personnel y prévaudra-t-il sur l’intérêt général de la Communauté française ? Didier Reynders joue son poste de ministre (mais, on dit qu’il briguerait une fonction internationale), Charles Michel met en jeu la place du MR sur l’échiquier électoral, Olivier Maingain joue son poste de Bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert et les maïorats et majorités FDF à Bruxelles et en périphérie.

L’intérêt général s’imposera-t-il au MR la défense de la langue et de la culture françaises ?

Le choix du MR fixera le choix du citoyen.

12/08/2011

L'ASSAUT FLAMAND FINAL SUR BRUXELLES EST BEL ET BIEN LANCE...

 

Le CD&V, à qui la N-VA a passé la main, a donné le signal de l’assaut final le mardi 9 août 2011,  J + 424 sans gouvernement. Wouter Beke, président du CD&V, a sonné l’hallali !

Dans une interview au Laatse Nieuws, Wouter Beke embouche la trompe : « « Un accord est un accord. J’exige que tout le monde s’y tienne. On ne doit pas me convaincre que la situation financière est sérieuse, mais dans la négociation gouvernementale, la séquence a été décidée : d’abord BHV… Je n’accepterai pas que Elio Di Rupo ouvre parallèlement une deuxième table de négociation… S’il le fait, ce sera sans le CD&V ». C’est clair, c’est net : une capitulation sans condition imposée par le CD&V, par la Flandre.

Et les genoux francophones se plient. Di Rupo, président du PS, formateur, selon le porte parole du CD&V, a dit à Wouter Beke « qu’il honorera l’accord de juillet » ; Joëlle Milquet, présidente du CDH,  dit la même chose : « Nous respecterons l’accord passé avec Wouter Beke ». Au demeurant, le secrétaire d’Etat au Budget Melchior Wathelet, CDH, a clairement résolu le dilemme en trois temps : « 1. Régler BHV dans la seconde quinzaine du mois d’août et éventuellement début septembre. 2. Formation d’un gouvernement en septembre. 3. Elaboration du budget 2012 durant la première quinzaine d’octobre. Ecolo, adroitement et hypocritement, passe par un petit crochet : « …On ne peut pas laisser passer un mois ou attendre une solution sur un autre sujet pour aborder le budget par une voie sûre et rapide, peu importe laquelle ». Charles Michel, président du MR,  ne pipe mot… Serait-il embarrassé par le fait que c’est son allié flamand naturel, l’Open VLD, qui a fait tomber le gouvernement Leterme ? Optera-t-il pour la formule : « le budget ou rien » ? Une constatation inquiétante : tout le monde se tait au M R.

« Bruxelles français », le cri de ralliement de 1964 s’éteint !

Une bonne conscience : la scission de BHV sans frontière d’Etat ! Elle est offerte au PS, au CDH et à Ecolo par le politologue à l’UCL, Vincent Laborderie, spécialiste des opérations d’Etats et de la reconnaissance internationale. Dans une étude, Vincent Laborderie, souligne que la règle « Uti possidetis » selon laquelle les frontières administratives se transforment en frontières ne s’applique pas en cas de scission d’un pays ; cette règle ne s’appliquerait qu’aux frontières externes des Etats qui se séparent (ex. la Tchéquie et la Slovaquie qui formaient la Tchécoslovaquie). Le politologue appuie ses dires par la confirmation, par Eric David, professeur de droit international à l’ULB, que « cette règle, (frontières externes, ndlr), figurait dans les manuels de droit international. Pour les frontières internes des Etats, il n’y a pas de règle ». Vincent Laborderie se réfère aussi au rapport de la Commission Badinter : « Ceci était écrit dans le rapport de la Commission Badinter, qui avait réglé les frontières entre les pays de l’ex-Yougoslavie en guerre civile. Il n’est pas concevable de scinder la Belgique autrement, précise-t-il, que par la négociation des frontières avec une médiation ou un encadrement de l’Union européenne ».  En conclusion de son étude, Vincent Laborderie affirme que « la scission de BHV n’aurait aucun impact sur la fixation des futures frontières en cas d’indépendance flamande ».

Du pain bénit pour la Flandre, qui peut asseoir sa prospérité sur le vasselage de la Wallonie. Du pain bis pour les cellules wallonnes du PS, du CDH et d’Ecolo qui peuvent se délester des boulets périphériques tout en soulignant le « sauvetage » de la Belgique. Du pain suret pour le M R, qui se tait, tiraillé par ses branches LB, FDF, MCC.

Imaginons et posons-nous la question : « Quelles seraient les frontières des nouveaux Etats issus de l’éclatement de la Belgique ? » Les frontières externes des nouveaux Etats seront celles que l’Union européenne imposera aux Flamands et aux Francophones sur la base du principe « Uti possidetis » dans le cadre de frontières internes fixées par la consultation des populations concernées. Il est douteux que la Flandre accepte ce scénario. Elle perdrait la périphérie et Bruxelles, les Fourons et plusieurs communes tout au long de la frontière linguistique actuelle… Elle mise sur la rivalité entre les socialistes et les libéraux pour s’accaparer les postes ministériels importants et la région bruxelloise, plaçant la Wallonie sur son vasselage.

15:45 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ps, cdh, cd&v, fdf, fourons, bruxelles |  Facebook |

TABLE DE REFLEXION : L'AVENIR DU FRANCAIS EN BELGIQUE

SUITE N° 1 DES AVIS DES PARTICIPANTS A LA TABLE DE REFLEXION

 

* NISSE Louis, par courriel  -  Si la Flandre obtient la scission de BHV, elle aura ce qu'elle désire : des frontières nationales. Hélas ! d'aucuns sont prêts à encourir la honte de s'exhiber la corde au cou et en pan de chemise dans le vain espoir d'éviter la scission du pays. De toute façon, ils l'auront, la scission. Sans atouts à faire valoir et dans le déshonneur. Malgré l'omerta des médias bruxellois, il est vital pour la démocratie, pour notre avenir et notre dignité d'avoir un projet autre que purement défensif, de débattre des scénarios possibles de l'après-Belgique. De tous les scénarios, y compris de celui d'une union à définir avec la France. Sans cela, ce sera la force nue qui devra parler, c'est-à-dire la guerre.

Haut les cœurs !

 

Louis Nisse, auteur de L'Homme qui arrêtait les trains, L'Harmattan, 2011.

 


* PICOCHE Jacqueline, Professeur honoraire à l’Université de Picardie, par courriel - Je suis sensible à l’honneur que vous me faites en me demandant mon avis sur des questions aussi délicates, mais il m’est bien difficile de vous donner un avis précis, vu que je suis française et non belge, que je ne suis la politique belge que dans la faible mesure où les médias français nous en instruisent, et que je ne connais pas la signification des sigles que vous employez.
Bien entendu je ne peux que souhaiter que les Belges francophones ne soient pas brimés par les Belges flamingants, mais ce que vous dites de l’enseignement dans les deux régions semble bien montrer que s’il existe encore un Etat belge, bien fragile puisqu’il n’arrive plus à former un gouvernement, il n’existe plus de Patrie commune à tous les Belges.
Dans l’hypothèse d’une survie de l’Etat belge, il dépend des francophones d’être assez unis et assez combatifs pour imposer aux Flamands leur volonté de conserver l’usage de leur langue dans tous les domaines. Dans l’hypothèse d’une scission de la Belgique et d’une Flandre indépendante, il faudrait envisager soit la constitution d’un petit Etat wallon (tout de même plus grand que le Luxembourg), soit le rattachement de la Wallonie à la France. Le statut des francophones de Bruxelles et de sa périphérie au sein d’un Etat flamand serait, dans les deux cas, bien difficile à maintenir. La partie de la population bruxelloise la plus attachée à sa langue se trouverait-elle dans le cas des Alsaciens dont beaucoup s’expatrièrent quand l’Alsace fut annexée par les Allemands en 1870 ? Il est douloureux d’avoir seulement à poser la question.
Je ne vois pas ce que je pourrais vous dire d’autre et je vous prie de croire à ma sympathie pour la résistance des Belges de langue française qui font beaucoup, et plus que les Français eux mêmes, pour en préserver l’usage national et international.
Je transmets ce courrier à des gens mieux placés que moi pour vous répondre : M. Salon, président de l’association Avenir de la langue française, et MM. Hubert et Goose, respectivement secrétaire général et président du Conseil International de la langue française.

Jacqueline Picoche Auteur d’une Histoire de la langue française

 

* SECHE Jean-Claude, par courriel - La Belgique unitaire et francophone n'existe plus. L'objectif est maintenant d'approfondir le fédéralisme, en donnant plus de compétence aux entités fédérées. Il ne saurait être d'escompter une improbable scission de la Belgique pour créer une Belgique composée et de la Wallonie et de BXL, élargie ou dotée d'un "couloir".

Vous trouverez des soutiens à votre thèse et pourrez les communiquer aux partis francophones (en période de négociation !). Je doute que des points de vue différents, comme celui que je vous ai adressé il y a quelque temps, bénéficient du même accueil.

 

1. L'anglais est maintenant la langue incontournable, pour l'activité professionnelle et les voyages, et, en Belgique  pour tous les expatriés non francophones. Les médias francophones ont supprimé la chanson française au profit des "albums" en anglais.

Les Flamands n'ont aucun problème en France et en Ardenne, puisqu'ils font l'effort de parler français. Dans la périphérie de BXL, les commerçants, corps de métier, professions libérales parlent aussi français, voire anglais et allemand. Les Français n'ont pas de problème sur la Côte. Les Belges unilingues peut-être davantage. Mais les jeunes, francophones et Flamands, ont compris que, outre l'anglais, ils trouvent plus facilement un emploi en connaissant les deux langues.

 

2. Les Flamands veulent la scission de BHV, système aberrant dans un Etat fédéral qui n'existe dans aucun autre Etat fédéral, pas même au Canada ou en Suisse.

 

3. Ceci n'a rien à voir avec une soi-disant recherche de tutelle sur l'ensemble de la Belgique, supposition sans fondement agitée par certains politiques Bruxellois, qui font leur fonds de commerce de la démagogie francophone. Les Flamands, qui à 85%, veulent rester Belges, souhaitent le plus d'autonomie possible dans un Etat fédéral, ce que les partis francophones semblent avoir maintenant enfin compris pour La Wallonie et Bruxelles. Ils ne cherchent pas pour cela à assimiler le reste de la Belgique. Ils savent, du reste, fort bien qu'ils n'y parviendraient pas.

 

 

* Jacques CLAESSENS, par courriel - La Belgique unitaire et francophone n'existe plus. L'objectif est maintenant d'approfondir le fédéralisme, en donnant plus de compétence aux entités fédérées. Il ne saurait être d'escompter une improbable scission de la Belgique pour créer une Belgique composée et de la Wallonie et de BXL, élargie ou dotée d’un "couloir".

Vous trouverez des soutiens à votre thèse et pourrez les communiquer aux partis francophones (en période de négociation !). Je doute que des points de vue différents, comme celui que je vous ai adressé il y a quelque temps, bénéficient du même accueil.

 

1. L'anglais est maintenant la langue incontournable, pour l'activité professionnelle et les voyages, et, en Belgique pour tous les expatriés non francophones. Les médias francophones ont supprimé la chanson française au profit des "albums" en anglais.

Les flamands n'ont aucun problème en France et en Ardenne, puisqu'ils font l'effort de parler français. Dans la périphérie de BXL, les commerçants, corps de métier, professions libérales parlent aussi français, voire anglais et allemand. Les Français n'ont pas de problème sur la Côte. Les Belges unilingues peut-être davantage. Mais les jeunes, francophones et Flamands, ont compris que, outre l'anglais, ils trouvent plus facilement un emploi en connaissant les deux langues.

 

2. Les Flamands veulent la scission de BHV, système aberrant dans un Etat fédéral qui n'existe dans aucun autre Etat fédéral, pas même au Canada ou en Suisse.

 

3. Ceci n'a rien à voir avec une soit-disant recherche de tutelle sur l'ensemble de la Belgique, supposition sans fondement agitée par certains politiques bruxellois, qui font leur fonds de commerce de la démagogie francophone. Les Flamands, qui à 85%, veulent rester Belges, souhaitent le plus d'autonomie possible dans un Etat fédéral, ce que les partis francophones semblent avoir maintenant enfin compris pour La Wallonie et Bruxelles. Ils ne cherchent pas pour cela à assimiler le reste de la Belgique. Ils savent, du reste, fort bien qu'ils n'y parviendraient pas.

 

* NASTASI Agathe, par courriel - La fin de la langue française en Belgique ne me paraît pas possible, ou alors dans plusieurs générations de domination flamande sans réaction. Mais la domination économique et politique des Flamands sur les Francophones est déjà révoltante et mérite une résistance acharnée. Pour le moment, hormis le FDF, la Ligue Wallonne, Denis Ducarme au sein du MR et le colonel Luc Gennart, on ne voit pas grand-monde s'opposer à la progressive colonisation flamande de Bruxelles et de la Wallonie.

 

Partout autour de moi, les témoignages vont tous dans la même direction : personnel de l'aéroport "national" de Zaventem 100% flamand, flamandisation du jardin botanique de Meise ainsi que des grands musées bruxellois, DRH flamands qui n'engagent que des Flamands, agences de voyage où le personnel francophone est progressivement remplacé par des flamands, idem à la poste (pardon : b-post !), entreprises wallonnes rachetées par des grands groupes flamands ou hollandais puis fermées ... tous les secteurs sont touchés, fonction publique, entreprises privées, culture, transports, tourisme et je me demande quel boulot pourront bien décrocher les jeunes qui sortent aujourd'hui de l'école.

 

Concernant la scission de BHV et la tutelle flamande sur tout le pays, je pense qu'il existe 2 tendances en Flandre:

- Celle du CD&V et des autres partis classiques qui visent la tutelle flamande sous couvert de confédéralisme et jouent la surenchère en menaçant de scission à chaque demande francophone en négociation, s'offusquent devant l'exigence de l'élargissement de Bruxelles en jurant qu'ils n'ont pas de mauvaises intentions (mon oeil).

- Celle de la N-VA et du Vlaams Belang qui visent l'indépendance mais "pas tout de suite": tant qu'aucun front francophone ne se dresse pour défendre nos intérêts, ils ne voient pas l'utilité de faire sécession avec le risque de n'être pas reconnus au niveau international (surtout si la Flandre ne signe pas la convention de protection des minorités) et préfèrent profiter à fond de toutes les ressources de l'Etat belge en volant leur part aux Francophones.

Ils sont assez semblables dans le fond.

 

C'est pourquoi je suis assez inquiète de voir perdurer les négociations malgré l'incompatibilité évidente des modèles politiques au Nord et au Sud. La note Di Rupo cède beaucoup trop aux Flamands et ouvre une voix royale à notre relégation à une vie de sous-citoyens misérables face aux riches Flamands qui continuent de profiter de leur majorité pour tout prendre. Les quatre partis francophones ont beau avoir signé une position commune sur BHV en 2007, aujourd'hui on n'entend qu'Olivier Maingain défendre l'élargissement de Bruxelles et les droits des habitants de la périphérie. Il est décrit par la presse comme celui qui "provoque", qui "met le feu aux négociations communautaires" alors qu'il n'exprime que nos revendications légitimes. La francophonie ne peut se défendre efficacement que si les quatre partis soutiennent la position du FDF et j'espère qu'ils le feront après le 15 août dans les "vraies" négociations.

 

* MONTENAY Yves, par courriel  -  Mon avis : S'il doit y avoir marchandage, c'est indépendance de la Flandre contre rattachement de Bruxelles et d'au moins six communes de banlieue à la Wallonie (quitte à ce qu'il y ait des minorités flamandes protégées). 

 

Je sais que les Wallons ont peur de perdre ainsi des transferts financiers. Mais l'économie évolue plus facilement que les frontières, et je ne suis pas certain que la Flandre se portera longtemps mieux que la Wallonie si cette dernière est bien gouvernée. Il vaut donc mieux de meilleures frontières et une moins bonne économie que l'inverse. Les Flamands pourraient être tentés par une diminution de leurs impôts. Je pense qu'elle ne serait que provisoire mais il ne faut pas le dire !

 

* EVRARD Jean, par courriel  -  Rappel ...  tout à fait vrai. « Exister ou disparaître »    montre bien que l'on doit se séparer pour que les Francophones soient maîtres des discussions avec la France et l'Allemagne, en particulier pour l'axe Dunkerque, Mons, Namur, Liège, Aix la Chapelle.  A ce propos, je vous rappelle que les Flamands noyautent les ministères depuis fort longtemps et sont parvenus à "diriger" les investissements étrangers vers Vlaanderen :  General Motors Antwerpen, Ford Genk, Sidmar, ...  Deux exceptions importantes, Caterpillar Gosselies et Dow Corning Seneffe, ont été possibles par ce que le fonctionnaire flamand était absent le jour où les investisseurs sont venus et le Wallon de service les a orientés vers la Wallonie.

L'avancée flamande    il s'agit de Wouter Beke, pas Walter Beke.  Pour le reste, je ne partage pas votre pessimisme mais je note la duplicité et les mensonges des politiciens flamands.  Comme d'habitude.

 

15:00 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2011

L.W.R.B. - TABLE DE REFLEXION

TABLE DE REFLEXION  -   JUILLET 2011

 

En complément à une analyse de l'avenir du français en Belgique, nous avons posé les questions suivantes à nos locuteurs :

La fin de la francophonie se dessine-t-elle ?

La Flandre veut-elle la scission de BHV ?

Ne fait-elle pas monter les enchères pour étendre sa tutelle sur l'ensemble du territoire belge ?

Faites-nous connaitre votre opinion sur notre courriel : info@liguewallonnebruxelles.be

Nous vous remercions de votre participation. Bien à vous.

 

* TIRMARCHE André, par courriel - Nous vivons des moments historiques mais paraissons bien seuls à nous en rendre compte. Même les médias tiennent encore et toujours un langage belgicain, empreint de la plus grande mauvaise foi, qui m'est particulièrement insupportable dans cette dernière ligne droite.
Car nous y sommes, en effet !
Comment encore douter de ce que la Flandre exige la scission de BHV, sans compensation territoriale pour Bruxelles ? Or, BHV est la dernière citadelle protégeant la francophonie belge de la colonisation flamande intégrale de ce "pays" !
Bien que le joug flamand soit dénoncé par le Gerfa, le Colonel Luc Gennart, par la Ligue wallonne et de multiples autres organisations, nos mandataires font la sourde oreille à ces appels de détresse, pour préférer laisser pourrir la situation et s'accrocher à leurs prébendes, en faisant "oeuvre" de soumission totale.
Cette attitude est invraisemblable et inqualifiable !
Le jour est sans doute proche qui verra la loi de la rue se substituer à la rue de la Loi ! Car les Bruxellois et les Wallons ne passeront JAMAIS sous les fourches caudines flamandes !

  •  

* SALON Albert, par courriel  -  Sur le fond, en ce qui concerne le devenir de la langue française en Belgique, je crois qu’elle mérite d’être défendue activement, vigoureusement, jusque dans la rue, par tous vos compatriotes. Je vais vous envoyer dans quelques instants un aperçu de ce que nous envisageons d’organiser au printemps 2012 dans divers pays francophones.

En attendant, veuillez prendre connaissance du compte rendu - joint au présent message - de notre récente marche internationale du 18 juin 2011 dans le Quartier latin, pour le français, la Francophonie et la diversité linguistique et culturelle en Europe et dans la monde. Environ 80 de vos compatriotes venus spécialement de  Wallonie et de Bruxelles y ont participé.

 

Veuillez me dire ce que vous pensez de la résistance, et s’il vous paraît souhaitable et possible d’associer votre mouvement aux manifestations qui pourraient être envisagées au printemps 2012 en Wallonie et à Bruxelles.

 

* DARLOT Christian, par courriel  -  C'est toujours avec grand intérêt que je lis vos billets éclairants. Comme je vous l'ai déjà écrit, je suis de famille franco-belge mais français de nationalité, de coeur et d'esprit. Je ne diffuse donc mon avis qu'à titre indicatif, sans prétendre avoir voix au chapitre.

L'avenir de la Belgique est clair pour quiconque observe son évolution du dehors. Il n'y a plus de peuple belge, s'il y en eut jamais, mais deux peuples différents dont les destins se séparent. Certes, il y a encore des Belgicains, nombreux de part et d'autre de la limite des langues, peut-être même majoritaires, mais la question principale n'est pas sentimentale. Elle est politique.

La question est : un Etat belge fonctionnel peut-il être reconstruit ? A l'évidence, la réponse est négative.
En effet, même si les limites des régions étaient redessinées en tenant compte des voeux des habitants -ce que le parti majoritaire refuse-, la prépondérance numérique et le sentiment national des Flamands ne permettraient pas de retrouver un équilibre entre les régions.
Ce n'est pas tragique ; la violence peut être facilement évitée. Les Flamands, les Wallons et les Bruxellois resteront voisins quoiqu'il arrive, et garderont de leur passé commun des coutumes semblables, comme on en observe dans les pays qui furent jadis parties de l'empire d'Autriche-Hongrie.

Mais puisqu'un Etat commun ne peut plus fonctionner, il faut séparer calmement les parties. Pour cela, il faut avant tout clarifier la discussion, engluée dans un faux juridisme. Le plus nocif des faux principes est énoncé dans un des commentaires de votre site :  "La règle coutumière en droit international est qu’en cas d’éclatement d’un pays, les frontières administratives deviennent les frontières des nouveaux Etats indépendants."


Un énoncé aussi péremptoire mériterait d'être nuancé : cette règle est récente ; elle a été choisie lors des décolonisations afin d'éviter les contestations, puis lors de la dissolution de l'URSS par les dirigeants mêmes des Etats fédérés. Elle a ensuite été appliquée à la Yougoslavie à l'initiative de l'Allemagne, contre la volonté des Serbes et des Bosniaques, et avec les résultats les plus funestes. Elle a été malheureusement avalisée par la commission Badinter et reconnue par les pays d'Europe, mais ce n'est pas pour autant qu'elle soit devenue un principe supérieur de droit international, universellement reconnu et intangible.

Une règle plus ancienne existe, et elle est plus raisonnable lorsque des populations ne sont pas mêlées mais réparties de part et d'autre d'une limite presque continue.
L'attribution de territoires à un Etat a résulté souvent, aux XIXe et XXe siècles, de négociations ratifiées par référendum (on disait "plébiscite" à ces époques). C'est ainsi que fut tracée la frontière en Haute Silésie et en Poméranie (cas anciens, annulés par les conséquences de la deuxième guerre mondiale). Plus récemment, les habitants de Tende et de Brigue se prononcèrent commune par commune pour le rattachement à la France en 1945. Ceux de Vintimille ne participèrent pas à cette votation, le caractère italien de cette ville n'étant pas contesté. Quant aux habitants du Val d'Aoste, ils ne durent de rester Italiens qu'à la volonté des gouvernements anglo-saxons, qui refusèrent un référendum. Selon l'opinion unanime des observateurs, dans les circonstances de l'époque, les habitants, s'ils eussent été consultés, se seraient prononcés à une très large majorité pour le rattachement à la France.

Le cas de la Belgique est simple, contrairement à ce qu'affirment ceux qui ont intérêt à l'embrouiller. En effet :
- Une seule nationalité existe. Se sentir Flamand, Bruxellois, Wallon, Germanophone ou Schtroumpf n'est qu'un sentiment personnel.
- Une seule souveraineté existe. Ce fait est incontestable, puisque la souveraineté s'incarne en la personne du roi.
- La volonté librement exprimée des citoyens est le fondement de toute légalité, et le droit des personnes prime sur celui des entités administratives, comme il est de règle dans les démocraties fondées sur la souveraineté populaire.

Les limites internes à la Belgique, modèles de complication, valent certes en politique intérieure belge, mais n'ont pas de pertinence en politique internationale. Elles ne sauraient prévaloir sur la volonté des citoyens. Par conséquent la situation est limpide, pourvu que la hiérarchie des règles de droit soit respectée.  


- Tant que les Belges gardent l'espoir de reconstruire un Etat fonctionnel, leurs bisbilles ne regardent qu'eux seuls. Il leur est parfaitement loisible de perdre autant de temps qu'ils veulent, et de se faire toutes les chausses-trappes possibles et imaginables, ce qui met de l'animation dans le plat pays.
- Lorsque l'évidence s'imposera, lorsque reconstruire un Etat fonctionnel paraîtra une chimère à tous, les Belges devront bien se résoudre à partager le pays. Et les pays voisins auront un intérêt légitime à vérifier le bien-fondé des règles de partage.

La seule procédure valable sera celle de la décision collective des habitants. Commune par commune, voire par anciennes communes lorsque des communes ont été fusionnées, les habitants décideront de l'appartenance de leur commune à une région ou une autre : Flandre, Bruxelles, Wallonie, région allemande, qui choisiront ensuite leur destin. Quant aux personnes, elles choisiront leur nationalité indépendamment de leur lieu de résidence, où elles auront la garantie de pouvoir demeurer. Et des droits linguistiques seront accordés aux minorités, de part et d'autre de la nouvelle frontière qui aura été démocratiquement tracée.

Cette solution, évidemment seule conforme au droit des gens, pourrait être mise en oeuvre dès maintenant afin de fixer les limites des régions. Mais selon le sentiment de nombreux observateurs, elle ne sera pas mise en oeuvre avant que la Belgique n'éclate.
 
Conforme au droit et au bon sens, cette solution est évidemment l'intérêt des gens de raison, et celui des Francophones. C'est pourquoi les Belges soucieux de régler au mieux les affaires de leur pays -qu'il dure ou non- devraient sans tarder abandonner tout projet de découpage barguigné et se rallier au seul mot d'ordre logique et équitable : référendum.

* BAUDOUX Francis , par courriel  - 
1 Le MR va t il violer l'accord ....

Non, tous les partis signataires vont se déculotter ensemble et jetteront cet accord aux oubliettes, tant ils ont peur de perdre leurs prébendes quand la scission arrivera - ce qui est inéluctable, à ceci près que plus longtemps la Belgique tient, plus leur pension d'homme d'etat sera élevée.

2 Nouvelle avancée flamande

Il y a longtemps que les tambours marquent la mort de notre pays. L'ennui c'est qu'il n'y avait pour les entendre que ceux que les sourds ne voyaient que comme des excités-rouges-wallons- .... Je dois reconnaître que j'ai été parmi les sourds jusqu'il y a trop peu de temps !

3 Exister ou disparaître

Je suis d'accord quant au fait que la Wallonie a trop longtemps compté sur Anvers, qu'elle a même financé le canal Albert dans ce but.

Mais je ne vois pas ce que la communauté Française a à voir dans la liaison Dunkerke Liège Ruhr, c'est un problème qui regarde essentiellement la région wallonne.

 

La communauté Française même si on l'appelle Wallonie Bruxelles est un substitut à des traités entre deux régions (Wallonie et région Bruxelloise). Et puisque c'est un ersatz elle doit disparaître si on veut que la région Bruxelloise ait sa propre autonomie.

Confondre ainsi les capacités politiques de la population d'un territoire avec la langue principale que parle la population est une aberration dont nous devrions laisser le monopole aux flamands. Pensez vous qu'au Canada (ou en Suisse) il y ait besoin une fédération des états anglophones (cantons germanophones) ?

 

Il s'agit donc d'exister (région brux) ET disparaître (l'ersatz qui, par ailleurs bouffe la Wallonie: p ex pourquoi est elle installée à Bruxelles alors que ....

  • 1 million de personnes contre 3.5 millions en Walonnie,
  • trop d'emploi à bruxelles alors qu'il y en a trop peu p ex à Charleroi
  • des centaines de km de bouchon chaque jour en direction de Bruxelles
  • l'atteindre de Wallonie suppose passer par la région flamande qui entretient des goulots sur tous les accès autoroutiers venant de Wallonie - il n'y a pas si longtemps que le seul feu rouge entre Copenhague et Naples était situé entre le carrefour Léonard et le pont de Groenendael.

4 Fête nationale flamande : tout à fait d'accord avec ce texte - qui oublie pourtant de rappeller

  • que le programme d'histoire pour les petits flamands précise qu'il faut étudier les luttes sociales consécutives à l'exploitation de la Flandre par les francophones (on ne précise pas francophones de Flandre !)
  • que les soldats wallons sur l'Yser étaient commandés par des officiers qui ne parlaient pas plus le wallon qu'ils ne parlaient le flamand

* LES ANNONCIADES DE LOUVAIN-LA-NEUVE, Pionnières de l’école du Biéreau et du Lycée Martin V, par courriel  -   Nous qui avons vécu le "wallen buiten"  nous sommes entièrement d'accord avec vous.

Nous ne savons que trop bien et nous avons retenu les slogans flamingants: " Na Leuven- Brussel" -"Waalse ratten buiten", enz...

 Nous comptons sur chacun de nos politiciens et politiciennes pour sauver Bruxelles et notre cher pays wallon.

 Que la langue française vive et soit respectée.

 Que le vrai patriotisme soit encore inculqué dans nos écoles et que les enfants estiment et comprennent le rôle important joué par la famille royale.

Nos jeunes connaissent-ils encore l'hymne national ? Arborent-ils fièrement notre drapeau ?  

 

 

 Elu français de longue date,

ancien député européen,

* CAUDRON G, Maire de Villeneuve d'Ascq , ville jumelée à Tournai, par courriel  -

Amis de toujours des Wallons. Je crois en la force, aux potentiels et à l'avenir de la Wallonie picarde.

* GENOT Jacques, par courriel  -   Tout se passe comme si les flamingants voulaient mettre la main sur Bruxelles (avec la complicité de certains "démocrates flamands") et y installer leur dictature. Et ils osent parler de démocratie.

 

 

17:10 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bhv, avenir du français, flandre |  Facebook |

CORNES DE RHINOCEROS, LA PROIE DES VOLEURS...

Sender: FOD VOLKSGEZONDHEID / SPF SANTE PUBLIQUE
 
 
Communiqué de presse  de BELGA MEDIA SUPPORT
 

Cornes de rhinocéros, la proie des voleurs aussi dans notre pays

Le service CITES du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement met la population en garde contre les vols de cornes de rhinocéros dans les musées, chez les taxidermistes et les particuliers.
Ces derniers mois, une trentaine de cornes de rhinocéros ont été dérobées dans différents musées et cabinets de vente aux enchères réputés d'Europe. En Belgique, deux vols ont été commis, l'un à l'Institut royal des Sciences naturelles de Belgique et l’autre à Namur, dans une asbl d’anciens coloniaux.  Des tentatives de vol au Musée royal d'Afrique centrale, à  l'Aquarium-Muséum de Liège et auprès d’un collectionneur privé à Chaudfontaine ont pu être évitées de justesse.

Les cornes de rhinocéros sont toujours utilisées dans les pays asiatiques pour être réduites en poudre, dont il est supposé qu'elle a des vertus curatives. Une corne de rhinocéros est toutefois simplement constituée de kératine, la substance dont sont également composés les cheveux et les ongles. La valeur d'une corne sur le marché noir peut néanmoins facilement atteindre les 30.000 euros par kilo.

Les statistiques d'Interpol montrent clairement une augmentation notable du nombre de délits. Ces chiffres couvrent uniquement des vols en Europe, dans 18 musées et une salle de ventes. Le  braconnage de rhinocéros sauvages est par ailleurs aussi en forte augmentation. A ce jour en Afrique du Sud, 218 rhinocéros ont déjà été victimes de braconniers en 2011, contre 333 pour toute l'année 2010. Cette tendance à la hausse se manifeste aussi par le nombre de saisies. Autrefois, dans toute l'Union européenne, on ne dénombrait qu'une ou deux saisies de cornes par an, alors qu'en 2010, sept saisies ont été enregistrées. Deux d'entre elles ont eu lieu en Belgique, à l'aéroport de Zaventem, lors desquelles 13 cornes ont été confisquées.

La Convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) existe depuis 1975 pour éviter que le commerce de certaines espèces ne vienne compromettre la pérennité de ces animaux et de ces végétaux dans la nature. Pour certaines espèces, le commerce est totalement interdit, pour d'autres, il est autorisé sous certaines conditions.

13:59 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rhinocéros, voleurs, braconnage, musée royal |  Facebook |