26/10/2011

LA PEUR DE LA MORT CHEZ LES ENFANTS

COMMUNIQUE DE PRESSE TRANSMIS PAR BELGA MEDIA SUPPORT

59% des enfants ont peur de la mort

 
D’après une enquête réalisée par Listen et Wide pour Walibi à l’occasion d’Halloween, le top 5 des peurs des enfants est la peur de la mort : la mort des parents (59%), la mort des grands-parents (21%) et la mort dans l’absolu (50%). Viennent compléter ce top 5 : l’abandon par les parents (19%) et avoir un accident (17%). L’enquête ne souligne pas de différence particulière entre filles et garçons, si ce n’est que les filles ont plus facilement peur des insectes et des araignées, tandis que les garçons ont plus facilement peur de l’abandon par les parents. Halloween ne fait pas partie des grandes peurs des enfants.
D’après Stéphanie Gallo, psychologue - psychothérapeute, « l’angoisse sous-jacente à toutes ces peurs est souvent la peur de la séparation».

Les peurs principales des enfants vues par les parents

Les parents pensent, quant à eux, que les enfants ont peur de ne pas avoir assez d’amis (12% pour les parents d’enfants de 3-5 ans et 54% chez les parents d’enfants de 12-14 ans) et d’être l’objet de moqueries (14% contre 42%, respectivement pour les parents d’enfants de 3-5 ans et de 12-14 ans).
Ainsi, certaines peurs (ex. : le manque d’intégration scolaire) gagnent en importance avec l’âge tandis que d’autres (les peurs imaginaires : monstres et fantômes, bruits violents, animaux dangereux, etc.) perdent en importance avec l’âge.
Pour les parents, Halloween ne fait que rarement partie des grandes peurs des enfants (entre 1 et 6% des enfants en fonction de l’âge). Par contre, la peur du noir et de l’obscurité reste bien présente jusqu’à 12 ans (20%).

Différences entre la perception des parents et la réalité chez les enfants

Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a une discordance entre la perception des parents et la réalité chez les enfants au niveau de l’importance de certains thèmes. Les parents sous-estiment cette peur de la mort et de la perte d’un parent chez leurs enfants, tandis qu’ils surestiment les moqueries, le fait d’être seul et le manque d’intégration sociale. Par contre, Halloween est un sujet pour lesquels les parents et les enfants ont la même perception. « Cet événement permet de dédramatiser, d’offrir un contexte ludique, contrôlé et rassurant pour les enfants » commente la psychologue - psychothérapeute Stéphanie Gallo. « Halloween est un événement qui peut aider les enfants à mettre un visage palpable à la mort » ajoute-t-elle.

Les vecteurs de communication des peurs

Les grands vecteurs de communication des peurs sont assez similaires pour les enfants et les parents : la plupart du temps, les peurs viennent naturellement, en fonction de l’âge des enfants. Chez les plus jeunes enfants, la famille (frères, sœurs et parents) occupe un rôle plus déterminant dans la transmission des peurs. Dès 6 ans, l’influence des médias et des amis prend davantage d’importance. Les parents, pour leur part, ont tendance à sous-estimer leur propre influence dans la transmission des peurs à leurs enfants.

Comment font les parents pour aider leurs enfants à surmonter leurs peurs ?

Trois méthodes principales ressortent de l’enquête et ce, toutes tranches d’âge confondues : tandis que les mamans encouragent leurs enfants à exprimer leurs peurs (cité dans 37 à 49% des cas), les papas ont plutôt tendance à rationaliser, à expliquer les phénomènes (de 30 à 34% des cas). Enfin, les parents aident leurs enfants à accepter les peurs, qui font partie de la vie. Les parents n’évoquent pas le fait d’éviter les circonstances qui génèrent la peur comme outil pour les surmonter.

Le rôle de la peur et les peurs agréables

Au travers de cette enquête, on remarque que le rôle de la peur dans le développement de l’enfant est surtout de lui faire franchir des étapes, de lui apprendre à se dépasser et à se protéger face au danger. Dans cet esprit, les « peurs agréables » jouent un rôle important. Les activités agréables mais qui font peur citées dans cette enquête sont assez similaires chez les enfants et chez les parents, à savoir : les attractions (foires ou parcs d’attractions- préférées par 38 à 55% des parents, toutes catégories d’âge confondues) et regarder un film effrayant (28%). Ensuite, certaines activités plaisent surtout aux plus jeunes : plonger dans l’eau (surtout les 3-5 ans), se cacher dans le noir (jusqu’à 8 ans surtout) et Halloween (surtout jusqu’à 9 ans, tout en restant présent jusqu’à 13 ans). Enfin, certaines activités sont surtout appréciées par les plus grands, à savoir : les jeux de piste et autres jeux dans la forêt (à partir de 7 ans) et les films d’horreur (qui dépassent les 25% dès 9 ans).

Sondage réalisé du 3 au 13 octobre 2011:
1.000 adultes (parents d’enfants de 3 à 11 ans)- marge d’erreur de 3,1%*
656 enfants (de 8 à 14 ans)- marge d’erreur de 3,83%

* Répartition en Belgique :
Nord : 58%   Sud : 32%   Bruxelles : 10%


Personal Contacts:

Mrs. Caroline Crucifix
Phone: 010/42 16 79
Email: caroline.crucifix@cda-parks.com

16:21 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : walibi, halloween, peur, enfants, psychologue |  Facebook |

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