25/04/2013

L'ANNEE FRANCOPHONE INTERNATIONALE

L’ANNEE FRANCOPHONE INTERNATIONALE

 

Par-delà les Reclus

 

Au dictionnaire, le terme reclus signifie au premier sens : isolé du monde. Il est dès lors un peu amusant de constater que deux éminents géographes du 19e siècle, Onésime et Elisée, ont au contraire laissé leur patronyme, Reclus, à l’exploration du monde et au développement de la cartographie.

 

Ce n’est cependant pas nécessairement sous cette identité-là qu’ils ont confié leur nom à l’Histoire. Elisée, on le sait, fut un anarchiste notoire qui participa à la Commune de Paris. Ce que l’on sait peut-être moins, c’est qu’Onésime fut l’inventeur du mot Francophonie. Il faudra que celle-ci s’en souvienne un jour et par exemple dans trois ans, le 30 juin 2016, pour évoquer le centième anniversaire de son décès (il naquit le 22 septembre, une date chère à Georges Brassens, en 1837). Nous prêtons cette réflexion aux responsables de la rédaction de l’excellent guide L’Année francophone internationale qui pourrait donc déjà prévoir un dossier pour sa prochain édition. Quant à celle-ci, elle est toujours aussi remarquable, riche de sa diversité et de ses précisions, véritable mine de renseignements.

 

De septembre 2011 à septembre 2012, deux événements internationaux majeurs ont porté les acteurs, de la Francophonie au-devant de la scène : le Sommet de la Terre (Rio+20) et le Forum mondial de la langue française.

 

L’éditorial du directeur de l’Année francophone internationale et le publi-reportage del’Organisartion internationale de la Francophonie (OIP) et de son organe subsidiaire, l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la Francophonie (IEEF), rendent compte sommairement de l’implication de la Francophonie dans l’organisation et la tenue de Rio+20.

 

Les deux dossiers centraux de la présente édition traitent plus longuement du premier forum mondial de la langue française et du rôle historique joué par les revues intellectuelles francophones dans la sauvegarde du français et des valeurs francophones de liberté et de démocratie.

 

Comme chaque année, l’Année francophone internationale présente, à partir du travail d’une centaine de collaborateurs dans le monde, des tableaux comparatifs synthétiques offrant  des données essentielles et une information actualisée et détaillée sur l’espace francophone suivant ses zones géographiques : Afrique subsaharienne, Amérique du Nord, Asie du Sud-Est, Caraïbe, Europe, Maghreb, Océan Indien, Proche-Orient et Zone Pacifique. Au fil des dossiers s’égrènent des dossiers approfondis et divers sur la politique, l’économie, la société, la culture et la science.

 

Depuis quatre parutions,  on trouve aussi une section Lectures francophones, qui  propose un choix de nombreux livres liés à la question francophone, parus dans les douze mois précédents.

 

Indispensable outil d’information, sur la francophonie vivante, unique en son genre, l’Année francophone internationale s’adresse aux professionnels qui oeuvrent dans les relations internationales, aux enseignants, aux chercheurs, aux étudiants, aux décideurs politiques et au grand public qui cherchent à s’informer sur les évolutions du monde contemporain.

 

Pour vous le procurer :.

AFI  -  Agora Francophone Internationale Ecole supérieure de Journalisme de Lille, 50, rue Gauthier de Chatillon, 59046 Lille Cedex  -  Tél. : +33(0)3 20 30 44 03  -  Courriel : afirevue@esj-lille.fr

 

Extrait LA LETTRE WALLONIE BRUXELLES EN FRANCE - Mars 2013 - N° 29 - Page 15.

 

16:51 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : onézime, élisée, commune de paris, reclus, georges brassens |  Facebook |

23/04/2013

A L'HORIZON 2014 : LA FLANDRE HORS N-VA SE POSITIONNE

A L’HORIZON 2014 : LA FLANDRE HORS N-VA SE POSITIONNE

 

A un an des élections de mai 2014, les partis flamands hors N-VA se positionnent : « Le communautaire au rancart. La N-VA, n’en parlons plus ! » . Pilotés par la nouvelle philosophie de Johan Vande Lanotte, SP.A : « La N-VA , Geen commentaar !, ils veulent se montrer zen et s’occuper uniquement du socioéconomique  ; pour eux, « le communautaire, ce n’est pas tout ». Ils laissent le communautaire à la N-VA, premier parti flamand.

 

* Le CD&V, le second parti de Flandre, se présente la « main tendue ». Un CD & V accueillant, ouvert, collaborant, bâtisseur…. Une force positive, une force tranquille. Un parti qui remet au goût du jour, le vieux slogan de son ancien ministre-président Gaston Geens : « Ce que nous faisons nous-mêmes, nous devons le faire mieux  ;  ce que nous faisons ensemble doit être fait autrement ».

Son président actuel, Walter Beke, invite, dans cette optique, les présidents des autres partis flamands à « travailler ensemble oui mais différemment ! ». Un autre visage du front flamand, un visage de coopérant dans le cadre de la nouvelle Belgique issue de la sixième Réforme de l’Etat. Il annonce : « 2014, année des élections, ne sera pas l’année durant laquelle nous allons demander un nouveau tour dans la réforme de l’Etat, mais l’année au cours de laquelle nous allons utiliser les nouveaux moyens et les nouvelles compétences pour une politique encore meilleure en Flandre ». Son Secrétaire d’Etat, Hendrik Bogaert, confirme : « Le centre de gravité a bougé. Il faut donner une chance à cette nouvelle Belgique. C’est une nouvelle période. Maintenant on a un espoir".

 

* L’Open VLD se présente comme un parti qui a retrouvé la sérénité, la confiance en lui-même : un « parti à idées ». Sa nouvelle présidente, Gwendolyn Rutten, s’appuie sur trois piliers :

- Réforme des allocations familiales : attribution de l’allocation la plus élevée au premier enfant

- Réforme des droits de succession : simplification du système sur le modèle du système des donations et des droits d’enregistrement

- Réforme de l’imposition : simplification du système de taxation en utilisant la future économie fiscale comme levier.

 

* Le SP.A emprunte le même chemin de la simplification des institutions dans un esprit de collaboration et non de polarisation. De l’humanité. L’écoute et l’attention à l’autre. Revisitation des fondamentaux.

 

* Groen reste sur sa ligne traditionnelle : Le communautaire ne l’intéresse pas. Son président, Wouter Van Besien, rappelle : « Pour nous, ce qui importe en vue de 2014, c’est le socioéconomique. La N-VA veut privilégier le communautaire, ce n’est pas notre choix. Priorité absolue au socioéconomique ».

 

* L’opinion publique. Le positionnement des partis flamands traditionnels laisse percer un doute parmi l’opinion publique.

Carl Devos, politologue à l’Université de Gand, pense que « la stratégie de Johan Vande Lanotte peut fonctionner à condition qu’elle soit largement appliquée… Mais il me semble impossible que le parti tout entier le fasse… ». Il préfère la position du CD&V : « Le communautaire, ce n’est pas le sujet ».Et il précise : « Si les autres suivent, cela veut dire que les médias, les observateurs ne vont pas faire de l’institutionnel le sujet numéro un. La N-VA se retrouvera seule… ».

Un « si » citoyen.

Ne nous laissons pas berner ; ne soyons ni dupes, ni aveugles ! En coulisses, les trois partis flamands traditionnels soutiennent l’action de la N-VA. La tactique du CD&V, de l’Open Vld et du SP.A est de laisser à la N-VA l’exercice de la pression communautaire sur les Francophones de manière à accélérer la mise en place d’une Belgique confédérale après la consolidation des acquis de la sixième Réforme de l’Etat.

Du côté de la droite flamande, il s’agit de préparer la fusion du CD&V et de la N-VA dans un grand parti social chrétien dominateur de la Confédération par-dessus les frontières des Régions. Du côté libéral et du côté socialiste, il s’agit de se constituer un espace suffisant pour s’accrocher au nouveau parti social-chrétien dominant.

Une entente cordiale entre les trois partis traditionnels flamands et la N-VA. Au demeurant, Ben Weyts, député N-VA, balaie déjà le terrain en appelant les communes du Brabant flamand à ignorer la proposition d’entrer dans une « Communauté métropolitaine » avec Bruxelles, prévue dans la sixième Réforme de l’Etat – qui sera votée par le CD&V, l’Open Vld et le SP.A -.Le député N-VA met en garde ses compatriotes flamands à un « Anschluss de la Wallonie sur Bruxelles », une annexion de Bruxelles par la Wallonie ? Pas question pour la Flandre de lâcher Bruxelles, Bart De Wever le précise sans ambages ; « Je ne lâcherai jamais Bruxelles ».

 

La réplique francophone s’appuiera-t-elle sur le positionnement du député MR, Denis Ducarme : « Nous verrons à la sortie des urnes, mais s’il y a une nouvelle poussée communautaire en Flandre, alors la raison commanderait de constituer UNE GRANDE UNION FRANCOPHONE » ?

Nous voudrions y croire.

 

Le PS et le CDH ne mouftent mot sur l’après élection. Le PS loue le travail en commun avec « Johan ». Chercherait-il à assurer la poursuite de son règne de 25 ans consécutifs au Parlement fédéral ? Le CDH rêverait-il d’entrer dans le nouveau Grand Parti social chrétien ? De son côté, le FDF se fige dans le libéralisme social qui ne veut rien dire. Chercherait-il uniquement à régler ses comptes avec le MR ?

Nous voudrions connaître leur vrai positionnement. En attente d’un messie.

 

Raymond WATRICE

A L'HORIZON 2014 : LA FLANDRE HORS N-VA SE POSITIONNE

A L’HORIZON 2014 : LA FLANDRE HORS N-VA SE POSITIONNE

 

A un an des élections de mai 2014, les partis flamands hors N-VA se positionnent : « Le communautaire au rancart. La N-VA, n’en parlons plus ! » . Pilotés par la nouvelle philosophie de Johan Vande Lanotte, SP.A : « La N-VA , Geen commentaar !, ils veulent se montrer zen et s’occuper uniquement du socioéconomique  ; pour eux, « le communautaire, ce n’est pas tout ». Ils laissent le communautaire à la N-VA, premier parti flamand.

 

* Le CD&V, le second parti de Flandre, se présente la « main tendue ». Un CD & V accueillant, ouvert, collaborant, bâtisseur…. Une force positive, une force tranquille. Un parti qui remet au goût du jour, le vieux slogan de son ancien ministre-président Gaston Geens : « Ce que nous faisons nous-mêmes, nous devons le faire mieux  ;  ce que nous faisons ensemble doit être fait autrement ».

Son président actuel, Walter Beke, invite, dans cette optique, les présidents des autres partis flamands à « travailler ensemble oui mais différemment ! ». Un autre visage du front flamand, un visage de coopérant dans le cadre de la nouvelle Belgique issue de la sixième Réforme de l’Etat. Il annonce : « 2014, année des élections, ne sera pas l’année durant laquelle nous allons demander un nouveau tour dans la réforme de l’Etat, mais l’année au cours de laquelle nous allons utiliser les nouveaux moyens et les nouvelles compétences pour une politique encore meilleure en Flandre ». Son Secrétaire d’Etat, Hendrik Bogaert, confirme : « Le centre de gravité a bougé. Il faut donner une chance à cette nouvelle Belgique. C’est une nouvelle période. Maintenant on a un espoir".

 

* L’Open VLD se présente comme un parti qui a retrouvé la sérénité, la confiance en lui-même : un « parti à idées ». Sa nouvelle présidente, Gwendolyn Rutten, s’appuie sur trois piliers :

- Réforme des allocations familiales : attribution de l’allocation la plus élevée au premier enfant

- Réforme des droits de succession : simplification du système sur le modèle du système des donations et des droits d’enregistrement

- Réforme de l’imposition : simplification du système de taxation en utilisant la future économie fiscale comme levier.

 

* Le SP.A emprunte le même chemin de la simplification des institutions dans un esprit de collaboration et non de polarisation. De l’humanité. L’écoute et l’attention à l’autre. Revisitation des fondamentaux.

 

* Groen reste sur sa ligne traditionnelle : Le communautaire ne l’intéresse pas. Son président, Wouter Van Besien, rappelle : « Pour nous, ce qui importe en vue de 2014, c’est le socioéconomique. La N-VA veut privilégier le communautaire, ce n’est pas notre choix. Priorité absolue au socioéconomique ».

 

* L’opinion publique. Le positionnement des partis flamands traditionnels laisse percer un doute parmi l’opinion publique.

Carl Devos, politologue à l’Université de Gand, pense que « la stratégie de Johan Vande Lanotte peut fonctionner à condition qu’elle soit largement appliquée… Mais il me semble impossible que le parti tout entier le fasse… ». Il préfère la position du CD&V : « Le communautaire, ce n’est pas le sujet ».Et il précise : « Si les autres suivent, cela veut dire que les médias, les observateurs ne vont pas faire de l’institutionnel le sujet numéro un. La N-VA se retrouvera seule… ».

Un « si » citoyen.

Ne nous laissons pas berner ; ne soyons ni dupes, ni aveugles ! En coulisses, les trois partis flamands traditionnels soutiennent l’action de la N-VA. La tactique du CD&V, de l’Open Vld et du SP.A est de laisser à la N-VA l’exercice de la pression communautaire sur les Francophones de manière à accélérer la mise en place d’une Belgique confédérale après la consolidation des acquis de la sixième Réforme de l’Etat.

Du côté de la droite flamande, il s’agit de préparer la fusion du CD&V et de la N-VA dans un grand parti social chrétien dominateur de la Confédération par-dessus les frontières des Régions. Du côté libéral et du côté socialiste, il s’agit de se constituer un espace suffisant pour s’accrocher au nouveau parti social-chrétien dominant.

Une entente cordiale entre les trois partis traditionnels flamands et la N-VA. Au demeurant, Ben Weyts, député N-VA, balaie déjà le terrain en appelant les communes du Brabant flamand à ignorer la proposition d’entrer dans une « Communauté métropolitaine » avec Bruxelles, prévue dans la sixième Réforme de l’Etat – qui sera votée par le CD&V, l’Open Vld et le SP.A -.Le député N-VA met en garde ses compatriotes flamands à un « Anschluss de la Wallonie sur Bruxelles », une annexion de Bruxelles par la Wallonie ? Pas question pour la Flandre de lâcher Bruxelles, Bart De Wever le précise sans ambages ; « Je ne lâcherai jamais Bruxelles ».

 

La réplique francophone s’appuiera-t-elle sur le positionnement du député MR, Denis Ducarme : « Nous verrons à la sortie des urnes, mais s’il y a une nouvelle poussée communautaire en Flandre, alors la raison commanderait de constituer UNE GRANDE UNION FRANCOPHONE » ?

Nous voudrions y croire.

 

Le PS et le CDH ne mouftent mot sur l’après élection. Le PS loue le travail en commun avec « Johan ». Chercherait-il à assurer la poursuite de son règne de 25 ans consécutifs au Parlement fédéral ? Le CDH rêverait-il d’entrer dans le nouveau Grand Parti social chrétien ? De son côté, le FDF se fige dans le libéralisme social qui ne veut rien dire. Chercherait-il uniquement à régler ses comptes avec le MR ?

Nous voudrions connaître leur vrai positionnement. En attente d’un messie.

 

Raymond WATRICE