06/05/2013

DE L'ARGENT "FLAMAND" DANS LES RADARS WALLONS TITRE LE QUOTIDIEN LE SOIR DEBUT MAI 2013

DE L’ARGENT « FLAMAND » DANS LES RADARS WALLONS TITRE LE QUOTIDIEN LE SOIR  DEBUT MAI 2013

 

Interrogé par un député N-VA sur le financement partiel des radars wallons par de l’argent flamand, Madame Joëlle Milquet (CDH) Ministre de l’Intérieur, reconnaît le fait. Le Ministre des Travaux public s, Carlo Di Antonio (CDH) , précise que « c’est la police fédérale qui dispose souverainement les radars dans les boîtiers et qui perçoit les amendes. Quant au produit de celles-ci,  il alimente le Fonds fédéral ».

 

Que devient cet argent ?

Cet argent est redistribué aux zones de police locale et à la police fédérale, sans clé de répartition régionale en fonction des besoins et des priorités. Donc une partie de l’argent flamand s’en  va en Wallonie et à Bruxelles. Et ça ne passe pas à la N-VA ! Un député de la N-VA le fait savoir dans une déclaration dans le quotidien flamand  Laatste Nieuws : « Vraiment incroyable » s’insurge le parlementaire flamand.

 

Serait-il permis de nous poser la question : Les députés wallons se sont-ils indignés quand l’argent wallon finançait à pleines mains l’équipement des ports portuaires d’Antwerpen, de Gent et de Zeebrugge, l’amélioration des réseaux maritime et routier de Flandre ?

 

Solidarité nationale où es-tu ?

 

Raymond WATRICE

LA FLANDRE FIXE LE TRACE DE SES FRONTIERES : OU EN EST-ELLE ?

LA FLANDRE FIXE LE TRACE DE SES FRONTIERES : OU EN EST-ELLE ?

 

Cela a débuté en 2009 avec le décret « Wonen in eigen streek » (Habiter dans son terroir ». Officiellement, ce décret a pour objectifs de fixer les gens dans leur terroir, là où ils sont nés, là où ils ont noué un « lien professionnel, social, familial ou économique important sur la durée ». En réalité, l’objectif est d’arrêter la francisation de la Côte, la région gantoise, la périphérie bruxelloise, la périphérie louvaniste ainsi que la néerlandisation de la périphérie anversoise ainsi que le long de la frontière hollandaise. Arrêter le recul de la langue flamande.

 

Quelles sont les conditions à remplir pour acheter un bien dans les zones délimitées ? Il convient de répondre impérativement à trois critères :

1. Avoir été domicilié au moins 6 ans dans l’entité concernée ou une entité voisine

2. Travailler au moins à mi-temps dans l’entité

3. Avoir noué un lien professionnel, social, familial ou économique important. Englobant le tout, prouver que l’on fait des efforts marquants pour une intégration dans le terroir.

 

En mars 2010, Olivier de Clippele, député bruxellois MR et notaire, Eric Libert, échevin FDF de Rhode-St-Genèse et le Syndicat nationale des Propriétaires ont introduit auprès de la Cour constitutionnelle un recours en annulation de ce décret de 2009 « antidémocratique, discriminatoire et contraire au Traité fondamentale de l’Union européenne (TFUE) ».

 

Dans un arrêt rendu en avril 2011, la Cour constitutionnelle a constaté la discrimination et a demandé à la Cour européenne de Justice de dire si le décret flamand était incompatible avec le TFUE. Au cours des auditions, la Commission européenne réunie à Luxembourg a estimé que le décret était « incompatible avec le TFUE ». Il appartient maintenant à la Cour européenne de Justice à rendre son arrêt…

 

Quelle suite ?

 

Raymond WATRICE

LES VISEES FLAMANDES VONT-ELLES S'ETENDRE SUR LE NORD DE LA GAULE ?

LES VISEES FLAMANDES VONT-ELLES S’ETENDRE SUR LE NORD DE LA GAULE ?

 

Le quotidien Le Soir du week-end des samedi 27 et dimanche 28 octobre 2012 nous a livré une des vannes coutumières de la N-VA venant de Lille Métropole Communauté urbaine : l’indignation de deux ministres N-VA , Geert Bourgeois et Philippe Muyters, à propos de l’apprentissage de la langue française aux joueurs du club de football de Kortrijk qui ne connaissent pas le français. Les deux ministres de la N-VA estiment la décision du club courtraisien comme étant un « très mauvais signal ».

« Je ne comprends pas cette décision, dit Geert Bourgeois, Au lieu de cours de français, le club devrait offrir une immersion linguistique en néerlandais aux joueurs qui ne le parlent pas ». Philippe Muyters enchaîne : Je voudrais voir grandir chez les dirigeants de nos clubs une mentalité dans laquelle la connaissance du néerlandais est une évidence ».

Les deux ministres flamands s’indignent mais ils ne demandent pas l’interdiction de l’apprentissage du français ! Comprenne qui pourra ! Faut-il faire une liaison avec le fait que Kortrijk (Courtrai) fait partie de Lille Métropole Communauté urbaine dont la présidente est Martine Aubry, maire de Lille (France) ? Plus prosaïquement, la N-VA aurait-elle des visées cachées de reflamandisation sur la Région Nord-Pas-de-Calais en laissant se développer un bilinguisme flamand-français au sein des clubs sportifs ?

Il est vrai que la N-VA connaît bien l’Histoire ! Son président, Bart De Wever, historien, actuel bourgmestre d’Antwerpen (Anvers), sait, sans nul doute, que la christianisation du Nord de la Gaule, aux temps mérovingiens, y a favorisé l’expansion d’une langue romane au sein des évêchés de Tournai et de Cambrai. Cela dura quelques siècles.

A la suite d’une demande de la population en forte expansion, un nouveau diocèse, détaché de l’évêché de Tournai, fut fondé en octobre 1913 : le diocèse de Lille. Il s’étend du littoral dunkerquois à Baisieux, en passant par les Flandres, soit les arrondissements de Lille, Dunkerque et Hazebrouck. Il ne manque pas d’intérêt politique pour le parti nationaliste flamand, notamment celui d’être une des trois capitales religieuses de France avec Paris et Lyon. De plus une reflamandisation larvée des Flandres françaises n’est pas sans intérêts pour Anvers, poumon de l’Etat flamand en formation et verrou portuaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Au demeurant, la bilinguisation des rues lilloises est en cours !

 

Raymond WATRICE