02.09.2010

FEDERALISME OU CONFEDERALISME : QUELLE BELGIQUE EN GESTATION ?

 

Qu'est-ce que Elio Di Rupo, président du PS, fédéraliste-unitariste, et Bart De Wever, président de la N.VA, nationaliste-séparatiste, nous concoctent-ils ?  Un fédéralisme qui ne peut être que de coopération, sinon ce n'est qu'un leurre, ou un confédéralisme de transition dans la poursuite des avancées flamandes vers la réalisation de la Flamenpolitik", arrêtée en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand : une division de la Belgique en deux Etats, l'un, une Flandre indépendante, unilingue, avec Bruxelles comme capitale, et l'autre,  une Wallonie satellite, aux services administratifs bilingues, centrée sur Namur ( dans l'esprit de l'occupant allemand : en attendant une intégration de la Belgique dans l'Empire allemand) ?

La tendance penche vers l'étape intermédiaire du confédéralisme.

Depuis que Yves Leterme ait déclaré que "le fédéral a atteint ses limites" et ait laissé entendre qu'il fallait se tourner vers le confédéralisme, le gratin du monde politique tant flamandophone que francophone glisse ce mot dans ses conversations. Du confédéralisme à toutes les sauces…. Elio Di Rupo, préformateur, ne dit pas autre chose en déclarant que "le centre de gravité est déplacé de l'Etat fédéral aux Régions".

Du côté flamand, Herman Van Rompuy, CD&V, à l'époque président de la Chambre des Représentants a fait mention dans une déclaration à la RTBF : "Mon parti, le CD&V, est pour le confédéralisme". Le SP.A et l'Open VLD se sont prononcés "pour"; Groen penche vers le confédéralisme, sans vouloir le dire dans son alliance fraternelle avec Ecolo ; les autres partis flamands,  nationalistes, N-VA, Vlaams Belang, Lijst Dedecker, admettent un confédéralisme de durée transitoire, comme antichambre au séparatisme.

Du côté francophone,  il y a belle lurette que José Happart, PS ancien président du Parlement wallon, appelle le confédéralisme de tous ses vœux. Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, Didier Reynders, MR/PRL, président du MR, et Gérard Deprez MR/MCC, président du MCC, ont publiquement affirmé qu'il fallait "oser le confédéralisme". Olivier Maingain, MR/FDF, député-bourgmestre MR, président du FDF est partisan d'un fédéralisme de coopération ; Joëlle Milquet, CDH, députée, président du CDH, et Jean-Michel Javaux, Ecolo, député-bourgmestre, coprésident de Ecolo, ne se prononcent pas clairement pour l'un ou l'autre système tout en ne se disant pas opposé fermement au confédéralisme avancé par l'ensemble de la classe politique flamande. Un  souci les traverse : maintenir une solidarité nationale".

Qu'est-ce que le confédéralisme ? Au sens du droit international, "le confédéralisme est une association d'Etats indépendants". C'est la gestion en commun de certaines matières par des Etats souverains avec l'alternance de la présidence. Ce concept conditionne donc un éclatement - violent ou doux - de l'Etat Belgique en deux, trois ou quatre Etats, suivi d'une union des "moignons" dans une Confédération. On observera que, dans le monde, aucune confédération ne fonctionne ; celles qui se sont constituées se sont toutes dissoutes après quelques années seulement de fonctionnement et se sont transformées en fédération.

Pour les Flamands, "confédéralisme" signifie un transfert massif de compétences du fédéral aux Régions, l'antichambre au séparatisme.

Pour les Francophones, "confédéralisme" par défaut signifie la préservation de la solidarité nationale dans l'unité du pays.

Et le fédéralisme ? Les spécialistes en la matière disent qu'un fédéralisme à deux ou à trois ne peut être vivable! Il y aura toujours un dominant et un dominé.

Fédéralisme ou confédéralisme ? Un enjeu aux dés pipés !

05.07.2010

LA RESPONSABILITE DU PS ET DU MR EST ENGAG

LA RESPONSABILITE DU PS ET DU M R EST ENGAGEE…Survie ou mort du français. Clientélisme ou intérêt général. Honneur ou déshonneur. + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique de la N-VA, on y décèle deux points-clés : la régionalisation du droit du travail et la régionalisation de l'impôt des sociétés. Un programme conservateur… favorable à la Flandre. + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique du M R, il est possible qu'il puisse se marier avec le programme économique de la N-VA; les deux programmes sont proches. Il suffirait de quelques retouches de part et d'autre et ça passerait ! Le M R résistera-t-il aux appels de la sirène flamande ? + +Si l'on jette un regard du côté du programme économique du PS, on observe que les programmes du PS et de la N-VA sont très éloignés l'un de l'autre. . Mais on connaît la "patience" du Flamand et l'"assouvissement" pathologique socialiste pour l'occupation du pouvoir. Un "arrangement" est très possible entre les deux formations politiques. Cela n'empêchera pas la N-VA de remettre en cause l'accord signé sur les concessions faites par la Flandre dès qu'elle aura engrangé les "concessions" francophones. Comme d'habitude. + +Conséquemment, la Flandre fera une avancée de plus - un pas de plus - vers la réalisation de l'objectif peaufiné par le groupe "Flämen Politik" en 1917 avec la collaboration de l'occupant allemand lequel voyait à plus ou moins long terme l'intégration de la Belgique dans l'Empire allemand et la disposition de ports de mer donnant accès aux océans ! L’Allemagne puissance maritime et économique ! Le rêve pangermanique ! + +Et le PS hurlera au scandale, à la spoliation, puis … se soumettra à la puissance flamande !Au regard du scénario qui s'élabore, on comprend la position de réserve affichée par le CDH en n'apportant pas un soutien aveugle à une manœuvre flamande de poser un nouveau jalon dans la reconstitution des Grands Pays-Bas unilingues néerlandais. Joëlle Milquet sait que les édiles flamands couchent avec les lois linguistiques. Elle reste attentive. + +Du côté du civil, nous retiendrons la mise en garde du Gerfa, Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction administrative, organisation syndicale agréée, présentée par son président Michel Legrand dans l'éditorial du mensuel n° 279 Diagnostic de juin 2010. Monsieur Michel Legrand décortique la mainmise flamande sur les conventions collectives et sur l'Impôt des sociétés par leur régionalisation. "En clair, dit-il, cela veut dire que les salaires pourront être différents entre le Sud et le Nord et que la fiscalité sur les entreprises pourra également être différente. Certes, ajoute le président du Gerfa, la N-VA ne pourra faire passer cette réforme sur-le-champ ; il n'empêche qu'elle porte en elle la concurrence entre deux Régions à l'intérieur du même Etat ! Et c'est bien la raison pour laquelle Bart De Wever souhaite la suppression de la Région bruxelloise qui sera intégrée dans la zone d'influence de la Flandre. En effet, il ne peut concevoir que la Région bruxelloise puisse adopter un droit du travail et une fiscalité des entreprises différents et concurrencer la Flandre ! + +Tout se tient donc et il faut être atteint d'une myopie grave pour ne pas percevoir les enjeux empoisonnés d'une négociation de dupes dont les Francophones ne pourront sortir que perdants au prix de concessions disproportionnées et pour le maintien - au mieux - de quelques années de paix communautaire." + +Gardons foi et espérance dans nos princes politiques qui nous gouvernent ! Ils ne peuvent brader la langue et la culture de leur communauté française. Notre devoir est de léguer à nos petits-enfants, à nos arrière-petits-enfants l'héritage que nos parents ont déposé dans nos mains : le français.

15.06.2010

UN REGARD VERS LA FRANCE : UN APPEL ...

UN REGARD VERS LA FRANCE…Convient-il, dans le contexte d'aujourd'hui, de continuer à se démarquer des Français, plutôt que de rendre compte des manigances des Anglo-saxons (Anglais, Allemands, Flamands) ? + +C'est la question que l'on peut se poser au regard du courant ultranationaliste qui envahit l'ensemble de la Flandre. Les propos doucereux de Bart De Wever, président de la N-VA, le soir des élections du 13 juin 2010, rappellent les propos du méchant loup, de notre enfance, à Chaperon Rouge : " C'est pour mieux t'embrasser, mon enfant".! + + Nous nous remémorons le signal lancé par Willy Borsus, président honoraire du Parlement wallon, dans un billet publié dans le quotidien Le Soir en 2008. Il s'exprimait ainsi. + + + Lucide. "[…] L'opinion séparatiste s'affirme davantage à chaque élection. La Flandre nous domine parce qu'elle dispose, depuis 1999, avec les résolutions du Parlement flamand, d'un projet politique unanime et parce que les Francophones ont été incapables de s'organiser […]". + + Prophétique. "[…] Après les gifles, ils s'apprêtent à offrir la majorité des deux tiers à la Flandre ! La séparation est inscrite dans le ciel et la foudre va nous tomber dessus alors que nous n'avons même pas installé le paratonnerre. La seule question qui se pose est : que faire après ? […]". + + Pathétique : "[…] Je refuse que ms enfants fassent partie de la génération sacrifiée, comme l'a été la mienne depuis la fin des années cinquante ! Après mûre réflexion, je suis convaincu que le salut de la Wallonie et de Bruxelles passe par la France. De gros pans de notre économie sont déjà associés à ce pays. Notre culture est française. Plus les droits des Francophones sont bafoués, moins je résiste, au nom de la liberté, à l'appel de la France. […]". + + Sage."[…] La solution, dans un premier temps, se trouve la constitution d'un Mouvement de Réflexion et d'Action très ouvert qui transcenderait les particraties et qui serait porté par des militants convaincus et dynamiques. […]". + + Positiviste. "[…] La gravité et le blocage de la situation amènent à la conclusion que l'avenir de la Wallonie et de Bruxelles passe par une mutation de grande ampleur, accomplie par de véritables hommes d'Etat courageux et désintéressés […]". + + … Se tourner vers la France ? ou Etre intégrés dans la Vlaanderen unilingue ?

08.06.2010

BRUXELLES ET WALLONIE ONT BESOIN DE LA RESISTANCE...

Soyons avec ceux et celles qui défendent notre langue et notre culture françaises. Apportons-leur notre soutien ! Les récentes déclarations de Yves Leterme et de Bart De Wever, unis dans la flamandisation de la Wallonie et de Bruxelles, sont ignobles. Soyons derrière Olivier Maingain et Joëlle Milquet. Exprimons notre fierté d'être francophones. <><>NOTRE MESSAGE + + + Transmettez-le à votre entourage. <><>Halte à de nouvelles avancées flamandes ! Maintenir ’exigence de briser le carcan qui enferme Bruxelles en Flandre. Tel est le premier enjeu de la négociation sur Bruxelles-Hal-Vilvorde. Au moment où la poussée séparatiste au nord du pays est plus forte que jamais, il est inconcevable que Bruxelles et sa périphérie restent l’otage de cette Flandre nationaliste. <><>Renforcer la frontière linguistique comme future frontière d’Etat serait perçue par les nationalistes et séparatistes flamands comme un encouragement sur la voie de la scission du pays à leurs conditions, c’est-à-dire en ayant l’assurance que Bruxelles pourrait être conquise.<><>La frontière linguistique a été fixée arbitrairement en 1963 sans consultation préalable des populations concernées, singulièrement en périphérie bruxelloise, alors que les Francophones y représentaient déjà un fort pourcentage. Cette erreur historique est la cause de toutes les difficultés institutionnelles et communautaires qui minent la vie de l’Etat belge depuis près de cinquante ans. <><>De réforme de l’Etat en réforme de l’Etat, ce choix arbitraire n’a jamais été corrigé. Il n’est jamais de solution durable à un problème si elle ne rencontre pas la volonté des populations concernées. <><>Le débat BHV est donc le révélateur de ce mal être profond. Ceux qui veulent sincèrement une réelle pacification communautaire en périphérie bruxelloise ne peuvent que reconnaître que les communes où il y a une forte proportion francophone, et à fortiori celles où ils sont majoritaires, ont vocation à appartenir à la région centrale du pays, où chaque citoyen est respecté dans sa langue. <><>Il faut espérer que tous les partis francophones gardent leur cohérence et leur unité pour maintenir cette exigence commune qui conditionne l’avenir même de la Belgique.

DECLARATION D'OLIVIER MAINGAIN...

... en réponse aux propos de M. Bart De Wever prônant la suppression de la Région bruxelloise <><> Bruxelles, le 7 juin 2010Le nationalisme flamand de Bart De Wever se cassera les dents sur la volonté des Bruxelloises et des Bruxellois de faire respecter leur Région comme Région à part entière et élargie à sa périphérie. <><>L’enjeu est de plus en plus évident : il faut briser le carcan qui enferme Bruxelles en Flandre pour que Bruxelles ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands, qu’ils soient confédéralistes ou séparatistes. <><>Le 13 juin, par leurs suffrages, les Bruxelloises et les Bruxellois mettront un terme aux élucubrations de Bart De Wever.

29.03.2010

LA FLANDRE : UNE CHRONIQUE QUI DERANGE...

Jean-Paul Marthoz, chroniqueur, aurait-il frappé au cœur de la rose flamande avec sa chronique publiée le 16 mars 2010 dans les colonnes du quotidien Le Soir au point que la Rédaction a consacré deux pages entières du numéro du vendredi 26 mars, sous le titre : Non, « Le Soir » n’a jamais incité à la haine », à la suite de la réaction de Bart De Wever, président de la N-VA, aux propos du chroniqueur ? = =Qu’écrivait Jean-Paul Marthoz le 16 mars ? En substance, il invitait les parties à prôner l’ouverture au lieu de pratiquer la loi du talion ; il visait tout particulièrement le « wonen in eigen streek » par l’emploi d’un terme générique le « code du logement ».= =Que dénonce Bart De Wever ? Il a, semble-t-il, une lecture d’incitation au racisme et à la haine conséquemment à l’appui du texte par une photo de chrétiens massacrés par des musulmans au Nigeria. La grande presse flamande ne semble pas lui emboîter le pas.= =Pour Peter Vandermeersch, directeur de la rédaction du Standaard, le chroniqueur Jean-Paul Marthoz « a parfaitement le droit de dépeindre le comportement du gouvernement flamand en ce qui concerne le Wooncode comme « prémoderne » et « prédémocratique ». Il a parfaitement le droit d’insulter la communauté flamande en affirmant qu’elle ne respecte pas les principes de la Révolution française ». Et Peter Vandermeersch de souhaiter « un débat alimenté par des arguments, et non des prises de bec prétentieuses. = =Pour Yves Desmet, rédacteur en chef politique et éditorialiste à De Morgen : « Déposer une plainte et recourir à des moyens juridiques pour faire valoir une opinion, c’est aller un pas plus loin. C’est une tentative délibérée pour museler ses adversaires en leur interdisant d’exprimer d’autres idées… ». Il estime, par ailleurs, que « le parallèle établi par la photo qui accompagne la chronique, un charnier de victimes de purification ethnique au Nigeria, est pour le moins particulièrement indélicat… Mais avec la meilleure volonté du monde, on n’y trouvera pas trace d’incitation à la haine raciale ». Yves Desmet invite Bart De Wever à plus de prudence dans ses propos : « Mais pour un homme politique qui a fait de ses idées sa raison d’être et son gagne-pain, il vaut mieux rester prudent avant de combattre à coups de procédures juridiques les opinions qui s’écartent de la sienne ». = =Béatrice Delvaux, rédactrice en Chef du quotidien Le Soir, exprime sa vive indignation à l’égard de la réaction de Bart De Wever, président de la N-VA : « Indignés ? Oui, nous sommes d’abord et avant tout indignés. Fondamentalement, viscéralement. Qu’on puisse accuser notre journal d’incitation à la haine raciale » serait ridicule, si ce n’était insultant, faux et injuste. Je n’aurai jamais assez de mots pour le dire au nom de mon journal, de ses journalistes, de ses lecteurs et en ma qualité de rédactrice en chef… Combattre l’exclusion, les nationalismes, les ségrégations, bâtir des ponts, donner la parole à ceux qui ont des choses à dire, même si elles sont dérangeantes, ce sont notre volonté et notre pratique quotidiennes. Poursuivies avec courage et détermination. Et Béatrice Delvaux ponctue : « Jean-Paul Marthoz a forcé le trait. Mais oui, bien sûr. C’est une page d’opinion, que diable, pour des lecteurs qui savent se faire leur propre jugement ! A l’image de la longue tribune signée par Guy Verhofstadt dans Le Monde, décrétant « qu’il y a décidément quelque chose de pourri » dans cette République française à la recherche de son identité nationale. Ai-je entendu que Sarkozy déposait plainte contre Le Monde pour incitation à la haine ?…Jean-Paul Marthoz réaffirme le message essentiel de son article : « Mon regret, partout, des mesures qui sont ou peuvent être discriminatoires ; mon souci d’une cohérence, dans les pays démocratiques, entre les discours et les actes ; mon refus du principe « œil pour œil, dent pour dent » ; mon hostilité radicale au nationalisme ou au communautarisme. Il ajoute avec conviction : « Plus que jamais, comme je le disais dans ma chronique, nous devons combattre ceux qui s’accroche aux notions réactionnaires de la pureté du sang, de la sainteté du sol et de l’unicité de la foi. Ensemble, au Nord et au Sud. Parce que nous défendons, comme l’aurait dit Edgar Morin, un projet de civilisation et non pas des idéologies d’un autre âge… ».

20.01.2010

LES COMMUNES FLAMANDES DE LA PERIPHERIE BRUXELLOISE SE FRANCISENT DE PLUS EN PLUS...

Sur la base des déclarations fiscales et des rapports de Kind en Gezin (l’équivalent de l’ONE, côté francophone), le mensuel Doorbraad a publié début janvier des statistiques très intéressantes sur la francisation continue des communes flamandes jouxtant l’agglomération bruxelloise. Le mensuel ne peut nier l’évidence ; il admet que « les chiffres valables pour l’ensemble de Hal-Vilvorde confirment que la tache d’huile francophone s’étend rapidement dans la partie occidentale du Brabant flamand ».<><>Les rapports de Kind en Gezin font état d’une fréquentation des crèches françaises à concurrence de 97,9 % des petits enfants de Drogenbos, de 92,1 % de Crainhem et de Wezembeek-Oppem, de 89,2 % de Rhode-St-Genèse et de 76,8 % de Wemmel. Egalement des pourcentages élevés pour la rentrée des déclarations fiscales rédigées en français : 79,9 % à Linkebeek, 78,8 % à Crainhem, 77 % à Drogenbos, 69,9 % à Wezembeek-Oppem, 61,1 % à Wemmel et 60,9 % à Rhode-St-Genèse. <><>Les résultats des élections législatives, régionales et communales sont confirmés. Nonobstant ce fait, la Flandre s’obstine à ne pas nommer trois bourgmestres francophones élus aux élections communales d’octobre 2006, soit depuis plus de trois ans, et à ne pas signer la convention-cadre de protection des minorités nationales. Pour la Flandre, il n’y a pas de minorités sur son sol ! <><>Que penser de la déclaration de Philippe Moureaux, PS, Vice-président du PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek, président de la Fédération socialiste de Bruxelles, expert institutionnel, appuyé par Jean-Claude Marcourt, PS, ministre régional wallon : « Il est indispensable que BHV soit scindé » ? Le PS a-t-il déjà « accordé » la scission de BHV à la Flandre et « abandonné » les francophones de la périphérie ? Parce que la périphérie vote MR/FDF ? Le coup répété des Fourons, lâchés parce qu’ils votaient majoritairement PSC (actuellement CDH) ! <><>Philippe Moureaux reconnaît cependant que les discussions secrètes avec le très flamand Jean-Luc Dehaene, CD&Vlaams, sont au point mort : « La situation est figée. Et même les politiques flamands qui, a priori ont un profil de modérés, ne bougent pas d’un iota… Voyez l’inspection scolaire dans les écoles francophones de la périphérie : alors que le dossier était négociable, nous avons été pris de vitesse par le décret flamand, qui impose sa vision…Vous avez vu comment le gouvernement flamand a réagi à la politique d’emploi du gouvernement fédéral ? La N-VA a calé, et elle a imposé à elle toute seule de modifier la politique fédérale !… Sans parler du grave sous-financement de Bruxelles entretenu ». Sous-financement, dont il est responsable ; cela il ne le dit pas ! <><>La position intransigeante de la Flandre n’empêche pas Philippe Moureaux de pratiquer le jeu politique vicieux en comparant le francophone Olivier Maingain, président du FDF, au flamingant Bart De Wever, président de la N-VA. En ce faisant, il dépose un roc sur la table du Front des Francophones. Il pousse l’absurdité jusqu’à mesurer les gains électoraux du FDF et de la N-VA : + 1 % pour le FDF, + 5 à + 8 % pour la N-VA par leur déclaration de reporter la solution de BHV à l’après les élections législatives en 2011. Il pimente sa critique de quelques gousses de peur : « Sans accord sur BHV, ce sera le chaos juridique et politique. Les bourgmestres flamands de la périphérie iront devant le Conseil d’Etat, chambre flamande, pour barrer l’organisation des élections – et ce n’est qu’un aspect de ce qui risque de se passer. La situation deviendra vite ingérable ». <><>En matière de politique politicienne, on ne fait pas mieux. Du grand Art ! Intérêt partisan, d’abord !