16.05.2011
LE BELGICANISME NUISIBLE AUX FRANCOPHONES WALLONS ET BRUXELLOIS...
LE BELGICANISME - OU NATIONALISME BELGICAIN - EST NUISIBLE AUX FRANCOPHONES WALLONS ET BRUXELLOIS
En effet, les partis francophones qui sont tous belgicains - et donc aussi monarchistes -, alors qu’ils n’étaient demandeurs de rien en 2007, se sont, depuis lors, faits à l’idée d’accepter une Belgique confédérale coquille vide qu’ils imaginent durer, 10, 20, ou même 30 ans…
Mais pour les partis flamands, tout accord institutionnel implique au minimum :
- la scission de BHV sans élargissement, de la Région bruxelloise,
- un transfert important de compétences fédérales aux Régions et Communautés,
- un renforcement de la tutelle de l’Etat central sur la Région bruxelloise contre son refinancement.
Et, lorsque l’encre de l’accord ne sera pas encore sèche, les revendications et attaques flamandes recommenceront de plus belle, notamment :
- pour supprimer ce qu’il resterait comme « facilités » en périphérie bruxelloise,
- pour diviser davantage les Bruxellois selon leur appartenance à la Communauté française ou à la Communauté flamande,
- pour faire avancer le néerlandais et l’anglais en Région bruxelloise afin de nier le fait francophone majoritaire,
- pour transférer la perception de l’impôt aux Régions et Communautés avec attribution d’une « dotation » à l’Etat confédéral devant lui permettre d’assumer les quelques compétences qui lui resteraient.
L’évolution institutionnelle de la Belgique s’est faite selon les exigences du Mouvement flamand et selon les réactions à ces exigences des Wallons et des Bruxellois. Contrairement aux Francophones, le Mouvement flamand, lui, ne recule jamais, et son objectif à terme est l’indépendance de la Flandre . Et cet objectif imprègne tous les partis flamands.
Alors, ça suffit. Indignons-nous. Cessons de nous accrocher à l’Etat belgo-flamand et à la Communauté française, à laquelle ne peuvent s’identifier ni les Wallons, ni les Bruxellois. Que la Wallonie et la Région bruxelloise se mettent debout et prennent leur destin en mains.
Au lieu de négocier un projet de survie temporaire d’une Belgique à la sauce flamande, allons résolument et sans peur vers le divorce à l’amiable et vers la mise en place d’une république confédérale Wallonie-Bruxelles :
- qui garantira l’autonomie de chaque Région,
- qui garantira la solidarité et la coopération entre les deux Régions dans les domaines qu’elles détermineront en commun et sur base égalitaire,
- qui garantira les droits des Néerlandophones en Région bruxelloise et des Germanophones en Wallonie par la signature et la ratification par chacune des deux Régions de la Convention-cadre du Conseil de l’Europe pour la protection des minorités nationales.
Et j’ajoute pour terminer que la Communauté germanophone doit être libre de prendre son indépendance, si tel est son souhait.
Nézia MAHIEU
ancienne responsable
du Parti Féministe Humaniste,
ex Parti féministe Unifié.
Note de la rédaction : La Ligue wallonne de la Région de Bruxelles est une association de réflexion sur le destin de la Belgique, de résistance à la maltraitance de Bruxelles, de solidarité envers la Wallonie, de conviction dans la formation d’une Communauté homogène entre les Wallons et les Bruxellois. Une Communauté de partage et de destin, fière et digne.
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16:47 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nézia mahieu, bhv, région bruxelloise, communauté flamande, belgique |
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10.05.2011
BOUGE L'ESPACE WALLONIE-BRUXELLES : BHV SOLUTE ?
BOUGE L’ESPACE WALLONIE-BRUXELLES
BHV soluté ? Fédération Wallonie-Bruxelles plombée ? Creuser des tranchées ?
Le CD&V, par son député régional Walter Vandenbossche, vice-Premier président du parlement bruxellois, lâche sur le plateau de Télé Bruxelles, le jeudi 5 mai 2011, que les matières personnalisables (allocations familiales, soins de santé…) pourraient être transférées pour les Bruxellois à la Commission communautaire commune, Cocom, instance qui gère les matières communautaires. Il exige la confirmation du rôle de la Cocom dans la gestion des matières communautaires avec le maintien de tous les acquis flamands à Bruxelles.
Un pas vers la cogestion de Bruxelles par la Flandre et la Wallonie ? L’on sait que la Cocom est composée paritairement de néerlandophones et de francophones. Il n’y a pas dessin. Une certitude qui s’affermit par l’annonce de création d’une communauté métropolitaine cogérée englobant des communes de l’ancienne province du Brabant. Une proposition qui plombe brutalement la création d’une Fédération Wallonie-Bruxelles, qui neutralise la Communauté Wallonie-Bruxelles.
Une méfiance renforcée à la suite de la déclaration spontanée de Philippe Moureaux, PS, sénateur-bourgmestre de Molenbeek-St-Jean à l’écoute des propos de Walter Vandenbossche : « … C’est une déclaration très importante que vous faites là. Jusqu’ici, le CD&V a toujours refusé, cette solution. Je peux vous dire que c’est loin d’être négligeable… ». Il est permis d’être méfiant quand on voit le résultat désastreux du compromis qu’il a négocié avec les Flamands en 1988 pour le fonctionnement de la Région de Bruxelles, plaçant Bruxelles sous tutelle larvée de la Flandre contre un retour des socialistes aux affaires de l’Etat fédéral.
La déclaration de Charles Picqué, PS, ministre-président de la Région de Bruxelles, affirmant « qu’il faut s’amadouer progressivement… dans l’élaboration d’un plan stratégique concerté pour l’hinterland… » suscite également la méfiance. Autrement dit, Charles Picqué demande aux Bruxellois de faire le deuil d’un désenclavement de Bruxelles et d’admettre une forme de cogestion de l’enclave bruxelloise !
Que valent dès lors les déclarations musclées de politiciens francophones ? Paroles de propagande électorale ? Dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 5 mai 2011, Didier Gosuin, FDF, chef de file du groupe M R-FDF au Parlement bruxellois et membre de la Commission Wallonie-Bruxelles, s’exprime sur l’existence des Communautés : « Toute culture a besoin d’une institution qui les représente… Vouloir supprimer les Communautés, ce serait créer le blocage total. On n’arrivera pas à une solution aussi radicale ! Par contre, vu les exigences du Nord, il y a un risque qu’on accroisse les compétences des Communautés ; là le danger est énorme pour Bruxelles. Ce serait la mort lente de la Région, avec le développement de nationalismes communautaires… Les Régions sont le centre de gravité, il faut maintenir le rôle actuel des Communautés. »
Le 1er mai 2004, Elio Di Rupo, président du PS, faisait le serment devant ses troupes : « Qu’on ne compte pas sur le PS pour détricoter l’Etat belge, pour scinder l’arrondissement Bruxelles-Hal-Vilvorde, pour régionaliser la sécurité sociale. »
En 2005, Jean-Claude Van Cauwenbergh, PS, ministre-président de la Région wallonne à l’époque, était catégorique : « … Quand on touche à un symbole, les Wallons sont toujours très forts. Bruxelles-Hal-Vilvorde, c’est un symbole, comme les Fourons. Si on y touche, nous monterons donc sur nos ergots. Nous serons solidaires … »
Laurette Onkelinx, PS, vice-Première ministre fédérale, conseillère communale à Schaerbeek, frappait fort : « … Les Flamands veulent une réforme de l’Etat. Ce qu’ils n’obtiennent pas dans une grande négociation, ils l’arrachent par petites touches sournoise es et discrètes… Les francophones ne veulent pas une fédéralisation de la Justice ? Qu’à cela ne tienne, on va déjà confier aux Communautés le soin de former les magistrats. Les francophones refusent l’éclatement de la SNCB ? Qu’à cela ne tienne, des représentants des Régions sont entrés dans le conseil d’administration, et on acceptera l’argent flamand pour des voies ferrées flamandes, et il n’y aura pas d’argent pour les voies ferrées wallonnes… Il ne faut pas être naïfs. Les Flamands savent ce qu’ils veulent et rien ne les arrêtera. Ce qui se passe aujourd’hui est bien plus grave et bien plus inquiétant qu’une discussion institutionnelle. Parce que les francophones, et au premier titre le M R, … cèdent unilatéralement sur toute une série de questions et que celles-ci ne feront donc pas partie de la grande discussion… »
Olivier Maingain, FDF, député-bourgmestre, président des FDF, tenait des propos fermes et catégoriques ; en juin 2002, il disait à propos de Bruxelles : « Je ne veux ni d’une Région croupion par rapport aux communes, ni de communes réduites à des mairies d’arrondissements ou à des guichets administratifs de la Région ». En avril/mai 2004, il faisait le serment : « Je dis clairement que nous n’avons plus rien à payer au plan institutionnel à Bruxelles et en périphérie. Jamais nous n’accepterons les plans flamands visant à mettre Bruxelles sous tutelle ». Il affirmait : « … S’ils (les Flamands, ndlr) veulent la scission, on parlera de l’élargissement de la Région, ce qui mettra enfin Bruxelles en conformité avec sa réalité socio-économique et brisera le carcan, en faisant le lien avec la Wallonie… ». Octobre 2007, Olivier Maingain ponctuait la mise en garde du monde politique francophone contre la naïveté à l’égard des paroles mielleuses des partis flamands : « Les élus francophones dans les communes à facilités s’exprimeront en français lors des conseils communaux… Ce qu’on accorde aux Flamands de Bruxelles doit l’être aussi aux 150 000 francophones de la périphérie… L’enjeu le plus évident est de briser le carcan enfermant Bruxelles en Flandre, pour qu’elle ne soit pas emportée dans les bagages des nationalistes flamands ».
Avril 2011, Philippe Moureaux, vice-président du PS, confessait : « Moi, j’ai toujours été de ceux qui pensaient qu’il fallait trouver un compromis acceptable, certainement avec des reculs francophones. Mais je constate que tout ce que nous avons mis sur la table, tout ce que nous accepté est non seulement jugé insuffisant, mais que, à chaque fois, on veut aller plus loin en face. Dès lors, les francophones, y compris ceux qui comme moi qui étaient favorables à un compromis audacieux, même partiellement déséquilibré, ne peuvent aller plus loin. Ils sont allés au bout de leurs possibilités. Il faut creuser les tranchées… Bloquer l’offensive flamande. Ne plus accepter d’entrer dans des concessions supplémentaires. Nous sortirons des tranchées quand nous verrons qu’il y a une volonté de l’autre côté de négocier quelque chose de valable. »
Philippe Moureaux s’aligne sur la position de Olivier Maingain qui, dans une interview publiée dans le journal Le Soir du 21 février 2011, relançait sa mise garde au monde politique : « Scinder Bruxelles, redisait-il, c’est précipiter la scission du pays… Croire qu’on peut résoudre BHV sans avoir l’architecture globale du pays, c’est une erreur ! On ne peut pas prendre le risque d’enfermer Bruxelles en Flandre… ». Et, nouveauté, Olivier Maingain suggérait « d’interroger les habitants du Brabant flamand et du Brabant wallon sur un élargissement de Bruxelles. »
La Fédération Wallonie-Bruxelles a sa bible : le Manifeste pour l’unité francophone rédigé par Antoinette Spaak, FDF, ministre d’Etat, et Serge Moureaux, PS, député honoraire, ancien président de la Maison de la Francité.
La Flandre a son catéchisme : les résolutions du Parlement flamand de 1999. Greffons-y le diagnostic de Bart De Wever, historien, président de la N-VA, publié dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel : « Aujourd’hui l’Allemagne est redevenue la locomotive de l’Europe et la Belgique après des querelles politiques interminables est devenue le malade de l’Europe… La Belgique ne fonctionne plus ! La Belgique est une nation qui a échoué… »
On en est là !
16:35 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bhv, fédération wallonie-bruxelles, waltervandenbossche, cocom, charles picqué, jean-claude van cauwenbergh, laurette onkelinx, fdf, didier gosuin, elio di ripo, sncb |
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15.04.2011
LA PRESSION FLAMANDE SUR BRUXELLES...
LA PRESSION FLAMANDE SUR BRUXELLES…
frappe tous les secteurs avec pour objectif la cogestion de Bruxelles… dans un premier temps. Qui dit cogestion, dit répartition 50/50 des fonctions entre la Communauté flamande (qui représente quelque 9 % de la population bruxelloise) et la Communauté française (qui représente quelque 90 % de la population bruxelloise). Le Ministre-président de la Région flamande l’a encore tout récemment répété : « Bruxelles ne sera jamais une Région à part entière ».
Actuellement bon nombre de dossiers à coloration communautaire sont gérés séparément par la Cocof, Commission communautaire française, et la VGC, Vlaamse Gemeenschap Commissie. Certains de ces dossiers concernent une importante tranche des habitants, notamment en haut de l’échelle : l’enseignement, la culture, le tourisme, les personnes handicapées…
Assez bizarrement, les deux parties, francophone et néerlandophone, ont exprimé le souhait de se rencontrer au niveau des Parlements pour traiter en commun du secteur culturel.
Bizarre, disons-nous, car les députés des deux Parlements ne s’étaient jamais rencontrés ! Assouplissement de la position flamande à l’égard de Bruxelles ? Que non ! Dans le même temps, la Flandre renouvelle son exigence de la scission de BHV ! Il faut plutôt voir une opération camouflage des manœuvres de prise en force de la périphérie et d’une consolidation de la pénétration en Région bruxelloise : régionalisation de la culture, scission de BHV, contrôle de l’enseignement francophone et neutralisation des facilités linguistiques.
Que l’initiative d’une rencontre entre les deux Parlements vienne du côté du CDH, cela surprend d’autant que la présidente du Parlement bruxellois, Julie De Grote n’est certainement pas sans savoir que le Brussel Kunstenoverleg a dans le paquet de ses revendications en matière culturelle la régionalisation de la culture à Bruxelles.
Naïveté francophone ? Ou les prémisses d’un lâchage de la périphérie et de Bruxelles qui nous poussent à nous poser une question sur les raison de l’essaimage des FDF vers la Wallonie. Une fuite de Bruxelles ?
La mollesse de la réplique des partis francophones à la décision flamande de refuser, au nom du dogme « wonen in eigen streek », à une jeune femme francophone de Rhode St Genèse d’acheter une propriété dans sa commune suscite nos craintes dans une « réelle fermeté » des partis francophones. Nos craintes sont multipliées à la suite de la déclaration de Rudy Demotte, Ministre-président de la Région flamande, à la VRT de ne pas avoir d’objections à la régionalisation de la culture, de l’enseignement ! Les craintes de la marginalité de la langue française, du vasselage de la Wallonie, de la cogestion de Bruxelles avec dominance flamande se précise !
15:36 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cogestion, bruxelles, cocof, vgc, parlement, bhv, julie de grote, fdf |
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05.04.2011
BRUXELLES DANS SES LIMITES NATURELLES ? FAUT-IL Y CROIRE ?
Olivier MAINGAIN, FDF : « L’élargissement de Bruxelles figurera sur la table des négociations ».
Dans une interview récemment accordée au groupe Sud-Presse (La Capitale, La Meuse, La Nouvelle Gazette), Olivier Maingain a clairement dit que l’élargissement de Bruxelles figurera dans ses priorités s’il est appelé à la table des négociations au sein de la délégation du M R. Signalons à ce sujet qu’il a encore tout récemment reçu des assurances du nouveau président, Charles Michel, de figurer dans cette délégation.
« Je rappelle » dit le président amarante « tous les partis francophones se sont engagés à l’époque à demander l’élargissement qui est la garantie réelle d’assurer la stabilité au coeur du pays ».
Pour Olivier Maingain, l‘élargissement de Bruxelles doit faire partie de la discussion face à des partis flamands qui exigent, eux, la scission de l’arrondissement de BHV. Que ceux-ci considèrent l’élargissement comme un sujet tabou, n’effraie nullement le président des FDF.
« Je ne dis pas aux Flamands de ne pas mettre sur la table leurs exigences qui ne font pas plaisir aux Francophones. C’est le principe de la négociation. Mais pourquoi, dans le même temps, les Francophones devraient-ils s’abstenir de le faire ? Si je dis non d’office à des revendications flamandes, il n’y a pas de négociations. Idem, si les Flamands réagissent de la même manière. Je signale que le FDF n’a jamais été responsable d’une rupture dans les discussions passées auxquelles il a participé. Et s’il n’y a pas d’accord, cette fois, après plus de 8 mois de négociations, ce n’est pas notre faute non plus … »
Source : Perspectives francophones n° 65, mars/avril 2011.
17:00 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : olivier maingain, bhv, négociation, charles michel, fdf, m r, sud-presse, la capitale, la meuse, la nouvelle gazette |
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22.03.2011
UNE FEDERATION WALLONIE-BRUXELLES : UNE UTOPIE ?
Pour Olivier Maingain, président des FDF, c’est non : « Bien au contraire, c’est la réponse au nationalisme flamand ». Il s’en exprimé dans un débat sur BEL-RTL animé par Pascal Vrebos et dans une interview de Bertrand Henne sur les ondes de la RTBF, après deux tentatives avortées, faites par des politiciens francophones, d’une réflexion avancée sur un avenir commun aux Francophones de Bruxelles et de Wallonie. Guy Debisschop, rédacteur en chef de Perspectives francophones, centre la pensée de Olivier Maingain : « Il est indispensable de créer un lien territorial entre Bruxelles et Wallonie ». Ecoutons Olivier Maingain :
- Sur les ondes de BEL-RTL : « Nous sommes aujourd’hui confrontés à une crise existentielle de la Belgique. Il faut constater que les négociations à 7 constituent un échec, qu’elles ont poussé le pays au bord du précipice »
- Sur les ondes de la RTBF : « Il faut répondre de manière forte à ce nationalisme flamand. Comment ? Une première réponse constructive est le désenclavement de Bruxelles, en créant un lien territorial entre Bruxelles et la Wallonie. Mais la réponse la plus forte que nous puissions apporter est la fédération Wallonie-Bruxelles face à des Flamands qui sont entrés dans la logique de l’aventure institutionnelle et qui veulent préparer l’indépendance de la Flandre à leurs conditions ». Olivier Maingain met en garde les Francophones en cas d’acception de la scission de BHV : « … Et si un jour la Flandre prend son indépendance et que nous avons accepté une scission de BHV sans élargissement, en application du droit international, Bruxelles sera en Flandre… avec l’accord des Francophones ».
- Au forum des F.D.F. : Nous ne servirons pas les plats à ceux qui veulent le séparatisme à leur avantage en emportant dans leurs bagages Bruxelles et la périphérie. Ceux qui accepteront la scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde, accepteront la scission de la sécurité sociale… Si le CD&V veut, comme il le dit, que Bruxelles soit mise sous tutelle, d’une manière ou d’une autre, qu’il fasse clairement le choix d’une Flandre indépendante avec la N-VA, nous construirons un avenir commun aux Wallons et Bruxellois ».
Utopie ? Ces déclarations nous paraissent utopiques, chimériques. Des déclarations sans lendemain. Du verbalisme. Nous attendons toujours un plan concret de construction émanant des bureaux des partis de la Région wallonne, des collèges communaux bruxellois… Nous attendons l’organisation d’un congrès destiné à poser les fondations et les murs porteurs d’une véritable union entre la Wallonie et Bruxelles, régions de langue et de culture françaises.
16:43 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rtbf, bel-rtl, bhv, olivier maingain, indépendance, flandre, f.d.f., cd&v, n-va |
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LA NOTE VANDE LANOTTE, CONCILIATEUR SOCIAL : BHV ET COMMUNES A FACILITES
Trois choses paraissent acquises : BHV sera scindé, les trois bourgmestres élus le 10 octobre 2006 ne seront pas nommés, les circulaires Peeters, Martens, Van den Brande et Keulen resteront d’application. Les partis francophones, PS en tête, CDH et Ecolo, ont approuvés les revendications flamandes contre des cacahuètes ; apparemment, nonobstant les déclarations tonitruantes de Olivier Maingain, président du FDF, le M R s’alignera sur les trois partis francophones associés aux négociations.
1. La scission de BHV s’applique à toutes les élections, Chambre, Sénat, Parlement européen ; les électeurs des communes à facilités pourraient avoir la faculté de voter pour des listes déposées dans la circonscription électorale de Bruxelles.
2. L’élection des bourgmestres des six communes est soumise à un régime particulier : le candidat-bourgmestre « doit s’engager à respecter la législation linguistique » ; le gouvernement régional est tenu de se prononcer dans les 30 jours. En cas d’absence de recours contre le refus ou en cas de rejet du recours, le candidat-bourgmestre refusé ne peut plus être présenté « durant la même législature et la législature suivante ».
3. Les Francophones habitant les six communes à facilités auront la possibilité de recevoir les correspondances et les actes administratifs en français pour autant qu’ils en aient fait la demande et qu’ils la renouvellent tous les trois ans.
L’étau se resserre sur Bruxelles. Le quotidien Le Soir prépare-t-il les Francophones de la périphérie bruxelloise à leur abandon volontaire par les partis francophones ? Il est permis de se poser la question et de se demander ce qui se cache derrière le projet attentionné « de les accompagner et de continuer à leur offrir un contenu éditorial qui les concerne… De plus en plus de décisions flamandes concerneront les 120 000 Francophones qui résident en périphérie… » déclare Didier Hartmann, directeur général du journal Le Soir. Et d’ajouter : « … Le Soir s’ouvre à la Flandre et ça énerve les fâcheux qui voudraient que chacun reste chez soi ».
Que penser de la déclaration ambiguë de Joëlle Milquet, présidente du CDH, parti négociateur : « On ne peut négocier sans espoir de solution. Il faut, un moment, décider de conclure une discussion. Sinon, il faudra la conclure avec ceux qui le veulent. Et cette volonté existe dans certains partis, au Nord comme au Sud du pays… Le momentum, aujourd’hui, c’est celui-là. Le courage institutionnel d’abord, parce qu’il faudra nouer des compromis… si l’on souhaite la mise en place d’un gouvernement et la survie du pays… Wouter Beke, (président du CD&V, ndlr) doit prendre le temps qu’il faudra. Si, après lui, on n’entre pas dans la phase de formation, on va vers un vrai problème ». Et ce temps qu’il faudra , serait-il « les 500 jours » de Jean-Luc Dehaene, CD&V, ancien Premier ministre, actuel député européen qui susurre au Roi : « Sire, donnez-leur 500 jours, si nécessaire » ?…Il se chuchote que Joëlle Milquet soutient le CD&V dans les discussions entre négociateurs ! La reconstitution de la famille catholique unie du temps de l’Etat-CVP ? Le temps des Gaston Eyskens, Leo Tindemans, Wilfried Maertens, Jean-Luc Dehaene qui, par touches successives, ont flamandisé l’Administration !
16:35 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vande lanotte, martens, peeters, keulen, bhv, le soir, chambre, sénat, bruxelles, maertens, eyskens, dehaene, beke |
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27.09.2010
BHV : UNE PISTE POUR UN "COMPROMIS A LA BELGE" ?
BHV : UNE PISTE POUR UN "COMPROMIS A LA BELGE " ?
C'est la piste que le professeur émérite de l'ULB, Marcel Bolle de Bal, a proposée il y a un certain temps. Une solution intermédiaire entre les positions flamande et francophone. A-t-elle été examinée par les experts des partis politiques ? Ne peut-on pas y revenir ? Permettons-nous de la représenter à votre attention !
Les positions flamande et francophone
Position flamande : Scission pure et simple de BHV en deux arrondissements : l'arrondissement Hal-Vilvorde et l'arrondissement Bruxelles
Position francophone : Scission de BHV accouplée à un élargissement de Bruxelles en y intégrant les six communes à facilités : Crainhem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-St-Genèse, Wemmel, Wezembeek-Oppem
Proposition du professeur émérite Marcel Bolle de Bal : Une solution médiane
Faire des communes à facilités "une région de contact", "un arrondissement communautaire", bénéficiant d'un régime bilingue (une tutelle fédérale, bi-régionale, bi-communautaire ?) au sein duquel l'égalité entre les deux communautés serait garantie par la loi ?
Pour le professeur Marcel Bolle de Bal, cet arrondissement serait, symboliquement et concrètement, le lieu de rencontre, de dialogue, d'échanges entre nos deux cultures, la consolation du "chagrin des Belges", le fondement d'un nouveau "pacte des Belges".
Il pose la question : Une telle solution ne pourrait-elle constituer un bel exemple de "compromis à la belge" : pas d'élargissement de Bruxelles (demande flamande), une tutelle bilingue (demande francophone) ? Pouvons-nous rêver à une "paix des braves" de cet ordre ?
La voie que je viens d'esquisser ne pourrait-elle être utilement explorée par tous ceux qui ont à cœur le devenir de nos concitoyens au sein d'un pays pacifié, s'interroge-t-il ? Tel est mon vœu le plus cher.
14:43 Écrit par Raymond Watrice | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : piste, bolle de bal, solution médiane, bhv |
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